BEVERS
H. Zschokke à Aarau, qui firent avec elle breux essais, exprimèreut leur étonnement
des dons de cette rhabdomancienne BEUTRICH, Pierre, dit le Xénophon allemand, envoyé de l'Électeur palatin Jean-Casimir de Bavière. Avec La Grafïinière, envoyé de Gondé, il réussit à enrôler secrètement à Berne des troupes de secours pour l'armée protestante de ce dernier. A cet effet, ils firent marché avec des officiers bernois et neuchâtelois.
A la fin de novembre 1575, 25 compagnies commandées par Nicolas et Gabriel de Diesbach allaient rejoindre l'armée allemande en passant par l'évêché de Bâle. En 1582, Beutrich avait été désigné pour diriger une expédition, composée de troupes de princes allemands, et destinée à débloquer Genève assiégée par Charles-Emmanuel de Savoie. — Voir Bott:
Représentation dipl. II. — Segesser :
Ludwig Pfiffer II. [L. M. et E. B.] BEUTTNER, Oscar. * 26 juin 1866 à Bischofszell, naturalisé genevois en 1900, médecin. Privatdocent à la faculté de médecine de Genève 1896, professeur de clinique obstétricale et gynécologique
1907. Auteur de nombreuses publications médicales, collaborateur en 1900 à l'Encyclopédie d'obstétrique et de gynécologie des prof. Sànger et de Herff ; fondateur du Gynecologia Helvetica 1900. — Voir Documents pour servir à l'hist. de l'Université de Genève, V et VI (avec la liste de ses publications). [P.-L. L.l
BEVAIX (C. Neuchâtel, D. Boudry. V. DGS). Vge et com. Armoiries : parti d'azur à un poisson d'argent posé en pal à la fasce d'or brochante et de gueules à une fontaine à cinq goulots d'argent accompagnée en chef de deux étoiles du même. Préhistoire. Sur les rives de Bevaix on a compté cinq agglomérations de palafittes qui ont été explorées dès 1857 et ont livré quantité d'objets de l'époque néolithique et de l'âge du bronze, entre autres deux pirogues.
Une tombe romaine a également été découverte.
Histoire. En 998, un nommé Bodolphe. dont on ignore l'origine, fonda le prieuré de Bevaix, qu'il remit
de nom- à l'abbaye de Cluny. Ce prieuré qui dépendait de Boà propos , mainmôtier, fut sécularisé à la Béformation. Les do- [Sch.] | maines et les droits qu'il possédait furent constitués en
Vue de ['abbaye de Bevaix. D'après une photographie
Bevers en 1825. D'après une aquatinte de J.-J. Meyer.
une Becette et le bâtiment, tombé en ruines, remplacé par une ferme. Bevaix forma une seigneurie à laquelle avaient droit chacun pour un tiers le prieur, le seigneur de Gorgier et celui de Colombier. Aux XIIIe et XIVe s., le seigneur de Gorgier était de la maison d'Estavayer, mais en 1433, Jaques d'Estavayer vendit Gorgier et Bevaix à Jean de Neuchâtel- Vaumarcus. Après la Béforme. Jean-Jacques deWattenwyl acquit successivement les droits de Jeanne de Hochberg, comtesse de Neuchâtel, et du prieur sur Bevaix en 1541, et en 1545 ceux du seigneur de Gorgier. Il devint ainsi seul seigneur de Bevaix. En 1564, les fils de Wattenwyl vendaient à leur tour Colombier et Bevaix au comte de Neuchâtel. Bevaix formait une mairie avec cour de moyenne et basse justice ; elle subsista jusqu'en 1832, époque où elle fut réunie à Boudry. Quelques mois auparavant, le 17 décembre 1831, un détachement de républicains neuchâtelois, conduit par Bourquin, fut surpris et battu à Bevaix par les troupes du gouvernement. L'église du prieuré, dédiée à saint Etienne, fut utilisée par Bevaix jusqu'à la fin du XVIe s. Elle tombait en ruines à cette époque, de sorte que les habitants reconstruisirent en 1605 un édifice religieux dans le village même en utilisant lesmatériaux du prieuré et de l'église primitive. C'est à cela que l'on doit l'existence du portail de l'église, d'un beau style roman, bien antérieur à l'édifice. Population : 1800, 584 ; 1860, 746 ; 1900, 1046 : 1910, 1108 hab. -- Begistres des naissances dès 1701, de mariages dès 1702 et de décès dès 1720. — V.Quartier-la-Tente: Le Canton de Neuchâtel, 2e série. — Matile : Monuments. — M. Matthey- Doret : Essai ... sur la jurisdiction de Bevaix. [L. M.] BEVERS (C. Grisons, D. Maloja. V. DGS). Com. et vge mentionné pour la première fois en 1139. Suivant la tradition, l'ancien Bevers était situé à une demiheure en aval dans la vallée de Bevers, non loin de la scierie, vers la Curtinshôfe. En 1914, on y découvrit des restes de décombres, provenant d'une ancienne colonie, et une faucille de bronze. Jusqu'en 1538 Bevers fit partie du district de la Haute-Engadine ; à la suite de partages et de nouvelles divisions, il devint une commune autonome. En 1499, le village fut réduit en cendres par les Autrichiens. L'église de Saint-Jacques était en 1489 une annexe de Samaden ; elle fut reconstruite en 1501 et érigée en paroisse. En 1550 Bevers embrassa la Béforme, avec son curé Joh.-Petrus Parisottus, de Bergame. Déjà en 1527. il avait été libéré de la redevance due à l'église-mère de SS. Pierre et Paul à Sama-
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den. Registres de paroisse dès 1656. — Voir Campell : llist. raet. — Nuscheler : Gotteshàuser, p. 125. — Regeste de Bevers (Bibl. cant.). [C. Camenisch.1
BÉVIEUX (LE) (C. Vaud, D. Aigle, Com. Bex. V. DOS). Hameau à 20 minutes de Bex, habité dès l'âge du bronze et près duquel on exploite depuis 1880 une mine de sel. — DHV. [M. R.]
BÉVILARD (C. Berne, D. Moutier. V. DGS). Coin. et vge ; paroisse protestante avec les villages de Malleray, Pontenet et Champoz. Beviler 1181 ; Beivilar 1263 ;
BÉVILLE, Lotis-Théophile Le Chenevix de Béville, 1734-1816, appartenait à une famille lorraine établie dans le Brandebourg dès 1681. Il devint lieutenant-général au service de Prusse et fut nommé gouverneur de Neuchâtel en 1779. En cette qualité, il présida aux prestations de serment, illustrées par Girardet, qui eurent lieu en 1786 à l'avènement de Frédéric- Cuillaume IL La cession de Neuchâtel à la France en 1806 mit fin à ses fonctions, dans lesquelles il avait su gagner la confiance du pays par la prudence et la sa-
Bex. D'après une chromolithographie de 1S60 environ.
Beviler 1329 ; Belvillart 1463. Etymologie : 1. Belini Villa = villa de Bel ; 2. bé (bel, beau) vilar = beau village. Armoiries : d'azur à une flèche de sable, avec la banderole d'argent à senestre et une pomme feuillée d'argent à dextre. Bévilard fut d'abord une filiale de Minvelier, village aujourd'hui disparu, situé entre Court et Sonvilier. Cité comme paroisse en 1263. Le patronage avait été donné à Bienne ; il fut racheté, en 1513, par l'abbé du couvent de Bellelay et y fut incorporé. Admis à la combourgeoisie de Berne, en 1486, avec toute la Prévôté de Moutier- Grandval, Bévilard adopta la Réforme, mais resta dépendant du couvent de Bellelay qui y nommait les pasteurs, droit qui fut acquis par l'évêque de Bâle, en 1627. Samuel d'Aubigné, cousin de Mme de Maintenon, y fut pasteur (1695-1711). Population: 1818, 200 hab., 1900, 652. Registres de naissances dès 1681, de mariages et de décès dès 1733. IP.-O. B.]
BÉVILARD (NOBLES DE). Famille éteinte dont on connaît : Walterus en 1248. — Henri et Berthold, chevaliers en 1254. — Pierre, chanoine de Moutier 1337. Elle possédait à Porrentruy un hôtel au Bourg et des terres près du moulin de la Rochette. [P.-O. B.l
gesse de son administration. — Voir MN 1890, p. 159 ; 1915, p. 125. — Tribolet :^Hist. de Neuchâtel et Valangin. [L. m.]
BEX (C. Vaud, D. Aigle. V. DGS). Com. et vge. Baciis villa 574; Baix 1138; Bez 1245.
Armoiries : d'azur à un bélier d'argent passant sur une terrasse de sinople, une étoile d'or à huit rais en chef. Des traces d'habitations préhistoriques ont été constatées dans la région de Bex et une sépulture de l'âge du bronze a été découverte près de l'hôtel des Salines. Bex doit son nom à un Gallo-Romain, Baccivs, qui possédait en cet endroit une propriété rurale, une villa. En 574, l'armée du roi Gontran de Bourgogne repoussa à Bex des bandes de Lombards qui avaient passé le Mont-Joux et pillé le monastère de Saint-Maurice. Après quoi un silence complet règne sur cette région pendant cinq siècles et demi.
Bex fit partie du comté du Valais donné en 999 à l'évêque de Sion, mais peut-être, à ce moment déjà, l'autorité directe y était-elle exercée par l'un des seigneurs voisins, celui qui construisit sur la colline de Chiètres un château (plus tard la tour de Duin) et qui porta dès le XIIe s. le titre de seigneur deBex. Le sei-