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ÉCOLE POLYTECHNIQUE FÉDÉRALE

thour). Le complot dos conjurés autrichiens i •mitre Zurich cl son bourgmestre lirun (nuit sanglante du 23 février 1350) fut déjoué grâce à un compagnon boulanger nommé Eckenwiser, qui entendit toute la discussion, caché derrière le poêle de l'auberge zum Straussen. — UZ. — Steuer bûcher I. — Tobler, dans ZT 1883. — F. Vetter, dans ZT 1924. [H. Br.]

ECKLIN. Famille originaire de Diesbach près Bùren (Berne), reçue à la bourgeoisie de Bâle en 1679 avec Benedikt, tonnelier. — Johann-Burkhard, 1788-1856, mécanicien, passe pour être l'inventeur de la plume d'acier. — A une autre branche, qui remonte à Hans- Heinrich venu à Bâle avant 1728, se rattache : — Daniel, 1814-1881, médecin à Bâle, fondateur de VAllg. Krankenpflege, promoteur de la gymnastique. [C. Ro.]

Une branche s'est établie au commencement du XIXe s. dans le canton de Neuchâtel et a donné : - Friedrich, 1830-1904, pasteur allemand au Valde-Ruz, puis à Neuchâtel. Auteur de Christenlehre 1872 ; Heilswerk des Todes Jesu 1888 ; Christus unser Biirge 1890 ; Erlôsung und Versohnung 1903. — Charles, fils du précédent, * 1858, pasteur au Locle depuis 1883, musicien. [L. S.]

ECKSTEIN, aussi EGGSTEIN, Ulrich (Utz), théologien originaire de la Suisse orientale, zélé partisan de Zwingli ; il composa contre les catholiques des écrits de polémique passionnés, auxquels il donna une forme dramatique ; entre autres : Dialogues ; Kluge des Glaubens ; Concilium ; Reichstag. En 1526, il est dans les Grisons, puis pasteur à Thalwil de 1527 à 1528, à Rorschach de 1528 à 1531, ensuite probablement diacre à Zollikon, enfin de 1535 à 1558 pasteur à Uster. La famille s'éteignit en 1661 avec Josias, pasteur à Kibourg 1636.— Voir ADR.— QSRG 1— Wirz : Etat.— E. Weller : Das alte Volkstheater der Schweiz. — Salomon Vôgelin : Utz Eckstein (dans JSG VII, avec bibliographie). — Bâchtold : Gesch. der Litteratur, p. 293. [Bt.]

ÉCLAIRAGE. Voir Forces électriques et Lumière artificielle.

ÉCLÉPENS (C. Vaud, D. Cossonay. V. DGS). Com. et Vge. En 814, Sclepedingus ; en 1011, Islapadencs. En 814, l'empereur Louis-le-Pieux donna à l'église de Lausanne la villa d'Éclépens et ses vingt collonges. De ce domaine, le chapitre de Lausanne ne put conserver que l'église. Le couvent de Romainmôtier possédait à Eclépens une manse qui lui avait été donnée en 1011, par le roi Rodolphe III de Bourgogne. Une famille noble établit son autorité sur le village et reconnut être vassale des sires de la Sarra. Ceux-ci finirent même par acquérir le domaine utile des nobles d'Éclépens et la maison seigneuriale devint le château-dessous. Après la Réformation, les sires de la Sarra acquirent aussi les biens d'église et transformèrent l'ancienne cure qui devint le châteaudessus. Dès le XVIIe s. ces deux châteaux furent habités par une branche des Gingins-La Sarra. Au XIXe s., ils passèrent tous deux à la famille de Coulon de Neuchâtel. L'église, dédiée à saint Pierre et paroissiale en 1228, fut rattachée à celle de la Sarra, à la Réformation. La justice d'Éclépens était formée du châtelain et de six juges ; elle fonctionnait aussi comme cour criminelle et cour des fiefs. Le village était administré par un conseil de, 12 membres. — DHV. [M. R.]

ÉCLÉPENS. Famille noble vaudoise. Armoiries : d'argent au lion de gueules issant. Elle remonte à — 1. Othon, chevalier, f vers 1130, bienfaiteur des couvents de Romainmôtier et de Saint-Jean d'Aulph. — 2. Jordan, donna vers 1163 au couvent de Montheron la dîme de ce lieu et la terre de Montbenestel (Benenté). — 3. Thomas, vendit en 1263 au chapitre de Lausanne la mayorie de Dommartin. — Cette famille s'éteignit au XVe s. Une famille Grasset, donzels d'Éclépens, .qui lui survécut, pourrait en être une branche. — RFV. [M. R.]

ECLUSE (FORT DE L'), autrefois Fort de la Cluse. Construit au lieu où la route de Bellegarde est resserrée entre le Rhône et le Jura, face à celui du Vuache, il fut pris par les Bernois en février 1536, assiégé en avril 1590 et pris par les Genevois commandés par Lurbigny, qui l'abandonnèrent peu après en le faisant sauter en partie. Dom Amédée, bâtard de

Savoie, le fit aussitôt remettre en état. — Voir Gautier: llist.de Genève VI, 45. [C. R.]

ÉCŒUR (primitivement Excuyer). Famille valaisanne du Val d'Illiez, qui devrait son origine à Perrod de Campis, en 1404. — 1. Louis, colonel au service du Wurtemberg 1597. — 2. ADRIEN, 1845-1903, chancelier de Mgr de Preux, puis curé de Troistorrents ; camérier secret de Léon XIII, directeur de l'œuvre diocésaine des, pèlerinages. • [J.-B.B.]

ÉCOFFEY. Famille fribourgeoise, mentionnée déjà au XVe s., actuellement bourgeoise de plusieurs localités iiTuyériennes. — 1. François, dit de la Chenaul, syndic de la Tour-de-Trême 1475. — 2. Jean, syndic de Villars-sous-Mont 1494, 1550. — 3. Pierre, syndic de la Tour-de-Trême 1514. — Voir Hisely : Monuments de Gruyère, dans MDR XXIII. [J. N.]

4 Alexandre, poète, * à Genève 1829, f à Naples 1878. Voir en tête de ses Poésies (1879) sa biographie par Debrit. [M. G.l

ÉCOLE POLYTECHNIQUE FÉDÉRALE. La création d'une école polytechnique rentrait dans le plan du ministre Stapfer lorsqu'il demandait en 1798 que fût décrétée une université nationale. En 1830, le projet revint sur le tapis sous la forme d'une transformation de l'université de Bâle en université fédérale. En 1832, le Grand Conseil vaudois invita les cantons à munir leurs députés en Diète d'instructions au sujet du problème d'une université fédérale. Mais, par suite des divergences de vue, l'accord ne put pas se faire ; la discussion roula sur la création d'une école ou sur la transformation d'un établissement déjà existant. Les cantons intéressés espéraient chacun devenir le siège du futur établissement. Lors de la discussion de la Constitution fédérale, le problème fut repris, mais les mêmes divergences de vues apparurent. L'art. 22 de la constitution de 1848 donnait le droit à la Confédération d'établir une université fédérale et une école polytechnique. En 1851, le Conseil fédéral nomma une commission qui préavisa pour l'urgence d'une université fédérale dans le cas où les deux institutions projetées ne pourraient pas être créées en même temps. Le Conseil des États fut d'un avis opposé ; il accepta le 4 février 1854 la loi sur la création d'une école polytechnique suisse, que le Conseil national adopta trois jours après. L'établissement, dont le siège fut fixé à Zurich, comprenait cinq écoles spéciales pour architectes, ingénieurs, mécaniciens, chimistes et forestiers, et une division générale composée de trois sections : sciences naturelles et mathématiques, littérature et sciences morales et politiques. A la division générale appartenait aussi la plupart des cours théoriques des écoles spéciales. L'institution était organisée de façon que plusieurs cours et collections servaient en même temps à l'université de Zurich, à laquelle enseignaient plusieurs professeurs de l'école. Celle-ci a à sa tête un Conseil, dont le premier président fut Johann-Konrad Kern. Aux 32 chaires prévues, furent nommés des savants remarquables : J. Burckhardt, R. Clausius, K. Culmann, A. Escher de la Linth, Oswald Heer, F. De Sanctis, G. Semper, F.-Th. Vischer. Les cours commencèrent le 16 octobre 1855. Dès le début, l'insuffisance des locaux mis à la disposition de l'école se fit sentir, de sorte que le canton de Zurich fit construire le bâtiment au Schinhut, 1860-1864, qui fut utilisé aussi par l'université. A la suite de l'institution d'un cours préparatoire, et d'accord avec les écoles moyennes pour le passage de leurs élèves à l'École polytechnique, le nombre de ceux-ci commença à s'accroître rapidement : 1855-1856, 71 élèves, 160 auditeurs ; 1865- 1866, 548, 221 ; 1875-1876, 725, 289. Le règlement de 1866 transforma la section des sciences naturelles et mathématiques en une école normale, qui devint la division VI, tandis que la division générale prit le numéro VIL Une huitième division (cours préparatoire, supprimé en 1 81) fut créée. En 1871, l'école forestière devint l'école d'agriculture et forestière. Furent encore créés : le cabinet fédéral des estampes 1870, la section militaire 1878, le laboratoire d'essai des matériaux 1879, la station centrale d'essais forestiers 1885, l'école du génie agricole 1886. Le bâtiment de l'école

ÉGONE

ÉGUBLENS

de chimie fut construit de 1884 à 1886, celui de la physique de 1887 à 1889. Le règlement de 1899 institua une huitième division, la section des sciences militaires ; celui de 1908, dix écoles spéciales : I. Architecture ; II. génie civil; III. mécanique industrielle ;

IV. chimie ; V. pharmacie ; VI. sylviculture ; VII. agriculture ; VIII. école normale des sciences mathématiques et physiques ; IX. école normale des sciences naturelles ; X. école militaire et XI. une division générale. Dès 1908, l'École polytechnique décerne le grade de docteur. De 1911 à 1923, eurent lieu la construction d'un bâtiment pour les sciences naturelles, et l'agrandissement de celui des écoles forestières et d'agriculture, ainsi que du bâtiment principal. Élèves : 1885-1886, 414 étudiants et 356 auditeurs ; 1895-1896, 787 et 463 ; 1905-1906, 1325 et 879 ; 1915-1916, 1625 et 1284 ; 1920-1921, 2011 et 989; 1922-1923, 1524 étudiants. En 1924, un nouveau règlement fut publié. — Voir Œchsli: Festschrift des eidg. Polytechnikums. — Reichesberg III, 1. — Rapp. du Départ, de l'Intérieur, dans la Feuille fédérale jusqu'en 1921. — A. Lang : Die leitenden Gesiclttspunkte... des Aussonderungsvertrages... ûber die Hochschuhuistallen. — AU. Illi : Festschrift... d. akad. landw. Vereins an d.E.T.H. 1921. — Hans Moos : Die landw. Schule d. E. T. H. [L. Forrer.]

ÉCÔNE (C. Valais, D. Martigny, Corn. Riddes.

V. DGS). Domaine qui appartenait au XIIIe s. aux de la Tour, puis au Grand-Saint-Rernard. Il fut transformé, en 1892, en une école d'agriculture cantonale, qui prit fin en 1922, remplacée par celle de Châteauneuf. — Gremaud IV. — Rivaz : Topographie. [Ta.]

ÉCONOMIQUE DE BERNE (SOCIÉTÉ). Fondée en 1759, sur l'initiative de Johann-Rudolf Tschiffeli, elle avait pour but le relèvement de l'agriculture et du commerce. Elle érigea tout d'abord une série de stations météorologiques et ouvrit une bibliothèque ; mais sa principale activité fut de développer la connaissance du pays et de ses habitants par des travaux statistiques et scientifiques : descriptions topographiques de districts ou de communes, innovations à introduire dans l'agriculture, en particulier sur la possibilité de cultiver les marais, les forêts et les pâturages alpestres, améliorations à apporter dans l'exploitation des terres déjà cultivées, et enfin relèvement du commerce et de l'industrie. Des prix et des primes étaient décernés aux meilleurs travaux, qui furent publiés dans les collections de la société. Le domaine de Tschiffeli à Kirchberg fut utilisé pour des expériences pratiques, puis des patriciens offrirent aussi leurs campagnes dans ce but. Les résultats de ces expériences et de ces essais furent publiés et eurent une certaine influence.

La société économique se composait de trois groupements : la société générale (grosse Gesellschaft), qui comprenait l'ensemble des membres et se réunissait une fois par an en a«^mblée générale. Elle couronnait deux des travaux présentés. La société moyenne (minière Gesellschaft), qui faisait les propositions à la première pour la distribution des prix, et enfin un comité restreint (kleine Gesellschaft), qui se réunissait toutes les semaines en hiver.

A l'imitation de la société économique de Berne, des sociétés semblables se fondèrent : à Nidau, pour le Seeland, 1761 ; dans l'Emmental, 1765 ; dans le Simmental, 1765 ; à Aarau, 1761 ; à Lausanne, 1761 ; à Morges, Rolle et Nyon, 1761 ; à Vevey, 1761; à Aigle, 1761 ; Échallens, 1761 ; Yverdon, 1761 ; Avenches, 1761 ; Bienne, 1761. La société entretint au XVIIIe s. des relations suivies avec des groupements analogues et des savants de l'étranger. Elle a publié un périodique de 1760-1773, 1779-1796, 1796-1798 (voir BLK fasc. V, 9ab, p. 3-5), puis les Bernische Blàtter fur Landwirtschaft, 1847-1894 et depuis le Schweizer Bauer (BLK I ab). Au cours du XIXe s. les patriciens qui formaient jusqu'alors la société furent peu à peu remplacés par des campagnards. En 1922 on comptait plus de 72 000 membres et 95 sociétés locales. — Voir C. Bâschlin : Die Blûtezeit der Oekonomischen Gesellschaft Bern. — Les rapports annuels de gestion (Tàtigkeitsberichte). [H.Tr.]

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