‹ Dictionnaire historique & biographique de la SuisseChapitre 406 sur 425 · C. Canton de Schwyz. Ancienne famille de Schwyz · texte numérisé non relu

C. Canton de Schwyz. Ancienne famille de Schwyz

dans le district d'Arth. Armoiries :

de gueules à un écureuil au naturel assis sur trois monts de sinople. — 1. Kaspar, 1655-1737, conseiller. — 2.

Josef-Leonhard, greffier, f lel9mai 1710. --3. Josef-Meinrad, 1708- 1754, conseiller en 1737, Siebner en 1747. — 4. Roman, de Schwyz,* en 1736 environ, curé à Morschach en 1767, à Schwyz en 1771. Il fut nommé commissaire épiscopal, se démit de cette chargejpour aller à Rome dont il revint l'esprit dérangé ; pour s'être exprimé trop librement sur le

gouvernement, il fut emprisonné pendant 40 semaines à l'hôpital, f à Schwyz le 24 juin 1793. — 5. KARL, * le 4 novembre 1844 à Schwyz, écrivain, rédacteur du l'ieiiiilrnblati ;i Lucerne, du Waldstàtter Wochenblati de 1876 à 1878, des Winterthurer Nachrichten de 1879 à 1889 et de VEidgenosse à Lucerne de 1889 à 1894. Auteur de poésies, de pièces de théâtre populaires et de narrations, entre autres de Hagrôslein, 1896, Bergkristalle, 1906. — Voir LL. — Hardung : Schweiz. Literaturkalender 1893. — Élr. frib. 1880. — Brùmmer : Lexikon. — F. Dettling : Biogr.-geneal. Notizen (mns.). — M. Dettling : Gesch. und Slalistik der Gemeinde Schwyz im 19. Jahrh. (mus.). [D. A.]

CHARLES-Antoine, * 1813 à Arth, f à Fribourg 1879, maître de musique et d'allemand au pensionnat des Jésuites à Fribourg 1834-1847, professeur d'allemand à l'école cantonale 1848-1857, au collège Saint-Michel 1857-1879. Bourgeois de Fribourg 1865. — Étr. frib. 1880. [R^my.]

D. Canton d'Uri. Eichhorn, Eikorn. Famille répandue dans le canton d'Uri. Arnold et Conrad sont témoins lors de la signature de la paix entre Uri et Engelberg le 11 août 1275. — 1. Johann, sautier du pays et témoin dans le Conseil 1407, député à Constance 1415, fut frappé d'excommunication par le pape en 1421. — - 2. Peter, de Sisikon, acheta en 1541 la bourgeoisie de Schwvz où il transporta sa famille. — Voir AS I. — Gfr. 7, p. 162 ; 42, p. 57 et 76. — JVW. von Uri 1909, p. 14, 26. — Dettling : Chronik. — Obituaires d'Attinghausen et Schattdorf. [J. Mùller, A.]

EICHHORN, Gustav, physicien, * 1er décembre 1867 à Dùsseldorf, domicilié à Zurich dès 1905. Conseiller scientifique de la société Telefunken de Berlin ; vulgarisateur actif de radiotechnique. — DSC. [H. Br.]

EICHORN, Joachim, * 1578 à Bellheim près Spire, étudiant itinérant, fit en 1600 un pèlerinage au Ranft où il résolut de se fixer. Ordonné prêtre en 1602, chapelain du Ranft jusqu'en 1612, de St. Niclaus (Kerns) 1619, après avoir été entre temps chapelain à Sarnen et Hergiswil, il se retira en 1656, f à Kerns 1658. Il publia plusieurs écrits sur le frère Nicolas de Flûe, le frère Ulrich et la sœur Câcilia. La Bruderklausenschrift fut réimprimée en 1613, 1614 et 1631. C'est le meilleur des biographes anciens de Nicolas de Flûe. — Voir Durrer : Bruder Klaus. — Kùchler : Chronik con Kerns. [Al. T.]

EICHHORST, Hermann, Drmed., * 1849 à Kônigsberg (Prusse), f 1921 à Zurich, professeur à Jéna 1876 et Gôttingue 1877, prof, ordinaire de pathologie spéciale et de thérapie, et directeur de la clinique médicale à l'université de Zurich dès 1884. A publié entre autres : Handbuch der spez. Pathologie und Thérapie (4 vol.), qui eut plusieurs éditions et fut traduit en plusieurs langues ; collaborateur au Korrespondenzblatt fur Schweizer Aerzte ; membre honoraire de la Société médicale du canton de Zurich 1910. - - Voir DSC. — Schweizer med. Wochenschrift 1921, p. 881. — NZZ 1921, n» 1115. [H.Br.]

EICHIBERG, von. Famille de miiiistériaux des comtes de Habsbourg en 1225 à Bremgarten (Argovie). Armoiries : au chêne sur trois monts. — 1. Ulrich, secrétaire du Conseil de Bremgarten 1253-1313. — 2. Johans, 1324-f avant 1374, membre du Conseil, puis près de trente ans avoyer. — 3. Ulrich, son fils, lui succéda comme avoyer, ancien avoyer 1400, f 1406. La famille s'éteint avec son fils avant 1413. On ne peut pas assurer qu'il y ait une relation avec la famille Eichenberger actuelle. — Voir W. Merz : Zur Gesch. der Familie Eichenberger. — Art. Eichenberger. — LL, art. Eichberger. [H. R.]

EICHLER, Matthias-Gottfried. Dessinateur et graveur de Meissen, * à Erlangen en 1748 ; en 1773 il vint à Bâle, puis à Berne où il travailla avec Dunker. Plus tard, il alla à Hérisau, revint à Berne et travailla encore en 1818 à Augsbourg. — -Voir S KL. [R. W.]

EICHMULLER. Famille d'Altstâtten (Rheintal). — 1. Johann-Michael, chef des démocrates du Rheintal; sous la République Helvétique landammann de l'état libre éphémère du Rheintal, de septembre à octobre

EIDBERG

EIGENTAL

1802, membre du Grand Conseil dans le nouveau canton de Saint-Gall en 1803. — 2. Josef, surnommé Naglerssepp, * en 1785, prit part déjà de 1813 à 1814 au mouvement démocratique du Rheintal, puis en 1830 comme démagogue membre de la constituante ; le 13 janvier 1831, il organisa un cortège révolutionnaire de 600 habitants du Rheintal qui manifesta devant la salle du Grand Conseil à Saint-Gall (Stekli-Donnerstag = le jeudi des bâtons), f Ie 13 mars 1854. — Voir Baumgartner : Gesch. des Kts St. Gallen. — St. Galler Nbl. 1922. — Dierauer dans Centenarbuch (1903). [Bt.]

EIDBERG (C. Zurich, D. et Corn. Winterthour, Paroisse de Seen). Vge. En 1264, Eipercli ; dans le Habs. Urb. Eitberg. Il appartenait au comté de Kibourg. Les Habsbourg, les Madetsvvil, Eppenstein, les couvents de Wettingen et de Tôss y possédaient des propriétés et des droits. L'existence des prétendus châteaux d'Eidberg n'a jusqu'ici pas été prouvée. En 1922 Eidberg et la commune de Seen ont été incorporés dans la ville de Winterthour. Population : 1870, 188 hab. ; 1910, 182. — Voir UZ. — MA GZ 23. [L. Forrer.]

EIDENBENZ. Famille de Schorndorf (Wurtemberg), bourgeoise de Zurich dès 1879. — 1. Hermann, négociant, 1834-10 septembre 1907, encouragea les efforts des unions chrétiennes de jeunes gens, de la croix-bleue et de la mission, en faveur de la sanctification du dimanche. — Voir Em. Eidenbenz : Zvr Erinnerung an H. E. — ZWChr. 1907, p. 297. [H. Br.]

EIDGENOSSEN - JAHRZEIT (Anniversaire des Suisses). Cérémonie célébrée dans presque tous les cantons avant la Réforme à la mémoire des Suisses tombés dans les guerres d'indépendance, de religion et le service mercenaire. Ces anniversaires ont été fondés pour la plupart après les guerres de Bourgogne et de Souabe par des officiers ou leurs familles, et sont célébrés le lundi de la dédicace de l'église. Selon les statuts de fondation, on lit un court récit des batailles auxquelles prirent part des contingents importants de Suisses, depuis Morgarten jusqu'au combat de Sins, ainsi que les noms des soldats tombés qui appartenaient à l'église. — Voir Liebenau : Schlacht bei Sempach. — Sagen und Mârehen von Unterwalden. [Al. Truttmann.]

EIDGUENOTS, EIGUENOTZ, EIDGNOTS, AYGUENOTS, ESQUENOTS, HANGUENOTS.

Terme qui, dans les sources genevoises de 1519 à 1535, désigne les citoyens et bourgeois partisans des alliances et combourgeoisies avec Fribourg et Berne par opposition aux Mammelus, partisans du duc de Savoie. L'appellation de Eidguenots, forme francisée de Eidgenoss, Confédérés, fut donnée aux patriotes genevois qui, pour résister aux prétentions du duc de Savoie à la souveraineté de la ville, cherchèrent un appui auprès des Ligues suisses. Besançon Hugues et Etienne de la Mar conclurent avec Fribourg la première alliance et combourgeoisie ratifiée par le Conseil général le 6 février 1519. Le duc de Savoie réussit à faire condamner par la Diète ce pacte, et malgré l'intervention armée des Fribourgeois en leur faveur, les Genevois se virent contraints d'y renoncer le 11 avril 1519. L'évêque Jean de Savoie fit arrêter et décapiter le 23 août Philibert Berthelier, le meilleur artisan de la combourgeoisie. Les Eidguenots n'abandonnèrent cependant pas leur dessein ; éloignés tout d'abord des Conseils, ils firent une paix passagère avec les Mammelus en 1521 ; puis après l'enlèvement et le meurtre judiciaire par les officiers de Savoie, le 13 mars 1524, à Bonne, du juge des excès Ami Lévrier, ils ne purent soutenir seuls le parti de la résistance ; les plus compromis d'entre eux quittèrent la ville le 15 septembre 1525 et se réfugièrent à Fribourg. Le duc Charles III se crut le maître de la ville après le Conseil des Hallebardes le 10 décembre 1525, puis il quitta Genève le 12. Les Eidguenots réfugiés à Fribourg, dont le chef était Besançon Hugues, réussirent à conclure une nouvelle alliance avec Berne et Fribourg, le 8 février 1526 ; ils rentrèrent à Genève le 21 février et firent ratifier la combourgeoisie le 25 février par le Conseil général. Les Mammelus vaincus abandonnèrent la place. Le peuple de Genève jura l'alliance le 12 mars et garantit ainsi par l'œuvre des Eidguenots son indépendance et son union aux cantons suisses.

On a beaucoup discuté pour savoir si le terme de Eidguenot avait donné naissance au mot français Huguenot, qui désigne dès 1560 les protestants de France. La question ne semble pas avoir été réglée définitivement dans le sens affirmatif. — Voir Bonivard : Chroniques. — Journal du syndic Jean Balard, dans MU G p. 72. - RC VIII, p. 361. — Archives d'État : Mns. Th. Dufour. — Gautier : Hist. de, Genève II. — Edouard Favre, dans MO G in 4°, IV, p. 75-98. — E. Tappolet : Zvr Eti/mologie i<on Huguenot, dans AS G 1916. — Louis Gauchat : Eid genossen- Hu guenots dans JSG 42, p. 234. [P.-E. M.]

EIFISCHTAL ou EINFISCHTAL. Voir Anniviers, Val d'.

EIGEL. Famille schwyzoise mentionnée dès 1354, qui actuellement n'est que faiblement représentée dans le district d'Arth. — Hartmann, f 1386 à Sempach.

- LL. — Gfr. XI, XIX. — F. Dettling : Geneal. Sammlungen (mns.). [D. A.]

EIGEN, EIGENAMT (C. Argovie). Région située au Sud de Brougg entre l'Aar et la Reuss, qui constituait l'antique propriété franche des Habsbourg et où s'élève leur château de famille. Tous les droits que les Habsbourg y possédaient sont mentionnés dans le Habsburger Urbar. Lors de la conquête de l'Argovie en 1415, l'Eigenamt revint aux Bernois et fut attribué au hautbailliage de Kônigsfelden. Aujourd'hui, il appartient, dans sa plus grande partie, au district de Brougg et comprend les communes de Birr, Birrenlauf, Birrhard, Brunegg, Habsbourg, Altenbourg (dépend actuellement de Brougg), Hausen, Oberbourg, Mùlinen, Lupfig et Windisch. — Voir Habsburger Urbar. — Merz : Gerneindewappen. — LL. [H. R.]

EIGEN, AIGEN. Famille de la ville de Saint-Gall, citée de 1421 à 1609. Armoiries : tiercé en barre, d'azur, de gueules et d'or, à une croix du dernier au canton dextre du chef. — 1. Amrrosius, chef des troupes mercenaires saint-galloises au service de France, 1502, 1507, 1509-1510 et 1521-1522, agent de la France près la Confédération à Soleure dès 1524, f 1534. — 2. Ambrosius, fils du n° 1, successeur de Vadian dans la charge de bourgmestre 1551-1578. -- Voir Hartmann : Ausgestorbene Gesrhlechter (mns. Biblioth. ville Saint- Gall). — St. G. Nbl. 1906. — Kessler : Sabbala. [Bt.]

EIGENHEER. Vieille famille d'Andelfingen (C. Zurich), citée dès 1450, dont le nom signifie propriétaire d'alleus. — Hans reçut en 1511 du Conseil de Zurich une récompense de 8 lb. pour avoir conquis en Italie une bannière ennemie. — Voir Seckelamtsrechnung 1511 — SI II, 1528. [J. Frick.]

EIGENMANN. Famille de Waldkirch (Saint-Gall), mentionnée depuis 1503. — 1. Gustav, 1851-1904, rédacteur de la St. Gallerzeitung 1874-1878, membre fondateur de la communauté vieille-catholique à Saint- Gall. — 2. Alois, 1856-1919, curé à Neu St. Johann 1894-1908 ; doyen du chapitre d'Obertoggenburg 1903, membre de la commission scolaire du district 1903. En 1896 il acheta les bâtiments de l'ancien couvent de Neu St. Johann et fonda, en 1901, le Johanneum, institution pour enfants anormaux, qu'il dirigea jusqu'à sa mort. - - 3. William-Benedict, 1859-1922, consul de Suisse au Cap, directeur général d'une grande entreprise au Sud de l'Afrique. — Voir St. Galler Nbl. 1905, 22 ; 1920, 29 ; 1923, 53. - - Ostschweiz 1919, ncs 68, 69. — Arch. de l'évêché et de l'État. — [Bt.et J.M.j - Karl, * 19 sept. 1849 à Hôrstetten (Thurgovie), vétérinaire à Hôrstetten et Miillheim, du Grand Conseil depuis 1884, conseiller national depuis 1899, juge de district 1881, juge cantonal 1899. — DSC. [L. S.]

EIGENSATZ. Familles lucernoises, citées dès 1415 à Pfaffwil, dès 1456 à Buchenrain, dès 1537 à Reiden (émigrée de Findlinsberg dans le Freiamt), dès 1594 à Langnau près Reiden. — Voir Archives d'État ; Rôle des habitants ; registres d'impôts ; actes. [P.-X. W.]

EIGENTAL (autrefois Eyental) (C. L,ucerne, D. Entlebuch, Com. Schwarzenberg. V. pGS). Station climat érique et place de tir militaire. Anciennement colonisée, la vallée faisait partie, avec plus de vingt alpages, du domaine de Littau qui relevait de Murbach, et passa en 1291 à l'Autriche. Le couvent de bénédictins

EIGENTAL

EINSIEDELN

de Luecrne posséda ces domaines jusqu'en 1479 à titre de fief héréditaire. Vendue en 1453 à Luecrne, la vallée est depuis 1840 incorporée à la commune de Schwarzenberg. La chapelle, qui remonte à 1481, fut restaurée en 1517, 1581, 1648, 1749 et 1920. — Voir Gfr.l ; 44, 61.— Segesser : Rechtsgesch. I. — Thiirig : Milliers. — P.-X. Weber : Pilatus. — Jos. Herzog : Eigental. — Agnes Segesser : Die Kapelle im E. (mns.) [P.-X. W.]

EIGENTAL (C. Zurich, D. Andelfingen, Com.Berg am Irchel. V. DOS). Un moulin s'élevait sur le ruisseau d'Eigental en 1464. En 1588, G. Rietmann de Schaffhouse, y fit construire une gentilhommière agrandie plus tard, qui appartint dès 1765 aux Escher von Berg. C'est probablement de là ou de l'endroit du même nom près d'Embrach que la famille Eigental (Eigendal), de Winterthour, mentionnée au XVe s., tire son origine. — Gfr. 2 et 14. -- QSRG III. — SSB Zurich, I. - Somitagspost d. Landbolen 1922. [L.Forrer.]

EIGISTORF, von. Voir Jegistorf, von.

EIGNOTS. Voir Eidguenots.

EIHOLZER. Familles lucernoises, mentionnées dès 1444 dans le Michelsamt, dès 1583 à Grosswangen, dès 1601 à Altwis et dès 1633 à Ruedikon. [P.-X. W.]

EIKEN (C. Argovie, D. Laufenbourg. V. DGS). Com. et paroisse. En 1254 Etchon; dans le Habsburger Urbar, Eitchon. 11 dépendit du bailliage de Sàckingen, puis du bailliage autrichien de Homberg. Au point de vue politique, son histoire est celle du Fricktal (voir cet article). — Merz : Gemeiiidiwappen. [L. S.]

EIMER, Theodor, zoologue, * 22 février 1843 à Stâfa sur le lac de Zurich, f 30 mai 1898, professeur à Tùbingue dès 1875, défenseur de la théorie de Darwin. — Hardung : Literaturkalender. — Pagel : Biogr. Lex. [H.Br.j

EINI-GIUDICI, Michèle, de Giornico. Membre du Grand Conseil helvétique pour le canton de Bellinzone 1798 ; vice-préfet national pour la Léventine 1801 ; député au Grand Conseil tessinois 1813-1819 ; f le

L'église d'Einigen. D'après une photographie.

22 août 1819. — Dotta : / Ticinesi. — Baroffio : Storia il. Cantone Ticino. — Cattaneo : / Leponti. [C. T.]

EINIGEN (C. Berne, D. Bas-Simmental, Com. Spiez. V. DGS). Vge, paroisse mentionnée la première fois en 1 L56, supprimé!! en 1500 et incorporée à celle de Spiez. Le nom, dérivant de Aginingas, signifie chez les descendants d'Agino. L'église d'Einigen, qui existait certainement déjà avant cette première mention, aurait été fondée, selon la chronique légendaire d'Eulogius Kyburger, déjà en 220 et serait devenu dans la suite l'église-mère de douze églises paroissiales voisines. En 1228, elle est mentionnée dans le Cartulaire de l'évêché de Lausanne. Dédiée à saint Michel, elle était devenue un lieu de pèlerinage grâce à sa source miraculeuse et se vit richement dotée de reliques. L'édifice actuel, remonte au plus au XIIe s. Il est orné de vitraux des XVIe et XVIIe s., sur sa façade Ouest d'arcades et de lanternes romanes, et fermé à l'Est par une abside basse, semicirculaire avec des ornements romans à l'extérieur. La tour adossée à la façade Sud paraît appartenir à une époque postérieure. Le plafond de bois de la nef présente des ornements en gothique flamboyant. Politiquement, Einigen qui, en 1663 ne comptait que treize familles, dépendait de Spiez qui possédait le droit de patronage de l'église, et partagea la destinée de cette localité. La maison dite des païens, dans le Ghei, au Sud d'Einigen, est fort probablement une construction du moyen âge. Au moyen âge le nom était Zeiningen. — Voir v. Rodt : Bernische Kirchen (avec bibliog.). [E. B.]

EINSIEDELN (C. Schwyz. V. DGS). Com., bourg, chef-lieu de district et couvent. Anciennes formes : Ad Heremitas, Meginratscella ; Einsiedelen 1073.

I. Abbaye. Armoiries : d'or, à deux corbeaux de sable volant à dextre. Le premier habitant d'Einsiedeln, saint Meinrad, vint de Reichenau vers 828 dans cette contrée, s'établit d'abord sur l'Etzel, puis vers 835 dans la forêt sombre (im Finstern Walde) où il fut, le 21 janvier 861, massacré par des brigands. Au commencement du Xe s., Bennon, chanoine de Strasbourg, vint occuper l'ermitage délaissé et Eberhard, prévôt du chapitre de Strasbourg, l'y rejoignit peu après. Autour d'eux se forma une communauté de religieux qui engagea Eberhard à adopter la règle des Bénédictins. Le 2.7 octobre 947, l'empereur Othon reconnut la nouvelle fondation, lui octroya le droit de choisir son abbé, le droit d'immunité, et conféra aux abbés la dignité de princes de l'empire. Cet empereur, son épouse Adélaïde, ainsi que le duc Hermann de Souabe comptent parmi les grands bienfaiteurs du couvent. Au Xe et au XIe s. la vie monacale y florissait, et Einsiedeln contribua pour beaucoup à la réforme des couvents du Sud de l'Allemagne. Vers la fin du moyen âge la discipline du couvent, dont seuls les membres de la haute noblesse pouvaient faire partie, se relâcha beaucoup. Par surcroit, le conflit des Marches qui s'éleva entre le couvent et les Schwyzois et qui dura 250 ans coûta au premier plus de la moitié de ses propriétés. Il eut aussi beaucoup à souffrir de la part des avoués qui étaient les Nellenbourg, puis les Rapperswil et enfin les Habsbourg. Le dernier conventuel, Diebold de Geroldseck embrassa la Réforme en 1525. L'abbé Conrad III de Hohenrechberg (1480-1526) résigna ses fonctions le 20 août 1526, que les Schwyzois, depuis 1424 avoués du monastère, transférèrent au conventuel saint-gallois Ludvvig Blarer von Wartensee (1526- 1544). C'est à partir de ce moment que les simples bourgeois purent y être admis. L'abbé Joachim Eichhorn (1544-1569) fut le second fondateur du couvent qui, sous lui et ses successeurs, reprit son ancienne importance. Antérieurement à 1577 le monastère fut détruit plus de cinq fois par l'incendie ; le nouveau bâtiment fut construit de 1704 à 17 18 et de 1719 à 1735 fut édifiée l'église dont le frère lai Gaspard Moosbrugger conçut les plans. L'abbé Nicolas Imfeld (1734-1773) fît construire les bâtiments de ferme. En 1798 le couvent.fut occupé et pillé

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