‹ Dictionnaire historique & biographique de la SuisseChapitre 395 sur 425 · EAUX-VIVES · texte numérisé non relu

EAUX-VIVES

EBEKIIARh, EBEMIAKDT

EAUX-VIVES (C. Genève. Rive gauche. V. DGS). Commune suburbaine à l'Est île Genève dont. La partie occidentale fait partie de l'agglomération genevoise. Station lacustre ; bourgade romaine ; partie du faubourg du Temple et de Saint-Victor au moyen âge. Le faubourg du Temple, qui devait son nom à une église que les Templiers y entretenaient, fut brûlé en 1307 pendant la guerre avec le comte de Genevois et définilivemenl détruit en 1534 par les Genevois pour des motifs stratégiques, il avait eu une assez grande ini-

EBEL, Johann-Goltfried, * 6 octobre 1764 à Zùllichau dans la Silésie prussienne, Dr med. Il lit un premier séjour à Zurich en 1790-1705, et publia l'année suivante : Anleitung, auf die niitzlichste und genussvollste Art die Schweiz zu bereisen. A Paris de 1790 à 1801, il s'occupa de politique suisse, en particulier des réformes à apporter au pays. Citoyen de l'Helvétie I .si il, du canton de Zurich 1804 e1 plus tard bourgeois de cette ville. Il se détourna de la politique pour se consacrer à des recherches de géologie et de géognosie,

Les Eaux-Vives. D'après une gravure sur cuivre de Robert Gardelle du commencement du XVIII» s.

A la Bibliothèque publique. Genève.

portance, il devint le faubourg de Rive, paroisse de la Madeleine. C'est autour du Pré l'Évèque que les maisons se pressaient beaucoup plus considérables qu'elles ne le sont à présent. Ce Pré, ancien terrain marécageux mentionné dès 1307, appartenait à l'évêque qui le louait. La maison d'Etienne Dadaz où se réunirent les premiers réformés en 1533, s'y trouvait. Les exercices de l'Arbalète et de l'Arc y étaient pratiqués, ce dernier jusqu'en 1900. Au commencement du XVIIIe s. les Eaux-vives furent de nouveau peuplées et cela par des pêcheurs, bateliers et agriculteurs. Le nom des Eaux-Vives est celui d'un lieu-dit au-dessous de Montchoisy où jaillissaient de nombreuses sources. Des fabriques d'indiennes s'y installèrent, à commencer par celle de Jean-Philippe Petit. En 1814, on en comptait dix-sept. Gouvernées par l'administration centrale, les Eaux- Vives n'eurent d'activité communale qu'à partir de 1793, date à laquelle elles formèrent un district. Au début de la période française elles eurent à leur tête un agent municipal et un adjoint. A la formation du département du Léman, 22 sept. 1798, cette commune fit partie du canton de Chêne. Dès la Restauration la commune des Eaux- Vives gagna beaucoup en importance et en population grâce à la construction d'un quai. Les Parcs de Plonjon (Parc des Eaux- Vives) et de La Grange (légué à la \ ille de Genève par William Favre) sont sur son territoire. — Voir Rlondel : Les Faubourgs de Genève au XVIe s. — Fontaine-Borgel : Les communes genevoises : Les Eaux-Vii . - Galiffe : Genève historique et archéologique. — II. Priederich : Notice sur Plainpalais. [H. F.]

dont il publia les résultats dans la deuxième édition de son Anleitung et dans Ban der Erde im Alpengebirge (1808), avec la première carte géognostique de la Suisse. Il publia en outre : Schilderung der Gebirgsvblker der Schweiz, 2 vol. 1798 et 1802 ; la biographie d'U. Bràker, le pauvre homme du Toggenbourg, et un Abriss des polit. Zustandes der Schweiz am Ende des Jahres 1813. f 1830. Une grande partie de sa correspondance se trouve chez les descendants de la famille Escher-Gossweiler. Son nom a été donné à une rue de Zurich, et un monument lui a été élevé au Sântis. — Voir Nbl. der Stadtbiblioth. Zurich, 1833. — H. Escher : J.-G Ebel.

— ADB. — Nbl. des

Waisenhauses Zurich, 1917. — Escher de la Linth, dans Alpina IV.. [F. H.]

EBERHARD, EBERHARDT. Familles des cantons de Berne, Schwyz, Zoug et Zurich.

Johann-Gottfried Ebel.

D'après une gravure sur cuivre

de H. Mever.

ËBERHARD

EBERLE, EBERLI

A. Canton de Berne. Famille éteinte de la ville de Berne. — Bartolome, 1627 du Grand Conseil. — LL. — Ce nom est répandu dans le district de Fraubrunnen depuis le X\v s. [R. W.]

B. Canton de Schwyz. I. Ancienne famille bourgeoise éteinte de la région de Kùssnachl (Schwyz). Uli et Jenni sont reçus bourgeois de Lucerne en 1352. Wkrneh

est ammann en 1404 ; TONI, membre du Con-

VERENA, su-

Johann Ëberhard.

D'après uu tableau de 1492.

périeure du couvent des religieuses d'Engelberg, 1452. Antoni, ancien ammann en 1474, représente la communauté du village contre les gens de Bischofswil lors du différend de la pèche dans le lac de Kussnacht. .

— Voir Archives d'Étal de Lucerne, Begistres d'impôts de la ville de Lucerne. — Archives Schwyz, Archives du chapitre de Saint-Leodegar. — Archives de Kussnacht. — [Al. T.] — II. Ancienne famille schwyzoise du district dArth. — Balthazar, de Schwyz, membre du Conseil, député à la Diète, délégué lors de la visite du cardinal Borromée dans les bailliages de Bellinzone, du val Blenio et de la Biviera 1567, bailli du val Blenio 1572-1574, de Bellinzone 1574- 1576. — Noir AS I. — Dettling : Gesch. d. Pfarrei Iberg dans MHVS X. — F. Dettling : Biog. geneal. Notizen (Mns). — LL. [A. D.]

C. Canton de Zoug. Ancienne famille de la ville de Zoug. En 1440, Krni, lut délégué pour terminer à l'amiable un différend entre la ville de Zurich et les cantons de Schwyz et de Claris ; en 1485 Ulrich fut grand bailli à Cham, en 1538 un second Ulrich devint conseiller. La famille s'est éteinte en 1636 avec Jakob. Le membre le plus important est Johann Ëberhard, chapelain de la chapelle de Notre-Dame de la ville de Zoug, installé en 1468, curé à Weggis en 1470, à Zoug 1480. Le pape Sixte IV l'autorisa à conserver les deux prébendes et à se faire remplacer à Weggis par un vicaire. Son œuvre la plus importante est la construction de l'église de Saint-Oswald à Zoug par l'architecte Hans

Felder. Ëberhard tenait un journal de recettes et dépenses qui existe encore actuellement en deux volumes dans les archives de la paroisse de Zoug. Il fonda une bibliothèque qui fut l'origine de la bibliothèque paroissiale actuelle ; f en 1497. ■ — Voir Meyer :

Znger Biographien, 175 (avec bibliogr.).[W.-J. M.] D. Canton de Zurich.

I. Vieille famille de Kloten, citée déjà en 1452, dont le nom était à l'origine un prénom. — [J.

Frick.] — Gerold, 1824- 1880, maître d'allemand à Lausanne 1842, à Zurich 1846, bourgeois de cette ville 1859. Auteur de travaux pédagogiques et d'un livre de lecture pour l'école primaire, très répandu . — Nbl. Waisenhaus Zurich 1884. — II. Famille bourgeoise de Zurich. Des Ëberhard sont mentionnés dans la ville dès 1357. Des familles de ce nom ont été reçues à la bourgeoisie dès 1401 (venues de Zollikon), en 1558 et 1565 (de Kloten), mais elles se sont éteintes rapide-

'anHM

Wlj*

W^ÊB

NK^^x^-1

;.>*Tav

wm

Philipp Ëberhard. D'après une gravure sur cuivre contemporaine de Dietr. Meyer.

ment. Une autre famille, éteinte dans la ligne masculine en 185^, était issue d'un Ëberhard d'Innsbruck, trompette de la ville pendant la guerre de Souabe (bourgeoisie en 1536). Armoiries :

d'azur au sanglier d'or debout sur trois monts de sinople. — 1 . THoMAN, nommé Trumeter, peintre, élève de Hans Asper. f 1572.-- 2. Philipp, 1563- 1(')27, tailleur de pierres, puis couvreur, fut, avec Alexander Bierbruyer, l'inventeur des canons en cuir. Auteur de travaux de mathématiques. — 3. Hans- Caspar, 1645-1723, capitaine du quartier de la ville 1681, dnuzenier de la corporation du Saffran, premier bailli de Wellenberg et de Hûttlingen, 1701. -- Aux XVIe et XVIIe s. vivaient à Zurich des orfèvres du nom d' Ëberhard. — Voir Zùrcher Steuer bûcher. — LL. — S KL. — NZZ 1924, n° 371, 384. [C. B.]

ËBERHARD. Evêques de Constance. Voir Kibourg et Waldburg, Truchsess von.

ËBERHARD. Abbé du couvent de Pfâfers, mentionné dans le privilège faux de 799, du pape Léon III. Il serait venu de Hersfeld, d'après Eichhorn : Episc. Curiensis, p. 269. [J. M.]

ËBERHARD. Comte en Thurgovie, est mentionné en cette qualité dans les documents de Saint-Gall de 957 à 971. Il devait appartenir à la maison de Nellenbourg.— UStG III, 24-28.— Meyer-Greyerz : Die Landgrafen im Thurgau, dans TB 56, p. 76. [Sch.]

ËBERHARD. De la famille, croit-on, des rois de Bourgogne, fut évêque de Sion de 1018 à 1036. — ASG 1886. — Gremaud. [Ta.]

EBERHARDSWIL. Voir Ebertswil.

EBERHARDSZELL. Voir Einsiedeln.

EBERLE, EBERLI. Famille dvs cantons de Saint- Gall, Schwyz, Unterwald el Zurich. Etymologie : ancien prénom, constituant un diminutif des nombreux noms en Ebur = sanglier, comme Ebur(w)in, -gêr,- liait, elc.

A. Canton de Saint-Gall. Fberle, Eberli, Eberlin, famille des districts de Saint-Gall, Sargans et. de Gaster. Armoiries : une hure de sanglier ou un sanglier passant. — 1. Johans, recteur de l'hôpital de Saint-Gall 1380. — 2. Ursula, prieure du couvent Sainte-Catherine à Saint-Gall 1440. — 3. Johannes-Caspar, de Wittenbach, 1722-1779, capitaine de grenadiers au service d'Espagne. — 4. Gall- Anton, de Hàggenschwil, 1810-1876, prêtre 1836, curé de Oberhelfenschwil, Sitterdorf, Hàggenschwil et Kirchberg. Chanoine résident et custode de la cathédrale de Saint-Gall 1861. — 5. Jakob-Anton, 1815- 1884, prêtre 1838, curé de Engelbourg et Niederbûren, député au Grand Conseil ; chanoine résident et premier curé de Saint-Gall 1864 ; recteur du séminaire 1874-

1880. — 6. Johann-Joseph, d'Hâggenschwil, 1840- 1905, prêtre 1865, maître au séminaire épiscopal de garçons 1865, curé de Goldingen 1869, de Jonschwil 1878 ; chanoine résident et custode de la cathédrale de Saint-Gall 1881, premier curé 1882. Il déploya une très grande activité dans le domaine pastoral et dans celui de la charité sociale ; renonça à ses fonctions le 1er juin 1904. Prélat domestique du pape. — 7. Karl, de Flums, 1852-1919, Dr théol. prêtre 1875, curé de Hérisau 1879-

1881, bénéficiaire à Flums 1883 ; président de la Ligue suisse de politique sociale. Auteur d'écrits de politique sociale, notamment : Sozialpolit. Fragen d. Gegenw. 1889; Krankenversich. d. Schweiz, 1891. — UStG. — KKZ 1876. — St. Galler Nbl. 1906, p. 35. — Schweiz. Liter.- Kalender, 84. — Arch. de l'épiscopat. [J. M. et Bt.J

B. Canton de Schwyz. Eberle, Eberli. Ancienne

famille d'Einsiedeln, mentionnée la première fois en 1331. Armoiries :

de gueules à un tau d'argent, surmonté de trois besants du même ; ou de gueules à un tau d'argent sur un croissant du même; depuis 1800, d'argent à un sanglier de sable issant, lampassé de gueules, aux défenses d'argent, sur trois monts de sinople ; nombreuses variantes. —

KBKHLER

KUKRSOLl)

). Maria-Anna, d'Einsiedeln, abbesse du couvenl de bénédictines de Seedorf (Uri) 1700-1727, où l'église el quelques bâtiments du couvenl furent en partie construits sous sa direction. — 2. JOSEF-Anton, * 16 septembre 1808, avocat 1833, du Grand Conseil 1834. auquel il appartint durant 53 ans; conseiller national 1866. Il jeta les bases de la Caisse d'épargne et de prêt du district d'Einsiedeln ; membre fondateur de la maison d'édition Eberle, Kâlin el C,e el de l'hôtel Axenstein. t 24 mai 1891. 3. Ambros, * 9 mai 1820, d'abord secrétaire de ccrrporal ion, vice-chancelier de l'État 1842. chancelier, du Grand Conseil 1850-1808, conseiller national 1874, puis conseiller d'Étal e1 landammann. Éditeur de la Schwyzer Zeitung. 11 fonda en 1870 l'hôtel Axenstein, f 9 janvier 1883. — 4. JULIUS, * 21 décembre 1839, étudia le droit à Munich ; substitut du procureur général 1862-1869, commissaire des guerres 1868, juge criminel 1880-1888, intendant de l'arsenal 1885-1895, du Grand Conseil 1884-1900, juge cantonal 1894-1902 ; rédacteur de la Schwyzerzeitung : membre de nombreuses sociétés savantes, t 23 octobre 1907. — Voir C. Benziger : Die Wappen des Bezirks Einsiedeln und seinei Bûrgergeschlechter dans A IIS 1915. [R-r.]

C. Canton d'Unter-wald. Famille d'Obwald, paroissienne de Giswil 1627, bourgeoise en 1629. A notre époque la famille envoya quelques-uns de ses membres dans le Conseil du pays. — Voir Protocoles du conseil d'Obwald. — Durrer : Einheit Unterwaldens . — Kuchler : Genealogische Notizen. [Al. T.J

D. Canton de Zurich. Voir /Eberli.

EBERLER, dit GRÙNENZWEIG. Famille d'origine juive qui vint, en 1362, de Colmar à Bàle, où elle s'éleva rapidement. Après avoir renoncé au judaïsme en 1393, elle devint bourgeoise de Bâle. Armoiries : d'or à une hure de sanglier de gueules. — 1. Matthis, de la corporation des maréchaux 1393, de celle de la Clef en 1404, dont il fut le représentant au Conseil et prévôt. Il épousa la veuve de Hermann Schlegel, dit Griinenzweig, dont le surnom passa aux Eberler. — 2. Matthis, fils du n° 1, de la corporation des vignerons, maître et conseiller. Lors de la guerre de Saint-Jacques (1444), il commanda la garnison des confédérés au Stein de Rheinfelden. — 3. Matthis, neveu du n° 2, maître et conseiller de la corporation de la Clef, puis Achtburger dans la Chambre haute ; dès 1477 propriétaire de l'Engelhof à Nadelberg, seigneur de Hiltalingen près de Bâle ; fondateur de la chapelle funéraire des Eberler dans l'église Saint-Pierre à Bâle. f 1502 sans héritiers légitimes. — 4. Nikolaus, dernier de la famille, f 1518 comme avoyer de Baden. — Voir BZ IV. — Wappenbuch der Stadt Basel 1,1. — Merz : Wappenbuch. [C. Ro.]

EBERSBERG (C. Thurgovie, D. Kreuzlingen, Corn. Emmishofen. V. DGS). Château et ancienne seigneurie, dont le nom primitif était Obergirsberg. En 1557 elle appartenait à la famille Gall ; en 1574, elle fut vendue par les comtes de Helfenstein à J.-Melchior Segesser, de Mellingen, chanoine de Constance, qui la fit reconnaître comme domaine noble. Les propriétaires ultérieurs furent : la famille patricienne Schultheiss, de Constance, 1600-1660, la famille Kunz, de Saint-Gall (Kunzenhof), 1660-1830, Joh.-Nepomuk Sauter, de Constance, 1830-1840 ; en 1867, Ebersberg passa comme héritage de la famille Macaire de L'or, au comte Eberhard von Zeppelin, qui reconstruisit le château et lui donna son nom actuel. — Staiger: Emmishofen. [Sch.]

EBERSBERG (C. Zurich, D. Andelfingen, Coin. Berg. V. DGS). Contrefort extrême au Nord-Ouest de l'Irchel, connu dès 1851 comme station préhistorique. Les plus anciens vestiges remontent peut-être à l'époque paléolithique et s'étendent sûrement jusqu'à l'âge du bronze et au premier âge du fer. La station du bronze, au Jôsli, est particulièrement riche en une céramique qui correspond exactement à la céramique décorée trouvée à Wollishofen et au quai des Alpes de Zurich. Des fours de potiers témoignent que ces objets ont été fabriqués sur place. La découverte d'un croissant (Mondhorn), symbole d'une tête de taureau, a fourni la preuve qu'il s'agit bien d'un établissement fixe, ce que confirme la présence d'ossements d'animaux domestiques, et non d'un ouvrage de défense passager.

La place se prèle à la fortification : dans le voisinage on a relevé l'existence d'une vigie romaine. La garnison devait avant tout surveiller le trafic du Rhin. — Voir Escher vom Berg, dans MAGZ 1852. — Heierli : Urgesch. der Schweiz, 230. — Le même : Arch. Karte des Kts Zurich, 36. — AS A 1871, 244. —O. Schulthess : Die Warten am Bhein. — Katalog Sammlg. Ant. Ges. Ziir. 1. [Tataw.noif.]

EBERSBERG, von. Famille noble de Souabe, dont un rameau vécut aux XIVe et XVe s.

dans le canton de Zurich. Armoiries:

d'or à un sanglier de sable debout sur trois monts desinople. — I . Peter (1306-1331), chevalier 1320, possesseur au moins dès cette date de la seigneurie de Wetzikon, e1 cela probablement comme héritier des barons de Wetzikon. La seigneurie passa par sa petit efille Verena aux Breitenlandenberg. — 2. Peter, nommé de 1352 à 1378, t 1384, fils du n° 1, caution pour les quatre maisons des chevaliers de Saint-Jean 1361; possesseur, au moins dès 1368, du bailliage de Meilen. Il fut en 1370 un des vendeurs du château et du village d'Elgg à l'Autriche, et promit à sa femme Anna, von Utzingen, en 1378, les fiefs autrichiens suivants : le château et le patronage de Wetzikon, le bailliage de Meilen et les moulins de Stâgen près Wetzikon. — 3. Verena, nommée de 1384 à 1412, fille du n° 2, épousa en premières noces Albrecht von Breitenlandenberg, et en deuxièmes noces Heinrich von Hettlingen. Bourgeoise de Zurich 1407. — 4. Peter, à Wetzikon, bourgeois de Zurich 1442.— UZ VIII-XI. — Mon. Germ. Necrol. I. — Habsb. Urb. II. — R. Thommen : Urk. sur Schweizergesch. II. — Kindler von Knobloch : Oberbad. Geschlechterbuch I. — Von Alberti : WUrttemb. Adels- und Wappenbuch I. — Festg. Paul Schweizer. 34 [F. Heoi.1 EBERSECKEN (C. Lucerne, D. Willisau. V. DGS). Commune ; ancien couvent de cisterciennes Pura vallis. Armoiries :

parti d'azur et d'argent au sanglier de sable brochant. Le couvent, fondé en 1274 par le baron Rud.deBalmet Jak.

de Fischbach, était situé au milieu des propriétés des barons de Balm.

(plus tard seigneurie d'Altishofen) et placé sous l'autorité du couvent de Saint-Urbain. Il constituait au spirituel et au temporel une communauté franche. Incendié en 1279 et 1461 et reconstruit, le monastère fut supprimé le 5 mai 1594 et réuni à Rathausen ; enfin en 1618, il fut démoli. L'église du couvent, restaurée en 1662 et 1694-1695, et démolie en 1707, fut, remplacée par la Katharinakapelle inaugurée en 1731. Dans l'ancien chœur de l'église, on a découvert, en particulier, reposant sur des piliers, un tombeau aux armes des Grùnenberg. On distingue dans la prairie au Sud de la chapelle, les traces des murs de l'ancien couvent. Des fouilles ont fait découvrir en 1898 des fragments de briques de Saint-Urbain, ainsi que des restes de dalles vernissées et des plaques ornées d'armoiries. — Voir LL. — Gfr. Reg. — Segesser : Beehtsgesch. I, 679. — Zemp : St. Urb. Backsteine. — Steinmann : Schulhausweihe 1913. — Mùlinen : Helvetia sacra. [P.-X. W.]

EBERSOL. (C. Lucerne, D. Hochdorf, Com. Hohenrain. V. DGS). Hameau (en 1180, Ebirsola, flaque où se vautre le sanglier) qui était, dans les plus anciens temps, habité par des paysans libres. En 1220 l'abbesse Gisela vendit aux chevaliers de Saint-Jean de Hohenrain une propriété à Ebersol ; à cette époque, les couvents de Munster, Einsiedeln et Engelberg y possédaient aussi des domaines. C'est dans une ferme à Unter Ebersol que vivait le Grand Conseiller Joseph Leu ; il y fut assassiné dans la nuit du 19 au 20 juillet 1845 par Jak. Mûller, de Steckenrain. — Voir Estermann : Hochdorf, p. 162, 311. — Gfr. Reg. [P.-X. W.] EBERSOLD. Famille bourgeoise à Berthoud et Zâziwil (C. Berne). — 1. Isak, peintre sur faïences à Berne, t 1794. — SKL. — 2. Samuel-Gabriel, 1792- 1853, ébéniste, fonda à Berne en 1826 l'école industrielle

EBERTH

EBNAT

et en 1839 la Soc. ind. et commerciale. — 3. Élise, institutrice et poète populaire, * 1837 àyEschlen, f 8nov. 1903 à Boujean. — 4. Fritz, * 1850-11 juin 1923, écrivain populaire. — DSC. — Voir aussi Abrezol. [e-b-]

EBERTH, Karl-Josef, médecin, * à Wûrzburg 1835, professeur extraordinaire 1865 et professeur ordinaire 1870 d'anatomie pathologique à l'université de Zurich et dès 1874 également à l'École vétérinaire ; professeur à Halle 1881. Il publia entre autres les travaux de l'Institut pathologique de Zurich. — Voir G. von Wvss : Hochschule Zurich 1833-1883. [H. Br.] EBERTSWIL (C. Zurich, D. Affoltern, Coin. Hausen. V. DGS). De 1240 à 1249 Eberartswile ; en 1489, Eberswil; le nom complet Eberliardswil a encore été employé au XIXe s. Ebertswil faisait partie du territoire Eschenbach-Schnabelburg du bailliage impérial de Zurich. En 1309, il appartenait aux Habsbourg et devint zuricois en 1406. En 1482 la localité appartenait au bailliage de Maschvvanden et passa avec celui-ci au bailliage de Knonau. En 1525, les paysans d'Ebertswil, unis à ceux de Hausen, présentèrent entre autres des revendications en 14 articles. Au spirituel et plus tard politiquement, Ebertswil appartint en grande partie à Hausen am Albis, le reste à Cappel. École datant de 1711. En 1886 la commune civile, rattachée à Cappel, fut incorporée à Hausen. Population : 1850, 85 hab. (Cappel) et 451 (Hausen) ; 1870, 76 et 232 ; 1900, 300 ; 1910, 266. — Voir UZ. — Meyer von Knonau : Regesten Rappel. — Habsburger Urbar. — Egli : Actensammlung zur Gesch. der zùrch. Reform. — Largiadèr, dans la Festgabe Paul Schweizer. — Notes du secrétariat communal de Hausen. [L. Forrer.] EBIKON (C. et D. Lucerne. V. DGS). Corn, et Vge. En 893, Abinchova. Armoiries : de gueules à un nénuphar au naturel.

Les habitants d'Ebikon et du Rotsee formaient à l'origine une communauté de paysans libres possédant leur droit propre et payant au Fraumùnster de Zurich certaines redevances pour l'allmend et d'autres terres.

Bailliage impérial au XIIIe s., il se trouve depuis 1321 entre les mains des ducs d'Autriche et depuis 1415 entre celles de la ville de Lucerne.

De 1379 à 1475 il fut possédé à titre de fief par des familles de Lucerne ; puis la ville en fit l'achat et dès lors Ebikon constitua un des « petits bailliages » du canton. Après la République helvétique, la commune fut incorporée dans le district de Lucerne. Au spirituel, Ebikon appartenait à la paroisse de Lucerne ; il fut érigé en paroisse en 1875. Il s'y trouvait une église déjà au milieu du XIIIe s. Les droits furent codifiés en 1528 par Thomas Murner (de 1525 à 1529 premier curé de Lucerne).

A l'occasion de la reconstruction de l'église en 1790, on plaça le tombeau de Deobaldus sous le maître-autel. Dans les temps anciens, Ebikon fut un lieu de pèlerinage connu. En 1551 l'allmend fut partagé. Les membres des six plus vieilles familles formaient une classe bourgeoise spéciale constituée en corporation ( Geschlechterkorporalion) , laquelle fut dissoute en 1899. Dans le voisinage du village, sur la vieille route de Zurich, un monument rappelle la réception de l'empereur

Sigismond par les délégués du Conseil de Lucerne, le 29 octobre 1417. — Voir Segesser : Rechtsgesch. I, 535.

— Balthasar : Merkwurdigkeiten I, 128. — Gfr. Reg.

— ZSR NS, I, 3, p. 334. [P.-X. W.]

dhbç ii — 47

EBINER, EBENER. Famille valaisanne du Lôtschenthal (Ferden), connue dès le XIVe s. — Christian, prieur de Lôtschen, chanoine de Sion 1674, f 1691. — Christian, curé de Loèche-les-Bains, prieur de Niedfrgestelen, 1661. — BWG. [J.-B. B.]

EBING. Ancienne famille de paysans éteinte de la région de Kussnacht (Schwyz). Palz et Chuoni, d'Immensee, son reçus bourgeois a Lucerne, 1352. En 1377 Walter fut frappé d'interdit par l'évèque de Constance lors du conflit avec l'abbé d'Engelberg au suiet du droit de collation. — Voir Archives de Kussnacht. — Gfr. 23 et 72. — Ancien registre d'impôts de la ville de Lucerne. [Al. T.]

EBLI. Voir ^Ebli.

EBLIN, aussi /EBLI. Famille de Coire. Christen, du Pràtigau, achète la bourgeoisie en 1569. Un Dr Eblin est prévôt des corporations en 1563. De même sont prévôts et membres du Conseil : Luzi, 1646 ; Hans- Jœrg, 1740 ; Bernhard, prévôt, 1754, du Conseil, 1757; Raget, 1756; Johann 1765-1792, premier prévôt 1786. — Paul, médecin en chef de la ville 1819- 1843. — Voir LL. — LLH. — M. Valèr : Gesch. des Churer Stadtrats, p. 99. [L. J.]

EBMATINGEN (C. Zurich, D. Uster, Com. et paroisse Maur. V. DGS). Vge et Com. civile. Anciennes formes : Egimuotinga, 946 ; Egmuetingen, 1318. En 946, Ebmatingen était une possession de l'abbaye du Fraumùnster de Zurich, la prévôté percevait la dîme. Celle-ci était, en 1332, affermée par l'abbaye, en même temps que celle de Maur. Au XVe s., des habitants d'Ebmatingen furent reçus bourgeois externe; de Zurich. Sous la domination de Zurich, une partie d'Ebmatingen fut rattachée au bailliage de Greifensee ; l'autre fut érigée en juridiction administrée par le premier bourgmestre de Zurich. Statut communal en 1629. Population: 1634, 75 hab.; 1910, 149. — Au XIVe s. une famille von Ebmatingen existait à Zurich. — UZ. — Registres d'impôts de Zurich. — Mem. Tig. [C. B.]

EBNAT (C. Saint-Gall, D. Ober Toggenburg. V. DGS). Vge, Com. et paroisse qui s'appela Ober Wattwil jusqu'en 1762 et partagea la destinée politique de Wattwil (v cet art.). Pendant longtemps sa population fut faible, consistant surtout en Hofjunger du comté de Toggenbourg, tandis que Wattwil renfer-

Ebuat-Kappel. Photographie prise à l'altitude de 300 m par l'Ad-Astra Aéro, Zurich.

niait une classe plus élevée, les Gotteshatisleute de Saint- Gall. En 1667 les gens d'Ebnat dépendant de la paroisse de Wattwil reçurent le droit d'utiliser l'église plus voisine de Kappel ; et bientôt Ebnat s'unit à Kap-

Mai 1924

EBNET, EBNODE

ÉCHANDENS

pel pour former une Hauptmannsctiaft et devint indépendant de Wattwil en matière administrative. En

I7C>2 Ebnat se constitua en paroisse protestante, construisit son église et décida, le 25 avril, que celle nouvelle église et la commune s'appelleraient Ebnet, ce qui signifie plaine. La localité pril un grand essor par suite du développement de l'industrie cotonnière. L'école secondaire Ebnat-Kappel fut fondée en 1841. Population : en 1816, I716hab.;en 1860, 2341 ; en 1920,2726.— Voir Gmiïr : Bechtsquellen II. — Nùscheler : Gotteshâuser. Naef : Chronik. — Wegelin: Gesch.der Landschaft Toggenburg, p. 100. — Seifert : Gesch. der evangel. Kirche und Gemeinde Ebnat . [Bt.]

EBNET, EBNŒDE, ab ou von (aujourd'hui EBNŒTER ?). Famille de ministériaux des comtes de Rapperswil et des barons de Regensberg, mentionnée de 1233 à 1390. Armoiries : coupé d'argent et de sinople. -- 1. Arnold (1259-1305), patron de l'église de Riimlang, fonda un anniversaire au couvent d'CEtenbach 1305. — 2. Heinrich, mentionné de 1256 à 1298, frère du n° 1, ammann de Greifensee 1286. — 3. Kraft, mentionné de 1282 à 1310, fondateur de la branche de Regensberg. — 4. Rudolf, mentionné de 1345 à 1361, un des meurtriers de l'évêque Jean de Constance en 1356. — Voir UZ I-XI. — UStG II1-V. — Habsburgrr Urbar II. — Mon. Germ. Necr. I. — Ziirch. Steuerbûcher I. — Kindler von Knobloch : Oberbad. Geschlechterbuch I. — Regeste d'Einsiedeln. [F. Heoi.]

EBNETER. Familles catholiques et protestantes de la ville de Saint-Gall et de la campagne saint-galloise. Elles tirent leur nom des différents Ebnat, Ebnet et Ebni du canton. — Johans Ebnoter est mentionné en 1390 à Rapperswil ; Heinrich, de Kriessern, bourgeois de Saint-Gall en 1424. — Les Ebneter remplirent diverses charges dans l'ancienne république de Saint- Gall. — UStG. — LL. — Riirgerbuch. [Bt.]

Famille d'Appenzell R. I. — Johann- Konrad, membre du Conseil de la rhode de Schwendi, 1778. — Voir LL. — LLH. [R. Sch.-B.]

EBNŒDE, von. Voir Ebnet.

EBRARD, August, théologien et poète. * 1818 à Erlangen d'une famille de huguenots, professeur d'exégèse à l'université de Zurich 1844-1847, il y publia la revue hebdomadaire Die Zukunft der Kirche (1845 et 1846). Il exerça ensuite son activité à Spire et à Erlangen où il mourut en 1888. — Voir G. von Wyss : Hochschule Zurich 1833-1883. — G. von Schulthess-Rechberg : Die Zûrcher Theologenschule im XIX. Jahrhundert p. 77. [H. Br.]

EBRINGEN. Village et seigneurie dans le Brisgau, devint dès le VIIIe s. le centre de riches propriétés saint-galloises (MVG XIII, 155-164) ; mais lors de la querelle des Investitures, le couvent de Saint-Gall les perdit, excepté Ebringen et quelques petites localités. Ebringen constituait une prévôté; de 1349 à 1621, comme fief du couvent, il fut entre les mains de diverses familles nobles ; racheté en 1621 pour 17 800 11., il resta Saint-Gallois jusqu'en 1806. L'abbé Béda Anghern y relégua les chefs de l'opposition monacale, tels le P. Pancratius Vorster, en qualité de sous-vicaire 1788- 1796, et l'historien P. I. von Arx, comme prédicateur 1789-1796. -- Voir I. von Arx : Gesch. der Herrschaft Ebringen. — St. Galler Nbl. 1874. [Bt.]

EBRODUNUM, EBURODUNUM. Anciens noms

d'YVERDON.

ÉCASSEYS (LES) (C. Fribourg, D. Glane. V. DGS). Com. et Vge. Villa dou bos eys escaczel (1516). Ce village, qui dépendait de la Maison de Savoie, fut incorporé au bailliage de Rue 1536-1798, au district de Rue 1798-1848, puis au district de la Glane. Le coutumier en vigueur était celui du Pays de Vaud. Les statuts communaux furent approuvés par le gouverner ment de Fribourg en 1703, 1737, etc. A la fin du XVIe s. Henri Lamberger avait de vastes propriétés aux Écasseys ; son domaine passa à la famille Reyff, puis aux familles Tombé, Maillardoz et von der Weid. La commune relevait au spirituel de la paroisse de Vuisternensdevant-Romont ; en 1665, une partie du village fut réunie à la paroisse du Crêt ; la séparation totale de la commune des Écasseys de la paroisse de Vuisternens

et son annexion définitive à celle du Crèt furent prononcées en 1845-1847. et confirmées à nouveau en 1862. — Voir Kuenlin : Dict. I, 150. — Dellion : Dict. VII, 227. — Archives d'État Fribourg. [J. N.]

ÉCHALLENS (ail. Tscherlitz) (C. Vaud D. Échallens. V. DGS). Com. et Vge. En 1141, Charlens ; en 1 177, Escharlens ; en 1279, Eschalleins. Localité de l'âge du bronze, traversée à l'époque romaine par la route Lausanne- Yverdon et où. des tombes burgondes ont été relevées. Son nom apparaît en 1141, parmi les dépendances de l'abbaye de Montbenoît. Dès cette époque, la seigneurie appartenait aux Montfaucon- Montbéliard. Amédée III construisit le château avant 1273. Son fils, Gautier II, constitua Échallens en châtellenie. Girard réunit vers 1350 par un mur d'enceinte le château et le bourg jusqu'alors séparés et dota la ville de franchises en 1351. Cette seigneurie passa par héritage au XVe s. aux Chalon-Orange. En 1475, les

Le château d'Echallens en 1840. D'après une lithographie de J.-F. Wagner.

Suisses s'emparèrent d'Echallens qui, dès lors et jusqu'en 1798, devint avec Orbe un bailliage commun des cantons de Berne et de Fribourg. Cette communauté de possession fut cause que, malgré la Réforme, le culte catholique s'est maintenu à Échallens et dans plusieurs paroisses du bailliage. Celui-ci forma en 1803 le noyau d'un district vaudois. L'église, filiale de Goumoëns en 1141, paroissiale en 1228, était dédiée à saint Jean l'Évangéliste. Reconstruite en 1726, elle continua à servir aux deux cultes. Les protestants construisirent une nouvelle église en 1865, tandis que les catholiques réédifièrent l'ancienne à leur seul usage en 1883. Une abbaye d'arquebusiers a été fondée à Échallens en 1533. Registres de baptêmes dès 1639 (catholiques), 1674 (réformés), de mariages dès 1643 (cath.), 1727 (réf.), de décès dès 1665 (cath.), 1729 (réf.). — DHV. — F. de Gingins : Recherches historiques sur les acquisitions des sires de Montfaucon. — E. Dupraz : L'introduction de la Réforme par le « Plus ». [M. R.]

ÉCHANDENS (C. Vaud, D. Morges. V. DGS). En 1165, Scarlins. Station de l'âge du bronze et localité habitée sous les Romains. Au moyen âge, seigneurie relevant de l'évêché de Lausanne. L'empereur Frédéric Barberousse reconnut au chapitre de Lausanne en 1184 la possession des biens provenant de Pierre d'Échandens. Des nobles d'Échandens elle passa aux Allinges, puis en 1554 aux Loys, et au XVIIe s. aux Praroman, aux Rosset. Henri de Crousaz, seigneur de Mézery, l'hérita des Rosset et la vendit en 1790 aux frères Johannod, de Genève. Du domaine principal une partie fut détachée et passa aux mains des nobles de Bettens au XVe s. et de là aux Praroman, aux Crousaz et aux Rosset. Le château paraît être l'œuvre de Ferdinand Loys, bourgmestre de Lausanne en 1557. L'église, paroissiale en 1228, filiale de celle de Saint-Germain en 1285, fut rattachée à la paroisse de Lonay après la. Réformation. — DHV. [M. R.]

ÉCHANDENS

EGKENW1SER

ÉCHANDENS. Famille noble vaudoise qui posséda la seigneurie de ce nom. Armoiries : de gueules à deux chevrons d'argent, au pal d'azur brochant chargé d'un soleil d'or. Elle remonte à — 1. Emmo, mayor de Lausanne au XIIe s. — 2. Pierre, chanoine de Lausanne dès 1182, mayor de la ville pendant trente ans, donna ses biens an chapitre. — 3. Jaques, chevalier en 1270, souche d'une branche qui porta le surnom de Moschet.

— DHV. — RFV. — Reymond : Dignitaires. [M. R.J ÉCHANSON, en allemand Schenk, en latin pincer-

na, était un des offices nobles à une cour princière ou épiscopale ou comtale. — Voir pour Bâle, Trouillat : Monuments II, p. XXX s.; pour Constance, art. Segesser von Brunegg; pour Habsbourg, OS G 15, 289; pour Kibourg, G. Tobler : Beitr. z. Gesch. der Grafen von Kiburg, note 62 ; pour le prince-abbé d'Einsiedeln, v. Mùlinen : Helv. sacra. [H. T.]

ÉCHARLENS (C. Fribourg, D. Gruyère. V. DGS). Com. et paroisse. Anciennes formes : en 855 Escarlingus ; en 1145 Scarlens; en 1172 Escharlens, du nom propre germain Scaril. Trouvailles romaines. Écharlens dépendit de la seigneurie d'Éverdes jusqu'au XIVe s., puis des nobles de Langin, XIVe-XVe siècle. La maison de Gruyère y exerçait certains droits aux XIIe et XIIIe s. L'État de Fribourg devint propriétaire d'Écharlens au XVe s. et en fit la résidence du châtelain d'Éverdes de 1475 à 1547. Cette localité fit dès lors partie des bailliages d'Éverdes et d'Éverdes- Vuippens jusqu'en 1798, de l'arrondissement et du district de Bulle 1798-1848, puis de celui de la Gruyère dès 1848. C'est sur le territoire d'Écharlens que se trouvent les ruines de l'ancien château d'Éverdes. Écharlens était régi par le coutumier de Yaud. La paroisse est mentionnée en 1228, mais il est probable que son érection remonte à la fin du XIe s., détachée de celle de Bulle. En 855, l'évèque Hartmann vint y consacrer une église en l'honneur de sainte Marie. Le droit de collation appartint au prieuré de Lutry jusqu'en 1513, puis au chapitre de Saint-Nicolas de Fribourg. L'église actuelle, du XVIIe s., sera remplacée par un nouvel édifice dont la pierre angulaire a été posée le 21 avril 1924.

Une famille de chevaliers d'Écharlens est mentionnée aux XIIe et XIIIe s. — Voir Dellion : Dict. V. — ASHF VI, VII, IX, X. — MDR VI, XIX, XII, XIII.

— Jaccard : Essai de toponymie. — Kuenlin : Dict. — Mémorial de Fribourg I, II. — Raemy : Chronique fribourgeoise. — FG XX, 40 ; XXIV, 105. — Regeste c/' Hauterive. [G. Corpataux.]

ÉCHICHENS (C. Vaud, D. Morges. V. DGS). Com. et Vge où l'on a trouvé des vestiges romains. Au moyen âge, propriété des nobles d'Échichens, vassaux des sires de Cossonay pour leur maison forte et du chapitre de Lausanne pour une grosse partie de leurs biens. L'abbaye de Bonmont y avait une terre en 1131. Au XVe s. la seigneurie passa aux nobles de Dizy, puis de 1610 à 1777, aux nobles du Gard. L'église de Joulens, dont dépendit la ville de Morges jusqu'à la Réforme, se trouvait sur le territoire d'Échichens. Un asile ou orphelinat rural a été créé dans cette localité en 1828. — DHV. [M. R.]

ÉCHO DES ALPES (L>). Voir article Alpin Suisse, Club, dans DHBS I, 240.

ÉCHONO (C. Vaud, D. Cossonay). Nom d'un quartier de Montriclier où exista de 1228 à 1499 un prieuré dépendant de l'abbaye de Saint-Claude. — DHV. [M. R.]

ECHSER, EXER (à l'origine Oechser). Famille uranaise d'Altdorf, Gurtnellen, Isental, Seedorf et Silenen, mentionnée pour la première fois en 1317 avec Konrad, un des fondateurs de la prébende d'une messe matinale à Altdorf. — 1. Heinrich Oegzinger, principal promoteur de la fondation de la paroisse de Sisikon en 1387 ; il est mentionné parmi les chefs du soulèvement contre le Fraumùnster en 1392. — 2. Walter, premier curé de Sisikon, 1389. — 3. Johann, d'Altdorf, bailli de la Léventine 1502, commissaire à Bellinzone 1517, député à la Diète 1515-1522, vice-landammann 1519-1525. — Voir Obituaires d'Altdorf, Bùrglen, Seelisberg 1626, Schattdorf, Seedorf 1470. — ■ Nécrologie de la confrérie des Grysen. — AS I, III, 2. — Gfr. 8, p. 70 ; 9, p. 16-22 ; 39, p. 271 ; 41, p. 50 ; 42, p. 34 ; 47, p. 134.

— Nbl. von Uri 1899, p. 34 ; 1909, p. 72, 77-80; 1910, p. 32. — Wymann : Das Schlachtjahrzeit, p. 25, 41, 44, 61. [J. Mùller, A.]

ECK ou EGG, Andréas, de Saint-Gall, humaniste et homme de guerre, ami de Vadian et de Kessler, fut durant sept ans militaire au service de l'Empire jusqu'en 1527, tomba dans le combat du Gubel ou fut décapité immédiatement après à Zoug comme prisonnier de guerre. — Voir Kessler : Sabbata. — MVG XXV (Collection des lettres de Vadian). — LL. [Bt.]

ECK, Johannes, de son vrai nom J. Maier, * 1486, à Eck dans l'AHgàu, f à Ingolstadt 1543, professeur à Ingolstadt, adversaire résolu et savant de la Réformation, dialecticien adroit, offrit en 1524 ses services aux Confédérés pour une dispute religieuse. Peu après commença, entre lui et Zwingli une polémique à coup d'imprimés. La Diète de Lucerne (mars 1526), invita Eck, en qualité de représentant de l'évèque de Constance, à une dispute qui eut lieu à Baden du 21 mai au 8 juin (voir art. Baden, dispute de). Après la dispute de Berne, Eck reprit la polémique et oifrit encore ses services en 1531. — Voir AS I. — ■ Strickler : Aktensammlg. zur Réf.- gesch. — ADB. — Fleischlin : Stud. und. Beitr. zur Schweiz. Kirchengesch. III. — Realencykl. fur prot. Theol.u. Kirche (3e éd.t.V.). [L.Forrer.]

ECKARDT, Ludwig, * 16 mai 1827 à Vienne, devint bourgeois de Menzingen (Zoug). Écrivain et politicien, il dut s'enfuir de Vienne après le soulèvement de mai 1849, et se rendit à Dresde. Après un court séjour en France il se fixa à Berne où il enseigna pendant dix ans à l'université. En 1860, il fut appelé comme maître de langue et littérature allemandes à Lucerne, où il se rendit impossible par son attitude radicale. Le gouvernement le congédia en 1862. f 1 février 1871 à Vienne. La liste de ses œuvres se trouve dans Brùmmer: Lex. der deutsch. Dichter des 19. Jahrh. [W.-J. Meyer.]

EOKART. Famille patricienne éteinte de la ville de Lucerne, où elle fut reçue bourgeoise en 1557 avec Heinrich, de Frauenfeld. Armoiries : d'or à la bande d'azur accompagnée en pointe d'une croix pattée de gueules sur trois monts du même. — 1. Jost, du Grand Conseil 1586, aumônier 1591, du Petit Conseil 1592 ; t 1599. — 2. Niklaus, du Grand Conseil 1604, bailli d'Ebikon 1613 ; f 1619. — 3. Wilhelm, chanoine à St. Leodegar 1638, camérier 1652 ; f 1669. — 4. Josef, t 1730, dernier du nom. — Voir Gfr. — AHS 1905. — von Vivis : Wappcn der ausgestorb. Geschlechter. — Besatzungsbuch. — Obituaire du Hof. [P.-X. W. et v. V.]

ECKÂRT, EQUER, HECCARD, ECKHARDT.

Vieille famille valaisanne de Saas, qui essaima à Viège, Loèche et Sion. Un rameau existe encore à Termen (Brigue). — Johannes, de Saas, curé de Sion 1437, chapelain de l'évèque 1442, chanoine de Sion et curé de Loèche 1450. t 1492. — BWG I. — Arch. de Valère. [D. I.]

ECKENLECKER. Voir ŒCOLAMPADE.

ECKENSTEIN. Famille bourgeoise de Bâle dès 1565. originaire du Margraviat de Bade. Elle a été représentée au Petit. Conseil dès 1612. Armoiries : d'azur à un rocher carré de gueules, surmonté d'une étoile d'or (lettre d'armoiries de 1572). — 1. Hans-Georg, 1535-1598, économe du chapitre cathédral, Sechser des Vignerons. — ■ 2. Martin, frère du n° 1, bourgeois 1586, directeur de l'administration des biens des couvents (Schaffneien)

— 3. Apollinaris, fils du n° 1, 1579-1616, représentant des vignerons au Conseil. — 4. Johannes, fils du n° 1, 1583-1638, capitaine au service de Venise, construisit les nouvelles fortifications de Bâle pendant la guerre de Trente ans, colonel de la milice. A la descendance de Martin appartiennent : — 5. Eduard, 1806-1883, fondateur de la fabrique bâloise de malt. — 6. Adolf- Wilhelm, frère du n° 5, 1806-1855, fondateur de la brasserie du Cardinal. — 7. Eduard, fils du n° 5, * 1847, président de la Soc. pour la fabrication du malt ; député au Conseil national. — Voir AGS III. — Wappenbuch der Stadt Basel I, IV. — Ed. Eckenstein : Gesch der Bierbrauerei Basels. [C. Ro.]

ECKENWISER, EKENWISER, EKKENWISER.

Ancienne famille zuricoise. En 1321, Konrad tenait en fief le moulin des nonnes de Tôss am Werd (Winter-

ECKL1N

Page 1