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IL [R.EMY

ÉCORCHEURS. Voir Armagnacs.

ECU (lat. scutum). Nom donné à un grand nombre de monnaies françaises d'or au moyen âge. Parmi les plus belles frappes, il faut citer les écus d'or de Philippe VI de .Valois (1328-1350). Dans la suite, ces pièces d'or furent appelées écu à la couronne, écu au soleil, écu au porc épie, écu à la salamandre, suivant qu'elles portaient une couronne, un soleil, etc. Quelques documents du moyen âge les appellent aurei scutati. Au XVIIe s., le nom d'écu fut aussi donné aux grandes pièces d'argent. Pour les distinguer des écus frappés en or, on les appela écus blancs ou écus d'argent. La France ne fut pas seule à en frapper. En Suisse, Genève émit des écus d'or sol, sans millésime, peut-être vers 1535, et d'autres datés de 1561. Cette ville frappa aussi des écus pistolets, ou florins d'or genevois ; on les appelait également florins d'or ou ducats. Ces écus pistolets parurent au début sans millésime, et plus tard avec les dates de 1562 à 1651. Le droit représentait l'aigle impériale à deux têtes, couronnée, avec l'écu de Genève en cœur et la légende geneva civitas ; au revers, un soleil rayonnant avec le monogramme du Christ et la devise de Genève : post tenebras lux. Les écus d'argent portèrent différents noms : de 1637 à 1723, écus patagons ; en 1794, écus genevois ; en 1795 et 1796, gros écus. - — Voir H. Halke : Handivôrterbuch der Mûnzkunde. — E. Martinori : La moneta. Vocabolario générale. — E. Demole : Hist. monétaire de Genève de 1535 à 1792. [E. G.]

ÉCUBLENS (C. Fribourg, D. Glane. V. DGS). Corn, et Vge. Armoiries : d'or à la clef de gueules posée en pal. Anciennes formes : Escublens, 1355 ; Exscublens, 1450, c'est-à-dire chez les descendants de Scubilo, nom propre germain. On a découvert à^Écublens des objets de l'époque romaine. Le village, qui relevait de la maison de Savoie, devint fribourgeois en 1536, fit partie du bailliage de Rue jusqu'en 1798, de l'arrondissement de Paie de 1798 à 1848, puis du district delà Glane. En 1883, les communes d'Eschiens et de Villangeaux furent réunies administrativement à celle d'Écublens. Au spirituel, Écublens a toujours fait partie de la paroisse de Promasens. — Voir Stadelmann : Études de toponymie, dans ASHF VII. — Jaccard : Essai de toponymie. — Dellion : Dict. IX. — Kuenlin : Dict. I. — ASHF IV, 32, 79. — Bull, des lois 1883. — Archives d'État Fribourg. [J. N.]

ÉCUBLENS (C. Vaud, D. Morges. V. DGS). En 961, Scubilingis ; en 1147, Scublens. Localité où l'on a trouvé des sépultures gauloises, des monnaies romaines, un camp retranché peut-être burgonde. Au Xe s., elle faisait partie du territoire de Renens. L'évêque Mainier y avait des biens qu'il donna en 961 à l'église de Lausanne. Au moyen âge, seigneurie mouvante de l'évêché. A partir du XIVe s. elle passa des nobles d'Écublens en diverses mains. Les Crousaz, les Loys, les Polier en furent coseigneurs sous le régime bernois. Au XVIe s. le Conseil de Lausanne en fit une châtellenie avec cour de justice. L'église, dédiée à saint Pierre.

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