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ENGADINE

autorités à occuper militairement Maienfeld et la Steig ; se rendit en 1623 à Innsbruck pour négocier au sujet du soulèvement du Prâtigau. — (i. ThûRING, frère du n° 5, hardi guerrier dans les luttes contre l'Autriche 1621-1622 ; comme capitaine des gens de Maienfeld avec Joh. -Peter Guler, il joua le rôle principal dans la surprise des Autrichiens près de Flâsch le 5 mai 1622. Au cours d'une chevauchée par le Prâtigau en vue d'assassiner Martin Camenisch de Davos, favorable à l'Autriche, il fut arrêté avec ses complices le 17 janvier 1623 par le bailli de Castels (Travers), conduit à Innsbruck et exécuté au commencement d'avril 1623. — 7. Andréas, fils du n° 6, surveillant des travaux publics, vikari dans la Valteline en 1661. — 8. Theodor, aubergiste à la Steig, se distingua dans les combats de 1621, capitaine sous les ordres du colonel Andréas Brugger et de Georges Jenatsch (mise sur pied de 3000 hommes en automne 1631 à la demande de la France). — 9. Johann-Peter E. von Montzwick, capitaine sous les ordres du colonel A. Brugger, podestat de Tirano 1653, député à la Diète 1642, bailli de la ville 1657 et 1674, landammann de la Ligue des X juridictions 1672, podestat de Morbegno, 1685-1687, de Teglio 1697.— 10. DURI ou ThûRING, podestat de Teglio 1639, landammann de la Ligue des X juridictions 1644, capitaine en Valteline 1649. — 11. Johann-Peter, lieutenant-colonel du régiment de Reidt au service de Hollande, f peu après 1735, légua 200 florins à l'école de Maienfeld. — 12. Andréas, frère du n° 11, surveillant des travaux publics 1735, aussi chancelier de la ville. — 13. Johann-Peter, fils du n° 12, podestat de Tirano 1737, de Piuro 1751, Sindicator 1757. — 14. Gaudenz E. von Montzwick, bailli de la ville 1750, landammann de la Ligue des X juridictions 1768, inspecteur des routes et douanes. — 15. Johann-Theodor, fils du n° 14, 1759-1835, podestat de Teglio 1783-1784, landammann avec interruptions 1806-1819, landammann de la Ligue des X juridictions 1804-1810, du Petit Conseil, du Grand Conseil 1803-1815, qu'il présida 1805, membre fondateur de l'école cantonale Avec lui s'éteignit la branche des Enderlin von Montzwick. — 16. Joiiaxx-Peter, maréchal de camp au service de France (en Portugal. Espagne 1808 et 1809 chancelier de la ville et surveillant des travaux publics. Écrivit un journal. Ses 7 fils prirent part à la guerre du So.nderbund. — 17. Christian, fils du n° 16, 1818-1892, bailli de la ville, du Grand Conseil, longtemps membre du Conseil de l'Instruction publique du canton des Grisons. — 18. Leonhard, fils du n° 16, 1823-1899, longtemps maître d'école etforestier à Pontresina, promoteur de l'alpinisme, promoteur et fondateur de l'hôtellerie à Pontresina et dans la Haute-Engadine. — 19. Florian, * 1859 à Ilanz, bourgeois de Maienfeld et de Coire (1907), forestier d'arrondissement à Ilanz, 1883-1892, forestier-adjoint et forestier d'arrondissement à Coire 1893-1897, inspecteur forestier des Grisons dès 1897, membre de la commission de surveillance de l'établissement fédéral de recherches forestières; de longues années membre du comité de la société suisse des forestiers, membre d'honneur dès 1923, auteur de publications sur les mesures de défenses contre les avalanches et la protection des forêts, ainsi que d'une monographie sur Escherwald près San Carlo.

- 20. Hans-Peter, petit-fils du n° 16, * 1844, est connu par ses travaux de défense et ses constructions de routes dans les Grisons et en Suisse de 1870 à 1900. - - 21. Hans, fils du n" 20, * 1888. dès 1920 rédacteur de la Neue Bùndner Zeitung. — 22. Nino, Dr med., fils du n° 19, * 1890, médecin d'un hôpital de réserve en Bohème 1917-1918, puis chirurgien en chef d'un hôpital de campagne sur le Tagliamento, depuis 1921 médecin à Maienfeld ; écrivit ses souvenirs de guerre mondiale.

- Voii LL. — MohT-.Dok.Sammlung, XVIeet XYIPs.

- Guler: Radia. — Ardiiser : Wahrhafte Beschreibung.

- Anton Sprecher : Sammlg. ràtischer Geschlechter. — Fort. Sprecher: Kriegeund Unruhen. — J. -A. Sprecher : Gesch. der Republik der III. Blinde. — J. Kuoni : Maienfeld, Si. Luziensteig and die Walser. — Anton Mooser : Ein verschwunden.es Bundnerdorf dans BM 1915. — Archives de Maienfeld. [L. J.]

Martin, * 1560 à Bâle, descend peut-être de la même famille. Maître chanteur et potier d'étain, bourgeois de Nuremberg en 1586. — SKL Suppl. [L. J.l

ENDHŒRI. Noir Hœri.

ENDINGEN (OBER et UNTER) (C. Argovie, D. Zurzach. V. DGS). Corn, et Vges. En 1150 Endin- (lin. Près d'Ober Endingen on a découvert un couteau en néphrite, des pointes de flèches en silex et en bronze, et un squelette enfermé dans un tombeau taillé dans le roc. Après la conquête de l'Argovie, 1415, ils furent incorporés dans le comté de Baden, bailliage de Sigger. Les Juifs avaient obtenu depuis le XVIIe s. à Ober Endingen la bourgeoisie et le libre exercice de leur culte. Toutefois, de 1860 à 1870, ils furent la cause de troubles fréquents et parfois sanglants. Par décret du Grand Conseil du 15 mai 1877, leur corporation fut érigée en commune indépendante : Neu Endingen. La commune bourgeoise d'Ober Endingen fut attribuée à Lohhof par décret du 9 mars 1821. Les protestants se rattachent à la paroisse de Tegerfelden, et les catholiques, qui dépendaient autrefois de Zurzach, possèdent depuis 1663 une paroisse à Unter Endingen dont la collation appartient à Féglise de Zurzach. — Voir Merz : Gemeindewavpen des Kant. Aargan. [H. R.]

ENDINGEN, von. Famille noble qui tire son nom de la localité argovienne d'Endingen. Elle y possédait un château dont toute trace a disparu depuis des siècles. — Heinricus, témoin en 1150. Une famille de ministériaux du même nom, peut-être la même ou un de ses rameaux, apparaît au XIIIe s.; au début du siècle suivant elle semble s'être fixée à Waldshut, puis à Schaffhouse. Armoiries : parti, d'argent à une demi-fleur de lys mouvante de la partition, et d'or. — Otto, chevalier, est mentionné à Waldshut en 1330 et Friedrich en 1346. — Hans, écuyer, peut-être fils du précédent, reçut en fief, en 1397, le château de Xeu Krenkingen. f 1403. — Son fils Friedrich acquit la bourgeoisie de Waldshut, puis celle de Schatfhouse. — Merz : Wehrbauten I, 183. [H. R.]

ENDRION, INDRION,D'ENDRION,ENDRION DE LA CORBIÈRE. Famille bourgeoise d'Estavayerle-Lac dès le XIVe s., reçue dans le patriciat fribourgeois en 1783. Armoiries : d'azur au chevron d'or accompagné en chef de 2 roses d'argent et en pointe d'une an-' cre du même. — 1. Christophe, gouverneur d'Estavayer 1596. — 2. Claude, gouverneur 1752, 1758, 1770, 1776.— 3. Henry, fils du n» 2. * 1748, conseiller, juge de paix 1805, président du tribunal. — 4. GEORGES- Antoine, fils du n° 2, commissaire général des guerres au service de France, conseiller d'Estavavi'r. svndic 1809-1828. f 1828. — Grangier : Annales. — R. de'llenseler : Familles staviaeoises. — AF 1914 p. 167. [H. V.]

ENGADINE (Vallée du C. des Grisons. V. DGS). L'Engadine était habitée à l'âge du bronze ou même à l'âge de la pierre, comme l'attestent les sabres de bronze attribués par le prof. Naue au type Sud-allemand (bavarois) et hongrois, un poignard encore plus ancien et des épingles à tête de massue découverts lors des fouilles entreprises en 1907 à la plus ancienne prise d'eau thermale de St.Moritz (Heierli, dans ÂSA, NS IX). La colonisation étrusque au Ve s. avant J.-C. est attestée par la tradition populaire et les anciens chroniqueurs, ainsi que par les historiens romains Tite Live, Pline et Justin (selon lesquels les Rhètes-Étrusques, conduits par Ràtus, se seraient retirés de la Haute-Italie dans la vallée de l'Inn, entre autres sous la poussée des Gaulois), puis par des concordances linguistiques et ethnographiques : noms étrusques comme Lischanna, Sesvenna ; noms de châteaux (préromains) Patnal ; la terminaison asc en Engadine ; et d'autre part par des lieux-dits de l'Engadine que l'on ni rouve en Italie étrusque et ligurienne: Beverino, Breil, Lavina, Albula (source sulfureuse près de Tivoli- Rome et très ancien bain sulfureux à Alvaneu-Albula nova). Dès l'an 15 avant J.-C, l'Engadine appartint à la province romaine de Rhétie (plus tard, après le partage du commencement du IVe s., à la Ràtia /trima) que gouvernait un préfet romain, portant le titre de Praeses, et résidant à Coire jusque dans le VIIIe s. Le droit et la langue des Romains survécurent

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