ÉPIZOOTIES (LÉGISLATION SUR LES
Dans les pays dont la population est en majeure partie vouée à l'agriculture, les épizooties ont de tout temps soulevé un intérêt général. Depuis que l'activité de l'État moderne touche à tous les domaines, il a également entrepris la lutte contre les épizooties. Pour la Confédération, ce ne fut possible que lorsque la Constitution de 1848 lui en eut donné la compétence. Mais auparavant déjà, la Confédération avait pris des mesures contre les épizooties, dans les limites du Pacte fédéral de 1815, dans le domaine de l'armée en particulier. Le 16 juillet 1846, la Diète adopta un règlement sur le service vétérinaire dans l'armée.
L'article 59 de la Constitution fédérale de 1848 disait : les autorités fédérales peuvent prendre des mesures de police sanitaire lors d'épidémies et d'épizooties qui offrent un danger général. La Confédération ne fit pas usage immédiatement de cette disposition, toute son attention étant accaparée par l'organisation des autorités fédérales et la rédaction des lois importantes. La lutte contre les épizooties par les cantons étant manifestement insuffisante, les États de Zurich, Berne, Lucerne, Zoug, Fribourg, Soleure, Argovie et Neuchâtel, conclurent en 1853 un concordat pour l'unification des mesures policières dans ce domaine, auquel Schwyz adhéra plus tard.
Dans les années 1860 et 1870, des épizooties firent de grands ravages en Suisse et dans les pays environnants. Leur extension était due avant tout à l'augmentation du trafic, résultant de la construction de lignes de chemins de fer toujours plus nombreuses. Une lutte efficace ne pouvait être entreprise que si des mesures uniformes étaient appliquées. En 1870, l'Assemblée fédérale invita le Conseil fédéral à élaborer une loi d'unification des ordonnances de police des épizooties. Le Conseil fédéral présenta son projet le 9 décembre déjà, et le 8 février 1872, était votée la loi concernant, les mesures de police à prendre contre les épizooties. Celle-ci est basée essentiellement sur le concordat de 1853 ; elle contient des prescriptions générales sur le trafic du bétail, et règle les dispositions à prendre en cas de peste bovine, fièvre aphteuse, etc. Elle prévoit des indemnités aux particuliers auxquels l'application de ces mesures auraient causé des pertes. A peine ces nouvelles dispositions étaient-elles entrées en vigueur qu'elles se révélèrent insuffisantes en ce qui concernait le trafic du bétail par chemin de fer. Une loi complémentaire fut adoptée le 19 juillet 1873, cpii renforçait dans certains articles les dispositions de la loi de 1872. Au cours des années, la nécessité d'un contrôle sévère aux frontières se fit toujours plus impérieuse. Les prescriptions cantonales étaient insuffisantes, de sorte que très souvent les épizooties se propageaient de l'étranger. Il y fut remédié par la loi du 1er juillet 1886, qui soumit à la visite obligatoire d'un vétérinaire les animaux des races chevaline, bovine, porcine et caprine, à leur entrée en Suisse. Afin de rassembler les dispositions en vigueur et de les adapter
à la situation, le Conseil fédéral (''.dicta, le 14 octobre 1887, une nouvelle ordonnance d'exécution de toutes les lois fédérales sur les épizooties. Dans les années suivantes, il prit encore un certain nombre d'arrêtés sur des points spéciaux.
A la suite d'une série de circonstances, le vœu d'une revision de la loi sur les épizooties se fil de plus en plus pressant. On demandait que la nouvelle loi tînt compte des expériences faites, et, en outre, que la Confédération prit une plus grande part à sa charge des indemnités à verser aux particuliers en cas d'épizootie. Enfin, la codification des différentes dispositions législatives sur la matière. Le Conseil fédéral présenta aux Chambres un projet de loi le 15 mars 1915, dont les principaux points revisés étaient : la lutte contre l'introduction des épizooties de l'étranger ; la réglementation du transport du bétail à l'intérieur et les mesures à prendre lorsque éclate une maladie du bétail ; la répartition des frais causés par la lutte contre les épizooties et des indemnités à verser pour les pertes occasionnées par ces dernières. La Constitution fédérale fut alors re visée ; un nouvel article 69, adopté le 4 mai 1913 par le peuple et les États, porte que : La Confédération peut prendre par voie législative des mesures destinées à lutter contre les maladies transmissibles, les maladies très répandues et les maladies particulièrement dangereuses de l'homme et des animaux.
La nouvelle loi fut adoptée par les Chambres le 13 juin 1917 ; elle a été complétée par un règlement d'exécution, et tous deux sont entrés en vigueur le 1er janvier 1921. Jusqu'à l'élaboration d'une loi fédérale concernant la lutte contre la tuberculose, l'art. 2 de la loi de 1917r consacré à la tuberculose bovine, n'a qu'un caractère provisoire. Cette maladie est encore trop peu connue pour qu'il soit possible de prendre des décisions définitives à son sujet. [Bùrgi.J
ÉPLATURES (LES) (C. Neuchâtel, D. et Com. La Chaux-de-Fonds. V. DGS). Vge qui relevait autrefois de la mairie du Locle ; il fut érigé en municipalité en 1851, en commune en 1888, et fusionna avec la Chaux-de-Fonds en 1900. La paroisse et le temple datent de 1852. Armoiries : de sinople à une fasce d'argent accompagnée de deux chalets jurassiens, celui du chef d'or, celui de la pointe d'argent. [L. M.]
EPP, /EPP, /EPT. Famille d'Uri, fixée à Altdorf, Biirglen-Erstfeld et à Silenen son lieu d'origine. Ce nom dérive du prénom ahd. Abbo, Eppo etc. (Fôrstemann I, 11, 437). Armoiries : d'azur à un agneau pascal d'argent (variantes). La souche de la famille est Hans, mentionné en 1487 à Silenen. — 1. Gotthard, fils ou petit-fils du précédent, du Conseil, bailli de la Léventine 1541-1544, député à Lugano et Locarno 1549.
— 2. Johann, de Silenen, du Conseil, porte-drapeau, député à Sargans 1564, à Lugano 1566.
— 3. Martin, du Conseil à Silenen et Altdorf, capitaine en France au service de la Ligue 1591, député à Baden et Lucerne 1600, bailli de Sargans 1606-1608, f 1638.
— 4. Johann-Martin, à Silenen, du Conseil, bailli de la Léventine 1643, député à la reddition annuelle des comptes de 16,59 et 1660, f 1668. --5. Johann, fils du n° 4, capitaine, du Grand Conseil, du Conseil secret, député dans la Léventine, Baden et Lugano, f 1686. — 6. JOHANN-JOACHIM, 1694-1757, à Flùelen, petit-fils du n° 5, possédait le castel de Hudenz, d'après lequel ses descendants se oommèrent von Rudenz ; bailli en Thurgovie 1736, vice-landamrnann 1750, landammann 1752- 1754. 7. Karl-Josef, 1728-1789, à Altdorf, fils du u° 6, capitaine, ingénieur, architecte e1 mécanicien, se fit. particulièrement apprécier dans la correction de la Reuss. Membre de la société économique de Berne 1778, de la société de physique à Zurich 1782, bailli de Mendrisio 1780, du Val Maggia 1787, dessina en 1785 une carte du bailliage de Bellinzone. — 8. Dominik, frère du n° 7, 1733-1791, chanoine à Vienne, fondateur de la prébende de chapelain Epp à Altdorf. — 9. Ambros, 1752-1817, moine à Saint-Gall, prêtre 1777. En 1785 l'abbé Beda l'exila à St. Johann dans le Toggen-
EPPENACH
EPTINGEN
Dominik Epp (n° lï).
D'après une photographie.
bourg pour s'être mis à la tête de ses adversaires, et plus tard encore comme vicaire à Ebringen ; mais sous l'abbé Pankraz, il rentra au couvent, assista à sa suppression et devint en 1805 confesseur et économe du monastère de ( liât t bourg. Il a laissé aussi une correspondance privée considérable et un répertoire des redevances et revenus de la seigneurie d'Ebringen, ainsi que les Annales monasterii Veteris et Novi Sancti Johann is in valle Tauri. — 10. Dominik, 1776-1848, neveu du n° 8, officier au service d'Espagne vers 1797, Landeshauptmann 1809-1839, vice-landammann 1813, landammann 181.1-1817 ; il fut encore élu au gouvernement provisoire 1847. Sous son gouvernement une capitulation fut conclue avec la Hollande 1815. -- 11. Dominik, 181li-1884, (ils du n° 10, officier au service d'Espagne 1826-1830, capitaine général 1854-1867, vicelandammann 1800-1870, landammann 1870-1874. —
12.5JDominik, 1837-1907, fils^du n° 11, adjudantmajor au service du pape, participa à la prise de Pérouse 1859 et au combat de Castelfidardo où il fut grièvement blessé et à Mentana ; décoré de l'Ordre de Pie IX et de Saint-Grégoire. Rentré dans sa patrie en 1870, il devint colonel et instructeur de lre classe, et commandant du bataillon d'Uri; il acquit de grands mérites dans l'organisation militaire de ce canton. 13. P. Meinbad, O.S.B., 1865-1921, de Biirglen, entra dans le couvent nouvellement fondé de New-Subiaco dans l'Arkansas (USA ), prêtre 1892, sous-prieur et procureur du couvent, professeur à l'école du monastère ; excellent architecte, il dirigea la construction de l'imposante abbaye qui fut construite d'après ses plans, ainsi que nombre d'églises dans l'Arkansas et le Texas. — 14. Wilhelm, 1877-1912, fils du n° 12, ingénieur cantonal ; il termina la correction de la Reuss et canalisa le Schâchenbach. Adjudant major. — Voir terriers et obituaires d'Altdorf, Silenen et Wassen. — Nécrologes des corporations zum Grysen et zum Straussen dans les archives paroissiales d'Altdorf. — Stammbuch von Uri. -- AS IV, V. — LL. — LLH. — Lutz : Nekrolog 123. — Festgabe auf die Eroffnung des hist. Muséums von Uri (1906), p. 52. — Bas Bûrgerhaus in Uri. - Nbl. von Uri 1910, p. 80, 107, 168; 1915, p. 6 avec portrait ; 1916, p. 75 ; 1919, p. 70 ; 1921, p. 76. — Gfr. 39, p. 305, 310, 314. — Wymann : Das Schlachtjahrzeit von Uri, p. 9, 36, 37, 42, 61. — Urner Wochenblatt 1884 ; 1907, n° 28 ; 1912, n" 48. [Jos. Mùller, A.] EPPENACH. VoirÉPAGNY.
EPPENBERG. Château et nobles de. Voir Bichwil. EPPENBERG (C. Soleure, D. Olten. V. DGS). Vge et Coin. d'Eppenberg-Wôschnau. Sur l'éperon de l'Eppenberg (Ebenberg) surplombant Wôschnau se trouve un refuge celtique avec, probablement, les fossés de plusieurs demeures. Le 11 juillet 1454, Hugo et Beatrix von Hege vendirent leur domaine d'Eppenberg au couvent de Schônenwerd. Au spirituel Eppenberg dépendait de la paroisse de Gretzenbach ; en 1859, il fut détaché de Gretzenbach avec Schônenwerd et Wôschnau el incorporé à la nouvelle paroisse de Schônenwerd. Population (avec Wôschnau) : 1829, 195 hab. ; l'.ioo, 266 ; 1020. 239. - - Voir art. Gretzenbach et
SCHŒNENWERD. [J. K.]
EPPENSTEIN, von. Famille de ministériaux des ducs d'Autriche, dont le château en ruines se trouve dans le territoire de la Com. de Bussnang. Armoiin-s : de gueules à une tête de bélier d'argent. EBERHARD, chevalier 1302, arbitre en 1314, bailli soil âdminisl râleur du château e1 de la seigneurie de Kibourg et du pays
de Glaris. Bourgeois de Winterthour, bailli autrichien à Saint-Gall 1320. f 1334. — Sa veuve, Elisabeth, née Ottinkon, céda en 1335 au couvent d'Allerheiligen à Schaffhouse, l'avouerie sur les biens du couvent à Dorf. En 1336, elle fit don de sa maison de Winterthour au couvent de religieuses de cette ville, pour être transformée en bâtiment conventuel, puis elle entra dans ce couvent. — Zûrcher Wappenrolle 233, 422. [Scu.]
EPPENSTEIN, Ulrich von, au point, de vue politique le plus important des abbés de Saint-Gall. Sa famille était originaire de Carinthie et apparentée à la maison Salique et aux Zâhringen, et lui-même frère du duc Liutold de Carinthie. En 1077 le roi Henri IV l'éleva au siège abbatial sous le nom d'Ulrich III. Il fut le plus hardi défenseur des intérêts impériaux dans l'Allemagne du Sud contre le parti des papes durant la querelle des investitures, d'abord sous Henri IV, puis sous Henri V. Il combattit deux contre-abbés d'esprit grégorien, le margrave Berchtold de Zâhringen, les comtes de Bregenz, de Toggenbourg, l'abbé Ekkehart de Reichenau, l'évêque Gebhard de Constance, etc. L'empereur Henri IV le nomma en 1086 patriarche d'Aquilée, ce qui faisait de lui le premier de tous les archevêques. Il conserva cependant l'abbaye de Saint- Gall qu'il fit administrer par un remplaçant, f 13 décembre 1121, sans s'être réconcilié avec l'église, peu avant la conclusion de l'accord de Worms entre l'empereur et le pape. — Voir Butler : Ulrich von E., Abt von St. Gallen und Patriarch von Aquileja, dans JSG XXII, 251-290, avec bibliographie p. 291. [Bt.]
EPPER, Fritz-JOSEPH, de Bischofszell, ingénieur, hydrographe, * 1855. Ingénieur à l'inspectorat fédéral des travaux publics 1880-1885 ; chef du bureau hydrométrique fédéral à Berne 1886 ; directeur du service hydrométrique suisse 1902-1912. C'est sous sa direction que fut établi le réseau des stations limnimétriques de la Suisse et que fut créé l'établissement pour l'essai des écluses ; il contribua à l'élaboration de la loi fédérale sur les forces hydrauliques. Auteur de Die Entivickhing (1er Hydrometrie in der Schweiz (1907) et de diverses expertises et rapports (en partie en collaboration) sur le régime des eaux du lac Majeur, du val Poschiavo, du lac de Sils et des travaux de l'Etzel. [O. Lûtschc]
EPPISHAUSEN (C. Thurgovie, D. Bischofs/.eil, Com. Erlen. V. DGS). Château et village, fief de l'évêché de Constance. Aepishausen, qui était en mains du prévôt Rudolf von Liebegg, à Constance, passa en 1321 au chanoine Herdegen von Blidegg. En 1358, Rudolf von Rinegg acquit des barons d'Altenklingen le droit d'avouerie sur Eppishausen ; en 1372, le château échut par héritage à Egloff, de Rorschach, qui le vendit au chevalier Heinrich von Helmsdorf. En 1405, le château fut réduit en cendres par les Appenzellois. Le rôle cou I limier du bailliage d'Eppishausen date de 1407. De 1535 à 1698, le château et la seigneurie furent la propriété des seigneurs de Bernhausen. Cette année-là, ils furent vendus au couvent de Mûri qui les posséda jusqu'en 1798. En 1813, le baron Joseph von Lassberg acheta le château et le domaine d'Eppishausen et les conserva jusqu'en 1838. [Sch.]
EPPLI. Noir Aeppli.
EPPRECHT. Famille de la Com. d'Affoltern am Albis (Zurich), mentionnée dès 1570, dont le nom dérive du prénom d'Egbrecht. -- [J. Fiuck.] - La famille est citée à Zollikon dès 1581. -- Voir Miesch et Bruppacher : Das dite Zollikon. [H. Br.]
EPSACH (C. Berne, D. Nidau, V. DGS). Vge et Com. d'habitants de la paroisse de Tâuffelen, mentionné la première fois en 1244. Tombeaux de la période de Hallstatl et traces d'établissements romains. Epsach formait avec Tâuffelen, Geroliingen et Hagneck l'un des six quartiers de l'obère Grafschaft du bailliage de Nidau. La famille Hartmann, bourgeoise de Berne en 1632 et transplantée plus tard à Soleure, est originaire d'Epsach. Population : ' 1764, 204 bah. ; 1818, 262 ; 1850, 324 ; 1900, 366; 1920, 312. — Voir v. Mulinen : Beitr. VI. — Pour l'élymologie (Abidiara) voir Stadelmann dans BT II, 1905. [E. B.]
EPTINGEN (C. Bâle-Campagne, D. Waldenbourg. V. DGS). En 1145 Ebittingen ; en 1189 Eptingrn ;
KPTINGKN
KOUEY, ESCUEYR
en 1194 Eptingin : au XIIIe s. Rucheptingen. On y a trouvé une monnaie celtique et plusieurs romaines : à Hochstâtten un établissement romain. Eptingen fut une colonie alémanne. Possession de l'évêque de Bâle, il passa, en fief probablement, à Konrad von S tau f en; (IotiI les successeurs se nommèrenl von Eptingen d'après le village. Cette famille se construisit trois châteaux : I. Celui de l'Eichenberg, indubitablement la demeure d( l'ancêtre îles Eptingen, disparu aujourd'hui, mais nommé Schanz dans le parler populaire. — 2. Renken, ilii aussi Haselbourg, appelé à l'origine Rucheptingen, puis Renken selon ses possesseurs ultérieurs, les Rencke von Neuenburg, détruit par le tremblement de terre de 1356 et jamais rebâti ; 3. Wildeptingen, plus tard Witwald, notablement plus grand que l'ancien château de l'Eichenberg, détérioré par le tremblement de terre, mais remis en état. Les fortifications, châteaux, habitants et le village d'Eptingen avec Oberdiegten restèrent possession des seigneurs d'Eptingen qui les cédèrent à la x illo de Bâle le 13 mars 1 'i87. Le château de Wildeptingen tomba en ruines. Eptingen avait sa propre église ; la collation, aux mains des Eptingen. passa à Bâle avec le village. Eptingen forma en 1529 une paroisse avec Diegten. Le prêche eut lieu dès lors et jusqu'à nos jours alternativement à Eptingen et à Diegten. L'édifice religieux fut reconstruit en 1725. Les bains, fréquentés depuis des siècles, furent rebâtis vers 1800 et agrandis. Ils sont devenus très réputés à l'époque moderne par l'eau de table d'Eptingen. - Voir Merz : Burgen des Sisgaus I et III . — Bruckner : Merkwiirdigkeiten. [K. Gauss.J
EPTINGEN, von. Famille d'origine libre, qui entra dans la suite au service des évêques de Bâle. Elle avait son château sur les hauteurs environnant le village d'Eptingen (Bâle-Campagne) et fut en relations étroites avec la ville de Bâle, à qui elle donna, du XIIIe au XVe s., des conseillers et deux bourgmestres : .Matthias, en 1274-1275, et Johaxx-Puliaxt, à plusieurs reprises de 1375 à 1397. Lorsque la noblesse bâloise se divisa en deux clans, pendant l'interrègne, les Psittaciens et les Stellifères, les Eptingen se rattachèrent à ce dernier. Au milieu du XIIIe s., la famille se divisa en deux branches principales : l'aînée ajouta à son nom celui de Pratteln,la cadet te celui deBlochmont. A la branche aînée appartient HANS-BERNHART, connu par son pèlerinage en Terre sainte en 1460. Elle s'éteignit au milieu du XVIe s., tandis que la branche cadette subsista jusqu'au XIXe s. Cette dernière posséda jusqu'au milieu du XVIIIe s. les seigneuries de Hagerthal, Neuvveiler et Waldighofen dans le Sundgau. Plusieurs des Eptingen revêtirent les fonctions de maréchal dans la maison d'Autriche, et lorsque l'Alsace devint française, des membres de la famille prirent du service en France. Se rattachent à la branche cadette — Her- MANN, qui fut banni de la ville de Bâle après la bataille de Saint-Jacques, en 1445 ; il entra au service de l'Autriche, puis commanda la cavalerie des Confédérés à Grandson en 1476. — Joseph-Hermann, baron d'Eptingen, 1718-1783, servit dans le régiment d'Alsace et de Royal-Suède. En 1758, à la suite d'une convention passée entre l'évêque de Bâle et Louis XV, il leva un régiment dans l'évêché de Bâle pour le service de France. Ce régiment, qui prit le nom de régiment du princeévêque de Bâle ou d'Eptingen, subsista jusqu'en 1792 Joseph-Hermann en fut le premier colonel ; il devint brigadier en 1762, et maréchal de camp en 1770. La dernière de la famille, f 1854, avait épousé le Lucernois Ludwig von Sonnenbersr. Armoiries : d'or à
une aigle de sable becquée et membrée de gueules, po-
sée en fasce. — Voir Mer/. : Oberrheinische Stammtafeln. — Le même : lin mm des Sisgaus I. III. - Kindler von Knobloch : Oberbad. Geschlechterb. Geschichtsforscher VII, 313. — May: Histoire militaire des Suisses. Folletête : Le Régiment d'Eptingen. [C. Ro.]'
EQUATEUR. Une colonie suisse s'est établie en Equateur en 1880. La fondation de la maison suisse Max Millier & Cle lui donna un certain essor. Plus tard, durant la guerre européenne de 1914-1918, quelques Confédérés vinrent en grossir les rangs. Leur activité s'exerça presque exclusivement dans le domaine commercial. L'Equateur ne possède pas de colonie en Suisse et aucun des ressortissants de ce pays n'a joué chez nous un rôle spécial. Ce pays a établi des consulats à Genève (devenu consulat général en 1917), à Lugano depuis IHiiT. à Zurich (consulat général depuis 1898). Depuis 1913, la Suisse est représentée en Equateur par un consul. Le 22 juin 1888, les deux pays ont conclu un traité d'amitié, d'établissement et de commerce encore en vigueur. [C. Bzr.l
EQUESTRES (PAGUS ou COMITATUS) . Région autour de Nyon (Vaud) allant de Collonge près du Credo, sur le Rhône (912) à Perroy près de l'Aubonne (1012). On ne sait rien de cette circonscription administrative, reflet de l'ancienne civitas, sous les mérovingiens et les carolingiens. Un comte Anselme y apparaît en 926. Le dernier, Lambert, ligure en 1018 et est souche de la famille de Grandson. Un autre, Amaury, en 1002, parait être l'ancêtre des sires de Mont. 11 est possible aussi que les sires de Prangins et Nyon descendent d'un comte des Équestres. La circonscription disparut au XIe s. dans le démembrement du royaume rodolphien. — Voir Gingins : La Cité et le comté des Équestres. — Poupardin : Le royaume de Bourgogne. — Martin : Éludes critiques sur la Suisse à l'époque mérovingienne. — DHV. [M. R.]
EQUESTRIS (COLONIA JULIA). Établissement militaire fondé vers l'an 43 av. J.-L. par Plancus, gouverneur de Lyon, vraisemblablement sur les plans de Jules César, sur l'emplacement du Noviodunum helvète, aux fins de commander la route de Genève en Helvétie. Elle fut occupée par une colonie de vétérans qui se superposa à la population indigène formant un tout de 5000 habitants. Elle est mentionnée par Pline dès le premier siècle et l'on y a trouvé de nombreuses inscriptions. L'une concerne C. Plinius Faustus, de la tribu Cornelia, édile et duumvir, une autre C. Luconius Tetricus, préfet de police, pro-duumvir et (lamine d'Auguste, une troisième un praefectus fabiûui, contrôleur des ouvriers du bâtiment, une quatrième un causidicus civitatis, conseiller légiste. Il en reste quelques ruines à Nyon. Rue du Vieux Marché, on a découvert en 1860 un temple romain ; dans d'autres quartiers de la ville actuelle, des restes d'établissements officiels. En revanche, la Tour de César est plus probablement du moyen âge. Le musée de Nyon conserve un certain nombre d'objets recueillis dans le sol même. A Crassier, en L906, on a trouvé les vestiges d'un aqueduc romain amenant l'eau de Divonne à la Colonia Equestris. Plus tard, au lll" s., celle-ci est appelée Civitas Equestris et elle reprit enfin son vieux nom de Nyon. — DHV. [M. R.]
ÉQUEY, ESOUEYR. Famille fribourgeoise originaire de la Glane. — JEAN, lieutenant au 3e régiment suisse en France, lit la campagne de 1813. -- ASHF I II. 270, :î'.>;.t. '"'• emy.]