‹ Dictionnaire historique & biographique de la SuisseChapitre 409 sur 425 · pMTt'' Ce · texte numérisé non relu

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Reproduction de la

lage 154 du Liber Benedictionum, écrite et corrigée par Ekkehart IV. (St. Galler Milteilungen 31, pi. I).

HART IV, chroniqueur et poète, * en l'an 1000 environ, fut envoyé à Mayence comme directeur de l'école sous l'archevêque Aribo ; après la mort d'Aribo, en 1031, il retourna à Saint-Gall, y fonctionna comme professeur et mourut vers 1060. Entre autres, il rédigea la première suite des Casus s. Galli (voir cet art.) et le liber Benedictionum, chants de louange sur les fêtes de l'Église et les habitants du couvent, les Benedictiones ad mensas, bénédictions prononcées sur les mets. — MVG XV et XVI (casus Ekkehardi), XXXI {Liber Benedictionum, Benedictiones ad mensas et d'autres). — Bâchtold, p. 7-24, 39-58. — ADB. — Wyss -..Historiographie. — I. von Arx : Gesch. des Kts. St. Gallen I, 271-279.— JSG X. — Ebert : Allgem. Gesch. der Literatur des Mittelalters, p. 256-276. — Golther : Die deutsche Dichtung im Mittelalter. — Waltharii Poesis, Das Waltharilied Ekkeharts 1. von St. Gallen, édité et commenté par Hermann Altdorf.

— - 5. Ekkehart V (minimus) écrivit après 1220 une Vita s. Notkeri Balbuli, qui n'a aucune valeur historique. — - Voir Wyss : Historiographie, p. 68. [Bt.]

ÉLAY (ail. Seehof) (C. Berne, D. Moutier. V. DGS). Vallon qui, avant 1797, formait un fief du chapitre de Moutier-Grandval. En 1548, l'administration des courtines, ou seigneuries, d'Elay et de Belprahon fut donnée à un chanoine, qui délégua son pouvoir à un bourgeois d'Élay.

Celui-ci reçut le titre' de Voëble.

Des plaids se tenaient à Élay en mai et en septembre ; le chapitre de Moutier-Grandval y envoyait des délégués. En 1913, à l'instigation du Bureau topographique fédéral, le gouvernement bernois décida que désormais les noms français d'Élay et de La Scheulte (al. Schelten) ne seraient plus employés officiellement, ce qui provoqua une vive émotion dans le Jura. — Voir Arch. du chapitre de Moutier-Grandval. [P.-O. B.]

ÉLEARTS, Etienne, 1795- 1853, d'origine belge, jésuite. Dès 1830 professeur au collège de Sion, de physique, chimie, minéralogie et dessin. Il crée et organise le musée d'histoire naturelle.

En 1842, il quitte l'ordre des jésuites et est reçu gratuitement bourgeois de la ville de Sion, où il continua à demeurer. Il est nommé en 1842 directeur de l'hôpital, en 1844 architecte du gouvernement, en 1849 préfet du collège et des études, et professeur de philosophie au collège. [J.-B. B.]

ÉLECTRICITÉ. Voir FORCES électriques et Lumière artificielle.

ELEND, ELLEND. Vieille famille zuricoise, admise à la bourgeoisie avec Peter, qui est mentionné dans le Richtebuch de 1401.

— 1. Hugo, chanoine en 1406. — 2. Erhard, cité la première fois en 1403, du Conseil de Noël 1418 à 1423. — 3. Johannes, prévôt des marchands à la Saint-Jean 1445.

— 4. Budolf, l'un des premiers membres de la société des boucs (Schildner zum Schneggen) qui se distingua dans la guerre de Zurich 1442-1448. Le plus connu est

— 5. Erhard, huissier de la ville, partisan de Waldmann avec lequel il fut emprisonné au Wellenberg le 1er avril 1489, mis en liberté sous serment le 4 mai 1489, il prit alors la fuite et fut finalement gracié le 9 mai 1493. — LL. — Arch. de Zurich.— Waldmann Dok. II. [H. Br.]

ELEUTHERIUS, 5e évêque de Genève avant l'an 400 d'après la Bible de Saint-Pierre. Besson,, dans ses Origines des Évêchés de Genève, Lausanne, Sion... ne le mentionne pas. Cité ici pour mémoire. [C. R.]

ELFINGEN (C. Argovie, D. Brougg. V. DGS). Vge et Com. 1259, Eolfingen. Armoiries : de gueules à une croix patriarcale d'argent mouvant de trois coupeaux de sinople. Elfingen était à l'origine un des quatre domaines inférieurs du couvent de Murbach ; il passa ensuite aux Habsbourg, au couvent de Kônigsfelden, puis en 1460 à Berne, bailliage de Schenkenberg. La paroisse fut transférée en 1667-1668 à Bôzen. — Merz : Gemeindewappen. [L. S.]

ELGG (C. Zurich, D. Winterthour, V. DGS). Com. et paroisse. Armoiries : de gueules à trois têtes d'ours de sable, colletées d'argent (variantes dans ZT 1923). Tombeaux de l'époque de Hallstatt ; vestiges d'un

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KLGG

ELGGER

établissemenl romain. Ailaghoga 760 ; au IXe s. Eilirgauge, Eilacgauve, Eligauge, etc., qui s'explique par Eulachgau. Formes ultérieures : Elggouw 1297 ; sur le

modifié; ce dernier,

Le château d'Elgg en 1754. D'après une gravure sur cuivre

D. Herrliberger.

plus ancien sceau de la ville . ielgo ( 1395), dans Tùrst Etage (1490) ; la forme Elggeuw et d'autres analogues sont encore usitées au XVII1' s. — Le couvent de Saint-Gall acquit aux VIIIe et IXe s., par donations et legs, de riches possessions sur le territoire d'Elgg (acte le plus ancien: 754). Les von Elgg, ministériaux de Saint-Gall, sont mentionnés dès 1166. Hartmann von Baldegg et son épouse renoncèrent en 1289 au château d'Elgg et à ses dépendances ; l'abbé en inféoda les ducs Albert et Rodolphe d'Autriche, qui les restituèrent à Hartmann à titre d'arrière-fief. Des Baldegg, le château et la plupart des domaines passèrent à Hermann von Landenberg-Greifensee, puis en diverses mains. Les ducs d'Autriche acquirent en 1370 le château et le village. Ils accordèrent la même année à Elgg le droit de marché et en 1371 des franchises, copiées essentiellement sur celles de Winterthour. Le roi Wenceslas libéra en 1379 Elgg du droit d'évocation et lui accorda le droit d'asile. Dans leurs guerres, les Appenzellois occupèrent trois fois Elgg et l'incendièrent. Vers cette époque, Hermann von Landenberg était mentionné comme bailli et seigneur d'Elgg ; sa veuve conclut en 1431 un traité de combourgeoisie avec Zurich qui, après avoir obtenu la cession hypothécaire du comté de Kibourg en 1424, exerçait la haute juridiction à Elgg. Durant la guerre de Zurich, P. de Rarogne et B. von Landenberg, alliés des Confédérés, occupèrent quelque temps Elgg en 1440 ; les gens de Wil l'incendièrent en 1445. Par la restitution du comté de Kibourg 1442-1452, Elgg redevint autrichien et fut possédé à titre de fief par Rudolf von Meiss, puis par la famille von Hinwil. Ghristoph von Hinwil et ses parents vendirent la seigneurie d'Elgg en 1576 à Hans-Heinrich Lochmann, de Zurich. La ville de Zurich, qui possédait la plus grande partie des dîmes d'Elgg, les remit par échange à Lochmann, qui entreprit d'importantes constructions au château. Elgg fut acquis par les frères Hans-Heinrich et Hans- Ludwig Heinzel von Tâgerstein, d'Augsbourg, en 1590, 'et en 1599 par Bonaventura Bodeck (DHBS II, p. 217). Les troupes du duc de Rohan passèrent en 1635 par Elgg qui était alors ville ouverte. Johann-Mclchior Bodeck vendit Elgg en 1637 à Peter Sulzer, de Winterthour. Herkules von Salis-Marschlins devint segneur justicier en 1070, mais habita peu Elgg, de même que son fils Ulisses, qui lui succéda en 1081. Le major-général Hans-Félix Werdmùller acquit la seigneurie en 1712 pour 63 000 il. et en lit un fidéieommis en 17 15 en faveur des

de la Topographie de

descendants d'Otto Werdmùller.. C'est grâce à sa volonté que l'aménagement intérieur du château ne fut pas

encore en mains de la famille, possède une suite d'intérieurs de C I te époque, remarquables d'ensemble et de vie. Sous la Révolution, la bourgeoisie d'Elgg décida à l'unanimité de demander à être mise sur un pied d'égalité avec Winterthour et de ne pas faire cause commune avec les paysans du comté de Kibourg. La famille Werdmùller von Elgg renonça le 30 mars 1798 à ses droits de juridiction. Les premiers Français entrèrent le 0 mai, et les Autrichiens le 25 mai 1799 : les Français les remplacèrent en automne. Elgg fut chef-lieu de district sous la République helvétique. Il forma de 1803 à 1815 une corporation du district de Winterthour, duquel il dépendit dès lors. Population : paroisse 1038, 1102 hab.; 1836, 1835; Commune 1836, 1038; 1920, 1834.

Constitution. A la fin du XIYes.

apparaissent un bailli et 4 conseillers ; selon l'ordonnance seigneuriale de 1535 qui remplaça le statut de 1532, trois conseillers étaient élus par les bourgeois. En 1506, le Grand Conseil des Onze est mentionné, élu comme les juges par le Petit Conseil. Les Conseils nommaient aussi les officiers des troupes de la seigneurie.

< Le Bigelbrief (1538) et le Hëinzelbrief (1596) complétèrent les droits de la seigneurie. — Voir Jak. Pestalutz : Vollst. Sammluiifi aller Statuten... I.

Une église est mentionnée pojur la première fois dans un document attribué à la seconde moitié du IX'' s. La chapelle Sainte-Anne à Tânikon, jusque-là filiale d'Elgg, devint autonome en 1257. Saint-Gall vendit en 1346 le patronage de l'église de Saint-Georges, à trois frères von Bonstetten : jl passa en 1409 à l'hôpital de Rapperswil. Sous le chœur de l'église actuelle, commencée en 1508, est une crypte de l'ancienne église, rénovée, semble-t-il, vers 1450. La dernière messe fut lue en 1524. Zurich acquit le patronage en 1537. Un maître d'école est mentionné vers 1450. — Voir K. Hauser : Gesch. der Stadt... Elgg. — UZ.— UStG. — Die Schweiz 1913.

— J. O. Werdmùller : Sehloss Elgg. [L. Forrer.] ELGG, von. Famille de ministériaux saint-gallois. Sceaux : 1. un heaume à une tête d'ours en cimier ; 2. de gueules à une fasce d'argent. Ils indiquent une communauté d'origine avec les von Bichelsee et Landsberg.— ZT 1923. — 1. Walter I, cité en 1166. — 2. Eberhard, de Hailigowe, témoin de 1244 à 1290 et son frère — 3. Walter III, cité en 1252, f avant 1289. possédaient entre autres des fiefs dans le Bas Toggenbourg, un fief de la famille de Klingen à Feldbach et le domaine de Bussenhausen. Kuchimeister cite Eberhard comme un des plus riches vassaux de toute la Thurgovie. Sa fille Gepa épousa Hartmann von Baldegg. — UZ.

— Sir/elabbildungen zum UZ. — Hauser: Geschichte von Elgg. [L. Forrer.]

ELGGER von FROBERG, von. Famille de Rheinfelden, de Gisikon (C. Lucerne) dès 1845. — 1. Franz, général, commandant de la 2e div. de l'armée pontificale, commandeur et chevalier de plusieurs ordres, prit part en 1814 et 1815 aux campagnes contre Napoléon ; chef de l'état-major général de l'armée du Sonderbund 1847, t 4 novembre 1853. A publié en 1850 : Des Kts. Luzern und seiner Bundesgenossen Kqmpf gegen den Radikalismus. — A. Ph. Segesser : Sammlung kl. Schriften II, 433, 436. — 2. Karl, * 25 décembre 1832, fut gravement blessé à Geltwil le 12 novembre 1847, combattit en Lombardie sous Radetzky 1848, puis en Styrie et en Hongrie 1849, était

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