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ENTREMONT

liance que la France poursuivit dès lors envers la Suisse. [C. Ro.]

ENTENTE DE 1477-1478. Elle fut conclue le 13 octobre 1477 entre le duc Sigismond d'Autriche et les cantons de Zurich, Berne, Lucerne, Uri et Soleure. Ceux de Schwyz, Unterwald, Zoug et Claris s'y rallièrent le 26 janvier 1478. Cette alliance, qui avait un caractère défensif, était destinée à compléter la Paix perpétuelle de 1474. — Voir cet article. [L. S.]

ENTFELDEN (OBER et UNTER) (C. Argovie, D. Aarau. V. DGS). Vges et Coin, politiques. Ober Entfelden forme une paroisse, tandis que Unter Entfelden fait partie de celle de Suhr. On a trouvé à Ober Entfelden des monnaies romaines, à Unter Entfelden des vestiges d'une construction romaine. En 965 Endiveld ; en 1045 Endevelt ; en 1173 Eindefelt. En 965, l'empereur Othon Ier donna le domaine d'Ober Entfelden avec droit de collation, à l'abbaye de Disentis, de qui la reine Agnès l'acheta pour en faire don au couvent de Kônigsfelden en 1330. En 1333, le couvent l'échangea contre d'autres domaines à yEgidius von Rubiswile. Entfelden passa ensuite à Kunrat von Stoffeln, puis, en 1380, à Rudolf von Hallwil. Les Hallwil possédèrent le droit de collation jusqu'en 1807. — La basse justice d'Unter Entfelden passa, en 1312, des Habsbourg à Ulrich Trutmann, et en 1411 de Verena von Ifental à la ville d'Aarau. Après la conquête de l'Argovie en 1415, Ober et Unter Entfelden furent incorporés au bailliage de Lenzbourg. Une famille Entfelden, non noble, est citée à Aarau et à Rheinfelden de 1270 à 1407. — Voir Merz : Burgen und Wehrbauten. — Le même : Gemeindewappen. — ZSK 1913, p. 223. [L. S.]

ENTLEBUCH (C. Lucerne. V. DGS). Vallée et district. Elle eut sa propre bannière de 1395 à 1405, puis dès 1479 (de gueules à un hêtre de sinople). Le sceau primitif, de 1405, porte l'image de saint Léodégar avec le perçoir, celui employé depuis 1514 le hêtre avec la croix, la couronne d'épines et les clous. La bannière porta les mêmes ornements depuis la licence du pape Sixte IV (Gfr. 11, fig. 4 et 5). Les plus anciens établissements de la vallée furent Romoos, Entlebuch et Escholzmatt. Tout le pays appartenait aux Wolhusen ; les couvents de Saint-Biaise dans la Forêt Noire, Saint- Urbain et Trub, les familles von Luternau et la commanderie de l'ordre teutonique à Sumiswald y avaient quelques terres. Alleu des Wolhusen, l'Entlebuch devint en 1313 un fief autrichien tenu jusqu'en 1370 par Johann von Wolhusen et sa sœur Margaretha, puis par le chevalier Peter von Thorberg, tenanciers hypothécaires et administrateurs pour le compte des ducs d'Autriche. Les gens de l'Entlebuch entrèrent en conflit avec le dernier et se firent recevoir bourgeois de Lucerne. Peter von Thorberg fut chassé du pays. Après la guerre de Sempach la domination autrichienne sur l'Entlebuch prit fin. La haute juridiction passa à Lucerne, tandis que la basse justice fut exercée dès lors par les habitants. Ceux-ci, devenus libres, se constituèrent en communauté avec un Grand Conseil de 40 membres et un Petit Conseil de 15 jurés. Conflits de frontières avec l'Obwald en 1380-1381. La régularisation de la frontière eut pour conséquence l'annexion de Wissenbach et de Marbach à l'Entlebuch. Des troubles et des soulèvements des gens de l'Entlebuch contre les autorités eurent lieu en^l434, 1478 (affaire Amstalden), 1513, 1555, 1571, 1653 (guerre des paysans). La vallée se donna un statut en 141 1. Les mouvements de Réforme dans le bailliage en 1523, furent réprimés par Lucerne. Le chef-lieu du bailliage fut d'abord Escholzmatt, puis Schupfheim, qui était aussi siège du tribunal du pays ; la landsgeineinde, la prestation du serment et les fêtes du pays avaient lieu à Entlebuch. L'Entlebuch posséda durant des siècles une riche faune sauvage : ours, cerfs, chevreuils, chamois, loups, etc. lu district franc fédéral (colonie de chamois) existe depuis 1881 au Schratten. — On pratiqua le lavage de l'or dès le XVe s. dans la région du Napf, à Fontanne et Emme. — Voir Gfr. 78. — BSL V, 3. — Segesser : Rechtsgesch. — Schnyder : Gesch. des Entlebuchs. — Stalder : Fragmente. — O. Studer : Beitrag z. Entlebuch. Gesch. — Lâdrach : Das

Kloster Trub und die Hoheit ûber das Trubertal. — ZSli 1882-1883. [P.-X. W. et O. St.]

ENTLEBUCH (C. Lucerne, D. Entlebuch. Y. DGS). Com. et paroisse. Armoiries : de gueules à un hêtre d'argent feuille de sinople. Enndlybuoch 1139 = hêtraie (buoch) près de l'Entlen (fleuve).

I /église de Saint-Martin à Entlebuch fut probablement une église comtale, fondée au Xe s. par les nobles de Wolhusen. L'église et le domaine appartinrent pendant environ 300 ans au couvent de bénédictins de Saint-Biaise dans la Forêt-Noixe; en 1434 Rudolf von Luternau était encore avoué des biens de Saint-Biaise à Entlebuch. Le Meierturm se trouvait sur la fortification élevée entre le fossé du château et l'Entlebuch. Le domaine « vor der Burg » au Crût forma plus tard un fief lucernois. Le patronage de l'église passa à l'Autriche en 1299, au chevalier Peter von Thorberg vers 1350, à Peter von Grùnenberg en 1363, de nouveau aux Thorberg en 1369 et à Lucerne en 1385. Reconstructions en 1595 et en 1776. La maison des Tireurs date de 1550 ; une fabrique de drap, installation du premier foulon à Entlebuch en 1651. Incendie de 15 maisons le 6 mai 1808. Près de la chapelle de Marie sur la Brudernalp existait un ermitage au commencement du XIVe s., dont les biens servirent en 1470 à fonder la chapelienie d'Entlebuch. On a émis l'hypothèse que l'Ami de Dieu de l'Oberland, était l'un des six ermites de la Brudernalp.

— Voir Durrer : Bruder Klaus IV, 1039, 1054. — Gfr. Reg. — Arch. d'État Lucerne. [P.-X. W.]

ENTLIBUOH. Famille éteinte de la ville de Berne.

— Niklaus, premier grand-bailli de Schenkenberg en 1447. — LL. [R. w.]

ENTLIN. Famille éteinte de la ville de Lucerne, où elle siégea dans les conseils. Au XIVe et au XVe s., divers Entlin devinrent bourgeois, Bastian Entlin de Sempach, bourgeois en 1522. Armoiries : de gueules au canard d'argent becqué d'or sur trois monts de sinople. La famille s'éteignit avec Franz-Josef, curé à Neuenkirch, f en 1822. — 1. Melchior, survivancier à Beromiinster en 1544, chanoine en 1551, intendant des bâtiments ; il construisit les presbytères de Neuenkirch et de Schongau vers 1570, f en 1593. — 2. Adam, grand conseiller en 1605, bailli à Weggis et juge en 1611, f en 1630. — 3. Hans-Jacob, grand conseiller en 1630, bailli à Kriens en 1631, du Petit Conseil en 1640, bailli à Ruswil en 1643, f en 1653. — 4. Anthelm, de Munster, prieur à Ittingen de 1693 à 1748. — Voir Gfr. — AHS 1905. — v. Vivis : Wappen der ausgestorbenen Geschlechter. — ■ Besatzungsbuch. [v. v.]

ENTRAGE. Terme de droit féodal désignant la somme à payer en une seule fois par le censitaire ou l'abergataire, indépendamment de la censé, lorsqu'il reçoit une terre en accensement ou en abergement. — Coutumier du Pays de Vaud. — AS I, IV, 2. "[A. d'A.]

ENTREMONT (C. Valais, D. Entremont. V. DGS). Vallée sur le passage du Mont-Joux ou Grand Saint- Bernard, qui fut parcourue dès l'antiquité. Elle vit passer des armées romaines en 69 et 286, des Lombards vers 570, des Francs en 773, et l'armée de Bonaparte en 1800. Elle comprenait au moyen âge la châtellenie de Sembrancher avec Bovernier ; le vidomnat d'Orsièrcs ; la métralie de Liddes et Bourg-Saint- Pierre, avec autant de paroisses dépendant de l'hospice du Saint-Bernard. A la chute du royaume de Bourgogne (1032), la vallée d'Entremont devint possession de la maison de Savoie, excepté momentanément Orsières donné par l'évêque Aymon à son chapitre cathédral de Sion en 1052. La défaite de la Planta en 1475 en fit une vallée sujette du Haut-Valais jusqu'en 1798, où elle recouvra son indépendance. Pendant cette période, elle dépendit du gouvernement de Saint-Maurice au civil, et au militaire devint, avec Vollèges et Bagnes, une des trois grandes bannières au-dessous de la Morge. La constitution de 1798 fit de la vallée d'Entremont un dizain avec Bagnes et Martigny. Ce dernier s'en est détaché en 1802 pour former un dizain à son tour. — Voir Gremaud. —

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