‹ Dictionnaire historique & biographique de la SuisseChapitre 421 sur 425 · E.-L. BURNET · texte numérisé non relu

E.-L. BURNET

(C. Neuchâtel, D. Val-de-Ruz. V.

DGS). Com. et paroisse. Armoiries :

d'argent à un chêne de sinople terrassé de même. Engollon était déjà une paroisse en 1228 à la présentation du prieuré du Val-de- Travers ; elle englobait les villages voisins. L'église était dédiée à saint Pierre ; en 1510, elle fut incorporée au chapitre de Valangin, qui la remit en 1531, avec l'annexe de Boudevilliers, à Guillemette de Vergy, dame de Valangin. Engollon forme une paroisse avec Fenin-Vilars et Saules depuis 1558. L'église date des XVIIe et XVIIIe s. sauf le chœur qui remonte au XIIIes. Au cours de travaux de restauration en 1923, on y a mis au jour des vestiges de deux fresques successives. La première est peut-être de la première moitié du XIVe s., la seconde du milieu du XVe s. — C'est sur le territoire d'Engollon que se trouvent les ruines de la Bonneville. Population : 1920, 86 hab. Engollon a donné son nom à une famille noble mentionnée aux XIVe et XVe s. -- Voir Quartier-la-Tente : Le C.de Neuchâtel, IVe série. -- PS 1924, p. 83. [L. M.]

ENGSTLENALP (C. Berne, D. Oberhasli, Com. Innertkirchen. V. DGS). Pâturage alpestre dans le Genthal, qui, aux XIVe et XVe s., appartenait en partie au couvent d'Engelberg, lequel vendit en 1446 ses droits de pâture (116 vaches) à Heinrich unter der Fluo, de Kerns. Durant la seconde guerre de Villmergen, des troupes vaudoises avec 400 hommes de l'Oberhasli y gardèrent la frontière contre l'Unterwald. Les légendes sur la « source miraculeuse » (source intermittente) de

ENGSTRINGEN

ENNENDA

l'Engstlenalp, se rapportent peut-être à un antique culte des sources. — Schatzmann: Alpwirtschaft II. — Jahn : Chronik. — Kohlrusch : Sagenbuch. [R. M.-W.]

ENGSTRINGEN (OBER et UNTER) (C. el D. Zurich. V. DGS). Vges et Com. politiques. En 870 Enstelingon ; plus tard Enstringen ou Einstringen. On a découvert a Unter Engstringen des tombeaux de ITallstatt et de la Tène au Sandbuhl ; à Ober Engstringen, des tombeaux alémanniques au Sparrenberg. En 870, le couvent de Saint-Gall avail des propriétés à Engstringen. Celles des barons de Regensberg, leurs droits sur Unter Engstringen, et la basse justice sur Ober Engstringen passèrent en 1306 à la prévôté de Fahr. Les droits de justice des Regensberg sur les villages relevaient de l'avouerie de Weiningen sur les biens du couvent de Falir. La pèche dans la Limmat à Unter Engstringen fut attribuée en 1324 également à Fahr. Ce village, el une partie de Ober Engstringen appartinrent de toul temps à la paroisse de Weiningen ; l'autre partie de Ober Engstringen à celle de Hôngg. Une petite chapelle existe à Ober Engstringen, et une autre de Saint-Michel, filiale de Weiningen, est mentionnée dès 1324 à Unter Engstringen.

Population : Ober Engstringen, 1634, 31 hab. ; 1836, 404 ; 1920, 495. Unter Engstringen 1634, 97 hab.; 1836, 218 ; 1920, 410.— Voir Archàolog. Karte des Kts.

Zurich. — Viollier : Les sépultures du second âge du fer. — UStG. — UZ. — Mem. Tig. — Nuscheler : Gotteshàuser . [C. B.]

ENGWILLER. Famille bourgeoise de la ville de Saint-Gall, originaire du hameau d'Engwil près .Morsvvil. el que l'on rencontre depuis 1392.— 1. J.-Martin- Eduard, Dr med., médecin de la ville et de l'hôpital 1845- 1869. — 2. Sébastian, 1803- 1890, maître à l'école réale 1827- 1859, se fit connaître par ses efforts en faveur de l'organisation des assurances populaires. — Voir Livre des bourgeois 1900.

— St. Coller Nbl. 1891, p. 48.

— Barth. [Bt.] ENHOLZ. Famille de Bàle-

Campagne. — Karl, * 1845,

maître au séminaire de Kreuzlin-

gen 1875-1878, puis instituteur

à Bâle. Auteur d'une méthode

d'enseignement du calcul très répandue. — Walteh,

fds du précédent, * 1875 à Kreuzlingen, peintre à

Bâle. — SKL. — DSC. [Sch.]

ENK. Famille d'Altstàtten (C. Saint-Gall), propriétaire, dès 1639, du petit château de Neu Altstàtten. — St. Galler Nid. 1922, p. 15. — [Bt.] — H ans, de Mittingën, le forgeron, est cité à Altstàtten en 1491, GALLUS à Marbach en 1500. — 1. P. Mauritius, d'Altstàtten, profès au couvent de Saint-Gall 1559, prêtre 1562, bibliothécaire du couvent 1564 ; il étudia à Dillingen de 1564 à 1565 et à Paris de 1565 à 1571, puis devint curé de \\ il. f 3 décembre 1575. Il donna aux conventuels des conférences sur les Saintes-Écritures et organisa la bibliothèque: A côté de ses cahiers d'étude, on possède de lui un règlement scolaire de 1571 et deux traités sur la musique figurée. — Voir Archives du couvent. - Goldi : Der Hof Bernang, n° 222. — von Arx : Gesch. des Kts. St. Catien III, 270. — Weidmann : Gesch. der Bibliotheh von St. Gallen, p. 63. — ZSK XVI. [J. M.]

ENNE, von. Famille de barons originaires du Tyrol méridional; en italien Egna, en allemand souvent End ou Ende. Armoiries : d'azur à un lion passant d'argent armé d'or. — 1. WlLHELM, f 1335, reçut en fief de l'abbé lleinrichll de Saint-Gall, en 1315,1e château de Grimmenstein au Sud de Walzenhausen. — 2. Wilhelm, petit-fils du n° 1, reçut par son mariage avec la baronne von Bussnang ses propriétés en Thurgovie, notamment

Diins m — 50

le château et la seigneurie d'Altenklingen. Vaincu dans un différend avec le duc Rodolphe IV d'Autriche, il devint son vassal et Grimmenstein un fief autrichien. Après la bataille du Stoss 1405, les Saint-Gallois s'emparèrent de Grimmenstein, emmenèrent captifs le baron et son épouse à Saint-Gall, mais furent contraints de les remettre en liberté et de leur rendre leurs biens. — 3. Jcetu; (Georg), fils du n° 2, moine, custode, puis abbé du couvi'iil de Saint-Gall où il joua un rôle si peu glorieux qu'il fut frappé d'excommunication, f 11 sept. 1417. — 'i cl 5. Wilhelm V (t 1422) et Georg II (f dernier de sa famille en 1436), frères du n° 3; appauvris et poursuivis par leurs créanciers, se firent chevaliers pillards et brigands de grands chemins. Les habitants de Constance détruisirent Grimmenstein en 1416; en 1418 Georg vendit toute la propriété de Grimmenslein à la ville de Saint-Gall. Wilhelm aliéna aussi le château et la seigneurie d'Altenklingen à deux bourgeois de Constance. — Voir Butler : Die Freiherren ion Enne, dans ^I'B44,avecbibliog. — St. Coller Nbl. 1916. [Bt.]

Ennenda au commencement du XIX1' s. D'après une aquarelle de J.-II. J<

ENNENDA (C. Glaris. V. DGS). Com. el Vge. Autrefois Ennentaa (en deçà de VAa = Linth). Ober et IXieder Ennenda sont mentionnés pour la première fois au commencement du XIVe s. Le menuisier allemand J. Bellersheim y introduisit en 1616 la fabrication de labiés à plaques d'ardoise; cette industrie prit bientôt un grand développement. Ennenda devint un village de fabricants de tables, dont les produits trouvèrent un grand écoulement en Suisse et à l'él ranger jusqu'en Hollande. Au commencement du XVIIIe s., l'impression des indiennes amena un grand bien-être et un fort accroissement de la population. L'époque la plus florissante fut celle de 1760 à 1800. Parmi les industriels, il faut surtout mentionner les familles Jenny et. /Ebli. La fabrication des indiennes alla en diminuant vers la fin du XIXe s., et pour la remplacer, on introduisit la. fabrication des tapis et des cartons e1 la, filature du coton. Ennenda se sépara en 1774 de l'église-mère de Glaris et édifia sa propre église. Une école fut ouverte à la cure en 1786. Une excellente défense l'ut établie à la même époque contre les débordements de la Linth.

Une petite communauté baptiste y édifia sa chapelle en 1804. Population : 17(11, 950 hab. ( v compris Ennetbiihls); 1850. 2313; 1900, 2473; 1920, 2605. Registres de baptêmes, de mariages et de décès dès 1774. Voir Gem. der Schweiz VII, p. 603. — Heer : Gesch. des Landes Clams I et IÎ. — JHVG XVIII, X.X.XI, XXXV,

Juin 1024

KNNERAMT

ENS1SHEIM (PAIX D)

XXXVII. — Jenny-Trùmpy : Handel mul Industrie des Kts. Glarus I el II. — Marti : Denkschrift zum hundertjâhrigen Destinai drr Ki relie Ennenda. [Xz.]

ENNERAMT. Nom donné à une des quatre subdivisions du bailliage de Kibourg. Il comprenait les paroisses suivantes, sises autour de Winterthour, el du côté d'Andelfingen el de la Thurgovie : Altikon, Berg, Dâgerlen, Dâttlikon, Dinhard, Elgg, Ellikon, Elsau, Neftenbach, Oberwinterthur, Pfungen, Rickenbach, Rorbas, Schlatt, Seen, Seuzach, Tôss, Veltheim, Wiesendangen, Zell et une partie de Flach. — Voir G. Meyer von Knonau : Der haut. Zurich, "2r éd. II, 440. — J.-C. I-'asi : Staats- und Erdbesch: 2e éd., I, 337. [H. Br.] ENNETACKER. Voir Andacher.

ENNETBUHL (C. Saint-Gall, D. Toggenbourg. V. DOS). Com. et Vge paroissial. Les nobles de Mùnchwil, ministériaux des comtes de Toggenbourg, vendirent en 1454 leur droit de juridiction à Ennetbùhl aux Rarogne, desquels ce droit passa avec le reste de la haute e1 de la basse juridiction dans le Thurtal à l'abbaye de Saint-Gall en 1468. Cette dernière attribua Ennetbuhl à la vaste juridiction de Thurtal ou Sidwald dans l'Oberamt. Les bains sulfureux de Rietbad furent déjà l'objet de mesures protectrices de la part des comtes de Toggenbourg et des Rarogne. Ennetbiihl, dépendait alors au spirituel, en partie de Krummenau, en partie de Nesslau. Il constitua une paroisse indépendante en 1755 et fut rattaché en 1803 à la commune politique de Krummenau, mais forme actuellement encore une commune civile indépendante. — Voir Gmùr : Bechtsquellen des Kts St. Gallen II, 503-558. — I. von Arx : Gesch. St. Gallen I, 527 et 536. — Fâsi : Staats- und Erdbeschr. III, 676. — Naef : Chronik, 559. Ces trois ouvrages donnent des renseignements non confirmés au sujet d'un château et d'une famille noble d'Ennetbûhl. — Nuscheler : Gotteshâuser I, 193. [Bt.]

ENNETBOHLS (C. Claris. V. DGS). Petit Vge sur la Linth, en face de Glaris, dépendant du Tagwen Ennenda. Autrefois, il était rattaché, au spirituel et au point de vue scolaire, à Glaris, à partir de 1774 pour une petite part à Ennenda avec lequel il fut complètement réuni en 1877, en vertu de la loi fédérale sur l'état civil. — Gem. der Schweiz VII, p. 604. ■ — Spâlti : Gesch. der Stadt Glarus, p. 280. [Nz.]

ENNETLINTH (C. Glaris, Coin. Linthal. V. DGS). Petit Vge, rattaché autrefois au Tagwen de Riiti. C'est là qu'exista de 1600 à 1782 l'église paroissiale évangélique, qui dépendit jusqu'en 1640 de Betschwanden et posséda ensuite son propre desservant. Les inondations de la Lin t li dévastèrent complètement l'endroit en 1762 et 1764, et la disparition de la filature manuelle du coton au commepcement du XIXe s. appauvrirent complètement Ennetlinth. Une excellente digue fut opposée à la Linth en 1830- 1836 aux frais du canton pour la protection du village. Heinrich Kunz, le roi des filateurs, y installa en 1839 une grande filature ; dès lors l'endroit a retrouvé sa prospérité. — Voir Gemâlde der Schweiz VII, p. 605. — Jenny-Trùmpy : Handel und Industrie des Kts. Glarus II, p. 254. [Nz.]

ENNETM/ERCHT. Voir Urnerboden.

ENNEY (C. Fribourg, D. Gruyère. V. DGS). Com. et Vge. Anciennes formes : Eiz, 1224 ; Heyz, 1254 ; Heney, 1555.

Armoiries: d'azur à trois sapins de sinople mouvants de trois monts du même. Une tombe de l'âge du bronze a été découverte au Bugnon en 1915. Enney dépendit des comtes de Gruyère jusqu'en 1555, et fil ensuite partie du bailliage et plus tard du district de la Gruyère. En 1307, le comte Pierre de Gruyère assigna à la Part-Dieu la dîme de ce village, et, en 1388, Rodolphe IV de Gruyère l'affranchit de la main-morte. Statuts communaux en 1562 et 1760. Enney fait partie de la paroisse de Gruyère ; il possède cependant une ancienne chapelle de la Vatn ité delà Vierge. — Voir^4F 1916, 252. — MDR XXII. — Dellion : / Hct. VII. — Mém. frib. 111,166. — Arch. d'Étal Fribourg. [G. Corpataux.]

ENOCH, LOUIS, f 1571, savant maître d'école à Issoudun, se retira à Genève vers 1549, puis dans le canton de Vaud. Maître en 1550, puis principal en 1556 au collège de Genève. Pasteur à Troyes 1561. Rentré à Genève, il succéda à Théodore de Bèze comme recteur de l'académie en 1563.11 retourna en France en 1566, son état maladif le forçant à abandonner ses fonctions. On a d'Enoch un certain nombre d'ouvrages concernanl la grammaire grecque et latine qui parurent chez les Estienne. — PIERRE, fils du précédent, sieur de la Meschinière, f 1500, a laissé quelques recueils de poésies : Opuscules poétiques, 1572 ; La Ceocyre, 1558, et des Sonnets, 1611. — Voir France prolestante. — Borgeaud : Hist. de V Académie de Genève. |ll. F.]

ENRICO. Prénom de plusieurs artistes tessinois. — 1. Enrico d'Arogno, maestro comacino, dirigea la construction de la cathédrale de Trente vers 1240. — . 1 LBK

— BStor. 1900. — 2. Enrico, de Campione. Voir Arrigo. — 3. Enrico, de Carona, architecte, directeur technique de la construction du dôme de Milan au début du XVe s. L'ingénieur du même nom, qui travaillait en 1471 au port de la Spezia, appartient à la famille Casella.

— SKL. — BStor. 1881. [C T.] ENRICO, SiLVio, de Mezzo-Vico, carmélite, vicaire

général 1596, puis général de son ordre 1598 ; évêque d'Ivrée, f avant son sacre 1612. — Oldelli : Dizionario. [C. t.]

ENSINGER. Famille de maîtres maçons aliein. des XIVe et XVe s., dont quelques membres furent occupés à la construction d'églises en Suisse. L'ancêtre est Ulrich, * vers 1350, f 1419, architecte de la cathédrale d'Ulm, puis de celle de Strasbourg. — 1. Matthaus, fils du précédent, * avant 1400, f 1463 à Ulm. Il travailla avec son père à la cathédrale de Strasbourg et fut appelé en 1420 à Berne pour la construction de la collégiale. Le 11 mars 1421, il commença les fondations et jusqu'à son départ en 1446, il cons- I ruisit les chapelles et le chœur jusqu'à la naissa ace des voûtes, voûta deux chapelles et édifia la façade Ouest, à l'exception des parties supérieures du portail principal, ainsi que la tour jusqu'à la hauteur des nefs latérales. Dès 1430 il travailla aussi à la construction de l'église Notre-Dame d'Esslingen ; en 1445 il fut appelé à Fribourg, et en 1447 à Lucerne pour entreprendre des travaux de construction. En 1446, il entreprit de diriger la construction de la cathédrale d'Ulm. Il se fixa définitivement à Ulm, quoiqu'il eût conservé la direction des travaux de la collégiale de Berne, où il revint à plusieurs reprises. — 2. VlNZENZ, fils du n° I. * vers 1422, dirigea pendant peu de temps, en 1448, la construction de l'église bernoise. Dans la suite il fut architecte de la cathédrale de Constance et entreprit, en 1470, de continuer celle de Bâle, dont il acheva provisoirement la tour Saint-Martin, f 1493 à Constance — 3. MORITZ, petit-fils du n° 1, fut désigné le 13 juillet 1481 pour succéder au maître maçon Birenvogt dans la construction de la collégiale de Berne, mais Erhard Kùng le remplaça déjà le 20 février 1483. - SKL (avec bibliographie). — Haendcke et Millier : Bas Munster in Bern. — Der Milnsterbau dans Jahresb. des Miinsterbauvereins Bern 1887-1923. — Pfleiderer : Das Munster zu Ulm. — Le même : Munsterbuch. — Dehio : Gesch. der deutschen Kunst II. — R. Nicolas : Das Berner Munster. — Festschrij'l zur 500 jâltrigen Grundsteinlegung des Berner Munsters (1921). [L. S.]

ENSISHEIM (PAIX D'). Après la bataille de Saint-Jacques sur la Birse, 26 août 1444, le Dauphin de fiance abandonna son projet d'envahir le territoire des Confédérés, mais sans renoncer pour cela au vrai but de la campagne, soit l'établissement de la suprématie française sur le territoire du Haut- Rhin et particulièrement sur la ville de Bâle. Malgré une vigoureuse pression, le pauphin ne réussit pas à soumettre la ville. Soutenue par les Confédérés, la cité repotissa résolument toutes ses tentatives. Enfin voyant l'inutilité de ses efforts, il changea de politique et dans la paix signée à Ensisheim le 28 octobre 1444, il renonça à toutes ses prétentions et réussit à gagner Bâle et les Confédérés à un traité d'amitié. Ce premier traité entre la France et la Suisse fut le début d'une politique d'al-

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