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BERTRAND

— Archivio Storico lombardo, 1900. — Paoletti : L'architettura e la sciiltura in Venezia. [C. T.]

BERTOGG. Ancienne famille de Seewis, Oberland grison. Elle a porté les noms de Bartol et Bertol, Berlok, Bertog, linrthon et Bertsche ; la forme Bertol rappelle Bartholome, prénom courant dans la famille, et autrefois second patron de Seewis. Les Bertogg jouèrent particulièrement depuis le XVIe s., comme ammann, un rôle de premier plan dans la juridiction de Laax. Depuis la Réformation existent une branche catholique et une brandie protestante ; la première s'est éteinte en 1875 par la mort du landammann Joseph-Anton ; la seconde compte aujourd'hui environ 40 représentants. Armoiries: Un ours levé en pied, tenant un anneau. — Branche catholique: — 1. UnALRlCUS, 1626-1699, en romanche Bisch, curé de Buschein et d'Almens. - - 2. Hercli (Hercule)-ANTONi, f 1673, — 3. Hans-Peter, f 1791, et — 4. Georg-Ulrich, furent officiers au service de France. — 5. Martin-Antoni, 1707-1771, landammann de Laax. — 6. Hercli, 1721-1785, landammann de Laax et banneret. — 7. Johann-Ulrich, 1761-1831, et

— 8. Martin-Antoni, fils du n° 6, furent aussi landammann. — 9. Joseph-Antoni, neveu du n° 8, 1811-1875, fut landammann de Laax, puis après la réunion de cette juridiction au cercle d'Ilanz, juge de ce cercle et député au Grand Conseil. Il revêtit encore diverses autres charges. La famille a donné en outre toute une série de landammann et d'officiers au service de France. Le dernier landammann de Laax fut — IO.Léonhard, de la branche protestante. Une autre branche de la famille existe en Allemagne. [J. Demont.]

BERTOL INI, Jean-Baptiste, architecte italien, * à Carcofera (Italie) en 1822, f à Lausanne en 1883. Élève de Perregaux, il s'associa en 1848 avec l'architecte Achille de la Harpe, à Lausanne. On lui doit la construction de l'hôtel Beau-Bivage, à Ouchy, la fontaine de Saint-François, etc. — SKL. [M. R.l

BERTOLIIMI, Giovan-Donato, de Maroggia, sculpteur. Le 2 novembre 1475, il s'engagea à sculpter sept statues en marbre pour la chapelle de Saint-Sébastien dans l'église de Santa Maria délie Vigne à Gènes ; le 9 avril 1480, il recevait le prix de son travail. Trois des statues ont. été identifiées par Alizeri : ce sont le Père éternel, saint Laurent et saint Georges à la porte latérale de l'église. — Voir SKL. — ALBK. [C. T.l

BERTONI. Famille de Lottigna (Tessin). — 1. AMbrogio, 1810-1887, prêtre, puis avocat et homme politique. Il fut d'abord chapelain d'Anzano et curé d'Aquila, entra en conflit avec l'archevêque de Milan, le cardinal Gaisruck, et quitta l'habit et la carrière ecclésiastiques en 1840. Vers 1842, il commença des études de droit à Paris, y connut Sirtori, Cattaneo, Mazzini, etc., prit part à la révolution de Milan en 1848 et fit la campagne de 1849. Il ouvrit un bureau d'avocat à Lottigna et se lança dans la politique. Député au Grand Conseil 1848- 1863 et 1867-1875, président de ce corps 1849, 1862 et 1871 ; au Conseil des États 1851, 1860- 1861. Auteur de Cinque anni di sacerdozio, et de Sulle condizioni agrarie del C. Ticino. — 2. Giacomo, neveu du n° 1, 1847-1921, reçu docteur en chimie à Pavie en 1876 ; 1884 professeur-adjoint à la Faculté des sciences et 1889 professeur de chimie générale et de technologie à l'Académie navale de Livourne. Membre de l'Académie de physique et médecine d'Erlangen. Il a laissé un grand nombre de publications (voir la liste dans son Curriculum vitaé). — 3. MosÈ, fils du n° 1, * 15 juin 1857, étudia les sciences naturelles à Zurich et Genève. En 1884 il émigra en Amérique pour y fonder une colo-

Ambrogio Bertoni.

D'après une photographie.

I nie agricole socialiste sur les conseils de Kropotkine et d'Elisée Beclus. Il s'établit dans l'Argentine, puis quelques années plus tard dans le Paraguay où il fonda la colonie Guillaume Tell. En 1896, il fonda et dirigea pendant dix ans l'école nationale d'agriculture à l'Assomption ; il rentra ensuite dans sa colonie, qui a pour capitale Puerto Bertoni, et qui devint un centre scientifique du Paraguay. Il y publie le Boletin de la Eslacion agronomii a de Puerto Bertoni. En 1881, au Tessin, il avait lancé une Bivista scientifica svizzera. — 4. BRENNO, fils du n° 1, * 7 août 1860, avocat et notaire, fonda en 1889 le journal La Biforma, prit part au mouvement révisionniste de la Constitution tessinoise en 1890. Député au Grand Conseil à plusieurs reprises, membre de la Cour d'appel 1893-1901, conseiller national 1914-1920, député au Conseil des États dès 1920 ; membre de la Commission du Code civil suisse et du Code fédéral des obligations, collaborateur au Bepertorio di giurisprudenza patria et auteur de Istituzioni svizzere. — 5. Ercole, fils du n° 2, * 4 janvier 1876, chimiste de l'État de Costa-Bica pendant sept ans et professeur à l'Université de San José. — ■ Voir PS 1913

— Dotta : I Ticinesi. — BStor. 1882, 1880, 1893, 1896, 1907 et 1909. — Bosadi : In difesa d'Arte. — G. Bertoni : Curriculum vitae. — [C. Trezzini.] — 6. Louis, neveu du n° 1, * 6 février 1872 à Milan, révolutionnaire, a pris une part active au mouvement ouvrier de Genève et de la Suisse dès 1895, par des conférences et son journal Le Béveil communiste-anarchiste. Le numéro du Bisveglio du 18 janvier 1902 provoqua l'incident Silvestrelli et amena momentanément une rupture diplomatique italo-suisse. De 1902 à 1904, il collabora au journal syndicaliste L'Émancipation, de Genève.

— Voir Le Béveil. — L' Émancipation. — J. Langhard : Der Anarchismus in der Schweiz. [fO. K.]

BERTRAM, Corneille, de son vrai nom Bonaventure Bertrand, * à Thouars en 1531, f à Genève en 1594. A Toulouse, où il suivait des cours de droit, il embrassa la Béforme et fit même des prédications. Après le massacre de Cahors, du 16 novembre 1561, il vint à Genève où il fut reçu bourgeois gratuitement. Benonçant alors au barreau, il se voua à la théologie. Pasteur de Chancy 1562, de la ville 1566, professeur de langues orientales 1567-1586. Il séjourna quelque temps à Frankenthal., puis se rendit à Lausanne où il enseigna l'hébreu jusqu'à sa mort. Il est l'auteur de nombreux ouvrages se rapportant, à l'exégèse ou à la philologie sacrée ; il prit une large part à ta traduction de la bible publiée à Genève en 1588. — Voir Borgeaud : L'Université de Genève I. — France protestante. — Senebier : Histoire littéraire de Genève. [M.-L.G.]

BERTRAND. Nom de plusieurs familles de la Suisse romande, la plupart venues de France.

A. Canton de Genève. Plusieurs familles de ce nom à Genève : 1° Les Bertrand de Montpellier, dont une branche se fixa à Nyon (Vaud), reçus à la bourgeoisie en 1704 et éteints au XIXe s. ; ils possédaient la seigneurie de Coinsins au pays de Vaud :

— Louis, 1731-1812, géomètre distingué, élève et ami d'Euler. L'Académie de Berlin se l'associa en 1754 ; il obtint à Genève, en 1761, la chaire de mathématiques qu'il occupa pendant plus de trente ans avec un zèle infatigable et un grand succès ; nommé recteur de l'Académie, 1783, du Conseil des Deux-Cents, 1764. Auteur de plusieurs travaux de mathématiques et de physique, notamment de :

De l' Instruction publique (1774) ; Éléments de géométrie (1778) nouveaux de la partie élémentaire

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Louis Bertrand.

D'après un dessin de Charles

Mûller (coll. Maillart).

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