‹ Dictionnaire historique & biographique de la SuisseChapitre 42 sur 425 · BERESINA · texte numérisé non relu

BERESINA

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Jean-Pierre Bérenger.

D'après un portrait de la lection Maillart.

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hi plume de Bérenger. Elle fut brûler par le bourreau.

De 1772 à 1773, Bérenger publia son Histoire de Genève depuis sua origine jusqu'à nos jours, <i vol., qui fut condamnée Le H février 1773 à être lacérée et brûlée. A la suite de l'édit du 10 février 17X1, e1 en particulier de l'u Acte d'oubli », il put rentrer à Genève, fut reçu bourgeois en 1791, entra à l'Assemblée nationale genevoise en février 1793 et au Comité provisoire d'administration

le 13 juillet suivant. Il remplit les fonctions de syndic en 1790-1797, et refusa en 1798 son élection de président à la Cour de justice criminelle, t 23 juin 1807. Bérenger a publié bon nombre de brochures politiques, dont plusieurs en laveur des natifs ; en janvier 1792, il fonda avec Bonfils le Journal de Genève, dont 158 numéros parurent.

En 1801, il fit paraître une Histoire des derniers temps de la lié publique de Genève et de sa réunion à la France. — Voir BPU :

Notice biogr. par Marc Théodore Bourrit, Mns d'Ivernois 5. — Borgel :

J.-P. Bérenger historien, dans MI G XXVII. — Rivoire : Bibliogr. [fO. Kakmin.] BÉRÉSINA (BATAILLE DE LA). Lorsqu'en 1812 la grande Armée entra en Russie, les régiments des Suisses Rouges furent attribués au corps d'Oudinot et se battirent en août et en octobre à Polozk, sur la Duna contre Wittgenstein. Lors de la grande retraite, ils furent chargés d'aider à assurer le passage de la Bérésina par le gros de l'armée. Il eut lieu le 28 novembre sous le feu des Russes et dégénéra pour l'armée de l'empereur en une catastrophe. On avait confié aux Suisses le poste d'honneur des positions françaises, soit la défense de la route de Brill à Stochow, qui en était la clef. Ils réussirent à s'y maintenir jusque tard dans la nuit, de concert avec des Polonais et des Français, malgré des pertes sanglantes (80 %). Dans cette situation critique, les officiers et les soldats s'étaient réciproquement fait la promesse solennelle de tenir bon, pour faire honneur au nom de Suisses ; Napoléon lui-même l'a reconnu plus tard. Les survivants partagèrent le sort tragique de la grande Armée. Environ 700 hommes, sur 9000 qu'ils étaient, revinrent de cette campagne. - Voir Hellmùller : Die Schlacht an der Beresina and die Schweizer, dans Schweiz. Monatsschrift f. Off. aller Waffen, 1913. — Le même : Die Bolen Schweizer 1812 (avec bibliographie).— Dierauer V. [H.Tr.]

BERETOLI, Johannes, architecte, de Brissago, constructeur du clocher de l'église de Santa Maria del Ponte de Brissago, d'une grande valeur artistique. Une inscription de 1545 sur le clocher nous fait connaître l'artiste, inconnu par ailleurs. Suivant le SKL, Beretoli appartiendrait à la famille des Beretta, de Brissago. — Voir SKL. — ALBK. [C. T.]

BERETTI LANDI, Lorenzo-Verzuso, margrave de Casteletto, comte^ de Cereto, * 1651 à Plaisance. t 1725. Secrétaire d'État et premier ministre du duc de Mantoue, il entra en 1702 au service de Philippe V d'Espagne, qui le nomma en 1703 ambassadeur extraordinaire auprès de la Confédération (accrédité le 2 octobre près la Confédération entière et le 27 auprès des cantons catholiques). Il conclut avec ces derniers la capitulation de Milan, qui conférait à Philippe, comme dinde Milan, le droit de passage et d'enrôlement. Le 15 août 1716, il annonça son rappel et se rendit au congrès de paix de Cambrai en qualité de plénipotentiaire d'Espagne. — Voir AS I, VI-, VII'. — Dierauer IV. — LL. — Archives fédérales |A. R.|

BERG (C. Saint-Gall, D. Rorschach. V. £>GS).Vge. Com. politique et paroisse. Il est déjà fait mention de Berg (Berga) en 796, où le couvent de Saint-Gall acquit

des propriétés par échange. A la suite de donations, les terres du couvent prirent de l'extension, et lorsque l'empereur Arnulf transféra les revenus royaux de Berg au chapitre de Constance, les privilèges de Saint-Gall et de Constance se heurtèrent de telle sorte que le roi Louis, fils d'Arnulf, fut obligé, en 901 et en 904, d'assigner aux deux parties leurs droits respectifs. Saint-Gall, de même que Constance, avait là des censitaires et des droits de bailliage. Vers le milieu du XIIIe s., la charge de maire de Berg et au XIV'' s. le domaine au complet, devinrent la propriété du couvent de Saint-Gall. Après que l'Alte Landschaft eut été érigée en seigneurie spéciale sous l'abbé Ulrich Rosch, Berg devint une « capitainerie » du disl lict de la haute juridiction. Déjà le 2 février 1459, les habitants de Berg étaient mis au bénéfice de la concession concernant les redevances et le libre parcours, accordée pour Lommiswil et les communes voisines par Ulrich Rôsch, encore administrateur de l'abbaye, sur l'intervention des quatre cantons protecteurs du couvent. De 1803 à 1832 Berg fit partie de la commune politique de Steinach ; de 1832 à 1845 il forma avec Tiibach une commune politique et le 17 novembre 1845 Berg fut érigé, en vertu d'un décret du Grand Conseil, en commune politique autonome. L'église de Berg est une des plus anciennes de l'Alte Landschaft. En 904, il est question d'un oratoire, en 1285 d'un curé, en 1395 d'une église à Berg. Lors de la Réformation, Berg adhéra aussi à la nouvelle confession ; le 6 décembre 1528 on enleva les images et les autels. Toutefois Berg revint à la confession catholique après la bataille de Cappel. Population : 1860, 483 hab. ; 1910, 562 hab. Registres de paroisse dès 1830. — Voir UStG. — Gmûr : Rechtsquellen des Kts. St. Gallen I. — Nùscheler : Gotteshâuser der Schweiz II, 118. [Bt.]

BERG (C. Thurgovie, D. Weinfelden. V.DGS). Château et village. Armoiries de la seigneurie de Rerg : de gueules à une tour ronde crénelée, accompagnée de deux fleurs de lys d'or. Berga est mentionné en 796. En 901 le roi Louis l'Enfant stipula que la localité de Berg, selon une donation de son père, le roi Arnoulf, resterait propriété de la Marienkirche de Constance et que' les redevances qu'y possédait autrefois l'abbaye de Saint-Gall devaient être garanties. En 1155 Berg est au nombre des possessions de l'évêché de Constance. La seigneurie de Berg resta jusqu'en 1798 un fief de l'évêché. Les feudataires furent : les barons von Altenklingen, jusqu'en 1394 ; les barons von End, jusqu'en 1413 ; Heinrich von Roggwil 1443-1457 et Klaus Blarer, de Constance, 1457-1475 ; les barons de Sax-Hohensax, de Biirglen, 1475-1502 ; Hans von Landenberg, d'Altenklingen, jusqu'en 1518; Jacob Egli, de Zoug, 1531-1555; Ahvig Ryf, dit Welter auf Blidegg, 1555-1580 ; Albrecht von Landenberg, de Herdern, jusqu'en 1584 ; les Briimsi von Herblingen, jusqu'en 1653; le couvent de Saint- Pélage à Bischofszell jusqu'en 1676 ; le baron Fidel von Thurn-Valsassina, majordome de l'abbé de Saint-Gall, dans la famille duquel le château demeura jusque vers 1830. — La chapelle de Berg, dédiée à saint Maurice et à saint Pelage, était une annexe de l'église de Sulgen. En 1359 le couvent de saint Pelage à Bischofszell en obtint la collation et confia le service de la chapelle au vicaire de Sulgen. En 1506, Hans von Landenberg, d'Altenklingen, fonda une prébende à Berg dont la collation devait revenir après sa mort au chapitre des chanoines de Bischofszell. En 1528, la commune de Berg embrassa la Réforme et elle fut desservie par le vicaire protestant de Sulgen, mais le culte catholique y fut réintroduit en 1578 par le collateur. En 1851 Berg protestant fut érigé en paroisse autonome. Registres de paroisses : protestants dès 1623, catholiques dès 1800. — Voir Wartmann, n° 141. [Sch.]

BERG, Maria vom. Voir Gonzenbach, Lina von. BERG AM IRCHEL (C. Zurich, D. Andelfingen. V. DGS). Com. politique (avec Grâslikon et Eigental), Com. civile et paroisse mentionnée pour la première fois vers 1150 sous le nom de Berga. Elle porta tantôt

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