‹ Dictionnaire historique & biographique de la SuisseChapitre 69 sur 425 · Emmanuel · texte numérisé non relu

Emmanuel

François Bertholet.

pendant de nombreuses années professeur de langue française au gymnase de Bâle, dans la chaire que Vinet avait occupée. — 4. Henri, 1842-1908, fils du n° 1, médecin à Montreux ; président du Conseil communal du Châtelard et de la Commission scolaire. Un des principaux fondateurs de l'Infirmerie de Montreux. — Voir Montet : Dictionnaire. — GL du 29 février 1908. — - Renseignements de G. -A. Bridel. — [E. M.] — 5. Alfred, fils du n» 3, * 1868 à Bâle, étudia la théologie à Bâle, Strasbourg et Berlin. Pasteur allemand-français à Livourne 1892-1893 ; dès 1896 privât docent, 1899 professeur extraordinaire et 1905 professeur de théologie à Bâle. Dès 1913 professeur à Tubingue, 1915 professeur à Gôttingue. Auteur d'une série d'ouvrages d'histoire religieuse et de quelques commentaires de l'Ancien Testament. [C. Ro.l BERTHOLO (TOUR DE) (C. Vaud, D. Lavaux. V. DGS). Tour située au-dessus de Lutry, que l'on suppose avoir été construite vers 1220 par Berthold de Neuchâtel, évèque de Lausanne, qui fortifia Lutry. Elle appartint, dès avant 1325 à une branche des Mayor de Lutry. Elle passa au XVIe s. à la commune de Payerne qui la possède encore avec le vignoble environnant. — Voir DHV. [M. R.l BERTHOUD (ail. Birgdorf) (C. Berne, D. Berthoud. V. DGS). Ville sur l'Emme, chef-lieu du district du même nom.

Anciennes formes : Burcdorf 1224, Burrhtorf 1251, Burtorf 1316, Burtolf 1490. En latin : Castrovilla. — Armoiries : parti de sable et d'argent à la bordure d'or.

1. Histoire .ilsqu'en 1384. Les fouilles entreprises dans la ville et aux environs ont mis à jour de nombreux objets de la période néolithique et de l'époque de Hallstatt ainsi que des tombeaux à l'entrée du Heimiswiltal. dans le Bâttwilhôlzli et dans la forêt de Wietlisbach. Les objets trouvés sont presque tous conservés au musée, dans la salle des chevaliers. Deux routes secondaires conduisaient à Berthoud : une venant de Petinesca par Fraubrunnen et Lyssach,

BERTHOUD

BERTHOUD

l'autre venant de la presqu'île de l'Aar près Berne, par Krauchtal.

Dans la seconde moitié du Ve s., les Alémannes commencèrent à coloniser l'Emmental et les environs de Berthoud (tombeaux au Gsteig, trouvaille d'un scramasax). Le premier établissement, au Holzbrunnen, au Nord de la colline du château, date de cette époque. La légende rapporte qu'au VIIIe s. deux comtes de Lenzbourg, les frères Sintram et Baltram y construisirent un château et tuèrent un dragon. Le constructeur du château n'est pas connu. La première mention de Berthoud se rencontre dans un acte de 1175 relatif à une donation de Berthold IV à Rùeggisberg. Le village a probablement été enceint de murs et élevé au rang de

rèrent, Berthold de Kibourg, successeur de Rodolphe, ayant reçu des renforts de Heinrich von Montfort- Tettnang. Mais le besoin d'argent enleva bientôt la ville aux Kibourg. Ils la vendirent avec tous leurs droits et ceux qu'ils possédaient sur Thoune pour la somme de 37 800 11., à la ville de Berne, le 5 avril 1384. Trois semaines plus tard, Berthold délia les gens de Berthoud de tous leurs engagements envers lui ; le même jour, ils prêtaient serinent de fidélité à leurs nouveaux maîtres.

Berthold de Kibourg tenta en 1389 de reprendre par surprise la ville vendue. Les habitants se défendirent vaillamment, et les femmes auraient joué un rôle prépondérant en souvenir de quoi l'avoyer d'alors aurait

Berthoud en 1642. D'après une gravure sur cuivre de Matth. Merian.

ville sous Berthold V. A la porte dite de la Scierie (Sagitor) sur l'ancien marché, se trouvait l'inscription suivante: Berchtoldus, Zeringie dux, qui vicit Burgundiones, extruxit hanc portam ; on croit qu'elle rappelait la victoire de Payerne en 1190 sur la noblesse burgonde. A la mort de ce prince. 1218,LTlrichde Kibourgoccupa Berthoud malgré le jugement rendu le 28déc.l224 par le roi Henri VII en faveur de la veuve de Berthold. Rodolphe de Habsbourg, le futur empereur, résida à plusieurs reprises à Berthoud à titre de tuteur d'Anne de Kibourg. Berthoud reçut en 1573 sa première charte de franchises, et la seconde en 1312 de Hartmann II de Berthoud- Kibourg. Celle-ci fut confirmée en 1316 par les deux frères Hartmann II et Eberhard II. Le 7 décembre 1322 le hameau de Holzbrunnen fut reçu dans la ville et entouré de murs peu après. En 1325,' Eberhard céda l'Allmeud à la ville en libre propriété, sauf quelques résolves. Berthoud fut hypothéqué pendant un certain temps à l'Autriche, mais revint bientôt à Rodolphe de Kibourg-Berthoud qui voulut surprendre nuitamment Soleure, Berne, Aarberg et Thoune pour restaurer ses finance-. Sa première tentative, contre Soleure, échoua en 1382. Les Bernois assiégèrent alors deux fois Berthoud en 1383, soutenus par les Soleurois, les Confédérés et Aymon de Savoie. Us tirèrent des hauteurs du listing sur la ville. Après" 45 jours de siège, ils se reti-

institué en leur faveur une soupe à la poule annuelle. Cette origine d'une coutume curieuse n'est pas historiquement attestée (BBG 1914, p. 281). En 1798 seulement, avec le dernier avoyer, disparut cet usage quatre fois centenaire, qui revit de nos jours sous une forme modifiée.

2. Depuis la domination bernoise. Dès 1384 l'histoire de Berthoud se confond avec celle de Berne. A rencontre des autres bailliages, la ville possédait toute une série de droits. Son administration urbaine, qui demeura presque sans changements jusqu'en 1798, comprenait un avoyer, un Grand et un Petit Conseil. Ces autorités formaient le gouvernement et détenaient les principales fonctions. Berne choisissait l'avoyer au sein de son Grand Conseil, pour une durée de six ans. Jusqu'en 1576, ce dernier dut prêter chaque année serment de fidélité aux Conseils; puis, dès lors, à son entrée en fonctions seulement. Le Petit Conseil, de 12 membres, était également nommé par Berne sur proposition de l'avoyer. Ce dernier était assisté du banneret, choisi dans le Petit Conseil, qu'il présidait. Le banneret détenait le sceau de la ville et remplissait en outre les fonctions de porte-bannière, de trésorier et de suppléant de l'avoyer. Le Grand Conseil comptait 32 membres pris dans la bourgeoisie ; dans la suite son effectif diminua lorsque la bourgeoisie fut fermée. Le bourgmestre le présidait.

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Les principaux avoyers furent : Sébastian von Diesbach, 1514-17)17 ; Hans-Franz Nàgeli, 1525-1529 ; Beat-Ludwig von Mulinen, 1543-1550; Franz-Ludwig von Erlach, 1604-1610; Samuel Frisching, 1670-1676. De 1384 à 1798, quatre-vingt-dix avoyers se succédèrent ; le premier fui Petermann Bieder, le dernier Rudolf-Ludwig von Erlach. Le principal droit de la ville était la juridiction criminelle, qu'elle exerça d'abord sur lotîtes ses terres, puis dès 1470 dans l'intérieur de la cité seulement. Berne ne pouvait, s'immiscer dans les cou Hits entre bourgeois. Berthoud avait sa bannière propre aux couleurs de la ville, noir et blanc, mais elle

muriales. Cette organisation disparut en lisn-J après le Stecklikrieg ; Berne octroya en 1804 une nouvelle constitution rétablissant l'état de choses d'avant 1708 : un Conseil de ville; de 27 membres, un Petit Conseil de 9 membres et un président qui était en même temps président de la commune et portait le titre de banneret. Cette fonction échut d'abord à Emanuel Kupferschmid. Bien des privilèges bourgeois restèrent supprimés. Les frères Schnell, de Berthoud, conduisirent le mouvemenl cantonal contre la Restauration. Le Conseil de ville envoya la première supplique au gouvernement patricien, qui la jeta au panier et répondit par une fin de

Berthoud en 1749. D'après un tableau à l'huile de D. Diiringer.

devait pourvoir à l'instruction et à l'équipement de ses troupes. Elle acquit aussi petit à petit des droits seigneuriaux sur 19 communes : Rùtschelen, en 1394 ; Graswil, en 1395; Inkwil, Heimiswil, Bickigen, Wil, Ober- et Niederôsch, Bettenhausen, Thorigen, Gutenbourg, Lotzwil et Kleindietwil ; ainsi que les péages des ponts de Coldbach, Berthoud et Kirchberg. Ces territoires étaient administrés par les baillis de Lotzwil et de Graswil, nommés chacun pour cinq ans.

Berthoud envoya son contingent de troupes à toutes les entreprises guerrières de Berne. Durant la guerre des paysans, 1653, la ville fut longtemps assiégée en vain. Sa politique habile lui épargna l'assaut. L'emploi des armes à feu nécessita le renforcement des murs d'enceinte et des tours du château. De sévères prescriptions réglaient l'instruction militaire des troupes. Un arsenal fut aménagé en 1641 dans le bâtiment dé l'école des garçons, sur le Kirchbuhl. En 1798, la majeure partie de son contenu fut dispersé, seuls quelques équipements purent être sauvés et réunis dans la collection de la salle des chevaliers. La souveraineté de Berne tomba en 1798 ; le dernier avoyer, Rudolf- Ludwig von Erlach, partit le 17 avril.

La nouvelle organisation urbaine, la municipalité, donna aux simples habitants jusqu'alors presque dépourvus de droits, la participation aux affaires com-

non-recevoir ; quelques conseillers taxèrent cette démarche de révolte et de trahison, et formulèrent de violentes menaces. Sans s'émouvoir, le Conseil de ville fil imprimer et répandre la supplique. Le 3 décembre

1830, il organisa avec les frères Schnell une réunion populaire, qui fut calme et solennelle, et qui pria le gouvernement de modifier enfin quelque peu les anciens usages. Afin d'éviter des soulèvements, les frères Schnell provoquèrent l'assemblée de Munsingen, le 10 janvier

1831. Par hasard, l'ancien régime trouva aussi à Berthoud son meilleur défenseur : le pasteur et poète populaire Gottlieb-Jakob Kuhn, qui y séjourna de 1824 à 1849. Pendant dix ans, jusqu'en 1838, la ville fut le centre actif de la politique bernoise. Berthoud eut dès le 17 juillet 1832 son propre règlement qui acheva entre autres la séparation des communes de bourgeois et d'habitants. Des impôts réguliers durent être institués tandis que jusqu'alors les revenus de la commune bourgeoise couvraient les frais d'administration. La réorganisation de 1920 créa un président, de ville, un Conseil communal de neuf membres, un Conseil général de 40, et diverses Commissions spéciales. Ces deux dernières autorités sont élues selon la représentation proportionnelle.

3. Église et Écoles. Au spirituel, Berthoud dépendit jusqu'en 1401 d'Oberbourg. 11 y existait déjà une chapelle

BERTHOUD

BERTHOUD

qui fut élevée au rang d'église paroissiale. L'évèque de Constance ratifia le 13 septembre 1401 la séparation, conclue entre Berne d'une part, qui devint collateur de l'église de Berthoud, et le comte Égon de Kibourg d'autre part, qui l'était de celle d'Oberbourg. L'église actuelle fut construite de 1471 à 1491. L'architecte était Niklaus Birnvogt. La voûte du chœur est due à Peter de Cometto, de Fribourg. La galerie de l'orgue est un chef-d'œuvre de sculpture de stylegothique flamboyant : elle était à l'origine un jubé séparant le chœur de l'église, et fut transférée en 1867 à sa place actuelle au-dessus de l'entrée principale. L'œuvre fut achevée en 1512 par le maître Heinrich Kûmmlin. Les chapelles étaient : 1. La Spitalkapelle ou chapelle inférieure, dédiée à sainte Catherine ; 2. celle de Saint-Michel, et 3. celle de Sainte-Marguerite, situées au château ; 4. la chapelle des lépreux, hors de la ville, près de la léproserie encore debout aujourd'hui ; elle fut rebâtie en 1445 et mise sous le patronage de saint Bartholomé ; les vieux-catholiques l'utilisent encore ; 5. celle du couvent des Cordeliers, fondée en 1280. Il faut nommer aussi : l'hôpital inférieur, sur la place de l'abattoir actuel ; l'hôpital supérieur, à côté du précédent ; en face de ce dernier, sur le Staldenrain, le couvent des Cordeliers, 1280-1528 ; puis le béguinage sur le Kirchbuhl et la maison des Antoniens remplacée par la halle aux marchés. L'ancien moine devenu pasteur, Johann Hofer, signa en 1528 les actes du colloque de Berne. L'un des principaux pasteurs fut Johann- Rudolf Gruner (1725- 1761).

L'école latine de garçons est mentionnée la première fois en 1307. Le maître .d'école était aussi secrétaire de la ville, ou chapelain de Heimiswil. L'école latine fut agrandie en 1528 ; un second maître y enseigna dès

Le Rùlschelentor k Berthoud avant 1843.

1576. Une école de garçons, avec un grenier et un arsenal, fut bâtie en 1641 sur le Kirchbuhl ; le bâtiment brûla en 1865. Henri Pestalozzi enseigna à Berthoud de 1799 à 1804, d'abord dans l'école des habitants, de Samuel Dysli, puis dans la classe de l'institutrice Stâhli.

De 1800 à 1804, il établit au château son institut suisse d'éducation, qu'il transféra ensuite à Mûnchenbuchsee, le gouvernement bernois ayant besoin des locaux pour

Berthoud, Hohengasse.

D'après un dessin de R. Anheisser publié par A. Krancke

à Berne dans AUschweizerische Bauhunst.

son administration (BBG 1905). Frôbel enseigna aussi à Berthoud, et, de 1833 à 1844, A. Spiess, qui fit introduire la gymnastique pour les jeunes filles dans les écoles. Le progymnase fut ouvert en 1855, le gymnase en 1873 avec sections littéraire et scientifique. De nouveaux bâtiments scolaires ont été construits sur le Gsteig depuis 1904. Un technicum a été fondé en 1892. Les registres de baptême commencent en 1551 ; ceux de mariage et de décès devraient dater de la même année, mais les premiers volumes sont perdus.

4. Généralités. En 1475 fut installée à Berthoud l'une des premières imprimeries du pays. La bibliothèque de la ville, riche aujourd'hui d'environ 13 000 volumes, fut fondée en 1729 grâce au doyen Gruner.

Berthoud eut à souffrir de plusieurs incendies : en 1389, 1599, 1706, 1715. Le dernier et le plus violent sinistre, le 21 juillet 1865, emporta 58 habitations dont l'hôpital, deux écoles et la tour de l'église. Les hautes eaux de l'Emme furent tout aussi fréquentes et désastreuses ; la rivière sortit quatre fois de son lit au XVIIe s., neuf fois au XVIIIe s. ; en 1910, elle enleva la Waldeckbrùcke et les écluses.

Les principales personnalités de Berthoud furent le banneret Joh. Fankhauser, les frères Ludwig, Karl et Hans Schnell, et le pasteur Kuhn. Population : en 1870 : 5049 habitants, en 1900 : 8404, en 1910 : 9367, en 1920 : 9320. — Voir FRB. — ^schlimann : Gesch. von Burgdorf. — Keiser : Antiquarische Notizen aus der Umgebung von Burgdorf. — A. Heuer : Die âltesten Zeiten Burgdorfs, dans BT 1879. — Von Mulinen : Heimatkunde. — H. Kasser : Bembiet, Emmental. — BBG. — Lohner : Die reformierten Kirchen. — Strickler : Schweizer geschichte. — Von Rodt : Bernische Kirchen. — A. Heuer : Schul geschichte von Burgdorf. — Ochsenbein : Aus dëm alten Burgdorf, 1914. — Tiirler : Schloss Burgdorf in BT II 1922. — M. Dûrr-Baumgartner : Der Ausgang der Herrschaft Kuburg, 1921 — Merz: Zur Gesch. der Pfarrkirche in Burgdorf. [W. Boss.]

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BEHTHOUD

5. MONN \ik. Le comte Eberhard de Kibourg obtint en 1328 du roi Louis I V el en 1357 de Charles IV le droil de frapper monnaie dans son comté. L'on ne connaît de

celle monnaie qu'un denier sur llan carré, type dérivé de la bractéate de saint Ours de Soleure, portant une tête de face, probablement un saint, et la légende Burgihuif. La monnaie des Kibourg, mentionnée pour la première fois en 1333, fut bientôt décriée à Berne, Soleure, Zurich et ailleurs. En 1377, le comte Rodolphe prit part à la Convention monétaire de Schaffhouse, et frappa vers cette époque, sur le type des pièces de l'évêqjue de Bàle, des angster de petite valeur, portant la tête du comte à gauche, avec un chapeau à larges ailes, entre les lettres B V. Lorsque Berthoud passa à Berne eh 1384, l'atelier monétaire fut transféré à Wangen. — Voir Haller : Mûnzkabinet. — Meyer : Brakteaten der Sçhweiz. — FRB. [F. Blatter.]

BERTHOUD. Familles des cantons de Neuchâtel et de Vaud.

A. Canton de Neuchâtel. Nom de famille très répandu dans le canton où on le rencontre au XVe s. déjà dans plusieurs localités. Une famille Berthoud, bourgeoise de Neuchâtel au XVe s., est éteinte ; une autre, originaire de Boudevilliers. possédait la même bourgeoisie à cette époque. Dans la suite, d'autres Berthoud, du Val-de-Travers, furent également reçus à Neuchâtel. Les familles existantes sont originaires de Boudevilliers, de Chézard, de Couvet et de Fleurier ; elles ont rayonné dans les villages environnants et à l'étranger, en Angleterre et en Amérique particulièrement. — 1. Claude, pasteur de 1554 à 1589 à La Sagne, aux Verrières, à Serrières et à Saint- Martin. — 2. Ésaie, fils du n° 1, pasteur dès 1589 à Serrières, au Locle et à Saint-Biaise, f 1610. — 3. Daniel, pasteur dès 1589 à La Sagne.

Saint-Biaise et Colombier, f 1634. — 4. Jean-Frédéric, 1768-1831, pasteur dès 1792 à Bùle, aux Verrières et à Neuchâtel.

I. Famille de Boudevilliers. Armoiries : coupé d'azur à un croissant d'or accompagné de trois étoiles du même, et de sinople à trois coupeaux d'argent. — 5. Jean-Thomas-Charles, 1793-1878,

pasteur de 1820 à 1873 à La Brévine et Dombresson. — ■ 6. Alexis, 1804- 1855, pasteur à Valangin 1834-1845, puis professeur de théologie à Neuchâtel.

-7. Jeun, 1846-1916, fils du n° 6, avocat, membre de la Cour d'appel 1874- 1880, député au Conseil des États 1883-1889 et 1896-1908. président du tribunal de Neuchâtel et de la Cour d'assises 1883- 1896, conseiller d'État 1896-1908. Il fit également partie du Conseil général de Neuchâtel et à plusieurs reprises du Grand Conseil. A ce titre, il travailla à introduire la représentation proportionnelle dans son canton. - Voir Messager boiteux de Neuchâtel, 1917. — 8. Henri, fils du n° 7, * 1877. conseiller communal de 1906 à 1920, député au Grand Conseil dès 1916.

, IL Famille de Couvet. — 9. Ferdinand, 1727- 1807, horloger. Il se rendit en 1745 à Paris où il ne tarda pas à faire une brillante carrière. Il devint horloger-mécanicien du roi et de la marine, entra à l'Institut de France en 1795, fut reçu dans la Société royale de Londres et fait chevalier de la Légion d'Honneur en 1802. Ii s'attacha spécialement au problème des horloges de marine ; après plusieurs tentatives, il en construisit une qui, soumise par ordre du gouvernement français à l'épreuve d'un long voyage

Jean Berthoud.

D'après une photographie.

donna toute satisfaction. Berthoud ouvrages sur l'horlogerie, dont les l'horlogerie ; Histoire de la

Ferdinand Berthoud.

D'après un portrait ;'i l'huile

de la fin du XVIir s.

sur mer. en 1 769,

a laissé plusieurs

principaux sont : Essai sur

mesure du temps : Traité

<les montres mutines. —

\ mi Biographie neuchâte-

loise I. — A. Chapuis :

llist. de la pendulerie. —

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