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Karl, 1835-1906, secrétaire de la bourgeoisie

21. AuGUST, fils du n° 15, 1839-1921, historien distingué qui publia entre autres travaux les 6 premiers volumes des Basler Chroniken. — 22. Carl-Christoph,

* 1861, 1er bibliothécaire de la bibliothèque de l'Université et grand-conseiller. — 23. Johannes, 1864- 1920, frère aîné du n° 24, directeur de la bibliothèque nationale à Berne de 1895 à 1908. — 24. Edouard,

* 1867, frère du n° 23, professeur de l'histoire de la musique à Zurich. — 25. Carl-Albrecht, fils du n° 20, * 10 janv. 1868, écrivain, publia des romans et des drames ainsi que des œuvres de critique esthétique. La liste de ses œuvres est publiée dans DSC. — 26. Hans, petit-fils du n° 16, * 1876, architecte et professeur à l'école polytechnique. — Voir LL. — Athènes Rauriese 1780. — Basler Bilrgerbuch. — Merian : Die Mathematiker Bernoulli. — ADB. — A GS I. [A. B. et H. Tr.l

BERNRAIN (G. Thurgovie, D. Kreuzlingen, Gom. Emmishofen. V. DGS). Chapelle fondée en 1381 par Johannes Krânzli, de Constance, et donnée en 1388 au bourgmestre et au Conseil de cette ville. Elle devint une annexe de la cathédrale de Constance. A la suite de miracles auxquels elle aurait donné lieu, le pape Nicolas V autorisa la fondation d'une chapellenie à Bernrain. La chapelle se détacha de Constance à la séparation de l'évêché et fut érigée en paroisse autonome en 1831. Mais depuis qu'une nouvelle église a été construite, en 1902, à Emmishofen, Bernrain ne sert plus que pour les services funèbres. [Sch.]

BERNUNE (C. Valais, D. Sierre). Hameau cité le 30 avril 515, avec Sierre, dans un acte de donation du roi Sigismond en faveur de l'abbaye de Saint-Maurice. Au XIIIe s., il fut inféodé par l'évêque de Sion à des familles du voisinage : les de Venthône, les Albi, les de

Vineis, da la Tour, etc.

En 1534, Nicolas de Chevron en était seigneur, et en 1764, Georges de Preux remit Bernune à la contrée de Sierre. Son histoire se confond dès lors avec celle de Sierre. Il faisait partie de Musotte comme paroisse ; aujourd'hui de Venthône. [Ta.]

BERNUS, Auguste, théologien vaudois, * le 1 er novembre 1 844 à Paris .

Il appartenait à une famille huguenote du midi de la France réfugiée à Francfort s/Mein. Il fut élevé à Lausanne et se fit naturaliser suisse à sa Augu-ie Bernus. majorité ; étudia à Lau-

I) après une photographie. sanne, Berlin, Paris, fut

pasteur à Ormont-Dessus 1869-1874, à l'église française de Bàle 1875-1891 et dès lors professeur à la Faculté de théologie de l'Église libre

à Lausanne, f 31 mars 1904. Historien et bibliographe. il travailla dès 1890 à recueillir des matériaux pour la 2e édition de la France protestante, et publia de nombreuses études dans le Bull, de la Soc. du protestantisme français, le Chrétien évangélique et la Liberté chrétienne, collabora à l'Encyclopédie des sciences religieuses de Lichtenberger. Auteur de Richard Simon et son Histoire du Vieux Testament, 1869 ; Notice bibliogr. sur R. Simon, 1882. — Voir Ph. Bridel : Auguste Bernus (extr. de la Liberté Chrétienne, 1904). — Trois de ses fils, dont Pierre, rédacteur au Journal des Débats, ont repris la nationalité française. [Ph. Bridel.]

BERNWIK, abbé de Saint-Gall en 837, prit parti pour le roi Lothaire dans le conflit que celui-ci eut avec ses frères, et fut destitué par Louis-le-Germanique vers la fin de 840. — Voir Ratperti casus sancti Galli, dans MVG XIII, 30. [Bt.]

BÉRO. Evêque de Lausanne de 932 à 947. — Voir Cartulaire de Lausanne. [M. B.]

BEROALD, Mathieu, de son vrai nom, Brouard, * à Saint-Denis près Paris vers 1520. Il embrassa la Réforme et en 1562 fut obligé de quitter Paris. En 1574, il fut appelé par Bèze pour enseigner au collège de Genève, puis il succéda à Scaliger à l'Académie comme professeur de philosophie. Il s'occupa spécialement de chronologie et lui consacra son principal ouvrage : Chronicon scripturœ sacrée aulhoritate constitution, 1575. Il est aussi l'auteur d'un journal intime. — Voir France protestante. — Senebier : Hist. litt. de Genève. — Borgeaud : Hist. de V Université de Genève I. — Beroalde (Beroald) de Verville, François, fils aîné du précédent, * à Paris en 1556, f 1612. Reçu habitant de Genève en 1573. Connu à Genève surtout comme auteur du Moyen de parvenir, que Blavignac attribue à tort à Henri Estienne. — Voir : France protestante. — Blavignac : Le moyen de parvenir. — Charles Royer : Le Moyen de parvenir. Notice, variante et index des noms. [M.-L. G.]

BÉROCHE (LA) (G. Neuchâtel, D. Boudry. V.DGS). On désigne sous le nom de Béroche (de parochia = paroisse) la paroisse de Saint-Aubin. L'église de cette localité fut donnée en 1176 par l'évêque de Lausanne, Landri de Durnes, à l'abbaye de Saint-Maurice. En 1566, elle fut rachetée par les cinq villages de Saint- Aubin, Gorgier, Sauges, Fresens et Montalchez. La paroisse de Saint-Aubin comprend actuellement, outre les cinq villages ci-dessus, ceux de Vaumarcus et de Vernéaz qui lui ont été incorporés en 1821. Pour l'histoire politique de la Béroche voir les art. Gorgier et Vaumarcus, seigneuries de. (L. M.]

BERODI. Famille valaisanne mentionnée à Sion et à Sierre au XIVe s., puis à Sembrancher et à Saint- Maurice. — 1. Guillaume, * après 1585, chanoine de Sion et curé de Vex 1619 ; il prit l'habit des Augustins et devint en 1619 curé de Saint-Maurice et doyen du décanat de Monthey. Le 14 septembre 1627 il entra dans l'ordre des capucins de Savoie sous le nom de P. Sigismond. Auteur d'une Hist. du glorieux martyr Sigismond et d'autres travaux mns. sur le Valais, ainsi que d'une pièce de théâtre jouée à Saint-Maurice en 1626. f vers 1670. — 2. Gaspard, frère du n° 1, * à Saint-Maurice vers 1590, notaire, puis régent d'école, entra à l'abbaye de Saint-Maurice en 1616, reçut les ordres à Rome, devint recteur de Saint-Jacques, chancelier du princeabbé et prieur claustral. Auteur de plusieurs cartulaires, d'une chronique locale en latin, de 1610 à 1642, et de plusieurs pièces de théâtre, entre autres Le mystère de Saint- Maurice et de la légion thébéenne, joué le 20 août 1620. — Voir J. Bertrand : Le Valais. — Gremaud. — Rivaz : Topographie. — Ritz : Statistique. — ■ Archives locales. [Ta.]

BEROLDINGEN (C. Uri, Corn. Seelisberg. V. DGS). Petit château, chapelle et fidéicommis. Nom : chez les descendants de Berold ( = Ber-olt, Ber-walt). Au milieu des domaines héréditaires de la famille de ce nom, le chevalier Josué von Beroldingen bâtit un petit château de chasse au commencement du XVIe s. Il y adjoignit une chapelle qu'il fit consacrer le 21 mai 1546 par l'évêque de Constance en souvenir de sa création de chevalier du Saint-Sépulcre. En 1598, Sébastien de

BEROLDINGEN

HKUOLLK

Beroldingen transforma les domaines de la famille à Seelisberg en Qdéicommis. En 1780 le dernier rejeton des Beroldingen do la branche uranaise mourut. De-

Château de Beroldingen vers 1840. D'après une lithographie de J.-F. Wagner.

puis L835 environ, la famille Asehuanden de Bauen est fermière des domaines. - Voir G/h 21. — DasJBurgerhaus in Uri. — Hist. Nbl. von Uri, 1910, 1919, 1921, 1922. [E.W.l

BEROLDINGEN, von. Famille d'Uri, qui n'est plus représentée aujourd'hui qu'au Tessin (Mendrisio), en Allemagne et en Autriche. L'ancêtre de la famille, mentionné pour la première fois en 1257, est Cuno. — ■ Armoiries : d'or à un globe d'azur ceintré de sable el chargé dç deux étoiles d'or. D'après la d'e noblesse conférée par Charles- Quint le 12 mai 1521 : écartelé, aux 1 et 4 des armoiries primitives, aux 2 et 3 d'or à un lion de sable armé de gueules, un ruban d'azur, les bouts flottants, passé autour du cou.

I. Branche d'Uri. — 1. Heinrich, 1424, landammann et député à la Diète. - - 2. Andréas, surnommé le « guldene Rit ter., remplit les mêmes charges que le

n° 1 ; t 1510- — 3. Jo- Sllé, * 1495, occupa le.»

mêmes fonctions que les précédents, combattit en 1515 à Marignan, 1518 chevalier du Saint-Sépulcre, 1520 arbitre entre les Confédérés et l'évêque de Bàle. Anobli en 1521, il fut délégué en 1529 pour la conclusion de l'alliance avec l'empereur Ferdinand ]"\ en 1530 pour le traité de paix de Saint- Julien, en 1531 pour la paix de Zurich. En 1533, il acheta la seigneurie de Steinegg en Thurgovie. En 1542, organisateur et premier colonel de la garde pontificale à Bologne, créé chevalier en 1542 par le pape Paul III. Fit construire la famille à Seelisberg ; créa une fondation de 4. Sébastien, fils du n° 3, 1550le régiment suisse de Tanner pen-

prit part à

Josué de Beroldingen.

D'après un tableau à l'huile

maison de

famille à Altdorf. -

1603, capitaine dans

pant la guerre de la Ligue contre Henri IV

la rencontre d'Arqués, 22 sept. 1589; en 1590 colonel,

se distingua avec Rodolfe Pfyffer à Ivry (13 mars);

en 1594 capitaine général d'Uri; en 1593 banneret;en

1598 chevalier de l'éperon d'or et de Yaula laterana ;

cette même année citoyen honoraire du Nidwald; am-

bassadeur à Milan pour des affaires commerciales concernant les bailliages tessinois. — 5. FRANZ-ANTON, bénédictin à Einsiedeln, vicaire à Gachnang, Sonnenberg et Freudenfeld. 1695 doyen.

II. Brandie de Mendrisio. Les Beroldingen s'établirent à Mendrisio en 1071». — 6. GlUSEPPE-ANTONIO, dernier chancelier de Mendrisio. élu en 17'J8 comme représentant de Mendrisio à la Diète d'Aarau. 179!) membre du Sénat belvétique, travailla à la réunion de la Léventine avec L'ri. écrivit des mémoires sur l'époque de 179:5 à 1798, préfet du district d'Altdorf, f 1803. — 7. JOSDÉ, fils du n° 0, * à Mendrisio en 1782 ; en 1802 chapelain de la chapelle de Beroldingen à Seelisberg; en 1820 coadjuteur du prévôt de Mendrisio et du 26 janvier 1831 à sa mort le 1er mai 1837 prévôt et doyen de Mendrisio. — 8. Sebastiano, 1815-1865, ingénieur, de I8'i9 à 1852 et de 1855 à 1858 Conseiller d'État, de 1856 à 1857 el de 1860 à 1861 député aux États.

III. Branche de Lugano. Les Beroldingen de Lugano gardèrenl la charge de chancelier du bailliage de 1576 à 1798. Léopold I les créa barons en 1691. — 9. JOHANN- KONRAD, 1558-1636, chef de la branche de Lugano éteinte en 1802. landammann, colonel au service d'Espagne, gouverneur à- Novare, seigneur de Sonnenberg de 1576 à 1006, chancelier du bailliage de Lugano. institua avec sa femme beaucoup de fondation- religieuses, entre autres le collège des Somasques de Lugano en 1599. --10. Sébastien, colonel en Espagne, f 163Ç.

— 11. Johann- Joseph, 1625-1664, 1650 chevalier de l'Ordre de Saint-Jean, commandeur de l'Ordre de Saint Jean à Wurzbourg, en 1655 procureur de la commanderie de Rotweil, 1664 colonel en Espagne. — 12. Karl- Konrad, baron, chevalier de l'ordre d'Alcantara, fut, dans la guerre des paysans, membre du Conseil de guerre de Sursee ; 1684, colonel en Espagne, en 1701 capitaine général de la milice de la communauté de Lugano. en 1688, colonel de la République de Venise, acheta en 1667 le palais de Magliaso.

IV. Branche allemand! . — 13. KASPAR-LUDWIG, 1593- 1656, provincial de l'ordre des capucin-, auteur des Annales der schweiz. Kapuzinei Provinz. — lï. Johann- Peregrin, 1662 commissaire àBeliinzone, 1666 bailli de la Riviera, 1673 landammann, 1676 bailli en Thurgovie, se fit connaître par la revendication du droit d'asile du couvent d'Engelberg 1678. — 15. JoSEPH-ANTON- Sigismund, 1738-1816. chanoine, conseiller épiscopal intime, 1784 présidenl de la Société helvétique. La branche allemande reçut le titre de baron en 1691 et en 1800 celui de comte. — Voir von Alberti : Wurtemberg-, Adels- und Wappenbuch. — De la Chenaye des Bois: Dict. de la noblesse de France. — AS I. — Girard : Hist. des off. svisses an.i services étrangers. — Hist. Nbl. L'ri. 13, 15, 16. 18, 24, 27, 28. -- LL. — von Liebenau : La famiglia Beroldingen. — Lusser : Gesch. des Freislaales Uri. — von Mulinen : Helvetia Sacra. — Das Bûrgerhaus in der Schweiz I. — Œchsli : Origines. — G/h 21, 39. — ZSK 1907, 1913. AGS IV. BStor. 1890. 1891. 1898 et 1903. — Oldelli : Dizionario.

— Dotta : / Ticinesi. [Armin Lusser et C. T BEROLDUS. Sacristain de l'église de Lausanne

927, évêque de Lausanne 932, t 947. -- Cartulaire de Lausanne I MDB VI), 9. 35. 57, 84, 233. [M. R.

BEROLDUS. Originaire de Vienne, piètre et chapelain de la première abbesse de Zurich. Hildegard. fille de Louis le Germanique. Après la mort de l'abbesse l'empereur lui conféra le 13 mai 857 la chapelle de Saint-Pierre à Zurich et les chapelles de Biirglen et de Silinen clans le canton d'Uri. — Noir Canisius : Antiquœ lectiones, 11. 2e partie, p. 130. - Schweiz. Muséum, 1790. p. 7'i2. — Stùckelberg : Gesch. der Reliquien 1. n° 45. [F. Hegi.]

BÉROLLE (C. Vaud, D. Aubonne. V. DGS). Village qui dépendit au moyen âge du couvent de Romainmôtier, appartint plus tard à diverses familles, en dernier lieu à Jaques Necker, le ministre de Louis XVI. Bérolle est traversée par une route romaine, près de laquelle on a trouvé des restes d'habitations romaines incendiées avec des ossements calcinés. Au Nernet, Blavignac a trouvé en 1849 des tombeaux du IX.' s. L'église était paroissiale en 1397. mais depuis la Réforme

BEROMUNSTER

BERSET

été une annexe de

Bière. — Voir [M.R.]

Cesare Berra.

D'après une photographie.

(■Ile a toujours DHV.

BEROMUNSTER. Voir Munster.

BERRA. — i. Davide, architecte, * à Certenago 9 septembre 181^, f 28 décembre 1898. Il séjourna Se 1832 à 1853 en Russie où il fut administrateur de la grande duchesse Marie Nicolajevvna von Leuchtenberg. — 2. Costantino, fils du ii° 1, architecte et ingénieur,

* à Peterhoff 1847, f à Milan 19 là. On lui doit entre autres la gare monumentale de Kazan. — 3. Cesare, fils du n° 1, sculpteur, * à Peterhof le 12 janvier 1850, f à Fribourgle 17 juillet 1898. 11 étudia à Côme, puis à l'Académie de Brera à Milan, travailla à Nice, et se rendit ensuite à Pétrograde. Il rentra au Tessin en 1881. Créateur et directeur de la première école régulière de dessin et de plastique à Lugano, il fut appelé en 1897 à la direction de l'école de sculpture de l'école des A ri s et Métiers de Fribourg. Chargé de la construction de trois autels pour la chapelle du grand Séminaire de cite ville, il mourut avant de les avoir exécutés. On .i ih' lui : le monument à Mgr. Lâchât dans l'église des Anges de Lugano, les statues de saint Sébastien et de saint Jean à la pinacothèque de Brera à Milan, ainsi que plusieurs monuments funéraires. Plusieurs di' ses marbres passèrent à l'étranger. — Voir Bianchi : Artisti Ticinesi. — ALBK. — SKL. — Yegezzi : Esposiz. stor. [C. Trezzini.]

BERRI, BERRY. Familles des cantons de Berne, de Bâle, des Grisons et du Tessin.

A. Cantons de Berne et de Bâle. BERRI, Berring, BERRET. Famille de censitaires libres du couvent de Rueggisberg (Berne), mentionnée pour la première fois en 1504. La branche masculine de Berne, restée à Rueggisberg, s'éteignit en 1918. — Armoiries: d'or à deux fasces de sable, à un ours du même brochant. 1. Peter, ammann de Rueggisberg 1545-1572. — 2. Avec Joseph, * 1657, fils de Hans, potier d'étain qui avait émigré en Wurtemberg, une branche se fixa vers 1080 à Bàle, où elle acquit la bourgeoisie en

1764. — 3. Melchior, 1765-1831, pasteur àMûnchenstein. 4. IsAAC,

1794-1843, neveu du n° 3, négociant et propriétaire à Liestal et du Mayenfels à Pratteln, exerça une grande influence pendant les troubles de Bàle-Campagne des années 1830.

— ■ 5. Melchior, fils du n» 3, 1801-1854, architecte, constructeur du Musée de Bâle et du casino, membre du Grand Conseil.

Bocklinle proclama le seul artiste parmi les architectes suisses de son temps. — 6. Friedrich, 1809 - 1865, naturaliste ; rassembla en Amérique des collections préhistoriques dont une partie échut au musée ethnographique de Bâle. -- 7. Emma-Octavia, 1849-1908, fille du n" 5. connue sous le nom de sœur Emma ; pendant de longues années, directrice de la maison des diaconesses de Saint- Loup. — La lignée masculine de Bâle s'éteignit en 1901. I n" autre branche existe encore dans l'État de Missouri (États-Unis), où elle acquit l'indigénat américain. Une

Melchior Berri en 1848.

1> après une daguerréotype.

Wi '

îèI

Peter Berr\ .

branche, fixée déjà en 1736 à Liestal et portant le nom deB/ERRi, existe encore à Bâle. [Adr. Stuckelbercj

B. Canton des Grisons. — 1. Christian Berri, maître d'école à la cour épiscopale au moment de la Réforme ; ardent partisan de l'ancienne foi, il prit part au colloque religieux d'IIanz le 8 janvier 1526. — Voir Campell : Zwei Bûcher rat. Geschichle II, 303. — J.-G. Mayer : Gesch. des Bistums Char II, 20 et 36.

— 2. Peler Berry, * 9 juillet 1828 à Coire, étudia la médecine à Berne, et fut d'abord assistant chez le prof. Vogt. En qualité de médecin de régiment, il participa à la guerre de Crimée avec une légion anglo-suisse. De cette époque datent des lettres, des articles de journaux et des dessins de lui. Il refusa ensuite une situation militaire que lui' offrait l'Angleterre au Canada. Rentré au pays, il devint en 1857 médecin de district à Splùgen, puis à Coire, enfin à Saint-Moritz. En 1870, il fut envoyé parle Conseil fédéral sur le théâtre de la guerre francoallemande. Pendant l'internement de l'armée del'Est, il fut, comme lieutenant-colonel, chef de tout le service sanitaire suisse avec quartier-général à Berne, f le 5 novembre 1892 à Saint-Moritz. -- Voir Fôgld'Engiadina 1892, n° 47. — Renseignements du Dr P. Berry. de Saint-Moritz. [L. J.

C. Canton du Tessin. — Carlo, de Vogorno, 1812- 1873. En 1841 chef des révoltés de la Verzasca contre le régime radical ; il était à leur t£.te dans la rencprtW^ de Tenero. Député au Grand Conseil dès 1831. il fui déchu de sa charge à la suite d'une condamnation politique ; député de 1859 à 1867. — Voir Dotta : / Tidnesi. — P. Angelico Cattaneo : / Leponti. [C. T.]

BERSCH1S Voir B.^RSCHIS.

BERSET. Famille fribourgeoise, d'Autigny, Cormerod et Villarsiviriaux. -■ I. Jean-Joseph-Marcel, connu sous le nom de Petit-Jean pour le distinguer de son frère aine Jean. * 27 avril 1813. t à Melchenbuhl 27 mai 1875. Auteur de différents mémoires adressés . la Diète ou à l'État de Fribourg à propos de banque el de chemins de fer. Il légua sa fortune. 200 000 f'r. environ, à l'État de Fribourg, à charge pour lui de fonder, sous le nom de Bersetia, un institut pour jeunes filles pauvres. — Voir Bull, du Grand Conseil, Fribourg 1875. — Ittill. des lois. 44, p. 277,

— 2.MARiEBerset-Mùller, 1816-1898 (voir ci-dessous Fondation Berset-Muller). — 3. Joseph, de Villarsiviriaux, * 4 mais 1835, f 13 février 1909 à Neuchâtel, étudia à Eichstaedt et Fribourg.

prêtre en 1860. En 1862, il était nommé curé à Neuchâtel, qu'il ne devait plus quitter et où il travailla constamment au développement de la paroisse. On lui doit l'agrandissement de l'hôpital de la Providence, l'établissement d'écoles catholiques et la construction de l'église. Il créa les paroisses du Val-del'iii/, et de Colombier. Il était chanoine honoraire de Saint-Maurice et doyen du décanat de Saint-Boniface.

— Voir Liberté 1909, n"- 30 el 39. — Élrennes fribourgeoises 1910. — Almanach catholique 1910. — Messager

Joseph Beiset.

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