BERGEN
le nom de Berg einhalb dem Irchel, tantôt celui de Berg im Flaachtal am Rin. On y a trouvé des vestiges d'un refuge de l'âge du bronze et des fortifications romaines. Les premiers propriétaires fonciers furent les barons von Teufen, dont les droits passèrent plus tard en partie aux couvents de Tôss, Rappel, Katharinental et Embrach. La haute juridiction appartenait au comté de Kibourg, avec qui Berg passa définitivement à Z.urich en 1452. La basse juridiction, d'abord en mains des barons von Teufen, puis fief autrichien au XIVe s., fut possédée successivement par les familles von Erzingen, Tettingen, Gachnang, zum Tor et von Ulm. Au commencement du XVIIe s., elle appartint aux Meiss, et plus tard, jusqu'en 1798, aux Escher de Zurich. Sous la République Helvétique, Berg fit partie du district d'Andelfingen, de 1803 à 1814 du district de Winterthour, de 1814 à 1831 du haut-bailliage, puis district d'Andelfingen. Outre le château de Berg, qui existe encore, il y avait dans l'ancienne juridiction de Berg les anciens châteaux de Schollenberg, d'Ebersberg et de Radegg. De même que la dîme, le droit de patronage appartenait au couvent de Rheinau ; après la Réformation, Zurich le lui contesta, mais ce ne fut qu'en 1836 qu'il en fut dépossédé. En 1558, l'abbé dut prendre l'engagement de ne choisir que des pasteurs zuricois, présentés par le Conseil. En 1054 l'église fut reconstruite ; une école est mentionnée au commencement du XVIIe s. Les registres paroissiaux datent de 1668. Population : en 1634, 397 ; 1860, 614 ; 1920, 460 hab. -- Voir SSR I. — A. Farner : Die Geistlichen der Gemeinden des Bez. Andelfingen (Hausfreund, supplém.du Volksblatt... Andelfîngen, 1905, n° 4). — Schloss B. am Irchel (dans Nbl. der Stadtbibliothek Winterthur 1833). |0. Farner.]
BERGAMIN. Famille d'Obervaz (Grisons), citée en 1458. Elle s'est répandue dans la suite à Schleins, en Hollande, dans les colonies hollandaises et dans la haute Italie. — 1. Remigius, podestat à Morbegno 1689, t 1720. — 2. Remigius, * 14 septembre 1682, curé d'Ems 1708-1709, aumônier de l'armée à Turin 1725 où il mourut le 5 février 1728. — 3. Johann-Paul, au service de France dans les gardes suisses de 1763 à 1793, landammann en 1794, colonel et membre du Conseil de guerre des Grisons 1798. f 21 mars 1821. — 4. Lucius- Anton, * 1757, curé de Bonaduz 1782-1789, chanoine 1787, bénéficier à Coire 1797, sextar de la cathédrale de 1818 à sa mort le 23 février 1825. — 5. Remigius, entra au service de France 1821, du pape 1832, capitaine des voltigeurs à Ferrare, commandant à Faenza, tomba le 10 juillet 1848 dans l'assaut de Vicence par les Autrichiens. — 6. P. DOROTHEUS, * 24 novembre 1814, capucin, missionnaire en 1847 au Brésil où il mourut en 1878. — 7. P. Donatus, * 8 décembre 1822, capucin, prédicateur populaire de renom dans l'Italie centrale et dans l'île de Corse. Curé à Salux 1868-1887, puis à Obervaz 1887-1899. | le 9 août 1899. [J.-J. Simonet.1
BERGDIETIKOIM(C. Argovie, D. Baden. V.DGS). Commune qui portait autrefois le nom d'Oberndorf et appartenait aux seigneurs von Schônenwerd, dont le château était situé au-dessus du village.
Peu à peu les terres et la basse juridiction passèrent au couvent de Wettingen. Le couvent en resta propriétaire jusqu'à sa sécularisation. Le nouveau nom de Bergdietikon paraît pour la première fois le 30 juin 1803, ainsi que Berggewcinde Dietikon. Cette commune comprend les hameaux de Baltenswil, de Hasenberg, de Schônenberg, de Herrenberg, de Bernold et de Kindhausen. Dans le peuple, la Com. porte, encore de nos jours, le nom de Berggemeinde. Les cath. se rattachent à la par. de Berikon, les prot. à celle de Dietikon-Urdorf (C. Zurich). Armoiries (depuis 1862): d'argent à un chêne de sinople. — Voir Merz : Wehrbauten. -- Merz : Die Gemeindewappen des Kts. argau — Arg. IV. [O. Z.|
BERGELL(C. Grisons, D.Maloja. V. DGS sous Bre- Gaglia). La plus petite des vallées méridionales des Grisons où l'on a découvert une station préromaine au-dessous de Soglio. Les plus anciens habitants semblent avoir et édes Bhètes . En 46 ap. J.- C . un édit.de l'empereur Claude
DHRS II — 5
mentionne les Bargaiot (habitants de la vallée de Bergell), qui étaient alors en conflit avec les Comasques. Après la conquête de la Rhétie par les Romains, ceux-ci construisirent entre autres une route de Côme à Chiavenna en continuant par la vallée de Bergell et le Septimer. Au bord de cette route était placé le Castellum ad murum (Castelmuro) et au-delà du Septimer, Bivium ou Stabulum. En 952, Othon I, revenant d'Italie, passa par le Septimer et en 960 il fit don de la vallée de Bergell, avec droits de péage et de juridiction, à l'évêque de Coire Hartbert. Othon II confirma le don en 976 et Othon III en 988, mais en réservant le château de Castelmur et l'église. L'évêque avait la haute et basse juridiction ; il se faisait représenter par un podestat. Le plaid de justice se tenait à Vicosoprano. Un doyen (decanus) exerçait la justice inférieure et prononçait sur les transferts immobiliers. Les régales de l'évêque étaient les péages (le Teloneum ou péage de frontière, la Fûrleiti ou droit d'escorte, le péage des routes), le Hostesana (ad hostem) impôt militaire payable en produits du sol, et en outre les poids, mesures et monnaie jusqu'en 1421. Les forêts et le droit de chasse avaient été concédés aux habitants en 1024 par le roi Henri II. Au milieu du XIVe s., la vallée formait une juridiction indépendante, avec son propre sceau à ses armes. A l'origine, elle constituait une union forestière, mais peu à peu des conflits surgirent entre Ob- et Unterporta, et le 17 juin 1534 la vallée fut divisée en deux communes politiques. Seule la juridiction criminelle, présidée par le podestat, ne fut pas comprise dans ce partage. Unter-Porta comprend les communes actuelles de Bondo, Soglio et Castasegna, Ob- Porta celles de Stampa, Vicosoprano et Casaccia. Ob- Porta subit dans la suite un nouveau partage : en 1745 Casaccia se sépara de Stampa et de Vicosoprano, qui elles-mêmes furent divisées en 1853. Dans Unter-Porta, Soglio et Castasegna se séparèrent en 1879 ; Bondo formait déjà une commune depuis longtemps.
Les habitants de la vallée furent en lutte avec Chiavenna de 1207 à 1219 et de 12134 à 1272. Ils eurent à souffrir du passage de troupes lors des troubles des Grisons en 1624 et 1629 ; en 1798 et 1799 la vallée fut envahie par les Autrichiens et les Français, puis en 1814 une expédition des Grisons sur Chiavenna y passa. Le patron des gens de Bergell était, d'après la tradition saint Gaudentius, évêque de Novare, qui aurait souffert le martyre au IVe s. au-dessus de Vicosoprano. En 1529, Ob-Porta adopta la Réforme et adressa un appel à Peter Vergerio à Bâle, ancien évêque de Capo d'Istria ; il réussit à introduire la nouvelle doctrine à Unter-Porta, mais non à fonder un synode dans la vallée. Ob-Porta se divisa en deux paroisses en 1586 : Vicosoprano et Stampa-Borgonuovo. Guido Zoncha, de Vérone, fut le réformateur de Casaccia. En vertu de la capitulation de Milan, les protestants de Chiavenna se réunissaient à Castasegna où une église fut construite. La population de la vallée parle un dialecte particulier, le Bargaiot ou linguatg da la Bargaia. Le seul ouvrage écrit dans ce dialecte, qui est un mélange d'éléments rétoromanches et lombards, est l'œuvre de Giovanni Maurizio : La Stria, ossiaislinqual da l'amur (1873). Depuis la Réformation, les habitants ont adopté l'italien comme langue écrite, de sorte que l'idiome du pays perd toujours plus de terrain. Depuis 1851, Ob- et Unter-Porta ne forment qu'un cercle avec un député au Grand Conseil ; auparavant chacune de ces communes avait un représentant à la Diète gri sonne. Population de la vallée : 1700 hab. environ. — Voir V. Vassali : Das Hochgerichl Bergell. — P. Nicolaus von Salis-Soglio : Die Famille von Salis. - — E. Lechner : Das Tal Bergell. — G. Giovanoli : Die Fremdeninvasion 1798-1801, dans JHGG 1905. — Ch. von Hoiningen- Huëne : Mitt. aus Bergeller Notarsprotokollen, dans BM 1917. — E. Gianotti : Ein Prozess wegen des Septimer, dans BM 1914. — Silvia Andréa : Das Bergell. — W. v, Wartburg : Zur Stellung der Berg. Mundart zwischen dem Rhâtischen und dem Lombardischen. [E. G. et L. J.]
BERGEN, von (au XVe s. von Beringen). Vieille famille de l'Oberhasli. — 1. Ulrich, fut maître d'école à Zofingue, pasteur à Oberburg, vicaire à la collégiale de Berne en 1589, professeur de théologie à Berne en 1590, devint bourgeois de la ville et ancêtre de la
Décembre 1921
BERGEON
HERŒR
famille bourgeoise du même aom, t 1595. Armoiries : d'or à un bouquetin de sable levé en pied sur trois monts de sinople, el accompagné de deux- étoiles de gueules. — Voir LL III. — Gruner : Wappenbuch (Bibl. de Berne). — [r. m.-w.] — 2. Jakob, de Meiringen, *11 avril 1842, pasteur de Bassersdorf 1865- 1904, doyen du chapitre de Biilach, privat-docenl à la Faculté de théologie de Zurich 1876-1879. Voir Wirz : Etat. — G. von Schulthess- Rechberg : Die zûrch. Theologenschule iiu 19.Jahrh., dans Festgabe derTheol.
Fakultât [Zurich], 127. ' [W.-L. w.; BERGEON. — I. Famille du val de Morteau, bourgeoise de Neuchàtel à la fin du XVe s. Armoiries : d'or au pal de gueules accompagné de deux étoiles du même et chargé d'un cimeterre d'argent à la poignée d'or, surmontant un croissant du dernier ; au chef d'azur chargé d'un vol d'argent. — 1. Jean, capitaine au service de France, du Petit Conseil de la ville de Neuchàtel 1639, maître bourgeois 1648, lieutenant de la ville de 1651 à sa mort 1653. - 2. Jean-Michel, fils du n° 1, * vers 1641, receveur dès 1668, révoqué en décembre 1681 il fut réintégré dans ses fonctions l'année suivante ; châtelain du Landeron 1685, maire de Neuchàtel et conseiller d'État 1689, directeur des sels 1693, t en avril 1694. En 1680 il avait été l'avocat de Charlotte d'Achey dans le procès d'investiture de la seigneurie de Gorgier. La baronne d'Achey obtint gain de cause et lui donna la maison de ses ancêtres, les Neuchàtel- Vaumarcus, à Neuchàtel. Bergeon fut anobli en 1687.— 3. Charles-François, fils dun» 2, 1681-1757. Partisan du prince de Conti lors du procès de 1707, il noua dans la suite, avec J.-J. de Merveilleux, des intrigues avec quelques prétendants français à la possession de Neuchàtel. En 1734, Bergeon et Merveilleux s'abouchèrent avec le marquis de Nesle, à qui ils firent espérer un soulèvement du pays en sa faveur. Le rappel du marquis, qui s'était rendu à proximité de la frontière neuchâteloise, à Morteau, mit fin à cette tentative.
II. Famille de Morteau établie au milieu du XVIe s. à La Chaux-du-Milieu d'où elle s'est répandue aux Ponts-de-Martel. — 1. Pierre-Frédéric, 1726- 1807, pasteur aux Planchettes 1758-1765, à Corcelles de 1765 à sa mort le 11 juin 1807. Bourgeois de Neuchàtel 1781. — 2. Jacor, 1728-1799, pasteur à Chézard-Saint- Martin 1759-1768, à La Chaux-de-Fonds 1768-1782, à Cornaux 1782-1799. — Les descendants de Pierre- Frédéric ont fait souche à Genève, à Aix-en-Provence, à Gênes, à Livourne et au Locle. Dans la branche de Genève, — 3. Frédéric-Ami, 1817-1881, député au Grand Conseil 1854-1856 et 1862-1868, vice-président de ce corps et vice-président de la Constituante genevoise de 1862. — Voir MN 1904, p. 124. — Biographie Neuchâteloise I. — A. DuPasquier : Les prétentions de la maison de Mailly-Nesle sur Neuchàtel, dans MN 1921. — Généal. de la famille Bergeon, Livourne. [L. M. et F. G.] BERGER. Familles bourgeoises répandues dans presque toute la Suisse, à Genève sous le nom de Berguer. Voir aussi Bergier.
A. Canton de Berne. — Des familles de ce nom existent dans 25 communes du canton, surtout à Langnau; plusieurs ont émigré en Amérique. — Ulrich, de Langnau, * 1729, fut à la tête de la commune de Trachsel- /wald et reçut du gouvernement des fusils et autres armes en récompense de ses services. Dix de ses fils combattirent en 1798 contre les Français, et quand le landsturm fut convoqué, lui-même âgé de 69 ans fut le premier sur la place de rassemblement, f 5 avril 1821. — Voir G.-V. Slâhli : Bild eines Altschweizers ou Ulrich Berger und sein letztes Vermàchtnis an seine Enkel. — SBB I, 601. — 2. Gottlieb, * 1826, f 3 juillet 1903, d'abord instituteur, puis avocat; rédacteur de VEmmcntalerblatt, membre du Grand Conseil dès 1867, chancelier
de 1881 à 1891, conseiller national de 1882 à 1902, industriel. — Bund 1903, n° 18.'). |K.-It.
B. c anton de Fribourg. — 1. Jean-JosEPH, d'Onuens, * 1766, f 1844, notaire 1789. membre du Tribunal d'Appel 1798-1802, du Comité d'élection du canton 17 mars 181)2, du Tribunal français 1804-1809, procureur d'office et directeur des orphelins 1806-1809, juge d'Appel 1809-1844, du Grand Conseil 1808-1814, 1814- 1844.- Voir ASH VII, IX. — Arch. d'État Fribourg. — 2. Isidore, de Prez-vers-Noréaz, connu sous le nom de Capitaine Berger ; membre du Conseil paroissial et du Conseil communal de Prez, député au Grand Conseil 1877-1881. f 14 janvier^ 1895. — Voir La Liberté 1895, n"* 14, 16. — Noue. Étrennes fribourgeoises 1896, 128. [R/e.my.]
C. Canton de Lucerne. — Famille répandue du XIV au XVIe s. à Lucerne et dans le bailliage de Willisau. —