C. Canton de Vaud. Famille bourgeoise de Lau
sanne au XVe s. déjà. Armoiries : d'azur au bélier d'argent, accorné et ongle d'or, tenant une crosse ou houlette du même. La famille remonte à — 1. Nicod, f 1548, bourgeois et membre du Conseil des Soixante de Lausanne en 1517 et 1536. — 2. Jaques, fils du n° 1, 1500 (?)-1572, membre du clergé lausannois, fut secrétaire de la dispute de 1536, puis, jusqu'à sa mort, secrétaire du Conseil. Ses trois fils devinrent les chefs des branches dites de Lutry, de Jouxtens et du Mont.
Branche de Lutry (éteinte). — 3. Jean, fils du n° 2, f 1591, secrétaire baillival, acquit la bourgeoisie de Lutry en 1590 et constitua la propriété des Bergières à Lausanne. — 4. Samuel, * 1591, lieutenant-fiscal de Lausanne. — 5. François, fils du n° 4, lieutenantfiscal et conseiller de Lausanne. — 6. Pierre-François, 1674-1732, pasteur à Cully 1703, à Pully 1721, secrétaire de la Classe ecclésiastique de Lausanne et délégué aux synodes de 1712 et 1721. Il collabora aux travaux pour la réforme du ministère religieux, du gouvernement de l'église et de l'école. Auteur de projets de liturgie et de code ecclésiastique. — 7. Rodolphe-Frédéric, 1746-1804, notaire, justicier, conseiller de Lausanne, secrétaire du tribunal de cette ville après la Révolution vaudoise. Il a laissé d'importants manuscrits sur l'histoire du Pays de Vaud et de Lausanne.
Branche de Jouxtens (éteinte). — 8. André, f 1593, fils du n° 2, conseiller et banneret de Lausanne, lieutenant de ville à l'époque de la conspiration d'Isbrand Daux (1588). — 9. Jean-Henri, 1687-1723, capitaine au service de France et receveur de LL. EE. — 10. Abram-David, lieutenant au service de France, régiment d'Erlach, puis, à la Révolution vaudoise, lieutenant du Préfet national du Léman 1799, membre du premier Grand Conseil vaudois 1803. Il mourut à Paris le dernier de sa branche en 1813.
Branche du Mont. — 11. Jaques, fils du n° 2, 1550- 1624, notaire, assesseur, puis secrétaire baillival. Il acquit le fief noble du Mont sur Lausanne. — 12. Louis, 1587-1662, notaire, juge, puis secrétaire baillival. — 13. Jean-Pierre, 1634-1712, juge, conseiller, boursier, banneret, seigneur de Pont et Perey-Martin dans le bailliage de Bulle (Fribourg). — 14. Gabriel, 1659- 1736, fils du n° 13, chef de la branche dite de Vuarrens, ministre 1682, pasteur auxiliaire en 1685 au moment de l'arrivée des réfugiés de l'Ëdit de Nantes, professeur d'hébreu à l'académie 1691. Il était recteur en 1698, lorsqu'une commission bernoise vint à Lausanne faire une enquête au sujet d'étudiants accusés d'opinions arminiennes. Lui-même fut obligé de se défendre pour avoir recommandé à ses élèves la lecture d'ouvrages de cette opinion. Rentré dans le corps pastoral en 1700, il devint bientôt premier pasteur de Lausanne tout en conservant ses cours à l'Académie. Doyen de la Classe ecclésiastique de Lausanne et de Vevey, il organisa le Synode de 1712 et soutint à Berne les réformes qui y avaient été votées. En 1721, il provoqua la réunion d'un nouveau Synode, afin de poursuivre les réformes que le gouvernement n'avait admises qu'en partie. C'était l'époque des troubles causés par le Consensus. Bergier rédigea le mémoire par lequel l'Académie demandait à être dispensée de signer cette formule, puis un contremémoire à la suite d'une réponse contradictoire du clergé bernois. Bergier et l'Académie se résignèrent cependant à signer le Consensus. En 1723, il fut dénoncé
BKRCÎIKH
BERGUIN
.leau-Fierre Bergier, 1685-1743.
D après un pastel au Musée du Vieux-Lausanne.
à Berne pour avoir prononcé dans la cathédrale, le lendemain de l'exécution du major Davel, un sermon renfermant, disait-on, un éloge déplacé des vertus du rebelle. Une commission d'enquête ne crut pas découvrir une intention criminelle dans ce discours. Bergier fut entouré d'une grande considération et d'une popularité très étendue. Il accomplit dans le pays de Vaud une œuvre de réforme morale et. intellectuelle, semblable à celle que poursuivaient à la même époque Osterwald à Neuchâtel et Turrettini à Genève. — 15. Fkrdinand, 1 1730, fils du n° 13, capitaine, justicier, conseiller, banneret et haut forestier. -- 16. JEAN-PIERRE, 1674- 1754, lieutenant-colonel au service de Hollande où il mourut. — 17. JEAN-PIERRE, 1685-1743, fils du n° 15,
aumônier d'un régimnet suisse au service de Hollande, pasteur du Mont sur Lausanne, pasteur de Lausanne, boursier et doyen de la Classe. A la demande de Davel, il fut de ceux qui l'accompagnèrent jusqu'au lieu du supplice — 18. Samuel, 1698-17G2, fils du n° 15, conseiller, haut-forestier et officier au service de Hollande. — 19. Jean- Jacob, 1700-1776, officier au service de Hollande, conseiller de Lausanne, boursier et banneret, seigneur de Vuarrens. — 20.
Jean-Samuel, 1733-1804, fils du n° 18, officier on Hollande, justicier et grand voyer de Lausanne et de LL. EE. qui récompensèrent ses services par le don d'une grande médaille d'or — 21. Pierre-Élie, 1743-1822, boursier, puis banneret de la Cité. Quand éclata la Révolution vaudoise, il fut un zélé partisan du nouvel ordre de choses, mais chercha à l'établir sans
l'intervention de la France. Envoyé en janvier 1798 à l'Assemblée provisoire du Pays de Vaud, il devint en avril membre de la Chambre administrative du canton du Léman. Député au premier Grand Conseil vaudois, et, le 14 avril 1803, membre du Petit Conseil ou Conseil d'État. Il resta au gouvernement jusqu'à sa mort, le 24 novembre 1822. — 22. Jean-Samuel, 1758-1825, fils du n° 20, capitaine au service de Sardaigne. Rentré au pays, il fit partie du Comité militaire en 1798, et, en avril, fut chargé de réprimer le soulèvement du Haut -Valais. Après quelques jours de campagne, il allait obtenir une solution pacifique de ce conflit, lorsque le résident français en Valais, Mangourit, lui enleva le commandement qu'il remit au général français Lorge. Bergier devint ensuite adjudant, général, inspecteur-général des milices du Léman. Il fut révoqué le 27 avril 1799, mais réintégré le 20 janvier 1800 dans ses fonctions, qu'il conserva jusqu'à la fin de la République Helvétique. 23. Jean-Guillaume, 1763- 1843, fils du n° 20, capitaine sous le régime bernois, commandant de bataillon depuis 1798. Il fit partie du premier Grand Conseil vaudois et fut le chef d'un rameau de sa famille connu sous le nom des Bergières, importante propriété au-dessus de Lausanne. — 24. Jean-Samuel, 1801-1868, fils du n° 22, précepteur
l'ierre-Klie Bergier, 1743-1822.
D'après une aquarelle de
Bolomey.
(Fin XVI11" siècle).
en Pologne, conseiller communal à Lausanne, juge et député au Grand Conseil. — 25. Théodore, fils du n° 24, 1844-1915, notaire, juge pendant plus de trente ans et philanthrope. — 26. Adrien, petit-fils du n° 23, 1852-1020, ingénieur, travailla dans un grand nombre de pays, entre autres dans l'Extrême-Orient. Rentré à Lausanne, il s'occupa de philanthropie et de recherches historiques. — Voir Eug. Mottaz : Les premiers jours de l'expédition du Valais en 1798, dans HII V 1895. — Dumur : Nicolas Bergier et la dernière des d' Eslavayer à Moudon, dans RHV 1911. — Montet : Dictionnaire. — Renseignements de feu Adrien Bergier et de M. le prof. Henri Vuilleumier. [E. M.l
BERGMANN. Famille établie aux XV« et XVI^s. à Lucerne et dans le bailliage de Rotenburg. — Konh ad, de Lucerne, du Grand Conseil 1491, bailli à Ebikon 1503, f 1506. — Voir Gfr., registre. — Ratsprotokoll. [P.-X.W.]
BERGMANN VON OLPE, Johann. Imprimeur, originaire d'Olpe dans la province rhénane, vint à Bâle vers 1470. 1482 chapelain à la cathédrale, 1514 doyen de la chapelle de Saint-Jean auf Burg. Il était l'ami de l'humaniste Sébastien Brant et imprima ses œuvres, entre autres le Narrenschiff (1404). Il est mentionné encore en 1524. — Voir Chr. Bernoulli et Paul Heitz : Basler Bilchermarken XVIII. [C. Ro.]
BERGNER, Jakob-Christian, originaire du Palatinat, artiste-peintre, * le 25 mai 1812 à Berne. Son oncle, le peintre G. Lôhrer, le prit chez lui pour faire son éducation ; il fréquenta à Munich l'École polytechnique et l'Académie. Il fut d'abord portraitiste, puis presque exclusivement peintre naturaliste ; il illustra aussi des ouvrages d'histoire naturelle, t à Berne le 20 juin 1877. — Voir SKL I. [H. T.]
BERGSTOSS (C. Lucerne, D. Entlebuch). Voir BvERENSTOSS.
BERGUER. Famille originaire de Reckingen (Argovie), établie à Genève vers 1760. — 1. Ernest- Joseph- Caton, 1833-1892, conseiller municipal, député au Grand Conseil 1872-1882. — 2. Louis, 1835-1895, pasteur à Gryon, à Yvorne et à Aigle, membre de la Commission synodale de l'Église nationale vaudoise. — Voir Semeur vaudois, 11 octobre 1895. — 3. GEORGE- Guillaume-Henri, * 1873, fils du n° 1, docteur enthéologie, pasteur et privat-docent à l'Université de Genève, auteur de travaux de psychologie de la religion. — 4. Henri, * 1854, fils du n° 1, pasteur à Genève, auteur de sermons et études bibliques. — 5. John, * 1863, fils du n° 1, secrétaire du Département de l'Intérieur, à Genève, spécialiste en matière d'élection proportionnelle. — Voir Heyer : L'Église de Genèvf. — Kohler : Catalogue des ouvrages publiés par... l' Université. — Rouvier et Heyer: Catalogue de la Bibliothèque des pasteurs de Genève. [C. R. et G. -A. R.]
BERGUES. Nom d'un quai, d'un pont et d'une des plus anciennes hôtelleries de Genève, qui rappelle le souvenir de Jean Kleberger dit le « bon allemand ». C'était un grand philanthrope qui possédait dans le voisinage, sur la rive du Rhône, une maison avec jardin ; son nom se trouve orthographié Clébergue dans divers actes. Dès le XVIIe s., toute cette région s'appelle Clébergue ou les Clé bergues. En 1827, une « Société des Bergues » acheta les bâtiments qui abritaient la fameuse fabrique d'indiennes des Fazy et fit construire un hôtel sur l'emplacement dit « Les Bergues ». Cet hôtel a été restauré et surélevé en 1918-1919. (Voir J G, 18 décembre 1919.) Le 8 janvier 1833, les plans définitifs du nouveau pont des Bergues, dont la construction avait été décidée en 1829, étaient adoptés ; deux ans plus tard le pont était achevé et les quais sur le point de l'être. — Voir Mémorial des séances du Conseil représentatif, 1828-1829, 1832-1833. — Ed. Barde : Le port de Genève. [E. Be.]
BERGUIN. Famille fribourgeoise, originaire de Granges. — 1. JEAN-Jacques, 1742-1801, fut régent de l'école française de Fribourg, avec ses deux frères Antoine et André, pendant de longues années. Il fut reçu bourgeois de Fribourg avec André en 1767 ; en 1787 il tenta de se faire admettre dans le patriciat, mais sa demande fut ajournée. Il obtint en 1798 l'autorisa-
BERGUN
BERG'ÙN
tion d'ouvrir une troisième brasserie, et la même année fut nommé premier suppléant de la Chambre administrative. — ■ 2. Antoine, frère du n° 1, fut curé de plusieurs paroisses et mourut en 1806 chanoine de Notre- Dame de Fribourg. — Voir ASH. — Arch. d'État Fribourg : généalogie Berguin. [R«my.]
BERGUN (G. Grisons, Bez. Albula. V. DGS). Paroisse et vge, de population romanche, chef-lieu du cercle de Bergùn, comprenant les communes de Bergùn, Filisur, Latsch (incorporée aujourd'hui à Bergùn), Schuls et Wiesen. Armoiries : d'argent à un demi bouquetin de sable. Des objets de l'âge du bronze, trouvés près de Bergùn, permettent de supposer que le passage de l'Albula était déjà pratiqué
les droits de la seigneurie de Greifenstein ainsi que les propriétés dépendant du château. (Acte aux Archives de Bergùn.) Après le rachat éclata un différend à cause des droits de juridiction de Greifenstein. Un verdict du tribunal de la Haute-Engadine à Zuoz, du 15 février 1539, déclara que le siège du tribunal criminel se trouvait à Bergùn, où étaient le billot et le gibet. Pour la députation aux Diètes et dans d'autres circonstances semblables, Bergùn devait décider avec Filisur et les communes de Greifenstein. En 1594, Ausser - Belfort fut rattaché à Belfort pour la haute-justice, mais resta dépendant de Bergùn en ce qui concernait les nominations dans la Valteline, la levée des troupes et la députation aux Diètes. Cette situation, qui dura jusqu'à la Bévolution, fut la cause de difficultés en 1609, 1677, 1695, 1703 et 1719. Pour les nominations des fonctionnaires de la
Bergùn vers 1SG0. D'après une gravure sur acier de K. Hubor.
à l'époque préhistorique. Anciennes formes : vers 1290, Burginne ; 1309 Purgunne et 1327 Bûrgunne. Le nom provient du romanche bargia, bargun, signifiant fenil. Selon Campell il existait en cet endroit une ville entourée de murailles dont certains vestiges auraient été retrouvés sous l'antique tour de la justice. La tour romaine restaurée aujourd'hui, pourrait bien avoir servi de résidence à une famille noble indigène, dont un Budolf von Burgùnne est mentionné en 1334. Mais déjà dans le haut moyen âge, Bergùn dépendait de la seigneurie de Greifenstein. Après l'extinction de cette famille, la seigneurie passa au XIIIe s. successivement à Heinrich von Wildenberg. Hugo von Werdenberg-IIeiligenberg, aux Matsch, et en 1394 à l'évêché auquel elle avait déjà été hypothéquée autrefois. L'évêque y installa comme administrateur un bailli qui y exerça aussi la haute justice, et à Bergùn un ammann choisi parmi les habitants du village, qui cumulait probablement les fonctions de juge inférieur et d'administrateur épiscopal. En 1537, les quatre hameaux de Bergùn, et les gens de Lenz, Brienz et Surawa, rachetèrent de l'évêque pour 2300 11.
Valteline, Bergùn ne formait avec Obervaz qu'une haute juridiction. Lors de la réorganisation des cercles en 1851, la commune de Wiesen fut attribuée à la haute juridiction de Bergùn.
L'église de Bergùn, consacrée à saint Pierre et à saint Florin, est mentionnée pour la première fois en 1309. Lorsqu'en 1577 le curé de Bergùn, probablement un Italien, se retira, c'est l'historien Ul. Campell, alors pasteur à Schleins, qui prêcha la nouvelle doctrine durant trois mois dans les étables, les rues et la cure, l'église lui ayant été interdite. En 1599, la Diète de Coire accorda aux réformés l'usage de l'église. Bergùn embrassa totalement la réforme de 1581 à 1613 sous le pasteur Th. Zeuthius. Dans la seconde moitié d'avril 1618 se réunit à Bergùn le synode qui, sous la conduite des pasteurr. Blasius Alexander, Bonaventura Toutsch, Caspar Alexius, Georges Jenatsch, aboutit au soulèvement contre le parti espagnol et au tribunal criminel de Thusis. Begistres des naissances dès 1680; de mariages dès 1586, de décès dès 1741. — Voir Z. Pallioppi : Ortsnamen von Graubûnden (Mns. à la Bibl. cant. II, p. 111). - Campell : Zwei Bûcher rat. Geschichte (Mohr) I, p. 47.
HKWDK
BKKLK
— F. Jecklin : Materialien zur Landes- und Standesgeschichte I, 249. — J. C. Muoth : Zwei sogenannte ApiiiIcibiicher, 120.— F. Sprecher : Chronik, 289. — Nûscheler : Gotteshâuser der Schweiz, 104.— 0. Leonhardi : Wanderungen durch Graubûnden, 121-122. — E. Haffter : Georg Jenatsch, 47. — I'. Lorenz: Zur Gesch. des Hochgerichtes Greifenstein. — Arch. de Bergiin. jL. J.]
BERIDE. Voir BlOGNO-BERIDE.
BERIKON (C. Argovie, I). Bremgarten. V. DGS). Coin, politique divisée en Ober- el Niederberikon. En 1153 Berchheim, 1184 Bercheim, 1387 Berkein, dans le Habsburger Urbar : Bit //lie in. Armoiries : d'argeni à une feuille de trèfle de sinople. Berikon fit d'abord partie du Zurichgau puis du Freiamt d'Affoltern. En 1415, il passa aux Confé dérés, d'abord à Zurich, au Kelleraml inférieur, puis au comté de Baden, bailliage de Rohrdorf. Berikon était le siège d'un tribunal du Zurichgau en 1153 et du Kelleraml depuis 1415. Rodolphe de Habsbourg inféoda en 1348 les droits seigneuriaux sur Berikon à la ville de Bremgarten. En 1271, le couvent de Frauental acquit des biens importants à Berikon. Le village dépendait de la paroisse de Lunkhofen et avait une chapelle au XIVe s. Berikon se sépara en 1801 de Lunkhofen avec l'autorisation du gouvernement helvétique, et fut rattaché à Oberwil plus rapproché ; une chapellenie y fut instituée. Il devint en 1861 paroisse autonome ; l'église actuelle de 1862 remplaça la chapelle qui fut démolie. Berikon forma de tout temps une commune politique, mais possédait deux organisations civiles qui furent réunies en 1906 seulement. — Voir Windt : Die Pfarrkirche Lunkhofen, 71. — Kurz et Weissenbach : Beitrdge I, 103. — Argovia VIII, 54 ; IX, 19.
— K. Speidel : Beitrdge zur Gesch. des Zûrichgaus, 18. — J. Meier : Kulturgeschichtliches ans dem Kellerarnt, 33. [G. Wiederkehr.1
BERINGEN (C. et D. Schaffhouse. V. DGS). Vge mentionné pour la première fois en 965 Peringen «gens deBero» (ours). Armoiries: parti d'argent à une grappe de raisin d'azur et de gueules à une demi-roue de moulin d'or. Au Wiesental, l'on a découvert des tombeaux de l'âge du bronze, et dans la vallée de Liblosen l'emplacement d'une métairie romaine et des briques et près de Beringen un important cimetière mérovingien. Le village appartenait à l'ancien comté du Klettgau. Les barons de Thengen y possédaient des domaines assez considérables. Au XIIIe s., les propriétaires fonciers étaient les familles nobles schaffhousoises des Heggenzi, von Zurzach, Hiin, von Radegg, Amstad, Briimsi qui, en partie, cédèrent leurs domaines à des couvents. Les quatre couvents de religieuses de St. Katharinental, de Paradis, de Sainte- Agnes et de Berau y avaient aussi des terres et percevaient des impôts ; de même le couvent d'Allerheiligen à Schaffhouse et l'hôpital, ainsi que les couvents de Reichenau et de Rheinau. Le bailliage, basse-justice, appartenait principalement aux barons de Thengen. Jusqu'au commencement du XVe s., les Hiin, après eux les Schwager, les Imthurn et les Fulach eurent le bailliage en fief ; ces derniers le vendirent en 1520 à la ville de Schaffhouse. Une autre partie du bailliage de Beringen appartenait aux Roten de Randenburg ; en 1333 le couvent de Sainte-Agnès en fit l'acquisition, après la Réformation elle passa à la ville de Schaffhouse. La ville fit du bailliage de Beringen et de ceux de Hemmental et de Griesbach le haut-bailliage de Beringen qui exista jusqu'en 1798. La haute juridiction, soit la souveraineté à Beringen, était partagée de telle sorte que le territoire communal au Nord de la r route de Neuhausen-Schleitheim faisait partie de l'ancienne immunité d'Allerheiligen, qui avait passé, en vertu d'un traité de 1451, du couvent à la ville, tandis que la partie méridionale ressortissait jusqu'en 1657 au landgraviat du Klettgau (Sulz). A cette époque, la ville acheta le droit de souveraineté sur le Klettgau. Suivanl Riiegorer, l'église de Beringen aurait porté le millésime de 1061 (?) ; un curé est mentionné en 1231, 1271, 1275. Les Hiin de Beringen avaient le patronage en fief des
barons de Thengen. En 1418 l'église fut incorporée au couvent d'Allerheiligen par l'évèque Otto de Constance et le pape Martin V, peu de temps après L'extinction de la famille Hiin. Dès la Réformation et jusqu'en 1637, le cuié de Beringen desservit aussi Lôhningen En 1642 L'église Fui agrandie et le chœur reconstruit ; vers 1830 un nouvel agrandissement eut Lieu, Les ruines d'un château, probablement celui de la famille von Beringen, sonl encore visibles près de la cure. A L'Est du village existent des vestiges de fortifications ; elles portent Le nom de «Burgstal» (refuge préhistorique ?). En 1531 Beringen avait 43 habitations, dont 13 furent réduites en cendres lors d'un grand incendie en 1548. Durant des siècles, il y eut des contestations entre les communes de Beringen et de Hallau à propos des droits d'utilisation de la forêt du << Lauferberg » ; à plusieurs reprises, elles furent réglées par des jugements arbitraux et des arrêts judiciaires, pour la première fois en 1409, en dernier lieu en 1887 et dans les années suivantes. Le rachat de ces anciens droits de pâture de la commune de Beringen eut lieu en 1920. Registres des naissances dès 1608, de mariages dès 1609, de décès dès 1648. — ■ Voir Riiegger: Chronik. — Harder : Chronik. — Rahn : Statistik schweiz. Kunsldenkmdler des Kls. Schaffh. — Sladt. und Kant. Festschrift, 1901. — Bâchtold : Pfarrpfrûnden. [H. Werner.]
BERINGEN, von. Famille noble, fixée jusqu'à la fin du XIIIe s. dans le village du même nom. Armoiries : un ours naissant. — 1. Cono, témoin en 1102 dans l'acte de renonciation de Bertold de Zâhringen. — 2. Henri, camérier du couvent de Saint-Biaise 1223, 1248. — Voir Rûegger : Chronik. [W.-K.l
BERINGER, Ulrich, pasteur, * le 28 février 1865 à Ellikon sur la Thur (Zurich), étudia à Bâle et à Zurich. Depuis 1888 il est pasteur à Elgg (Zurich). Auteur de : Gesch. des Zofingervereins, 1895-1907. [Hans Mcettelï.]
BERJON. Famille originaire de Lyon, venue à Genève au milieu du XVIe s., et dont plusieurs membres exercèrent, le métier d'imprimeur et de libraire, entre autres Jean, bourgeois en 1576 ; son fils Jean, 1571- 1625 ; son frère Jaques, bourgeois 1574 (?), f 1594, et le fils de celui-ci, Matthieu, t 1641. — Voir Arch. d'État Genève. — Covelle : LB. — Galiffe : Not. qen. III, 45. [F. Gy.l •
BERKEN (C. Berne, D. Wangen. V. DGS). Commune d'habitants composée des hameaux d'Ober- et Unter-Berken, dans la paroisse d'Herzogenbuchsee. Elle forme avec Graben la commune scolaire de Graben-Berken. En 1272 Berinkon,en 1276 Berinchoven «fermes des Beringes ». Le chevalier Johann von Aarwangen y possédait en 1331 les droits seigneuriaux. Le village faisait partie de la juridiction d'Aarvvangen et partagea le sort de cette seigneurie et bailliage jusqu'en 1798. Le 21 avril de cette année-là, il fut attribué au bailliage de Wangen. C'est près de Berken que fut arrêté lors de la guerre des paysans, le 24 avril 1653, un bateau à destination d'Aarburg ; les grenades qu'il portait, déclarées comme « vin doux », furent confisquées. En 1800 : 60 hab. ; 1850 : 77 ; 1910 : 77. — Voir Jahn : Chronik. — P. Kasser : Gesch. des Amtes und des Schlosses Aarwangen, dans AHVB XIX, 1909. — FRB III-VIII. — Arch. d'État Berne : Regionenbuch. [H. M.]
BERKI. Ancienne famille bourgeoise de la ville de Soleure, éteinte en 1751. Armoiries : paie d'or et de gueules de six pièces. — 1. Hans, bourgeois en 1380. — 2. Jakob, prêta serment de bourgeoisie en 1514, du Grand Conseil 1517, Jungrat 1528, directeur de l'hôpital 1536, Altrat 1537, bailli de Gôsgen 1539, de Flumental 1545. — 3. Niklaus, f 1617, peintre. — 4. Urs, peintre, t 1646, frère du n° 3, du Grand Conseil 1596, Jungrat 1598, Altrat 1604, bailli de Kriegstetten 1613, de Locarno 1616. — ■ 5. Johann-Josef, 1664-1751, Jungrat 1731, bailli de Flumental 1741, dernier de sa famille. — Voir LL.— LLH.— F. Haffner : Geschl. Buch. — P.Wirz : Biirgergeschlechter. — • Bestallungsbuch. — SKL. [v. V.]
BERLAY (C. Vaud, D. Avenches). Nom d'un prieure clunisien situé entre Avenches et Villarepos, dont on connaît un prieur, Thiemar. vers 1200. Il n'existait plus • ■n 1285. [M. R.l
BERLE, BEERLE, BERLi. Famille de Saint-
BERLENS