‹ Dictionnaire historique & biographique de la SuisseChapitre 424 sur 425 · ÉPINAY · texte numérisé non relu

ÉPINAY

derrière la bannière de Bourg. La commune d'Épalinges apparaît au XVIe s. Elle est devenue fief de Berne en 1536. Le temple des Croisettes a été construit en 1663 sur son territoire. — DHV. [M. H.]

ÉPAULAZ, CLAUDE et Perin, frères, d'origine savoyarde, établis à Lausanne et complices d'isbrand Daux, bourgmestre de Lausanne, lorsqu'il voulut livrer cette ville aux Savoyards en 1588. Tous deux furent condamnés à mort et exécutés. [M. H.]

ÉPAULE, ESPAULAZ, François, d'une famille notable de la région de Genève, bourgeoise dès le XVe s., prit parti pour l'évèque à la Réforme et devint fougueux Peneysan. Pris en 1535, il reconnut avoir voulu livrer la tour Maîtresse dont il avait la garde lors du coup de main du 31 juillet 1534. Il fut décapité, son corps écartelé, sa tète placée sur la Pierre du Niton. — Voir Gautier : Hist. de Genève. — Arch. d'État. — Sordet : Dictionnaire. [H. F.]

ÉPAULE (L'). VoirScAPULA.

ÉPAUTAIRE (C. Vaud, D. Échallens, Com. Essertines. V. DGS). Hameau près duquel on a trouvé des ruines romaines. En 885, le roi Charles-le-Gros donne à son fidèle Vodelgise des biens à Spelteriac, qui passèrent à l'église de Lausanne. Plus tard membre de la seigneurie de Belmont. En 1311, Pierre de Grandson en vendit la dîme au chapitre de Lausanne. - DHV. [M.R.]

ÉPAUVILLERS (C. Berne, D. Franches-Montagnes. V. DGS). Com. et Vge. Première mention : 1139, Villare ; 1179, Epavillers ; 1175, Vilar; 1180, (de) L'ilario. Dès l'origine, Épauvillers appartint au chapitre de Saint-Ursanne et à l'évèque de Bàle ; le premier avait droit aux deux tiers des colonges et le second au tiers. Ce village fut envahi pendant la guerre de Trente ans par des Écossais de Forbes et Hébron, généraux français, et il prit part aux troubles de 1730-1740. L'église, sous l'invocation de Saint-Arnoul, évêque, avait pour collateur le chapitre de Saint-Ursanne. Elle fut réunie à la mense capitulaire de Saint-Ursanne par Gérard de Wippens en 1313. Elle fut reconstruite en 1695, en 1840 et en 1868. — Voir Trouillat. — Chèvre : Hist. de Saint-Ursanne, 821. — A. Daucourt : Dict. paroisses. [G. A.]

ÉPEISSES (C. Genève, Bive gauche, Com. Avully. V. DGS). Vge où un château lui fortifié, entretenu par le prieur de Saint-Victor, dès 1220. Le prieur eut même le droit d'y tenir garnison. L'édifice fut détruit à une date inconnue. Un pont, détruit en 1321, reliait Épeisses et La Corbière. Ce hameau devint genevois en 1754, au traité de Turin. Le groupe d'Épeisses-dessous fut édifié en 1922 par les Services industriels de la ville de Genève pour y loger le personnel de l'usine électrique du Rhône. — Voir Regeste genevois. - - Galiffe : Genève historique et archéologique. — Gaudy-Le Fort : Promenades historiques. [H. F.l

ÉPENDES (ail. Spinz) (C. Fribourg, D. Sarine. V. DGS). Com. et paroisse existant déjà vers 1173. La paroisse, après qu'on en eût détaché celle de Praroman en 1644, est restée composée des communes de Chésalles, Épendes, Ferpicloz, Sales et Senèdes. Le patronage de l'église appartint au chapitre de Lausanne jusqu'à la conquête bernoise de 1536 ; il fut ensuite exercé par le gouvernement fribourgeois qui le replaça, au XIXe s., sous l'autorité diocésaine. La dîme du village, possédée en 1298 par les seigneurs de Marly, passa successivement aux familles Lombard (1421), d'Avenclies, de Prez, de Praroman, Lanther, Budellaz et. Amman jusqu'en 1846. Étrennes friboargeoises 1806. —

MFÏ. [A. d'A.]

EPENDES (C. Vaud, D. Yverdon. V. DGS). Coin, el Vge. En 1154, Spinles ; en 1174, Espinncs ; en 1228, Espindes. Localité d'origine romaine, qui fui au moyen âge une propriété des Grandson, puis dès avant 1227 du monastère de la Vallée du lac de Joux. Après la Réformation, cette localité fut constituée en seigneurie el vendue aux Treytorrens qui la cédèrent en 1663 aux Du Plessis-Gouret ; ceux-ci la possédaient encore en 1798. L'église, dédiée à saint Martin, avait pour filiales les chapelles de Suchv, Essert-Pittet et Sermuz. - DHV. [M. i;.|

ÉPENDES, d', de SPINDIS. Famille noble, originaire d'Épendes (Fribourg), où elle possédait un château dont il ne reste aucun vestige. Armoiries : d'azur, au chef d'or chargé d'une croisette du champ, l'écu chargé d'une bannière de gueules posée en bande et brochant sur le chef.; — 1. Henri, chevalier, seigneur d'Épendes, est mentionné dès 1143. — 2. Aline, abbesse du couvent cistercien de la Maigrauge 1331-1343.— 3. Guillaume, curé de Pont -la -Ville 1349-1368 ; notaire de la curie lausannoise. Au milieu du XIVe s., cette famille, fixée à Fribourg, y acquit la bourgeoisie et son nom se transmua en Jocha, Jota. — 4. Perrod, banneret du quartier des hôpitaux 1366. — 5. CuANOD, membre des Soixante 1415. — 6. PERROD, dernier du nom, maître d'hôtel du comte François Ier de Gruyères 1453- 1463. Il est probable que les von Spins (Berne) furent un rameau détaché des nobles d'Épendes en 1283. — Étr. frib. 1806. — Alfred d'Amman : Les familles des nobles d'Épendes.et von Spins, dans ASIIF 1918. [A. d'A.] ÉPERON. Familles vaudoises de Cully et Pully et de Saint-Livres, au XVIIe s. ; cette dernière essaima à Pizy et à Féchy et donna SAMUEL, 1857-1920,

oculiste, privat-docent en 1895, puis professeur extraordinaire d'ophtalmologie à l'université de Lausanne dès 1908. Auteur de différentes publications scientifiques, d'une enquête sur l'état des yeux dans les écoles de Lausanne et d'un livre populaire sur l'Hygiène de l'œil. [M. R.]

ÉPESSES (C. Vaud, D. Lausanne). Nom d'une léproserie mentionnée dès 1290, située au Nord-Ouest de Lausanne, au lieu dit aujourd'hui la Chablière, et qui fut transférée en 1462 à Vidy. — DHV. | M. H.]

ÉPESSES (C. Vaud, D. Lavaux. V. DGS). Com. et Vge qui dépendait au moyen âge du prieuré de Lutry, lequel le faisait administrer par un métrai, Wibert de Cully en 1260 ; le jugement des affaires criminelles ressortissait à l'évèque de Lausanne. Le prieuré affranchit en 1464 ses serfs d'Epesses de la mainmorte moyennant indemnité. Sous le régime bernois, Épesses fut l'un des « quarts » de la paroisse de Villette. Devint en 1825 une commune indépendante. On célébrait encore en 1635, le jour de la Fête-Dieu, une cérémonie religieuse pour remercier Dieu d'avoir autrefois protégé miraculeusement le village des suites d'un glissement général de la localité, qui ne causa aucun dommage ; la fête fut abolie à la demande des pasteurs, mais les enfants en conservent le souvenir par une fête du printemps. La chapelle d'Epesses, dédiée à saint Jacques et mentionnée dès 1352, relevait de l'église de Villette. Elle n'existe plus : la cloche du XVe s. a été transportée à la maison d'école. Épesses fait aujourd'hui partie de la paroisse de CuUy. — DHV. [M. R.]

ÉPIDÉMIES. Voir Cholér \. Grippe, Peste. ÉPINAY, Loi is-Joseph de Lalive d', tils de Denis- Joseph, fermier général, et de Madame d'Ëpinay, l'amie de Bousseau, * 25 septembre 1746, à la Chevrette, vint à la suite d'un duel à Berne, s'installer à Fribourg vers 1774-1775. En 1787, il se fit naturaliser Fribourgeois, de Granges- Paccot, el acquit la bourgeoisie secrète de Fribourg. En 1805, il publia un . llmanach fribourgeois, qu'il conl inua les années suivantes, 1806-1809, sous le titre d'Étrennes fribourgeoises. f L813. — 2.

Pierre- Louis- Nicol \s.

fils du n° I, 1777-1842, prit du service eu France, fut décoré de la Légion

Louis il K|iiu.-i\ .

D'après une miniature.

ÉPIQUËREZ

EPP, KPI\ /EPT

d'honneur e1 recul le titre de baron en 1831. Il transforma sa ferme de Grandfey en ferme modèle, el écrivi1 un traité: Pratiques d'agricul. par un cultivateur fribovrgeois. — Voir Étr. frib. 1894, 1917,1922. [Aug. Sch.J

ÉPIQUËREZ (C. Berne, D. Franches-Montagnes. V. JXiS). Com. et Vge. Première mention : 1446, Es Piquerez, du nom de plusieurs familles de ce lieu. Au XVIIe s. ce village avait quatre colonges qui payaient au chapitre de Saint-Ursanne chacune de 13 à 16 sols avec un chapon. Un ressortissant d'Épiquerez, Nicolas Piquerez prit une part active au mouvement révolutionnaire dans l'évêché de Bâle en 1792 et mérita le surnom de « Nicolas des cloches » à cause de son zèle pour l'enlèvement des cloches dans le pays. — Voir Chèvre : Hist. de Saint-Ursanne, 830. — A. Daucouri : Dict. paroisses. [G. A]

ÉPITAUX. Famille vaudoise de Saint-Sulpice et Chavannes dès le XVe s. — Georges, * 1873, architecte à Lausanne, créateur de la rue Pichard, des «Galeries Saint-François», de la Banque populaire, de la chapelle de Tell à Montbenon, de l'école cantonale d'agriculture de Marcelin, du Palais du Bureau international du travail à Genève. [A. H.l

Page 1