BERGIER
autre que celui du pape. Député à Rome eu 1323, où il obtint un à compte sur la solde due encore pour cette campagne. Dès 1514 bailli de Grùningen, il fut souvent mêlé aux troubles suscités par les anabaptistes. 1525- 1527, et même soupçonné d'avoir des intelligences secrètes avec les magistrats de l'Oberland qui les protégeaient. Comme conseiller et chef des troupes zuricoises dès 1529, il insista dans la première guerre de Cappel pour une solution pacifique, en suite de quoi il fut remplacé dans le commandement par son ennemi et jeune oncle, Rud. Lavater, lors de la campagne de 1531. Prit part aux négociations de paix de Rremgarten. f le 27 octobre 1532. — Voir Bullinger : Beform. Geschichte II, p. 173. — G. Tschudi : Archiv fur schweiz. Réf. Geschichte I, p. 56. — Une autre famille Berger, bourgeoise de Zurich, est représentée par : — 4. Hans, pelletier, de Winterthour, reçu bourgeois le 17 août 1489, son fils — 5. Hans, souvent confondu avec le n° 2, pelletier, fut conseiller de guerre dans la campagne d'Italie en 1515, conseiller en 1516, bailli de Knonau 1517-1532, f 1537 ; ses descendants font partie du patriciat des corporations. — 6. Heinrich, conseiller 1626. — 7. Hans, conseiller, élu par vote libre en 1639. — 8. Jacob, * 1695, pasteur à Basadingen 1737 et à Wiesendangen 1742, f 1766 le dernier de la branche masculine. — Voir AS I, III2, IV. — QSG XVI.— Strickler et Egli : Ahtensammlungen zur Réf. Gesch. — Egli : Ziircher Wiedertàufer. — H. Nabholz : Bauernbewegung in der Ostschweiz. — Meiss et Keller-Escher : Promptuaires . — Biirgerbuch I. [W. Ulbich.]
BERGER. Voir Suso, Amandus.
BERGERAT. Famille genevoise, de Perly, reçue à la bourgeoisie de la ville le 30 avril 1507 en la personne de Julien, qui fut membre du Conseil des Deux-Cents avec Pierre, son fils. - — Voir Arch. d'État Genève. — Galiffe, Mns. [C. R.]
BERGERIE (LA) (C. Vaud, D. Nyon, Corn. Gland. V. DGS). Domaine au Sud de la gare de Nyon, acquis avec Prangins en 1814 par le roi de Westphalie, Joseph Bonaparte. Le prince Jérôme-Napoléon y édifia un beau château qui, depuis, est sorti de la famille. Le domaine a été morcelé après 1870. Le prince Louis-Napoléon en possède aujourd'hui une partie ; l'ex-empereur Charles d'Autriche séjourna en 1919-1921 dans une autre partie du domaine. — Voir DHV. [M. R.]
BERGERON, BERGEIRON. Famille genevoise dont Girardin fut membre du Conseil des Cinquante et syndic, 1526. — Le fils, Jean, fut éloigné de Genève à cause de ses opinions politiques vers 1546. [C. R.)
BERGEVIN, Yves, d'Aubigny, prévôt de camp au Piémont pour le roi, se retira en octobre 1558 à Lausanne ; l'année suivante il se fixait à Genève. Le 20 janvier 1561 il était reçu bourgeois de cette ville gratuitement pour services rendus, entrait au Conseil des Deux- Cents en 1566 et au Petit Conseil en 1570, année de sa mort. Il était frère de Jean Bergevin, prévôt général des maréchaux de France. — Voir Arch. d'État Genève. — ■ Galiffe, Mns. — Covelle : LB. — France protestante. [H. N.l
BERGHOF. Grande communauté appelée aussi das Gericht am Berge ou Steuerbrief Bergr/iofayant ses droits propres et appartenant jusqu'en 1798 au bailliage de Rotenburg (Lucerne). A côté des gens de la seigneurie de Rotenburg, beaucoup de paysans libres y étaient établis. Elle se composa jusqu'en 1838 de parties des communes politiques actuelles de Rômerswil, Rain et Hildisrieden et s'étendait de la juridiction de Adelwil à celle de Nunwil près de Hochdorf. Elle payait 41 livres d'impôt annuel aux XVe et XVIe s. ; l'église de Rômerswil et la chapelle de Hildisrieden dépendaient d'elle. Le lit <le justice se tenait à Ludiswile. En 1814, elle domptait 337 bourgeois ayant droit de vote. Le partage entre les trois communes eut lieu en 1838, basé sur le cadastre et les charges d'assistance. La communauté eut son sceau propre le 1er juin 1722, portant l'image de l'apôtre Bartholomé, patron de Rômerswil, accompagné des initiales B. H. — Voir Estermann : Gesch. der Pfarrei Hochdorf 326. — Segesser : Bechts geschichte I, 430. - A US 1897. [P.-X. W.]
BERGIER (BERGER). Familles des cantons de Fiïbourg, de Neuchâtel et de Vaud.
A. Canton de Fribourg. Ancienne famille bourgeois,! d'Estavayer-le-Lac, éteinte. — 1. Louis, prêtre, membre du clergé d'Estavayer 1521. — 2. Christophe, notaire 1530-1574. — 3. Jean, gouverneur d'Estavayer 1536. — Voir Dellion : Dictionnaire des paroisses. — Grangier : Annales. [H. V.]
B. Canton de Neuchâtel. Famille mentionnée à Bevaix au XIVe s. Une autre, bourgeoise de Neuchâtel au XVe s. a donné: Pierre, notaire de 1453 à 1482, et Nicolet, conseiller de Neuchâtel et lieutenant du Val-de-Travers en 1470. Les deux familles sont éteintes. [L. M.]