LAI. T
Joseph-Anton, * le 28 juin 1780 à Grâich, prêtre le 28 janvier 1803, curé de Loèche-les-Bains 1803-1816 et en même temps, 1808-1811, directeur du Séminaire, puis de 1816 à 1829 curé de Sion ; en 1830 il fut élu Promotor fidei pour le Bas-Valais et le 18 mars 1837 doyen de Valère, t le 9 mars 1859 à Sion.
Il fut le promoteur de la première loi scolaire du Valais, entreprit la triangulation du Valais pour la carte Dufour et écrivit un Entwurf zu einer vollstàndigen Statistik des Kantons Wallis. Le 28 juillet 1846 il légua 2257 francs suisses pour la création d'un fonds des pauvres de la paroisse de Môrel. — Voir Verhandlungen der Schweiz. Gemeinnùtzigen Ges. 1859. — ZSSt. 1896 (avec portrait). — BWG. [D. I.]
E. Canton de Zurich. - — I. Ancienne famille de la commune d'Uster, connue déjà vers 1450. — II. An- "i.-ime famille de la commune de Wil sur le « Rafzerfeld », répandue dans la contrée. — ■ [J. Frick.] — Heinrich, conseiller national, * le 3 mai 1844 à Seegraben, étudia à l'École polytechnique fédérale, travailla ensuite comme ingénieur en Suisse et en Angleterre. Il se fixa en 1872 à Thalwil où il porta à un haut degré de prospérité la fabrique de machines qui porta plus tard son nom. De 1855 à 1901 député au Grand Conseil ; de 1896 à sa mort conseiller national ; il s'occupa beaucoup du tarif douanier et de l'assurance contre la maladie et les accidents. De 1884 à 1901 il fut président de la Société industrielle du canton et s'intéressa à l'amélioration du sort des apprentis, f le 3 juin 1907 — Voir NZZ 1907, n° 173. — Zûrcher Jahrbuch fur Gemeinnutzigkeit 1906-1907. [Félix Berchtold ]
BERCHTOLD, de Steinbronn (Sundgau), abbé de Murbach 1260-1285. C'était un ami de Rodolphe de Habsbourg dont il chercha à sauvegarder les droits en Suisse contre les baillis et contre les Lucernois. Il était en relations suivies avec le couvent im Hof de Lucerne. t 13 décembre 1285. — Voir Gfr. I-III. —
Kopp : Eidgen. Blinde II. — Gatrio : Murbach I. 309- 350. — Fleischlin : Stud. und Beitrdge II, 164-169. [J. T 1 BERCHTOLD et ERCHANGER, grands seigneurs alémanniques, frères, qui tentèrent au début du Xe s. de restaurer la puissance ducale en Alémannie. Ils entrèrent en opposition, entre autres, avec le prince évêque de Constance, Salomon III, et, dans un conflit avec lui au sujet de la possession de Stammheim (Thurgovie), qu'ils administraient comme délégués royaux et qu'ils revendiquaient, ils le firent prisonnier. En 917 les deux frères et leur neveu furent exécutés en vertu d'une sentence du roi Konrad I. — V. Meyerv.Knonau : Ein Kampf des deutschen Volkswillens gegen kirchl. Machtansprûche im X. Jahrh., dans Aus mittl. u. neuen Jahrhund., 1876.
— ADB VI, p. 186. — TB 56, p. 52-54. [Th. Greyerz.J BERCKHEIM, Franz, baron de, * 1785, d'une
vieille famille alsacienne, beau-fils par alliance de la baronne de Krudener. Il vint à Bàle en octobre 1816 chez le professeur Friedrich Lachenal, mais fut expulsé en février 1817 pour contravention à la police des étrangers. — ■ Voir A. Vischer : Die Ausweisung des Herrn von Berckheim i. J. 1817 . [C. Ro.l
BERCLAZ. Famille valaisanne identique sans doute à la. famille de Vineis, venue vers 1322 de Naters à Salquenen. Les Berclaz se répandirent dans la suite à Miège, Cordonnaz, Venthôme, Sierre, etc. sous différents noms : Laz Berglaz, de la Berclaz, de Bercula. — 1. André, prieur de Géronde et amodiateur de la cure de Conthey 1491. — 2. Antoine, curé de Fully. — Voir Gremaud VI-VIII. — BWG I. — de Rivaz : Topographie. [Ta.l
BERDEZ. Famille vaudoise originaire de Rossinières où elle est mentionnée dès le XVIe s. A donné
— 1. Samson, 20 septembre 1811-16 décembre 1875, pasteur de l'Église française de Zurich, puis professeur d'ancien testament et d'hébreu à la Faculté de théologie de l'Église libre de Lausanne de 1847 à 1874. — 2. Louis, 29 décembre 1839-11 mars 1905. Etudia la théologie, fut suffragant à Romainmôtier. Etudia ensuite le droit. Avocat à Lausanne dès 1868. Député au Grand Conseil 1870-1884, et 1889-1897, présida ce corps en 1876 et 1880 ; vice-président de la Constituante vaudoise en 1885 ; conseiller national de 1873 à 1877, procureur général de la Confédération en 1874, juge d'instruction fédéral de 1875 à 1886. L'un des hommes les plus marquants du parti libéral vaudois. Avocat du Portugal dans l'affaire de Delagoa, 1894. — 3. Henri, 1841-1901, professeur d'anatomie à Zurich, directeur de l'École vétérinaire de Berne. — 4. Jules, * 22 février 1858, depuis 1892 privat-docent, depuis 1902 professeur extraordinaire de thérapeutique à l'Université de Lausanne, auteur de plusieurs publications médicales. [A. B. et G. -A. B.l
BEREAUD, Jean-Jacques. Chansonnier, polémiste genevois en même temps que perruquier, * le 19 nov. 1735, d'une famille originaire de Privas en Vivarais, genevoise depuis la fin du XVIIe s. Ses onze publications connues, écrites en partie pour soutenir la cause des Natifs, s'échelonnent de 1767 à 1771. — Voir Rivoire : Bibliographie. — Genève Arch. d'État. [C. R.]
BERENFELS. Voir BzERENFELS.
BÉRENGER. Évêque de Bâle, élu en 1057. En 1061, il se prononça pour le pape Alexandre II élu par Rome contre l'antipape Honorius II nommé par le Synode de Bàle. — V. Trouillat I. — Jahrb. von Munster im Gregoriental. — Aug. Bernoulli, dans Bas. C. VIL — AGS III, 660.^ — Vautrey : Hist. des évêques de Bâle I. [C. Ro.)
BÉRENGER. Familles genevoises originaires du Dauphiné. — ■ Jean- Pierre, *26 mars 1737, polygraphe et homme politique. Après la mort de ses parents, Firmin Abauzit lui fit donner une instruction littéraire et scientifique. Lorsque, en 1766, les natifs décidèrent de réclamer des droits économiques et politiques, Bérenger rédigea en leur faveur un Mémoire instructif concernant les natifs, qui fut condamné par le Conseil, le 7 août 1767, à être lacéré et brûlé par le bourreau. Le 20 février 1770, il fut banni de Genève avec sept autres natifs. Sa protestation, Lettre à M. Cramer, premier syndic, fut condamnéeau feu le 10 avril 1770. Peu après, les sept exilés firent paraître une Lettre circulaire des Natifs de Genève sur la dernière révolution de cette république, due à