‹ Dictionnaire historique & biographique de la SuisseChapitre 63 sur 425 · Johann-Franz, avoyer · texte numérisé non relu

Johann-Franz, avoyer

t 8 août 1752 ; il acheta pour ses trois fils la bourgeoisie de Glaris. — 6. Johann- Leonhard, * 1710, fils du n° 5 ; capitaine d'un régiment glaronnais au service du royaume des Deux- Siciles 1734, conseiller à Glaris 1743, bailli d'Uznach 1749, bailli de Sargans 1754. Il fut ensuite élu en 1756, 1761 et 1776 vice-landammann et par conséquent en 1759, 1764 et 1779 landammann en charge, délégué de Glaris à la Diète. En 1775 et en 1776 bailli du Rheintal.

— 7. Joseph-Anton, frère du n° 6, capitaine-général du comté de Sargans, avoyer de Walenstadt 1761 ; f 1785. — 8. Joseph - Franz - Ulrich, * 1735, t 12 octobre 1806, fils du n° 6, en 1764 bailli d'Uznach, en 1766 conseiller à Glaris. — 9. Franz-Joseph-Benedikt, * 9 août 1765, f 4 mai 1841, fils de n° 7 ; le Barde de Riva étudia au couvent de Salmansweiler, à Fribourg et à Besançon ; à l'âge de 20 ans il fut

Kranz-Joseph-Benedikt Bernolil.

D'après un dessin de J. Slauf-

t'acher.

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nommé par les cantons capitaine-général de Sargans, et deux ans plus tard avoyer de Walenstadt. 11 publia un grand nombre de poésies, composa l'épopée Wilhelrri Tell oder die Telliade. En 1798, il devint président du gouvernement provisoire, puis sous-préfet du district de Sargans dans le canton helvétique de la Linth. Il eut à souffrir en tant que « patriote et jacobin », devint en 1803 membre du Comité exécutif, en 1814 préfet, en 1831 ammann du district de Sargans. De 1803 à 1813 il fut aussi juge de paix du cercle de Walenstadt et membre du Grand Conseil. En 1834, il se démit de toutes ses fonctions de magistrat. — Voir Ernst Gôtzinger : Statthalter Bernold, der Barde von Riva, dans St. Galler Nbl. 1890. -- P. Hess : Der Barde von Riva, dans ZT 1907. — Aus de» Papieren des Barde» von Rira. édité par E. Gôtzinger dans MVG XXIV. — 10. JOSEF- LEONHARD, * le 14 décembre 1809, f le 19 février 1872, ammann de Walenstadt, président du tribunal du district, ammann du district, membre du Grand Conseil e1 du Conseil scolaire, conseiller national 1848, catholique-libéral en politique, colonel fédéral. — Voir LLH. — J.-L. Bernold : Stammbaum der Familie Bernold. — St. Galler Nbl. 1890. [Bt.]

B. Canton de Zurich. Famille éteinte de Zurich, mentionnée au XIIIe s. à Oberstrass, bourgeoise au XIVe s. — Rudolf, membre du Conseil des Douze dans la Corporation des charpentiers, en 1489, 1502 et 1519, prévôt en 1500 et 1512-1518, bailli de Regensberg en 1504. ■ — Voir UZ. — Steuerbucher von Stadt und Landschaft Zurich. [C. B.]

BERNOLD, dit de Constance, prêtre en 1084, élève du célèbre Bernhard à Constance. Lorsque ce dernier eut quitté cette ville, Bernold se rendit au couvent de Saint-Biaise vers 1086 ; plus tard il entra à Allerheiligen. Bernold est connu comme écrivain en 1076 déjà ; il prit part en ce moment à la discussion soulevée par l'introduction du célibat des prêtres et l'interdiction de l'investiture à des laïques. Sa chronique, continuée jusqu'au 3 août 1100, est une source précieuse de renseignements pour cette époque. Elle se trouve à la Bibliothèque de Munich. Bernold laissa à ses élèves une Imago mundi. Il mourut le 16 septembre 1100. — Voir Rùeger : Einleitung z. Chronik. -- ADB. -- QSG III, 181. — v. Wyss : Historiographie der Schweiz. — Imthurn : Gemâlde der Schweiz XII. [Wanner-Keller.]

BERNOULLI. Famille originaire d'Anvers, bourgeoise de Bàle en 1622. Armoiries:

d'argent à un rameau de sinople divisé en trois branches, portant chacune sept feuilles. L'ancêtre de la famille est Jakob, négociant qui, en 1570 quitta Anvers pour Francfort afin d'échapper aux persécutions du duc d'Albe. t 1583. Parmi ses descendants une branche resta à Francfort où elle existe encore, d'autres s'établirent à Hambourg, Cologne et Bâle. Les premiers Bernoulli furent des commerçants, mais à partir de la troisième génération ils acquirent une réputation universelle dans le domaine de la science, des mathématiques en particulier. ■ — 1. Jakob, 1598 - 1634, devint bourgeois de Bâle en 1622. —

2. Niklaus, fils du n° 1, 1623-1708, sechser de la corporation du safran, grand-conseiller en 1668. —

3. Jakob, fds du n° 2, * 1654, f 16 août 1705, professeur de mathématiques à l'Université de Bâle ; il étudia d'abord la théologie, puis en 1676, ses examens terminés, voyagea en Suisse, en France, plus tard en Hollande et en Angleterre, où il fut en relations avec les plus célèbres mathématiciens. A son retour, 1682, il

.ouvrit un cours de physique expérimentale à Bâle ; il y fut nommé professeur de mathématiques en 1687. A l'instigation de Leibnitz, mais indépendamment de lui, il fonda le calcul infinitésimal. Il publia ses recherches sur la spirale logarithmique, la loxodromie, la chaînette, les séries continues (au sujet desquelles furent découverts les chiffres de Bernoulli), les courbures de voiles, etc., ainsi que le problème des isopérimètres, par lequel il posa les bases du calcul des variables. — -4. Niklaus frère du n° 3, 1662-1716, fut peintre et membre du Petit

Jolianu Bernoulli en 17M.

D'après un portrait de J. Ruher,

gravé par G. -F. Schmidt.

Conseil en 1705. — 5. Jolianu, frère des n - 3 et 4,

* 1667 t [«janvier 1748, professeur de mathématiques à Groningue, puis dès 1705 à Bâle : il créa avec son frère la réputation de sa famille, mais fut presque durant toute sa vie en lut te scientifique avec lui. Il fut apprenti de commerce un an à Neuchâtel, puis, étudia les mathématiques et la médecine et lit son doctorat à Baie en 1694. Il devint en 1695 professeur de mathématiques el de physique à Groningue et succéda en 17(15 à son frère à Bâle. On lui doit presque toute- les mathématiques supérieures, entre autres l'expression, parle moyen de la différenciation, des fractions dont l'un ou les deux termes égalent zéro, la découverte du calcul exponentiel et, avec Leibnitz, des principales méthodes d'intégration, etc.

Il devint membre étranger des académies des sciences de Paris en 1699, de Berlin en 1701, de Londres en 1712, de Bologne en 1724 et de Pétrograde en 1725. Il eut parmi ses élèves ses fils, Niklaus, Daniel et Johann ainsi que Leonhard Euler. — 6. Niklaus I, fils du n° 4.

* 10 octobre 1087, f 29 novembre 1759, mathématicien, juriste et philosophe, fut en relations avec Leibnitz et s'occupa surtout des séries infinies ; il enseigna les mathématiques à l'Université de Padoue 1716-1719, la logique à Bàle dès 1722, puis dès 1731 le codex et le droit féodal : il était membre des académies de Berlin. Londres et Bologne. — 7. Niklaus II, fils aîné du n° 5, * 27 janvier 1695, t 26 juillet 1726 à Pétrograde, juriste et mathématicien, fit ses études en Italie et en France, devint en 1723 professeur de jurisprudence à Berne et fut reçu en 1725 avec son frère Daniel, de l'académie de Pétrograde, nouvellement fondée. Il s'occupa en mathématiques surtout de calcul intégral et différentiel. — 8. Daniel, second fils du n° 5, * 27 janvier 1700 à Groningue, f 17 mars 1782, mathématicien, physicien, médecin et botaniste ; dès l'âge de 11 ans, il étudia les mathématiques avec son père et son frère Niklaus, puis la médecine à Bâle, Heidelberg et Venise, se rendit en 1725 à Pétrograde avec Niklaus ; de 1725 à 1757, il remporta dix fois le prix de l'académie des sciences de Paris pour ses travaux de mathématiques, en 1734 en collaboration avec son père et une autre fois avec son frère cadet Johann : en 1733, il devint professeur d'anatomie et de botanique à l'Université de Bâle. Ses travaux s'étendirent à divers domaine des mathématiques, de la physique, de l'astronomie, etc. Il était membre des académies de Berlin. Londres et Paris. — 9. Johann V, troisième fils du n° 5, * 18 mai 1702, f 18 juillet 1790, mathématicien et juriste, élève de son père. Après avoir conquis son doctorat en jurisprudence en 1732, il alla rejoindre Daniel à Pétrograde, revint avec lui à Bâle où il devint professeur d'éloquence en 1743 puis de mathématiques en 1748. Quatre de ses travaux furent couronnés par l'académie des sciences de Paris. — 10. Johann III, fils aîné du n° 9, * 4 novembre 1744, f 13 juillet 1807, astronome et inathé-

Daniel Bernoulli. D'après un

portrait de J.-Rudolph Huner,

gravé par Jacob Haid.

BERNRAIN

BEROLDINGEN

maficien, fui appelé en 1703 à l'académie de Berlin dont il dirigea l'Observatoire dès 1767 ; on lui doit surtout des travaux d'astronomie mathématique. — 11. HlEronymus, 1745-1829. pharmacien et naturaliste. — 12. JAKOB II, fils cadet du n° 9,* 17 octobre 1759, f 3juillet 1789 à Pétrograde, mathématicien et physicien, se rendit à Venise en 1770 comme secrétaire de l'ambassade impériale et en 1781) à Pétrograde comme académicien. Il s'occupa entre autres de mécanique théorique. — 13. Ghristoph, neveu des deux précédents, * 15 mai 1782, f 6 février 1863, naturaliste et technologue, fut professeur d'histoire naturelle à Bàle de 1817 à 1861. Fondateur et directeur de l'Institut philotechnique. Ses nombreuses publications concernent la minéralogie et les sciences techniques. — 14. Johann, 1785-1869. directeur des postes. — 15. Leonhard, 1791-1871, conseiller de ville. — 16. NiKLAUS,frèredu n° 15, 1793-1876, président de la cour d'assises. — 17. HlERONYMUS, cousin du n° 11, 1745-1829, et — 18. Karl-Gustav, 1834- 1848, furent aussi des naturalistes. — 19. Johann- Jakob, 1831-1920, professeur d'archéologie à Bàle. —

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