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BERTRAND

BEKTSCIIIKON

(1778) ; Renouvellement périodiques des continents terrestres (1779 et. 1803). — Voir Henri Boissier : Nécrologie de Louis Bertrand, dans Revue britannique, 1812, vol. 50, p. 153. — Weiss : Bioqraphie universelle, suppl. vol. 58, p. 162. — Guérard : La France littéraire, 1827, vol. I, p. 312. — Montet : Dictionnaire. — GalifTe : Not. gén. III, 50. — 2° Les Bertrand, de Buis en Dauphiné, reçus bourgeois en 1724, éteints. — 3° Les Bertrand, de Pont-de-Camarès en Bouergue, reçus bourgeois en 1743. Armoiries : parti au premier d'argent au chevron d'azur, au second de sable au lion d'or. — Daniel-Edouard, 1832-1918, savant apiculteur ; son ouvrage : Conduite du ruclier (10 éditions) est devenu classique. Il publia un grand nombre d'articles et de mémoires relatifs aux abeilles et aux ruchers, entre autres : La Ruche Dadant modifiée. Fondateur du Bull, d'apiculture de la Suisse romande et de la Revue internationale d'apiculture. Voir Galiffe : Not. gén.lll, 52. — AGS II, 785.— 4° Une autre famille Bertrand venue aussi de Pont-de- Camarès, et qui peut-être se rattache à la précédente, vint se fixer à Carouge au XVIIIe s. Son seul représentant actuel est Alfred-Louis, * 1856, connu comme explorateur ; il parcourut l'Asie, l'Afrique, etc., et publia : Voyage au Cachemire, 1883 (Le Globe, t. XXIII, fév. 1884) ; Au Pays des Ba-Rotsi (1898). — [H.Da.] — 5° Une famille originaire de Savoie, établie à Carouge sous le régime sarde, dont: — Jean-Louis, * 22 mai 1840, professeur à Delémont 1864, précepteur en Bussie 1864- 1871, privat-docent à l'Académie de Genève 1871-1873, maître de mathématiques au Collège de Genève puis directeur de cet établissement de 1899 à 1918 ; député au Grand Conseil, il prit une part active à l'élaboration de la loi de 1886 sur la réforme scolaire ; maire de Lancy depuis 1896. A publié différents ouvrages de mathématiques. [C. R.]

B. Canton de Neuchâtel. Famille de Fleurier où elle est mentionnée dès la fin du XVe s. [L. M.]

C. Canton du Valais. Famille venue de Faverge (Savoie) vers 1740 à Saint-Maurice, dont elle acquit la bourgeoisie en 1804. Elle a donné quatre générations de notaires, et — 1. Ernest, 1830-1908, ingénieur. On lui doit le bisse de Saxon, le plus long du Valais, le cadastre de plusieurs communes et de nombreuses études de chemins de fer en France. — 2. Auguste, 1832-1890, chanoine de Saint-Maurice. En 1855, il fit partie de la colonie partie pour Medjez-Amar (Constantine) dans le but de fonder un monastère orphelinat. Bentré au pays il devint professeur et préfet du collège de Saint-Maurice, membre du Conseil de l'Instruction publique du canton. Au décès de l'abbé Bagnoud, en 1888, il fut nommé vicaire capitulaire et désigné pour lui succéder, mais il refusa. [Ta. et J. B.]

D. Canton de Vaud. Famille originaire de Nyons en Dauphiné, venue en Suisse en 1684, reçue à la bourgeoisie d'Orbe, puis à celle d'Yverdon en 1711. — 1. Jean, 1708-1777, pasteur à Grandson, puis à Orbe. Il fut secrétaire de la Société économique de Berne, agronome distingué, et , publia une dizaine d'ouvrages sur l'agriculture. — 2. Élie, frère du n° 1, 1713-1797, pasteur à Ballaigues en 1740, et de 1744 à 1765 à l'Église française de Berne. Ses vastes connaissances dans les sciences naturelles attirèrent sur lui l'attention et il fut nommé membre des Académies de Berlin, Gœttingue, Leipzig, Bâle, Stockholm, Munich, Lyon et Florence. En 1765, le roi de Pologne, Stanislas Poniatowski, le nomma conseiller intime et l'invita à sa cour. Bertrand fut agrégé à la noblesse polonaise en 1768, mais revint bientôt habiter Yverdon où il resta jusqu'à sa mort en 1797. Il fut un des principaux fondateurs de la Société économique d'Yverdon et de la bibliothèque de cette ville. Il écrivit plus de vingt ouvrages importants de théologie, de sciences naturelles, de philosophie, de morale, etc. Il collabora au Journal helvétique, au Musée helvétique, à la Nouvelle bibliothèque germanique, etc. — Voir Montet : Dictionnaire. — Crottel : Hist. et Annales d'Yverdon. — [Eug. M.] — 3. Jean-Élie, neveu du

n° 2, * 1737 à Orbe, recteur du collège de Neuchâtel 1757, professeur de belles-lettres deux ans après. Il se fit consacrer pasteur, mais en 1769 renonça à toutes fonctions ecclésiastiques pour s'occuper exclusivement de la Société typographique avec son beau-père le banneret Osterwald. La publication du Système de la nature du baron d'Holbach, en 1771, lui valut d'être cité devant la Compagnie des pasteurs, qui le déclara déchu du ministère. En 1775 cependant, il fut réintégré dans sa qualité d'ecclésiastique, f 1779. Il a laissé une Description des arts et métiers, en 19 vol. et de nombreux mns. sur l'histoire de Neuchâtel. — Voir Biographie neuchâteloise I. — Ch. Berthoud : Les deux Bertrand, dans MN 1870. IL. M.]

BERTRAND, Jean de, de Brussol en Tarentaise, évèque de Lausanne 1341 à 1342, transféré en 1342 à l'archevêché de Tarentaise. [M. R.l

BERTRANDIS, Jean de, docteur es lois, chanoine puis évèque de Genève de 1408-1419, travailla pendant son épiscopat au maintien des libertés de Genève tout en entretenant des relations courtoises avec le comte, puis duc de Savoie. Il résigna sa charge en devenant archevêque de Tarentaise. — Voir Arch. d'État Genève : B. C. — Gautier I, 296-306. [C. R.l

BERTSCH ou B/ERTSCH (dérivé du prénom Berchtold). Nom de famille assez répandu dans l'Oberland saint-gallois, surtout à Mels et à Sargans. Anciennement on écrivait aussi Bertschi, Bertz. — 1. David, de Flums. Dans l'été de 1799, il fut élu landammann du district de Sargans. Comme tel, il était à la tête du gouvernement provisoire, composé de 5 membres ; lorsque dans la même année, les Français eurent reconquis le bailliage de Sargans, ce gouvernement tomba, fie 12 février 1806. — Voir ASHR IV, p. 1052-53. — F. A.Good : Tagebuch. — [J. Geel.] — 2. Joseph-Ferdinand, * le 5 mai 1841 à Walenstadt, professeur à l'école cantonale 1865-1873. Il est le fondateur de l'institut international d'éducation Concordia, transféré en 1877 de Saint-Gall à Zurich, où il devint le plus grand établissement d'éducation privé de la Suisse. Bertsch a publié les œuvres choisies du poète et historien saint-gallois Karl-Georg- Jakob Sailer. Il mourut le 5 décembre 1899 à Zurich. — Voir NZZ 1899, n° 341, et Bote am Wallensec du 14 déc.

— Bertsch, DT Jos. Ferd. Gedenkblatt, seinen Freunden zugeeignet (avec portrait). — Erinnerungsbldtter zum 25jâhrig. Besland der « Concordia » in Zurich. [C. B.l

BERTSCH, Alexius, curé d'Ermatingen, adhéra à la Béforme avec la commune en 1524 ; pour cette raison, il fut destitué et devint prédicateur à l'église de Saint- Paul à Constance; avec l'appui de Berne et de Zurich, il revint à Ermatingen en 1529 et y resta jusqu'en 1534.

— Voir Sulzberger : Verz. d. Geistlichen, 143. [F. Sch.] BERTSCHE (BERTSCHI, BERTSCH IN). Famille originaire d'Uhwiesen (Zurich), reçue à la bourgeoisie de Bâle en 1565. Elle a donné trois imprimeurs : Jacor, 1635-1707 ; ses deux fils Nigolaus, 1669-1706, et Jacor. — Voir J. Schweighauser : Basler Buchdrucker geschichte (Mns.). — Leichenredensammlung der Basler Univ. (à la Bibl.) [C. Ro.]

BERTSCH I , BERTSCH Y. Nom de famille des cantons de Fribourg, Soleure et Zurich. Voir aussi Bertsche.

A. Canton de Fribourg. — 1. Jakor, 1792-1882, prêtre 1817, chapelain à Villars-les-Joncs, à Tavel, vicaire à Berne 18 19, curé à Guin où il resta jusqu'à sa mort. Doyen du chapitre allemand dès 1828. — 2. Meinrad, 1842-1907 à Guin, grand conseiller dès 1881, juge de paix en 1882 à Schmitten et préfet du district allemand de la Singine en 1884 à Tavel et en dernier lieu receveur général à Fribourg en 1894. Il est le fondateur de la maison des orphelins de Saint-Wolfgang et de l'hôpital de district à Tavel. — Voir Étrennes fribourgeoises 1908. [A. B.]

B. Canton de Soleure. Famille de la ville de Soleure éteinte avant 1665. — Hans, boulanger, et ses fils, furent reçus bourgeois en 1517. — - Voir Franz Haffner : Geschlechter bue h . [\. V.]

C. Canton de Zurich. Ancienne famille de la commune d'Oberglatt, propriétaire dès 1488 et durant des siècles du moulin de Hofstetten près Oberglatt. [ J.Frick.]

BERTSCHIKON (C. Zurich, D. Winterthour. V.

BERTSCHIKON

BESANCENET

I > <;S). Commune politique qui s'étend au loin, à la frontière du canton de Thurgovie, comprenant les Localités et communes de Giindlikon, de Zunikon, de Kefikon, de Libensberg, de Stegen et de Bertschikon. Parmi les hameaux se trouve Bewangen, lieu d'origine du poète Alfred Huggenberger, où l'on a trouvé les restes d'une habitation sur pilotis et une hache de bronze. Première mention : Bersinkon en 1255. Avant 1798 Bertscnikon appartenait au comté de Kibourg; sous le gouvernement helvétique, au district d'Elgg. Bertschikon se rattache en majeure partie à la paroisse de Gachnang (Thurgovie). Population : I. de la commune politique : 1637, 378 ; 1836, 823 ; 1880, 717 ; 1910, 645 hab. II. de la commune civile : 1637, 63 : 1850, 128 : 1910, 92 hab. — Voir Vogel und Escher : Mémo?-. Tiniir. 11 et III. — Hauser : Gesch. von Elqq. — UZ III. [W. U.]

BERTSCHIKON (C.Zurich, D. Hinwil. Y. DGS). Coin, civile composée de 13 hameaux ; sous le rapport politique et ecclésiastique, elle ressort de Gossau. Anciennes formes : Bersinchovin (XIIe s.), Bersinkon 1279. Avant 1798, Bertschikon faisait partie de la seigneurie de Grùningen ; au moyen âge ses habitants, en majorité libres, avaient à Binzikon leur tribunal libre, de concert avec leurs voisins des environs, qui étaient de même condition. Ce tribunal siégeait tous les trois ans à Bertschikon. Les habitants de Bertschikon payaient en fait de droits seigneuriaux un impôt baillival et un Haubsteuer, dont ils ne purent se racheter qu'après 1833. Une chapelle de Saint-Nicolas, qui se trouvait probablement à Helligen, au bord de la route de Wetzikon, est mentionnée en 1485. Le couvent de Saint- Gall en retirait des revenus au XIIe s. — Population : 1634, 99 ; 1730, 210 ; 1836, 393 ; 1900, 245 ; 1910, 346 hab. — Voir Hoppeler, dans SSR I. — Strickler : Gesch. der Herrsch. Grùningen. — JSG VIII, 160. -- UZV1I, 125. - - UStG. III, IV, 97. — Nuscheler : Gotteshduser III. — Ment. Tin- [W. U.l

BERTSCHINGER. Familles des cantons d'Argovie et de Zurich.

A. Canton d'Argovie. Famille venue probablement du canton de Zurich, mentionnée à Lenzbourg le 4 mai 1551. Elle acquit de bonne heure le droit de bourgeoisie, car ses membres ne tardèrent pas à occuper de hautes charges municipales comme membres du Grand et du Petit Conseil, huissiers, trésoriers. De Lenzbourg, la famille se propagea à Aarau, Wohlen, Bienne, Zurich, Berne et à l'étranger (Amérique).

Armoiries : parti de gueules à un harpon d'argent au manche d'or et d'azur à trois étoiles d'argent. — 1. Konrad, pasteur à Lenzbourg, camérier, doyen en 1710 (?). — 2. Johannes, pasteur à Lenzbourg de 1744 à 1805. — 3:

Marcus, 1760-1831. vicaire à Oberdiesbach, pasteur à Auenstein, dès 1803 membre du Conseil d'église réformé. ■ 4. Daniel, 1761-1830, notaire, juge de district, juge à la Cour d'appel, élu en 1802 à la Diète cantonale, membre du Grand Conseil 1804. du Conseil d'État 1815. — 5. Joh.- Rudolf, 1761-1827, négociant. En 1798, il fait un rapport au Directoire Helvétique sur les dégâts commis par les Français à Pfàfflkon (Zurich). Le 14 juillet 1798, il devint caissier du trésor national et dirigea comme tel les négociations entre le ministre des finances et la ville de Bâle, concernant la restitution du fonds de commerce directorial qui s'y trouvait. Chef de la seconde section du ministère des finances helvétiques en 1800. — 6. Abraham, 1776-1841 ?, grand bailli de Lenzbourg, ^membre du Grand Conseil et du Conseil ecclésiastique réformé 1808, président du Conseil scolaire du district, ammann municipal de Lenzbourg en 1841. — 7. Karl- Emmanuel, 1781-1859, avocat, président du tribunal du district, membre du Grand Conseil, délégué à la Diète, un des fondateurs et présidents de la bibliothèque de la ville de Lenzbourg. — 8. Friedr.-Theodor, 1814-1889, négociant, conseiller national. — 9. Rudolf-Theodor, 1845-1911, constructeur du pont de l'Aar à Wildegg, du pont de la Lirnmat à Baden, des voies ferrées d'Urnâsch à Appenzell, du Monte Generoso, de Brienz au

Rothorn. de Lauterbrunnen à Wengen, etc. Il fut duranl de longues années membre du Conseil de ville de Lenzbourg et pendant quelques années du Grand Conseil. — 10. Julius-Arnold, * 1856, ingénieur, directeur de l'arrondissement de Zurich des C. F. F. — 11. PAUL-HERMANN, * 1878, ingénieur, étudia à Munich et Charlottenbourg. Constructeur de la gare de Gossau,- de la voie ferrée Hérisau-Gossau et de la fabrique de Schonenwert. Depuis 1911, il est privât docent à l'École polytechnique de Zurich pour la navigation intérieure.

— Voir W.Hùnerwadel : Stammbaum der Familie B. — ASHR I, II, IV. V. Vil. — Juchler : Grabrede fur Th. B., Baumeister, f 1911. [F. w.l

B. Canton de Zurich. — I. Famille de la commune de Schwamendingen, mentionnée déjà en 1380. L'ancienne forme Bertschiner provient probablement d'un prénom.

— II. Famille de la commune de Fischenthal, dont l'existence est déjà prouvée en 1467 ; elle s'appelait d'abord Bertschikon, puis Bertschiker. Elle est probablement originaire de Bertschikon près Gossau (D. Hinwil). — [J. Frick.] — III. Famille bourgeoise de Zurich depuis le XIVe s. ; éteinte en 1663. — Hans est en 1601 et 1611 prévôt de corporation, 1603 hospitalier, 1616-1618 bailli de Frauenfeld ; t 1618. — IV. Autres Bertschinger.

— Karl, * 1881 à Oberwil (Com. Pfâfiîkon), intendant des propriétés de la fabrique Maggi à Kemptal, du Grand Conseil de Zurich 1913, conseiller national 1917.

— Voir DSC. [C.B.] BERTZ. Famille originaire de Horb (Wurtemberg)

venue à Genève vers 1640. Ses membres ne furent pas reçus à la bourgeoisie et restèrent Natifs. Elle donna plusieurs peintres : — Samuel, f 1691, — Jean-Théodore f 1706, et — Marg-Isaac, 1767-1830. — D'autres furent musiciens et orfèvres. Famille éteinte au XIXe s.

— Voir Bec. gin. suisse II, 23. [H. Da.] BERWART. Famille bourgeoise de Bienne ; le

premier bourgeois est — 1. Hans, grand conseiller 1542, membre du Petit Conseil et intendant des bâtiments 1566. — 2. Heinrich, fils du n° 1, grand conseiller 1582, membre du Petit Conseil 1597, curateur de l'hospice 1597-1600, préposé à la police 1605, administrateur de l'église 1609 ; f le 12 mars 1618. — 3. Jakob, grand conseiller, membre du Petit Conseil 1613. du Conseil, secret 1621. — 4. CHRISTOFFEL, conseiller jusqu'en 1636, curateur de l'hospice de 1633 à 1634. — ■ 5. Hans- Heinrich, conseiller en 1640, administrateur de l'église 1653. En souvenir de la famille, qui existait encore à la fin du XVIIIe s., une tour des fortifications, située à l'Est de la ville, portait le nom de tour de Berwart. — Voir Arçh. Bienne : Ratsprotokolle et Missives. — Arch. d'État Berne : Kriegsratsmanuale. [W. B.]

BERZONA (BERSONA) (C. Tessin, D. Locarno. V. DGS). Com. comprenant les hameaux de Seghellina, Isalei et Lavello ; sous-paroisse du décanat d'Onsernone. En 1411-1412, Berzona prêta serment de fidélité au capitaine savoyard Pierre de Chevron, après la descente des Suisses dans le Val d'Ossola. Primitivement, il appartenait à la paroisse de Loco et à la vicinanza générale d'Onsernone, tout en formant une sorte de vicinanza autonome. Le clergé de Loco desservait Berzona. Une chapelle y existait avant 1546. En 1775 Berzona demanda d'être constitué en sous-paroisse, autonome et indépendante de Loco. Deux ans après, le premier curé était nommé. L'église fut restaurée en 1894. La sacristie possède une vieille chasuble du XVe s. Population : 1597, 50 ménages ; 1801, 279 hab. ; 1870, 212 ; 1900, 151 : 1910, 146. — Voir BStor. 1894.

— Pometta : Corne il Ticino venue... — Buetti : Note storiche. [C. Trezzini.J

BESANCENET. Famille de Boveresse (Neuchâtel), mentionnée dès le XVIe s. Elle a donné entre autres Abram-Henri, * 11 novembre 1774, f 23 avril 1861. pendulier, qui passait à tort pour l'inventeur de la boite à musique. Il fut justicier, puis lieutenant du Val-de- Travers de 1831 à 1848, et député aux Audiences générales de 1816 à 1830. — Voir A. Chapuis : Hist. de la pendulerie. — ■ Messager boiteux de Neuchâtel 1862. [L. M.] Une branche se fixa au canton de Vaud sous le nom de Bezencenet et obtint en 1709 la bourgeoisie d'Yverdon. Armoiries : d'azur à l'équerre d'or et au crois-

BESANCENET

BESENYAL

sant d'argent, au chef de sable chargé de deux étoiles d'argent. Elle a donné plusieurs médecins : — 1. Georges-Augustin, 1771-1818, fixé à Orbe et à Lausanne.

— 2. Georges-Henri, fils du n° 1, 1803-1865, fixé à Aigle ; auteur d'une notice sur les Eaux thermales de Lavey. — 3. Edouard, alias de Loïs, 1830-1910, l'un des créateurs de la station climatérique de Leysin. — 4. Louis, architecte, * à Aigle en 1843. Fixé à Lausanne en 1870, il y a construit l'École de chimie, l'École supérieure des jeunes filles, l'hôtel des postes (en collaboration avec Jost), le palais de Rumine sur les plans d'Amelé (en collaboration avec Girardet, Iser et Melley), et le casino d'Yverdon. [A. B. et M. R.l

BESANCENET, Etienne, dernier curé du Locle. Il appartenait à une famille du lieu du nom de Petremand alias Besancenet. Il était déjà curé du Locle en 1509 et le resta jusqu'en 1536 ; devant les progrès de la Réforme il dut quitter sa cure et se retira à Morteau où il mourut en 1539. Il fut également chanoine de Saint- Imier et chanoine et prévôt de Valangin. En 1519, il entreprit le voyage de Terre sainte, entre autres avec Pierre Falk, de Fribourg. En 1520, il fit construire la tour de l'église du Locle. Besancenet a laissé un journal ou Mémoire de ce qui s'est passé au Locle, aujourd'hui perdu. A. Ruchat, dans son Hist. de la Réformation, éd. Vuillemin, III, p. 540, en a publié des fragments. — Voir A. Piaget : Documents inédits sur la Héformation I.

— Biogr. neuchâteloise I. — Étr. neuchâteloises I. [L. M.| BESANÇON. Familles des cantons de Genève et de

Vaud.

A. Canton de Genève. Famille de la campagne genevoise fixée à Choully dès le XVe s. L'un de ses membres reçut le droit de cité en 1599 ; il était peintre comme furent peintres-verriers Pierre (f 1642) et Jean son fils. Un Pierre Besançon, de Feigères (Ain), appar tint au Conseil des Cinquante en 1517. — Voir SKL. [c.R.l

B. Canton de Vaud. Famille de Moudon. — 1. Jules, * 22 janvier 1831, f 30 août 1897, pasteur à Bière 1853-1858, maître secondaire à Rolle 1858, puis au Collège cantonal 1862 ; professeur de littérature latine à l'Académie et à l'Université de Lausanne 1874- 1897, directeur du Gymnase 1878-1890, esprit très caustique, auteur de plusieurs ouvrages satiriques. — 2. Alfred, * 1867, professeur de langue latine au gymnase classique à Lausanne, auteur de Les adversaires de l'hellénisme à Rome pendant la période républicaine, honoré en 1911 du prix Bordier par l'Académie française des inscriptions et belles-lettres. [M.R.]

BESANÇON. Ancienne capitale de la Franche- Comté ; ville libre et impériale jusqu'en 1648 ; elle conclut en 1518, avec Berne, Fribourg et Soleure, une alliance de dix ans, qui dura jusqu'en 1533 pour Berne. En 1579, Berne refusa de renouveler l'alliance que Fribourg et Soleure acceptèrent ; mais en 1588, à la demande de l'Espagne, ils la dénoncèrent. — Voir AS I.

— JSG 13. — Tillier : Gesch. Berns III. [H. T.l BESANÇON (ARCHEVÊCHÉ). L'archevêque de

Besançon était au IXe s. déjà le métropolitain de l'évèque de Lausanne. C'est à ce titre que le pape lui écrivait le 10 juin 878 pour l'inviter à ne pas consacrer un nouvel évêque sans en avoir auparavant conféré avec lui, parce qu'il y avait division à ce sujet, le roi Charles-le- Gros ne voulant pas reconnaître la nomination de Jérôme qui était l'élu du peuple lausannois. On voit ensuite en 927 l'archevêque intervenir dans l'élection de l'évêque Libon. L'évêque de Lausanne fut même jusqu'à la fin du XVIIIe s. le premier suffragant de l'archevêque de Besançon et on le voit administrer l'archidiocèse, en cas de vacance, et consacrer le nouvel élu. Au XIIIe s., lors des troubles qui agitèrent le diocèse de Lausanne, le métropolitain de Besançon intervint à plusieurs reprises. En 1422, l'archevêque autorisa encore, en vertu de son droit de contrôle, l'évêque de Lausanne et le chapitre à aliéner des revenus à Albeuve. Enfin, on en appelait de l'official de Lausanne à celui de Besançon.

L'archevêque de Besançon possédait en outre dès le XIe s. la ville de Nyon qu'il inféoda plus tard aux seigneurs de Prangins ; et aussi les localités vaudoises de

Cully et Bomanel, dès 967, de Riez, de Bremblens et l'église de Colombier près Morges. Le chapitre de Besançon avait aussi des droits à Lausanne et Cully.

L'archevêque de Besançon fut également métropolitain de Bâlc jusqu'au commencement du XIXe s. En outre, la plupart des paroisses de l'Ajoie firent partie de son diocèse jusqu'en 1779. A cette date un échange intervint entre l'évêque de Bâle et son métropolitain. Le premier obtint vingt paroisses et en donna vingtneuf, situées en Alsace, à l'archevêque de Besançon. — Voir art. Ajoie. — ■ DHV (Archevêché). — M. Reymond : Gomment l'archevêque de Besançon est devenu seigneur de Nyon. [M. R.]

BESAZIO (C. Tessin, D. Mendrisio. V. DGS). Commune et paroisse. Anciennes formes : Besatium, Bexatio, Besaccio. Le village faisait primitivement partie de la paroisse de Riva-San Vitale, mais il en fut détaché le 13 février 1579 et constitué en paroisse autonome. L'église de Saint-Antoine, qui remonte à la fin du moyen âge, était l'ancienne église paroissiale. Le marbre rouge de Besazio, dit brocatello, est très connu. Sous Philippe-Marie Visconti, le village devait fournir quatre hommes d'armes aux armées ducales. Population : 1635, 100 ; 1870, 250 ; 1900, 258 ; 1910, 288 hab. — Voir Monti: Atti. — BStor. 1890. [C. T.]

BESENBUREN (C. Argovie, D. Mûri. V. DGS). Ancienne forme: Besenburren, maisons de Baso. Des traces de fortifications romaines auraient été découvertes au Sud-Est du côté de Kapf, et au Nord-Ouest. Le couvent de Mûri y avait des biens, ainsi que celui d'Engelberg. Besenbùren faisait partie du bailliage de Boswil, propriété du couvent de Mûri. Henmann von Heidegg reçut en fief des Confédérés (après 1415) des droits à Besenbùren. Le couvent de Mûri les racheta en 1471 et les revendit aux seigneurs de Heidegg, mais en 1617 ils rentrèrent en sa possession. Une école fut fondée à Besenbùren pour toute la paroisse en 1800 ; Waldhâusern et Bùnzen s'en séparèrent en 1801 et fondèrent une nouvelle école dans ce dernier village. La com. n'a pas d'armoiries. — Voir B. Reber : Das Freiamt vor der Geschichte. — P. M. Kiem: Gesch. des Klosters Mûri I et II. — G. Wiederkehr : Denkwurdiqkeiten, 33-35. [G. W.]

BESENCENS (C. Fribourg, D. Veveyse. V. DGS). Vge et Com. qui appartenait primitivement aux seigneurs d'Oron. A l'extinction de cette famille en 1388, il passa aux comtes de Gruyères, puis en 1554 à Fribourg, bailliage, puis préfecture de Rue. En 1848, il fut incorporé au district de la Veveyse. La première mention de Besencens est de 1299. Avec Fiaugères, il forma une seule commune jusqu'en 1767. Une séparation intervint à cette date en même temps qu'un partage des biens communaux. Il fut convenu que les bourgeois vivant alors et leurs descendants conserveraient le droit de bourgeoisie dans les deux communes et que l'assistance des bourgeois pauvres serait continuée à frais communs. La première maison d'école fut construite en 1839 ; auparavant les enfants se rendaient à l'école de Saint- Martin. Population de la commune : 1730, 81 ; 1921, 154 hab. [Currat.]

BESENVAL de BRUNNSTATT

BŒSEN-

WALD ou BESENWALL. Ancienne famille bourgeoise de la ville de Soleure. — Martin, de Valleil, Com. de Torgnon (Val d'Aoste), fut reçu bourgeois en 1628.

Après l'acquisition de la seigneurie de Brunnstatt, en 1654, la famille prit le nom de Besenval de Brunnstatt. Elle fut propriétaire des châteaux de Brunnstatt, de 1654 à 1812, et de Waldegg, de 1682 à 1864. Armoiries de 1655 : écartelé au 1 d'azur à une bande d'argent chargée d'un 4 cramponné, la hampe prolongée et à 2 traverses de sable, au 2 d'or à un fer à cheval de sable, au 3 d'or à une biche de gueules, au 4 coupé d'azur et de mer sur laquelle nage une sirène d'argent tenant dans la dextre une fleur de lys d'or, et dans la senestre un crampon d'argent. -- 1. Martin, 1600-1660. Il acheta la seigneurie de Biss en 1646 et en 1654 celle de Brunnstatt avec Diedesheim, qui y était contigu ; grand con-

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