BESSON
1811-1813 vice-landammann, 1813-1815 et 1823-1825 landammann. -- 19. Alfons, (ils du n° 18, colonel au service de Naples, chevalier de l'Ordre de Saint-Georges,
procéda en 1800 à la formation des bataillons étrangers. t 1868. — 20. EUGEN, neveu du n° 19, 1837-1915, lieutenant à Naples jusqu'en 1861. dernier du nom dans le canton d'Uri. Un rameau de la famille émigra, à la fin du XVIe s., à Hindelang (Bavière). Un de ses membres fut reçu bourgeois de Saint- Gall en 1893. — II. BESSLER von Tannegg ou Tùbubessler. L'ancêtre est Mel- CHIOR, capitaine, reçu bourgeois en 1544. Armoiries: écartelé : aux 1 et 4, d'azur à une colombe d'argent tenant un rameau d'olivier; aux 2 et 3, d'or à un rameau d'olivier au naturel posé en bande ; sur le tout d'or à un sapin au naturel sur trois monts de sinople. — 1. JosuÉ, lils du précédent, secrétaire d'Étal . 1618-1620 bailli de la Riviera. t 162Q. — 2. MELCHIOR, fils du n° 1, capitaine, secrétaire d'État, 1620-1622 commissaire à Bellinzone. — III. Les STERNENBESSLER. L'ancêtre est Jakob, membre du Conseil, hôtelier du Lion d'or à Altdorf, reçu dans la bourgeoisie en 1544. Son fds, le capitaine Sébastian, mort sans postérité, acheta en 1585 le titre de noblesse et les armoiries du gentilhomme Andréas von Mos, de Schattdorf. Armoiries : parti ; d'azur à une Heur de lys d'or sur trois monts de sinople et de sinople à un ours de sable, accompagné de trois étoiles du même. — 1. Kaspar- Roman, fils du précédent. 1581-1598 député à la Diète, 1588-1591 trésorier, 1592-1594 bailli en Thurgovie ; construisit en 1596, étant avoué de l'église d'Altdorf, le bel ossuaire d'Altdorf, en gothique flamboyant, f 1607.
- 2. Alexander, fils du n° 1, capitaine au service de Venise, 1602-1604 maire d'Altdorf, 1613-1615 abbé de la confrérie de l'Autruche, f 1648. — 3. Balthas \k, fils du n° 2, capitaine, membre du Conseil, député à la Diète. 1652-1654 bailli de Locarno. f 1663. — 4. Alex \\- DER, fils du n° 3, capitaine, chevalier, vice-landammann. t 1729. — 5. Alexander, capitaine, membre du Conseil, bailli de Blenio, de Bellinzone et de la Riviera. — 6. Karl-Franz-Pantaleon, fils du n° 5, bailli de la Léventine, de la Riviera et de Bellinzone. — Voir : Obituaire d'Altdorf, vers 1518. — Archiy. paroiss. d'Altdorf. — Landleutenbuch. — Archives d'État Uri. — Obituaire de la chapelle de Riedertal. — Archiv. paroiss. de Burglen. — AS I. — Girard : Nobil. Suisse; Hist. des officiers suisses. — Gfr. 36, 39, 70, 74. ■ — ■ Lutz. — LL. -- Hist. Nbl. von Uri 1910, 1916-1918. 1920.
- ZSK 1911. - Vaterland 1915, 42, 1915, 1922 et Sonntansblatt. [J. Muller. a.]
BESSON. Nom de famille très répandu dans la Suisse romande.
A. Canton de Fribourg. Famille venue, croit-on, d'Aubonne (Vaud) à Estavayer-le-Lac vers la fin du
XVIe s. -commencement du XVII s.
- 1. François, * à Paris vers 1622.
succéda à son père en 1654 comme enseigne aux Cent-Suisses. Auteur de plusieurs mémoires sur le service militaire des Suisses, spécialement sur la Cie des Cent-Suisses. Il se faisait appeler Zwilling dit Besson, traduction allemande du mot besson qui signifie jumeaux. Lui ou son père, du même nom, aurait été anobli en 1648. Armoiries : d'argent à la bande d'azur chargée en cœur d'une fleur de lys d'argent et accostée de deux lions de gueules. — 2. Henri-Robert, frère du n° 1, surnommé Rozefort ou Rorefort, fut chevalier de Saint-Michel, capitaine au régiment de Mazarin; il servit aussi dans les Cent-Suisses. La postérité de ce Besson ne se fixa pas en Suisse. — Voir Zurlauben : Hist. mil. des Suisses III, 376. -- L'Émulation, 1844-1845, p. 136.— R. de Hensler : Familles staviacoises. — Rott : Inventaire, III-V. — AHS 1895, p. 33-34. — Blanc : Mns. de 1780- 1781 aux Arch. d'État Fribourg. [A. d'A.]
B. Canton de Genève. Nom de plusieurs familles autochtones de Genève et terres environnantes. — François, * 1859. député au Grand Conseil 1892-1898 et 1901-1909, conseiller d'État 1900-1909, conseiller national 1908. Directeur de la Caisse hypothécaire de
1858-1882, où il
Paul-Henri Besson.
D'après une photographie.
Genève dès L909. Voir Arch. d'État, (ienève. -
Covelle : LB. — Armoriaux genevois. — SKL. fC. R.] <:. Canton de Neuchâtel et Jura bernois. — I. Famille des Bayards mentionnée déjà au début du XVe s. — II. Une autre famille du même nom es1 >ignalée dans le XV' s. à Engollon el a donné entre autres plusieurs past eurs au Jura bernois. Armoiries : tiercé en fasce, au 1 d'azur à cinq étoiles d'or, ni 2 d'argent à un pont à deux arches d'or, au 3 de sinople. — 1. Pierre, pasteur à La Sagne 1542, au Locle 1550- 1502. à Boudry dès 1562. — [L. m.] — 2. EDOUARD, * 22 septembre 1808, pasleur à Nods 1836-1858, puis à Diesse mourut le 3 janvier 1883. Il a laissé une histoire de la Montagne de Diesse (ASJ 1867, p. 08). — LE. Kg.l — 3.
Paul-Henri, poète et pasteur, * à Renan le 19 mars 1829, t dans son village data] le 23 mars 1^77.
\près avoir été suffragant à Tavannes, il succéda en 1856 à son père comme pasteur de Renan, qu'il ne de\ ait plus quitter. Depuis 1872, il rédigea V Union jurassienne, organe des intérêts protestants du Jura bernois, et composa un recueil de chant pour les écoles. Il est avec Paul Gautier un des poètes les mieux doués qu"ait produits le Jura. Ses poésies ont paru dans divers journaux et revues : Reçue suisse, Ordre, Union jurassienne, etc. — Voir SBB I.
— ASJ, 2e série VIII. — [A. Sch.i — 4. Alphonse- Henri, frère du n° 3, * à Renan 23 juillet 1838, f 24 avril
1906. pasteur à Tavannes 1861-1901. — 5. Paul-Henri-, * 1848, fils du n° 2. pasteur à Lignières 1872-1873, évangéliste à Lyon 1873, à Denain 1878, pasteur baptiste à Santa Fé, puis à Buenos-Ayres dès 1881. Auteur de nombreuses publications religieuses. — 6. Henri, fils du n° 4, 1870-1914, pasteur à Orvin, puis à Court
1907. Après la mort de son père, il rédigea le Libérateur, journal religieux du Jura bernois. Auteur de divers ouvrages religieux, entre autres d'une Histoire du réveil d'Oxford. [E. Kg.]
D. Canton de Vaud. Nom de plusieurs familles du canton, pour la plupart autochtones. Deux d'entre elles, originaires, l'une de Villarzel l'Évèque, l'autre de Chapelles-Vaudanne sur Moudon — peut-être même remontent - elles à une souche unique
— ont donné au XIX- et au XX-' s.
plusieurs magistrats, juges de paix, syndics, députés au Grand Conseil. A la famille de Chapelles se rattache Mgr Marins Besson, évêque de Lausanne et <leuè\ e. * à Turin le 28 juin 1876. Ordonné prêtre à Fribourg le 23 juillet 1 899, il fut vicaire à La Chaux - de - Fonds, puis alla achever ses études bis touques à Turin et à Rome. Dr en lettres
del'UniversitédeFri- MgT. Marius Besson.
bourg en 1906, doc- D'après une photographie.
BESSONNET
BETSCHWANDEN
lo:i
teur en théologie honoris causa de la même université en 1919. Professeur extraordinaire d'histoire générale du moyen âge à la dite université en 1909. Auteur de Recherches sur les origines des évêchés de Genève, de Lausanne et de Sion (1906) ; Contribution à l'histoire du diocèse de Lausanne sous la domination franque (1908) ; L'Art barbare dans l'ancien diocèse de Lausanne (1909) ; Les Antiquités du Valais du Ve au Xe siècle (1910) ; Monastcrium Agaunense (1913); Nos Origines chrétiennes (1921). Fondateur de la Revue d'histoire ecclésiastique suisse (1907) et de la Revue Charlemagne (1911.) L'évêque du diocèse chargea en 1912 l'abbé Besson de l'organisation de la nouvelle paroisse du Saint-Rédempteur à Lausanne, dont il devint officiellement curé en 1916. Il fut appelé en 1919 à la direction du grand séminaire à Fribourg, et nommé par le pape évêque de Lausanne le 5 mai 1920. Alors qu'il était à Lausanne, il rédigeait le journal catholique du canton de Vaud, l'Écho vaudois, et il y a publié plusieurs études d'apologétique qui, depuis, ont été réunies en brochures. Il a été en outre, de 1912 à 1920, rédacteur, puis directeur de la Semaine catholique à Fribourg. [M. R.l
BESSONNET. Famille originaire de Savoie établie dès le XVe s. à Genève et dans le pays de Vaud. Galiffe la prétend noble. — Etienne, admis à la bourgeoisie genevoise en 1402. — François, de Balayson (Savoie), fut aussi reçu bourgeois, 1473 ; sa descendance s'éteignit au XVIIIe s. ■ — Jacques, ou Jacob, 1675-1750, ministre de l'Hôpital 1702, pasteur à Genève 1707, professeur de théologie 1727-1749. Armes:
coupé, au 1 d'argent au lion passant de gueules entre deux branches de laurier de sinople passées en sautoir ; au 2 de sable à un double B d'argent. — Voir Galiffe : Not. gén. II, 59. — Armoriaux genevois. ■ — Heyer. — France protest. — Sordet : Dict. des familles genevoises. — Rivoire : Bibliogr. [H. Da.] BÉTANT. Famille originaire de Vesegnin (Pays
de Gex), établie à Genève à la fin du XVIe s., admise à la bourgeoisie en 1790. OntrouvedesBétant déjà aux XIVe et XVe s. — Elie-Ami, 1803-1871, secrétaire du comte Capodistria, régent au Collège de Genève, membre de la Constituante 1842, député au Grand Conseil 1845 ; président du Conseil administratif 1846, principal du Collège et du Gymnase, professeur de langue et de littérature grecques, consul de Grèce. Auteur de diverses publications ayant trait à la littérature grecque, entre autres d'un dictionnaire et d'une traduction de Thucydide. — Charles-Moïse, 1836-1908, fils du précédent, premier secrétaire du ministère des affaires étrangères à Belgrade 1863-1881, chef du Cabinet civil du roi de Serbie 1881-1885. — Voir Galiffe : Not. gén. VI, 139. — BIG IX et XVIII — De Montet : Dictionna^e. fH. Da.l
BETELRIED, BETTELRIED. Voir Blanken-
BURG
BÉTEMPS, François, 1813-1888, originaire du Chablais. Admis en 1837 au Bureau topographique fédéral, il fit de 1839 à 1861 des campagnes de triangulation ; dès 1847 en qualité de chef de bureau. Chaud partisan de la réunion de la Savoie à la Suisse, il fut un des membres les plus actifs du Comité savoyard qui s'était créé en 1860 dans ce but. Le 13 juin 1860, il fut reçu bourgeois d'honneur de Genève par acclamation. Il fit un legs de 3000 fr. au Club alpin suisse, pour l'érection
Élie-Ami Bétant. D'après un portrait de la coll. Maillart.
d'une cabane dans la région du Mont-Rose et du Cervin. Elle fut construite au pied du Mont-Rose et porte son nom. [A. Th.]
BETHESDA. Établissement pour épileptiques fondé le 30 novembre 1885 et ouvert le 1er juin 1886 à Bre-
Voir
Jahres
liège, transféré en 1890 à Chules.
bericht fur 1910. [E. B.]
BÉTHUNE, Cyrus de. Officier français, protestant. Cet homme de guerre intéresse l'histoire genevoise et protestante par les secours désintéressés qu'il apporta à cette république dans sa lutte contre la Savoie. Il fit partie du groupe de seigneurs français venus à l'aide de Genève en 1611. — Voir France, protestante. — ■ Gautier. — Arch. d'État Genève : P. H. [C. B.l
BÉTHUSY (C. Vaud, Corn. Lausanne. V. DGS). Quartier de la ville de Lausanne, première mention Bitusiaco 906, Bétusic 1222. L'église Saint-Pierre, à Lausanne, possédait en 906, des cens dans cette localité. Au moyen âge, elle appartenait, partie au chapitre de Lausanne, partie aux nobles de Vennes, sautiers de Lausanne. La seigneurie de Béthusy passa au XVIe s. aux de Prez, puis aux Praroman, aux Rosset, aux Gaudard. En 1771, son propriétaire était le Dr Reynier qui la vendit à Jean-Paul d'Huc, lequel fut créé en 1773 comte de l'empire. Ses descendants portèrent dès lors le nom de comtes de Béthusy-Huc. La famille vit encore en Allemagne. Jean-Paul d'Huc construisit un château spacieux, qui domine aujourd'hui un des plus beaux quartiers de villas de Lausanne. — DHV. [M. R.]
BÉTRIX, Albert, de Concise, * 1855 à Saintlmier, naturalisé genevois 1898, médecin. Privat-docent à l'Université de Genève dès 1895, chirurgien-adjoint de la Maternité 1898-1901 ; secrétaire-général du deuxième Congrès international de gynécologie et d'obstétrique tenu à Genève en 1896 ; président de la Soc. d'obstétrique et de gynécologie de la Suisse romande 1906, rédacteur du Bulletin de cette Société 1905-1918, membre correspondant de plusieurs sociétés de gynécologie, auteur de nombreuses publications médicales. [P.-L. L.]
BETRUF (Bénédiction) est le terme employé en Suisse allemande pour la bénédiction que le fruitier prononce sur l'alpe. Il ne faut pas confondre cet usage avec VAlpsegen (bénédiction de l'alpe) qui est donné par un prêtre. Tandis que cette dernière est un rite ecclésiastique, le Betruf est un ancien usage populaire d'après lequel le fruitier prononce, au moyen d'un entonnoir à lait, en guise de porte-voix, la bénédiction sur l'alpe, demandant que le bétail et les pâturages soient protégés. Ce bel usage doit avoir existé anciennement dans la plupart des contrées alpestres de notre pays, attendu que l'on a des bénédictions en allemand, en français et en rhéto-romanche. De nos jours, il tend malheureusement à disparaître. Le Betruf le plus beau et le plus ancien est celui des alpes de Sargans. — Voir SAV VI, 297. — SV VIII, 61. — Hoffmann- Krayer : Feste u. Bràuche, p. 67. [E. H.-K.]
BETSCH, Johann-Ulrich, de Laufenbourg, * 1600, en religion P. Electus. En 1654, il partit pour Venise afin de prendre part à l'expédition des Vénitiens à Candie comme aumônier et père spirituel ; il assista à la bataille navale des Dardanelles le 26 juin 1656. On lui doit des Annalen des Ordens in der helvet. Provinz, reichend von 1580-1650, et un rapport au P. Ignatius Eggs, de Rheinfelden, sur ses expériences comme aumônier de la flotte vénitienne, qui ont été publiés par le P. Anastasius ab Illgau à Lucerne. — Voir Fritz Wernli : Bausteine zu einer Geschichte des Kapuzinerklosters Laufenburg, dans TA 1910. — E. F. v. Miilinen : Prodromus einer schweiz. Historiographie. — Renseignements du P. Anastasius, au Wesernlin, Lucerne. [F. w.]
BETSCHWANDEN (C. Claris. V. DGS). En 1240 Beswando, plus tard Bettswanden. Corn, et vge. L'église est déjà mentionnée en 1370. Hâtzingen, Diesbach- Dornhaus, Rùti et Braunwald font partie de la même paroisse. Fridolin Brunner, réformateur du pays glaronnais, en fut pasteur de 1532 à 1555. Un fonds scolaire particulier fut institué en 1725, le pasteur fit jus-
BETTALINI
BETTSCHART
qu'en 1787 fonction d'instituteur. Hàtzingen se détacha en 1797 de la commune scolaire de Betschwanden, Rùti en 1823 et Diesbach en 1854. Registres de naissances dès 1595, de mariages dès 1606, de décès dès 1653. — Voir UG I, p. 34, 637, 639.— J.-H. Tschudi : Chronik, p. 33. — LL. — Heer et Blumer : Gemâlde der Schweiz
VII, p. 594. — Heer : Kirchengeschichte des Landes Glarus. — Heer : Die Gemeinde Betschwanden wàhrend der Reformation. [Nz.]
BETTALINI ou BETTELINI. Famille de Casiano. — 1. Pietro-Antonio-Leone, peintre et graveur sur cuivre, * 6 septembre 1763, f 27 septembre 1829 à Rome. En 1781, il se rendit à Londres et à Paris, où il obtint des premiers prix, puis s'établit à Rome. Il fut professeur à l'Académie de Saint-Luc, à Rome, et membre des Académies de Londres, Paris, Lyon. Milan et Bologne. Il a laissé des œuvres nombreuses, entre autres : Madeleine pénitente de Schidone (prix de l'Académie de Milan) ; la Madone du Titien, etc. — 2. Arnoldo-Pietro, * 13 mai 1876 à Casiano, ingénieur, fondateur de la Federazione ticinese d'acquicoltura, organisa le co7igrès suisse d'aquiculture à Lugano, 1915. Président de la Soc. helvétique des sciences naturelles et organisateur du congrès de Lugano. 1919. Fondateur de la Soc. ticinese per la conservazione délie bellezze naturali ed artistiche, dont il dirige les publications : La Svizzera italiana nell'arte e nella natura, el Biblioteca délia Swzzera italiana. — Voir .4LBK. -- SKL. -- BStor. 1888 et 1904. — Bianchi : Artisti ticinesi. [C. Trezzim.]
BETTENHAUSEN (C. Berne, D. Wangen. V.
DGS). Vge, Com. civile et politique dans la paroisse d'Herzogenbuchsee. En 1335 : Bettenhusen, maisons de Petto. Les nobles d'Aarbourg en étaient seigneurs. Thùring von Aarbourg vendit en 1429 la moitié de Tôrigen et la juridiction, le droit de ban et de corvée de Bettenhausen pour 814 fl. du Bhin à la ville de Berthoud qui les soumit à l'administration du bailli de Lotzwil. Un accord du 14 mai 1460 remit la haute justice au bailli de Wangen. Bettenhausen acheta de Berthoud en 1620 la forêt de Ernizhalden. Réuni autrefois à Tôrigen pour les affaires scolaires, Bettenhausen forme aujourd'hui une commune scolaire avec Bollodingen. Population: 1764, 143hab.; 1800,150; 1888, vge 215, Coin. 418; 1910, vge 185, Com. 392. — Voir LL. — LLH. - Jahn : Chronik. -- von Mùlinen : Heimatkunde V. — R. Ochsenbein : Die oberaargauischen Grundherrschaften der Stadt Burgdorf, dans AHVB 1911. — FHB VI,
VIII, IX. — Arch. d'État Berne : Regionenbuch. [H. M.] BETTENS (C. Vaud, D. Cossonay. V. DGS). Be-
tains 1141, Bectens 1149, Beteins 1228. Village, datant de l'époque burgonde, qu'une famille noble du même nom posséda jusqu'au XVIe s. La seigneurie fut ensuite la propriété de la jfamille Mannlich de Berne. Georges Mannlich, seigneur de Bettens, mort en 1751, fut lieutenant-général au service de France. Bettens passa après lui aux Saussure et aux Mercier. — L'hôpital du Saint-Bernard avait à Bettens un prieuré dont il subsiste quelques traces. Le château, qui est l'œuvre des Mannlich, a été conservé. — DHV. [M. R.]
BETTEX, Gustave, de Combremont - le - Petit (Vaud), * à Lausanne le 26 juillet 1868. f le 16 mars 1921, instituteur, rédacteur de la Feuille d'Avis il> Montreux dès 1889, conseiller municipal du Châtelard (Montreux) 1905, député au Grand Conseil et au Conseil national 1917. A publié entre autres Le scex que pliiau (livret pour la fête des Xarcisses de 1904) : Le Léman dans la littérature et dans l'art (avec Ed. Guillon) ; Les Alpes suisses dans la littérature et dans l'art (avec Ed. Guillon) ; Montreux. [A. B.j
BETTIIMG. Voir B^ttk;.
BETTINGEN (C. Bâle- Ville. V. DGS). Ancienne forme Bettikon. Ferme (établissements de Betting) mentionnée seulement au XIVe s. ; cependant sa situation sur une route romaine (Hohe Strasse) et les trouvailles faites (poteries alémanniques) prouvent un établissement ancien qui, de simple ferme, s'est transformé en petit village. Une chapelle de Saint-Hilaire et le droit de propriété du couvent de Sâckingen sur les gens et la terre dénotent d'anciennes relations avec la maison religieuse de Saint-Fridolin. Le domaine et le village
appartenaient, à la fin du XIVe s., aux nobles de Bàrenfels. Ceux-ci les donnèrent en fief aux Truchsess de Wolhusen, lesquels reçurent également de l'évèque de Bàle la haute justice, pendant que la basse justice était exercée par le couvent des religieuses de Sainte-Claire de Bâle. Au XVe s., les deux justices furent réunies dans h^ mains des Truchsess de Wolhusen et en 1513 la ville de Bàle acquit le tout pour 800 fl. du Rhin, acquisition que l'évèque de Bàle ratifia en 1522. Jusqu'à cette époque-là, Bettingen rentrait dans la paroisse de Grenzach (Bade) et l'église de Saint-Chrischona, qui se trouvait dans sa juridiction, était une annexe de Grenzach. Réuni à Bâle, Bettingen fut attribué à la paroisse de Riehen, et. comme village autonome, incorporé également au bailliage de Riehen. Après la séparation de 1833. Bettingen fut englobé dans Bâle- Ville, dont il forma une des trois communes rurales. La ferme dite Baslerhof existait comme fief seigneurial depuis le XVIIe s. et fut reconstruite en 1731. En 1774 : 2(10 hab. : 1825 : 226 ; 1860 : 340 : 1921 : 503. — Voir L.-E. Iselm : Gesch. des Dorfes Bettingen. [L.-E. J.]
BETTIIMI. Famille de Lugano. — 1. ANTONIO, architecte, travailla à Tunis à la construction de L'église de Saint-Philippe, commencée en 1675. — 2. GIOVANNI, architecte, constructeur de l'église du couvent de Mûri, une des plus belles constructions de stvle baroque de la Suisse. 1695-1698. — SKL. — Vegezzi : Esposizione storica. — BStor. 1890. rc T.]
BETTLACH (C. Soleure, D. Soleure-Lebern. V. DGS). Vge et Com. politique, au pied et en partie sur les décombres d'un éboulement préhistorique qui avait eu lieu dans la paroi de rochers de Granges. En 1181 Betlielagia, Betelacho. en 1225 Bethelaica, d'origine romaine.
Armoiries : d'argent à une croix pattée au pied fiché de gueules. Les comtes de Neuchâtel et de Strassberg eurent à Bettlach des domaines, de même que les couvents de Saint-Ours et de Bellelay. La dîme appartenait à Cerlier. On y a découvert des objets datant de l'âge du fer, de l'époque romaine et de l'ancienne époque alémanne. A la Chutzenkammer se trouvent des ruines romaines fort étendues. Le village de Burg, détruit par les Anglais de Coucy, était situé en partie sur le territoire de la commune. Le terrain occupé par ce village s'appelle encore actuellement Kastels. Bettlach faisait partie de la seigneurie de Strassberg, et devint en 1393 la propriété de Soleure. On mentionne en 1359 l'église de Saint-Clément, qui fut reconstruite en 1668, 1886 et rénovée en 1920. Jusqu'en 1706 Bettlach fit partie de la paroisse de Granges, puis devint une paroisse autonome. Population : 1666, 338 ; 1778, 517 ; 1870, 607 ; 1900, 935 ; 1910, 4761 ; 1920, 1604 hab. Registres de paroisse dès 1709. Le château de Bettlach, souvent nommé à tort Strassberg, est tombé en ruines de bonne heure. Ce qui en restait fut employé à la construction du KefUurm à Granges. [E.Niggli.] BETTSCHART. Famille du canton de Schwyz, divisée en trois branches, qui étaient bourgeoises de VAltviertd, du Niederwàsserviertel et du Muotatalerinertel.
Armoiries: coupé de gueules à un griffon naissant d'argent tenant une épée d'argent et d'or à deux fasces d'azur.
Suivant Leu, Charles VI lui aurait confirmé le 22 octobre 1718 ses lettres de noblesse et complété ses armoiries.
— 1. Johann-Franz, 1628-1695, seigneur de Grynau, landammann de 1676 à 1678, de 1682 à 1684 et de 1688 à 1690; il remplit trois lois les fonctions de vice-landammann et fut bailli en 1646 à Bellinzone. en 1656 à Uznach, en 1660 à Locarno et en 1668 à Lugano. En 1655, il fut député à la Diète, en 1681 on l'envoya comme ambassadeur à Ensisheim pour saluer le roi Louis XIV. C'est lui qui construisit la chapelle de Saint-François à Ibach près de Schwyz. — 2. Johann-Dominik, également seigneur de Grvnau, landammann 1700-1702, banneret 1695-1700, colonel
BETTWIESEN
BEURNEVESIN
au service de l'Espagne 1703-1706, député à la Diète en 1712. En 1687, il bâtit la chapelle de Saint-Antoine à Immenfeld près de Schvvyz. — ■ 3. Franz-Dominik, landammann 1735-1737 après avoir été bailli à Bellinzone, en 1722 bailli dans le Rheintal, en 1733 capitaine dans le Gaster. De 1737 à 1742 il fut député à la Diète et en 1746 bailli à Uznach. — 4. Karl-Rudolf, 1690-1769, landammann 1747-1749, bailli de Locarno 1732, en 1740 de Lugano ; il fut aussi à plusieurs reprises député à la Diète. Les Bettschart prirent une part très active aux luttes pour l'indépendance ; il y en eut 11 d'entre eux qui perdirent la vie dans les combats contre les Français. Au service du royaume napolitain, ils avaient leur compagnie particulière. — 5. Johann- /Egidius entra au service du comte palatin de Sulzbach, devint conseiller du gouvernement et président de la chambre, en 1756 ministre à la cour de l'Electeur de Bavière. Parmi les ecclésiastiques et les religieux, il faut citer: —6. P. Ignaz, 1624-1681, 40e abbé d'Engelberg. — 7. Johann-Dominik, curé de Wangen 1719-1736, de Steinen 1736-1752. — 8. Aloïs, curé de Morschach, 1798-1805, puis jusqu'à 1812 dans la vallée de la Muota. - 9. Josef, * 1833, prêtre 1855, dès 1856 professeur et préfet au collège de Schwyz, recteur 1883, plus tard inspecteur des écoles, camérier du pape, en 1885 chapelain d'honneur à Biberegg. — Voir LL. — Detling : Schwyzer Chronik. [R-r.]
BETTWIESEN (C. Thurgovie, D. Mùnchwilen, Com. Lommis. V. DGS). Vge qui appartenait primitivement au bailliage de Tannegg. En 840 Pettenwison, en 1244 Betiwison, en 1321 Bethwisen, près de Petto. Une église, dédiée à la Vierge Marie, existait déjà en 1275 à Bettwiesen, dont l'abbé de Fischingen percevait les revenus. Elle était une annexe de Wil, mais desservie par Fischingen. Dès 1526 Bettwiesen adhéra à la Réforme, en même temps que le couvent de Fischingen ; toutefois, sous l'égide de Markus Schenkli, le nouvel abbé, le catholicisme fut rétabli, et les protestants fréquentèrent le culte du prédicateur de Sirnach. En 1643, l'église, qui tombait en ruines, fut restaurée par l'abbé Placidus Brunschweiler. En 1646 Bettwiesen fut élevé au rang de paroisse indépendante et détaché de l'église de Wil. Après la suppression du couvent, en 1852, le droit de patronage échut à la commune. L'abbé Placidus construisit le château actuel de Bettwiesen comme séjour d'été. Les ruines du petit château, appelé Waltersholz, servirent à la restauration de l'église. — Kuhn : Thurgovia sacra I, p. 35. [Sch 1
BETTWIL (C. Argovie, D. Mûri. V. DGS). Com. et vge. En 893 Petiwilare et Pettewilare, ferme de Petto. Armoiries : d'argent à trois sapins de sinople sur trois monts du même. Ce village, qui appartenait probablement sous la domination autrichienne au bailliage de Villmergen, passa en 1415 dans le Freiamt, bailliage de Bettwil. Une charte de 1547 confirma les droits et libertés des habitants. La peste de 1629 n'aurait laissé que deux enfants en vie. La chapelle, bâtie en 1496, fut agrandie en 1717. Une autre fut édifiée en 1788. La séparation d'avec la paroisse de Sarmenstorf eut lieu en 1799. L'école existe depuis 1770. Registres de paroisse dès 1799. — Voir J. Nàf : Beitrâge zur Gesch. des Freiamtes. — Argovia III, 140 ; IX, 123. — Gfr. XXIII, 254 ; XXVI, 288, 290. — A. Nùscheler: Die aarg. Gotteshâuser, 89. [G. W.] BETTWINGER, Johann, de Constance, 17e abbé de Kreuzlingen, 1375-1383. Son cousin du même nom et de la même famille lui succéda comme 18e abbé jusqu'en 1389. — Voir v. Mûlinen : Helvetia sacra (qui l'appelle par erreur Benninger et le laisse abbé seulement un an). — Mone ZGO VlII, 5, 60. [Sch.] BETULEIUS, Sixtus. Voir Birck, Sixt.
BETZLINGEN.von. Famille éteinted'Uri. — KuNO et son fils Ingolt paraissent comme témoins le 11 août 1275 à Altdorf dans les négociations de paix entre Uri et Engelberg. Les obituaires de Schattdorf et de Spiringen mentionnent plusieurs membres de cette famille, qui paraît avoir émigré peu après 1291. Dans le rôle
des redevances de la ville de Lucerne de 1352, Ruedi et P. Betzlinger sont mentionnés à Niederimmensee comme bourgeois externes de Lucerne. D'autres membres de cette famille établie à Immensee y apparaissent encore durant le XIVe s. sous le nom de von Betzlikon et von Betzling. — Voir Obituaires de Schattdorf et de Spiringen. — Gfr. 38, 62, 66, 72. — Urbar und Jahrzeitbuch Kiisnacht. — Benz : Der Landammann in den urschweiz. Dernokratien, page 9. — Œchsli : Origines. | Jos. MULLER, A.l
BEUGGER. Famille bourgeoise de Schaffhouse où elle est établie de la fin du XVIe s. à la fin du XVIIIe s. — 1. Hans, de Briilingen, boucher, acquit la bourgeoisie en 1586 pour 30 florins. — 2. Hans-Jakor, capitaine au service d'Angleterre 1692, il avait, selon les procès-verbaux du Conseil, cinq fils au service de Hollande. — Voir Registre généalogique de la ville de Schaffhouse. [Wanner-Keller.]
BEUL. — 1. Marius, peintre. * 7 octobre 1849 à Lachen. Il étudia à Paris et à Munich, voyagea en Orient et s'établit en 1888 à Zurich. On lui doit entre autres la décoration des églises de Rorschach, Rapperswil, Lachen, etc. — 2. Hermann, * 1878 à Berne, f 9 avril 1918 à Einsiedeln, étudia à Zurich, Berlin, Karlsruhe et Florence ; fut peintre d'église dans toute la Suisse et paysagiste. [R-r.]
BEUMLER. Voir B^EUMLER.
BEURET, Georges, de Saignelégier, * le 15 janvier 1803 dans le Haut-Rhin, entra en 1821 à l'École militaire ; fit les campagnes d'Espagne et de Morée (1826-1830) comme lieutenant. Lieutenant-colonel, prit part à l'expédition de Rome (1849) et à celle de Crimée, où il se distingua et devint général de brigade. Mourut glorieusement à Montebello, le 20 mai 1859. — Berne Jurassienne, 1904, p. 196. [a. S.l
BEURLIN. Famille venue de Stuttgart à Genève au milieu du XVIIIe s., admise à la bourgeoise en 1759. Armes : Tranché, au 1er d'azur à trois étoiles d'or, au 2'1 à un soc de charrue de sable posé en bande. — 1. Georges-Gottlieb, 1 1801, négocia en 1794, d'une manière très avantageuse pour le gouvernement de Genève, des achats de blés en Souabe, au prix de nombreuses difcultés. — 2. Son fils, Michel-Christ, 1762-1843, prit part à ces tractations ; il siégea au Conseil législatif en 1796, fut de la Chambre de Commerce sous le régime français et du Conseil représentatif à la Restauration. Il avait réuni une importante collection de médailles et de monnaies qui fut donnée en 1883 au Cabinet de numismatique de Genève. - 3. Abraham, 1799-1866, fils du précédent, avocat, jurisconsulte distingué, auditeur, du Conseil représentatif 1819, juge 1831. — Voir Galiffe : Not. gen. V, 262. — Covelle : LB. — R. C. 1794-1795. — J. G. 11 août, 5 oct. 1883. — Sordet : Dict. des familles genevoises. e [H. Da.]
BEURMANN, Emile, artiste-peintre et homme de lettres, * 14 mars 1862 à Bâle. D'abord peintre-décorateur, il étudia à Paris, Karlsruhe et Munich, entreprit de grands voyages en Italie, Egypte, Turquie, Espagne et Hollande et se fixa enfin dans sa ville natale comme portraitiste. Il publia : Malerfahrten im Orient und in Spanien ; En passant, esquisses et causeries ; Chadigas Europareise. — Voir : Die Schweiz, avril 1920. -- Die Garbe, février 1919. — Weltchronik (Berne, 23 mai 1919). — O mein Heimatland 1919. [H. Tr.J
BEURNEVESiim (ail. Brischwiler) (C. Berne, D. Porrentruy. V. DGS). Vge et Com.
Anciennes formes : Burnevison 1290 ; Bronnevisin 1291 ; Burnevesin 1343 :
Burneveisein 1397. . armoiries : d'argent au chevron de sinople, accompagné de trois étoiles de gueules, deux et une. Non loin de Beurnevésin vers Bonfol.
on a découvert un cimetière avec corps repliés, peut-être néolithique et un cimetière burgonde avec différents objets. Le village est mentionné pour
BEURNEVÉSIN (NOBLES DE)
BEUTLEB
ki première l'ois en 1278 ; il appartenait aux évêques de Bâle. En 1380, [mier de Bamsiein i"<-n^,;ii4< .t avec i > 1 usieurs autres localités au comte Etienne de Montbéliard. Ils furent rachetés en 1401 par Jean de Venningen. Beurnevésin fit partie de la mairie de Cœuve jusqu'en 1792. Il eut beaucoup à souffrir pendant la guerre de Trente ans ; en 1630 et 1634, les Impériaux et les Suédois pillèrent et incendièrent le village qui fut de nouveau ravagé parles Lorrains en 1652. Tri château s'élevait sur une colline voisine ; il fut détruit par Thiébaud VI de Neuchâtel en Bourgogne en 1387, sous prétexte (pie son vassal, Henri, seigneur de Beurnevésin, avait refusé de lui rendre hommage. Un manoir féodal sur l'emplacement actuel du moulin remplaça probablement ce château dont il ne reste aucun vestige. A la fin du XIVe s., les seigneurs de Valangin acquirent des droits sur les collonges de Miécourt et Beurnevésin ; Us les inféodèrent aux Spechbach en 1410. Ces droits passèrent en 1592 aux comtes de Neuchâtel, qui les donnèrent en échange à l'évêque de Bàle. en 1625, con- [ re ceux que celui-ci avait à Lignières. Beurnevésin dépendit de la paroisse de Damphreux jusqu'en 1812, où il fut érigé en paroisse autonome. Actuellement, il l'ait partie de celle de Bonfol. L'église n'a d'ancien que le chœur qui date du XVe ou du XVI" s. Population : 1818, 270 ; 1831, 295 ; 1850, 347 ; 1880, 301 : 1900, 248 ; 1910, 255 hab. — Voir Trouillat. - - Vautrey : Notices I. — Daucourt : Dictionnaire I. [G. A.l
BEURNEVÉSIN (NOBLES DE). Famille de chevaliers mentionnée en 1278. Elle possédait la seigneurie de Beurnevésin. — Henri, vassal de Thiébaud VI de Neuchâtel en Bourgogne, ayant refusé de lui rendre hommage, vit son château détruit par ce dernier en 1387. [G. a.]
BEURRE. Après le fromage, le beurre constituait, en Suisse le plus important produit alimentaire tiré du lait ; il fut utilisé de tout temps comme graisse comestible, si bien que, dans les contrées alpestres, malgré les ordonnances sévères de l'Église qui n'autorisait que les légumes les jours de jeûne, il servait de nourriture en temps de carême. Pour se protéger contre les conséquences de semblables transgressions des lois ecclésiastiques, des villes et des contrées de la Suisse sollicitèrent souvent, dans le cours du XVe s., des dispenses du Saint-Siège. C'est ainsi qu'Eugène IV autorisa les Saint-Gallois à consommer des lacticinia ou produits du lait en temps de carême ; cette autorisation fut étendue par Calixte III en 1458 aux séjours faits hors de la ville et à tous les jours de jeune. Lucerne obtint pour la consommation du lait, du beurre et autres produits laitiers, le fromage excepté, la même dispense pour tous les jours de jeûne, le 17 juillet 1455. Appenzell, avec ses dépendances, obtint un document semblable le 30 juin 1459. En 1462, le nonce reçut pleins pouvoirs pour accorder l'absolution en cas de transgression et les dispenses pour l'avenir, aux sujets de l'abbé de Saint-Gall et de Petermann de Rarogne, ainsi qu'aux Confédérés de la Haute-Allemagne, donc, de fait à tous les Suisses, qui viendraient solliciter ces autorisations. En 1463, Bàle, ville et diocèse, obtinrent aussi les licences papales et non plus seulement celles de l'Église qui n'autorisaient, les jours déjeune, que la consommation de beurre, de noix, de graine de lin, de pavot et de colza. — Voir Wirz : Regesten I, 68, 107 ; II, 13, 109. — QSG 21, 96, 100, 285. - Wetzer et Welte : Kirchenlexikon.
Le commerce du beurre fut soumis durant des siècles et jusqu'en 1798 à un nombre considérable d'ordonnances et de dispositions de la part des villes suisses pour fixer les prix du marché et assurer l'approvisionnement des villes et des campagnes. A Berne, de 1482 à 1564, le prix d'une livre de beurre oscilla entre 10 pfennig et un batz (32 pfennig).
On compte à Berne, de 1592 à 1795, plus de trente ordonnances sur le beurre. Elles statuaient en fait ce qui suit : Seuls les muletiers et les voituriers, et non les revendeurs, étaient autorisés à acheter le beurre dans l'Oberland et l'Emmental. Ils devaient l'amener au marché hebdomadaire de la ville, près de la balance du beurre qui était depuis l'année 1500 au haut de la Kess-
lergasse. Les revendeurs étaient passibles d'une amende de 10 livres (1596), qui fut portée en 1619 à 20 livres, aggravée de la confiscation. En 1634, le châtelain de Zweisimmen se plaint que les paysans pauvre-, achètent déjà au printemps du sel à crédit aux voituriers et leur vendent en même temps leur production hebdomadaire de beurre de l'été, pendant que les riches vendent leur beurre seulement à la Saint-Martin. De temps à autre, il était prescrit aux sujets de limiter la production du fromage gras et de produire par contre plus de beurre. Les gens de l'Argovie, les Confédérés el les alliés n'étaient autorisés à acheter du beurre au marché que pour l'usage domestique et sous contrôle (1675). Le beurre ne pouvait être apporté au marché qu'à Berne, Thoune et Berthoud et plus tard à Langnau. En 1475, on établit dans les diirérentes parties du canton des inspecteurs spéciaux chargés de surveiller le commerce du beurre. Les muletiers devaient se pourvoir auprès d'eux de certificats qu'il leur fallait produire sous peine de confiscation du beurre. En 1745, il fut aussi ordonné que le beurre destiné à l'usage domestique serait « consigné » et contrôlé au marché de Vevey. Toutes ces restrictions disparurent avec la République Helvétique. Seule la guerre mondiale fit reparaître en 1915 le prix maximum et nécessita même de 1917 à 1920 le rationnement par le moyen des cartes de beurre.
— Voir : Mandatenbucher et Aemterbuch Zweisimmen B. aux Arch. État Berne. — B. Haller : Ratsmanuale II. [H. T.]
BEUSCH. Familles des cantons de Lucerne et de Saint-Gall.
A. Canton de Lucerne. Famille lucernoise mentionnée de 1615 à 1751. Armoiries : d'argent à une ramure de chamois au chef d'azur chargé de trois étoiles. — 1. Maître Lux (aussi nommé Beuœs), pharmacien, habita Lucerne, 1615-1628. — 2. Johann-Wilhelm, 1693-23 février 1743, jésuite 1705, professa pendant cinq ans la philosophie et. pendant quinze ans le droit canon à Dillingen et Ingolstadt. Publications : Tractatus canonico legalis, 1736 ; Prodromus juris controversi, 1737 ; Tractât us de jure. naturœ et gentium. [P.-X. W.l
B. Canton de Saint-Gall. Famille que l'on rencontre dans le district de Werdenberg dès le XVe s. sous le nom deBûsch,et dès le XIXesous la forme Beusch. Elle vient probablement du Valais où ces noms se retrouvent, ainsi que dans les Grisons. Fixée d'abord à Lucerne, elle s'est éteinte dans cette ville au milieu du XVIIIe s.
— Voir LL. — D. Hilty : Werden berger Familiennamen. [Bt.]
BEUST, Friedrich von, * 9 août 1816 à Amerbach, t 6 décembre 1899 à Zurich. Ancien officier prussien, il dut s'enfuir en Suisse en 1849, vint à Zurich où il entra à l'école de Frœbel qu'il reprit quelques années plus tard et fit beaucoup prospérer. Il a surtout contribué au développement de l'enseignement auditif et manuel. — Voir ADB. — Zum 80. Geburtstage von Friedrich Beust. [F. Berchtold.]
BEUTEZUG. Épithète ironique et populaire donnée par ses adversaires à l'initiative douanière de 1894. Cette initiative réunit 67 828 signatures et fut remise au Conseil fédéral le 8 avril ; elle demandait l'introduction dans la Constitution fédérale d'un art. 31 bis disant : Sur le produit total des douanes, la Confédération versera chaque année aux cantons deux francs par tête d'habitant en prenant comme norme le dernier recensement fédéral. Ces dispositions constitutionnelles entreront en vigueur pour l'année 1895. » Elle fut repoussée en votation populaire le 4 novembre 1894 par 13 34 États contre 8 y2 et 350 639 non contre 145 462 oui. Cette initiative avait provoqué une violente campagne de presse et une floraison de brochures pour ou contre le projet. — Voir Feuille /ëdéra7e,jl894, II et III. [H. Tr.]
BÉUTLER. Nom de famille. Voir Butler.
BEUTLER, Katherine, de Gottlieben, sourcière, * en Wurtemberg avant 1800. Elle éveilla l'attention en 1817 et 1818, par la faculté qu'elle possédait de trouver au moyen de sa sensibilité nerveuse, non seulement des sources, mais aussi d'indiquer des gisements de métaux et de minéraux. Des géognostes tels qu'Ebel à Zurich et
BEUTRICH