‹ Dictionnaire historique & biographique de la SuisseChapitre 408 sur 425 · EINSIEDELN (PROCESSION D · texte numérisé non relu

EINSIEDELN (PROCESSION D

EINUNG

Adam Heer, de Rapperswil, 1569-

Ulrich III Wittwiler, de Rorschach,

Augustin I Hoffmann de Baden, 1600-

Placidus Reimann, d'Einsiedeln,

Augustin II Reding, de Biberegg,

Raphaël de Gottrau, de Fribourg,

Maurus Roll, de Emmenliolz 1698-

Thomas Schenklin, de Wil, 1714-

Nikolaus II Imfeld, de Sarnen, 1734-

Marian Mùller, d'^Esch (C. Lucerne),

Beat Kiittel, de Gersau, 1780-

Konrad IV Tanner, d'Arth, 1808-

Coelestin Mùller, de Schmerikon,

Heinrich IV Schmid, de Baar, 1846-

Basilius Oberholzer, d'Uznach, 1875-

Columban Brugger, de Bâle, 1895-

Thomas Bossart, d'Altishofen, 1905-

Ignatius Staub, de Menzingen, 1923.

II. Village et district. Armoiries : de gueules à deux corbeaux volant à senestre. Autour du couvent, fondé dans la première moitié du Xe s., s'est groupée bientôt une colonie qui, par la suite, surtout grâce aux pèlerinages, se développa de plus en plus. Jadis complè-

Kinsiedeln en 1850 environ. D'après une gravure sur acier de L Rohbock

tement dépendants de l'abbé, ses habitants conquirent dans la suite une certaine indépendance. Mais le couvent posséda des droits sur eux jusqu'en 1798. En cette année, ces habitants furent admis, comme égaux en droit, par l'ancien canton de Schwyz qui possédait depuis 1424 l'avouerie, avec droits de justice, sur les gens et biens d'Einsiedeln. Au point de vue ecclésiastique, Einsiedeln et les filiales de Euthal, Gross, Egg, Willerzell, forment une paroisse. Registres de baptême dès 1609, de mariage dès 1626 et de décès dès 1620. A teneur du droit coutumier, le couvent est tenu de desservir la paroisse sans que celle-ci lui soit incorporée. Le village a été souvent la proie de graves incendies, notamment le 24 avril 1577. Les grandes imprimeries Benziger & Cle, Eberle, Kàlin & Cle, Eberle & Rikenbach ont été fondées au cours du siècle dernier. Le tissage de la soie fut particulièrement florissant jadis. Déjà avant la Réforme, Einsiedeln possédait son école, dans laquelle on enseigna en latin et en allemand jusqu'en 1718. En 1718 un collège latin spécial y fut érigé. L'école allemande eut deux maîtres déjà en 1775. Parmi les personnalités célèbres ressortissantes d'Einsiedeln, il faut citer en première ligne : Paracelse, qui y naquit (au pied de l'Etzel), en 1493, puis le prince-abbé d'Einsiedeln Placide Reimann (1629-1670). Au nombre des artistes qu'Einsiedeln a produits, il y a lieu de nommer Beat Bodenmùller (1794- 1836), les frères Joseph- Antoine (f 1830 à Paris) et Joseph-Benedict (f 1819) Kuriger, ainsi que les fils de ce dernier, Augustin et Xavier (tous deux f en 181 1 à Paris)

et Ildefonse (f 1832 à Vienne). A côté d'eux, il convient de citer aussi Peter Ochsner (f 1865), et Joseph Wickart (f 1841) et les peintres Nicolas Wieser, Meinrad Birchler et Nicolas Birchler. Population : d'après un rentier du XIVe s., 115 propriétaires d'immeubles; au XVIe s., env. 1500 hab. ; en 1677, 2289 ; en 1920, 8228. [R-r.] EINSIEDELN (PROCES- SION D'). Ordonnée officiellement afin de rendre grâce, diton, du sauvetage des Zuricois dans la bataille de Tàtwil (26 déc.

1351), une procession se rendait de Zurich à Einsiedeln le lundi de Pentecôte. Mentionnée la première fois dans une ordonnance de 1430 environ, cette procession fut renouvelée à plusieurs reprises (1486, 1501). — Voir Zurcher Stadtbûcher. — Schwriz. Muséum VI (1790), p. 388. — Vôgelin : Das alte Zurich 1, p. 605. — Ringholz :

Gesch. des Stiftes Einsiedeln. — Le même : Wallfahrts gesch. von Einsiedeln. [c. B ] IgEINSIEDLER (ordinair". Neisideller et variantes). Famille bourgeoise éteinte de Zurich. Armoiries (d'après Meiss) : d'or à un ermite velu d'argent, portant la crosse et le rosaire ; ou de sable à la crosse d'or ; variantes. Plusieurs membres de la famille siégèrent au Conseil pendant la seconde moitié du XIVe s. — Johannes et son fils Conrad possédèrent de 1380 à 1389 le bailliage de Bullinger cite un Johannes, baye de cîteaux de Cappel, UZ. — Zurcher Steuerbucher.

Coenobii Capell, dans Simmler : Sammlung aller und neuer Urkunden zur Beleuchtung der Kirchengesch. II, p. 433. — Ringholz : Gesch. des Stiftes Einsiedeln .[C.B.] EINSTEIN, Alrert. Physicien célèbre, * à Ulm 1879. Étudia dès 1895 à Aarau et à Zurich. Expert au Bureau fédéral de la propriété intellectuelle à Berne dès 1902, professeur de physique à l'université de Zurich 1909, à Prague 1911, à l'École polytechnique fédérale 1912, et enfin à Berlin 1913. Bourgeois de Zurich en 1901 ; auteur de la théorie de la relativité. — Voir Univ. Zurich 1914, p. 60.— DSC. [H. Br.]

EINUNG. Terme de droit de la Suisse allemande qui signifiait : 1. Ordonnance ou statut d'un pays, d'une commune ou corporation ; 2. assemblée de tous les ayant-droit à un alpage, pour la reddition des comptes ; 3. les limites d'une ville ou d'un village ; 4. les amendes pour contraventions aux règlements communaux.— SI I, 280. — Le fonctionnaire chargé de l'encaissement des amendes portait le nom de Einunger, Einiger. Actuellement Einung sert encore à désigner une association libre poursuivant un but économique, politique ou religieux : corporation, confrérie, etc. — Dans l'Obwald, la plus ancienne constitution était appelée Einung- oder Landbuoch. Aujourd'hui ce nom est donné aux statuts des communes bourgeoises, c'est-àdire aux corporations de Teiler ; la personne chargée

Weiningen. — Heinrich

soi-disant abbé de l'ab-

di> 13 J6 à 1367.-- Voir

— Bullinger : Annales

EINWIL

EKKEHART

de leur exécution, soit le sautier, est le Einiqer. — Voir Rechtsquellen von Obw., dans ZSR III. [H. T. et Al. T.]

EINWIL, von (EYWIL). Famille notable éteinte de l'Obwald, dont le berceau est le hameau d'Ewil (Einwil, ferme de Eino, Agino) sur Sachseln, devenue dans la suite bourgeoise (Freiteiler) de Sarnen. — 1. Konrad von Einwile, acquit en 1257 des comtes Rudolph et Eberhard de Habsbourg des biens en alleu dans l'Obwald. Dans l'obituaire de Sarnen, il est qualifié de dominus. — 2. Nikolaus à Sarnen, landammann en 1420, 1427, 1428, 1435, 1437, 1440, 1446, et 1449, f entre le 20 juillet 1450 et le 26 avril 1453. — 3. Nikolaus, fils du n° 3, landammann 1455, 1459, 1463, 1468, 1472, 1475, 1484, f après le 24 janvier 1485. Son fils — 4. IIans, bailli dans le Rheintal 1499, t av. 1525. Par sa fille, Wiborada. épouse du landammann Nikolaus Imfold, la propriété et la situation politique de la famille passent aux Imfeld. — Des branches collatérales sont représentées jusqu'à la fin du XVIIe s. dans le conseil et le tribunal. La branche masculine de la famille s'éteignit en 1700 et la féminine en 1710 avec Marie, épouse du landammann Jacob Burch. — Voir Gfr., Reg. — Kùchler : Chronik von Sarnen. — Durrer : Einheit Unterwaldens. — Le même : Kunstdenkmàler von Unterwalden. — Le même : Brude.r Klaus. [R. D.]

EIRINIS, EYRIIMIS, Eirini d\ Médecin d'origine grecque à qui l'on doit la connaissance des mines d'asphalte du Val-de-Travers. En 1711, il était aux environs de Thoune occupé à découvrir des mines, lorsqu'il offrit ses services au roi de Prusse. En automne de la même année il vint dans la principauté de Neuchâtel et reconnut dans les gisements bitumeux du Bois-de- Croix s/ Travers et de Buttes, non de la houille comme on l'espérait, mais de l'asphalte. En 1718, il obtint, avec son associé Jean-Henri Bolle, une concession pour l'exploitation de toutes les mines qu'ils pourraient découvrir dans la principauté. D'Eirinis exploita, avec une société, la mine d'asphalte de Travers, mais sans grand succès. En 1735, il était à Pechelbronn (Alsace) où il fut le premier à exploiter des sables bitumeux. Il obtint une concession en 1740 et mourut quelques années plus tard. D'Eirinis avait extrait de l'asphalte une huile médicinale qui fit beaucoup de bruit ; il a écrit sur l'asphalte et son emploi plusieurs brochures dont la liste a été publiée dans Biographies neuchâteloises I. — Voir P. de Chambrier : Histoire de Pechelbronn. [L. M.]

EISCHOL (G. Valais, D. Rarogne. V. DGS). Coin, et paroisse. 1250, Oiselz ; 1267, Ôysez ; 1286, Oysel ; 1418, Eysoll. Le statut de la première corporation d'alpage d'Eischol remonte au 10 février 1538. La corporation comprenait les trois hameaux de Ried, Brunnen (village principal) et Oberhùseren. Dès le XVIe s., ils portèrent le nom de communauté et se réunirent lors de la révolution française en une seule commune. Eischol appartenait, au XIIIe et au XIVe s., aux seigneurs vom Turn zu Gestelenburg. Lorsqu'ils furent expulsés en 1376, la localité passa sous la haute juridiction des 5 hauts dizains et fit partie de la chàtellenie de Niedergestelen. Le 23 août 1790, Eischol et Niedergestelen se rachetèrent ensemble pour 10 500 fl. Depuis le grand incendie de 1877, le village a été rebâti en grande partie. Eischol devint en 1766 paroisse indépendante, détachée de Niedergestelen, et construisit en 1866 sa nouvelle église. Population : 1798, 260 hab. ; 1920, 481. — Archives locales. [L. Mr.]

EISENHUT ou YSENHUT. Famille du canton d'Appenzell. — 1. Ulrich, cité en 1512 comme ancien landammann, contrôleur de l'impôt 1510-1513, délégué aux disputes de Baden en 1526 et de Berne en 1528 ; prit part à la deuxième guerre de Cappel 1531. J. Biicheler l'accusa d'avoir vendu à la ville de Saint-Gall une bannière que les Appenzellois avaient conquise en 1403 (affaire de la bannière). Eisenhut fut mis en prison ; toutefois il réussit à s'évader et mourut à Altstâtten en 1538. - AU p. 233, 693, 727. - - LL. — Walser : Chronik, p. 474. — 2. Hans, bailli de Rheineck 1475. — AU p. 555. — 3. Johann-Ulrich, * le 23 août 1823 à Gais, fonda en 1841 une fabrique de broderies à la

main. Président de commune à Gais en 1858, député au Grand Conseil 1858-1890, juge cantonal 1876-1877 et 1883-1886 ; conseiller d'Etat 1877-1883, président de la commission militaire, directeur de la justice 1877-1878, conseiller national 1883-1890. Il contribua à la construction du chemin de fer Gais-Saint-Gall. — Voir AJ 3e série, cahier 5, p. 228. — 4. Konrad, 1843-1916, fabricant, président de commune à Gais, juge cantonal, député au Grand Conseil, conseiller d'État et conseiller national. — 5. Johann, * 1856, commerçant à Gais, conseiller national dès 1911. — Voir AJ 1917, page 181. [R.Sch.-B.]

EISENRING. Famille de la Haute-Thurgovie et du Bas-Toggenbourg, mentionnée à Sirnach en 1480, à Trungen près Wil en 1489 et à |Jonsch\vil en 1565. — 1. P. Joseph, de Wil, 1782-1868, profès au couvent de Pfafers 1808, maître d'histoire naturelle à l'école du couvent, secrétaire du chapitre et maître de chapelle 1812, curé à Ragaz 1817, introduisit la culture du ver à soie dans le district de Sargans ; c'est lui qui, le premier parmi les conventuels de Pfafers, proposa la suppression du couvent et en fut le principal promoteur. — 2. Johann-Baptist, de Jonschwil, 1810-1874, prêtre 1837, directeur du séminaire 1841, chanoine résident de Saint-Gall 1847, en même temps que directeur de l'école normale épiscopale des garçons depuis sa fondation 1857. — • 3. Karl- Jakob, de Jonschwil, neveu du n° 2, 1845-1907, prêtre 1868, curé à Marbach 1870, Gams 1881, Wangs 1884, Bruggen 1890, Mosnang 1895, député au Grand Conseil et à la constituante de 1889. Publia sous le pseudonyme de Hartmann von Toggenburg divers écrits populaires, religieux et politiques et composa quelques chants. — 4. Johann-Baptist, Dr jur. de Jonschwil, * 12 août 1868 à Kirchberg, avocat à Rorschach, député au Grand Conseil dès 1909, conseiller national 1909-1919, président du Grand Conseil 1921. — Voir Archives du couvent. — Bericht der st. gall. naturwissenschaftl. Ges. 1868, p. 215. — Baumgartner : Gesch. des Kts. St. Gallen III, 185. — KKZ 1874, p. 225. — Schweiz. Lit. Kalender, p. 86. — St. Galler Nbl. 1908, p. 35. — Jahrbuch der eidg. Rate. [J. M.]

EISSY , EYSSY (C. Fribourg, D. Broyé, Com. Domdidier. V. DGS). Hameau qui faisait encore partie de la paroisse de Donatyre en 1358, et qui dépend maintenant de celle de Domdidier. Il a donné son nom à une famille noble, Eissy ou Deissy qui paraît s'être éteinte vers le milieu, du XVIe s. — Regeste d'Hauterive. — Arch. d'État Fribourg. [R^emy.]

EISTEN (C. Valais, D. Viège. V. DGS). Com, et Vge. remontant à 1305 ; doit son nom aux nombreuses étables (ahd. owist = pâturages à moutons, étable, bergerie, voir Eugst). L'histoire d'Eisten fut intimement liée à celle de Saas et de Stalden. Dépendant au spirituel de Stalden, Eisten s'en sépara en 1892, fut constitué en paroisse autonome et construisit son église en 1894-1895. Population : 1798, 107 hab. ; 1920, 388. — Voir art. Stalden. [L. Mr.]

EKKEHART. Abbé de Reichenau, de la maison de Nellenbourg, 1073-1088, zélé partisan du pape lors de la querelle des investitures et, pour cette raison, adversaire passionné du couvent de Saint-Gall et de son abbé Ulrich III. — Voir MVG XVII (table des matières, mémoire). - - JSG XXII, 261-272. [Bt.]

EKKEHART. Nom très fréquent de moines du couvent de Saint-Gall, qui étaient probablement originaires de la contrée de Gossau ou d'Hérisau. — 1. Ekkehart Ier « le doyen » était destiné à devenir abbé après la mort de l'abbé Cralo, en 958 ; toutefois, il renonça à cette dignité à la suite d'une fracture de la jambe, f le 14 janvier 973. Il a laissé des hymnes en latin et des séquences adaptées aux mélodies de Notker, avant tout le Wallharilied où des légendes allemandes sont traitées poétiquement et librement en 1456 hexamètres latins ; c'est un travail que le moine fit dans sa jeunesse à l'école. Il fit entrer quatre de ses neveux au couvent : Ekkehart II et III, Notker Labeo et Burkhart II, devenu abbé dans la suite. — 2. Ekkehart II « le courtisan » (palatinus), fut professeur au couvent ; il composa aussi des séquences et fut appelé après 973 par Hadwig,

EKKEHART

ELGG

veuve de Burkhart II, duc de Souabe, comme maître de latin au Hohentwil ; plus tard, il vint à la cour impériale et mourut le 23 avril 990 prédicateur du dôme de Mayence. Scheffel, dans son roman Ekkehart a fondu en un seul ces divers personnages du même nom tout en empruntant les traits principaux à Ekkehart II, — 3. Ekkehart III, doyen et professeur. — 4. Ekke-

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