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Peter, du Grand Conseil, 1538 bailli de Laupen

4. Johann, fds du n° 2, en 1531 capitaine dans la guerre de Cappel, du Grand Conseil 1546. 1553 bailli de Trachselwald, 1562 capitaine dans l'armée de Condé en France, 1564 grand hospitalier, 1564 délégué au synode allemand, 1571 du Petit-Conseil, f 8 janvier 1573.

5. Abraham, 1535-1577, fils du n° 2, en 1572 du Grand Conseil, peintre-verrier, travailla aussi à Bâle et Strasbourg et exécuta un certain nombre d'ouvrages commandés par les autorités; mort de la peste. — 6. Konrad, 1539-1610, fils du n° 2. en 1575 du Grand Conseil, 1585 bailli de Schenkenberg, tenancier de l'auberge du Faucon. — 7. Daniel, 1540-1599, fils du n°2, 1569 du Grand Conseil, 1575 bailli d'Aarbourg, 1583 de Berthoud, 1594 de Fraubrunnen. — 8. Anton, 1585-1635, fils du n° 6, verrier, en 1627 du Grand Conseil, destitué en 1632. - 9. Jakob, 1577-1630, fils du n° 5 ; en 1604 du Grand Conseil, 1608 greffier du tribunal, 1611 bailli de Wangen, 1620 d'Échallens, 1625 banneret des Boulangers et membre du Petit Conseil, 1618 délégué pour le renouvellement de l'alliance avec le Valais. — 10. Jakob, 1601-1632, fils du n» 9, en 1627 du Grand Conseil, 1626 hospitalier de l'Ile, 1629 receveur des douanes. — 11. Wolfgang, 1609-1675 ; en 1645 du Grand Conseil, 1650 bailli d'Échallens, propriétaire de la seigneurie de Yens près Morges. -- 12. Johann-Daniel, 1690-1756 ; en 1746 intendant de la maison d'Interlaken à Berne, seigneur de Yens. — 13. Beat-Rudolf, * 1738, fils du n° 12, officier au service de France, fait prisonnier à la bataille de Warbourg, 1760. — 14. Johann-Ludwig, 1741-1793, fils du n° 12, officier au service de France, 1776 lieutenant de la forteresse d'Aarbourg.

15. Franz-Ludwig, 1766-1826, fils du n° 14, secrétaire du district à Schwarzenbourg ; avec lui s'éteint la branche masculine. Sa fille vivait encore en 1890 à Nice. — Voir Genealogien von Werdt und Grimer aux archives de l'État, Berne. — BTII, 1900. [F, B.j BICKIGEN -SCHWANDEN (C. Berne, D. Berthoud. V. DGS). Autrefois une des onze communes de la paroisse de Kirchberg, réunie depuis le 1er janvier 1911 à la paroisse et à la commune de Wynigen. En 1261, les comtes de Kibourg y possédaient des terres et le moulin. En 1402, Berchtold Ier et Egon II de Kibourg cédèrent à Berthoud la haute et la basse justice sur cette localité. En 1428 Berthoud acheta à Johann von Ergôuw la moitié du domaine de Bickigen pour 300 11. du Rhin et en 1448 Itel Michel, bourgmestre de Berthoud, acquit l'autre moitié pour 255 11. du Rhin. La haute justice était exercée par Berne (bailliage de Berthoud, et dès 1460 de Trachselwald) ainsi que la basse justice (juridiction d'Ober- et Niederôsch). La dîme appartenait à l'administration des blés à. Berne. En 1910, 147 habitants. — Voir von Mûlinen : Beitrâge

BBG.

Arch. d'Etat Berne. [Bjbrtschi.] BICKINGER. Famille de Berthoud, éteinte vers 1600. — Johannes, bailli, 1373. -- Voir Miilinen : Beitrâge V, 26. — iEschlimann : Burgdorf(Ms.). [B/ertschi.1 BICOQUE (BATAILLE DE LA). Au début de 1522, une ambassade française obtint des Confédérés une armée de secours destinée à reconquérir Milan que la France avait dû abandonner, quelques mois auparavant, à François Sforza. 16 000 h. passèrent les Alpes, sous les ordres d'Albert vom Stein, de Berne, Arnold von Winkelried, d'Unterwald, et Ulrich von Hohensax, de Saint-Gall. Ils opérèrent leur jonction avec l'armée française, commandée par Lautrec, le I'1 mars. Lautrec n'ayant pas d'argent, les Suisses exigèrent le combat. La rencontre avec les impériaux eut lieu le 27 avril 1522 à la Bicoque, parc et château fortifiés au .Nord-Est de Milan. La bataille l'ut perdue pour les Confédérés, qui supportèrent seuls le poids de l'action et laissèrent 3000 tués sur le champ de bataille. Cette défaite consacra la perte définitive du Milanais pour la France. — Voir Dierauer III. — Rot1 : Représentation diplomatique I. — Vallière : Honneur et fidélité. [L. M.] BIDAL, BIDAUX. Plusieurs personnages de ce

nom originaires soit de Veyrier, soit de Bcege, soit de Corlier ont été reçus bourgeois de Genève entre 1488 et 1556. — Pierre, du Conseil des Deux-Cents en 1535. — Voir Galiffe et Gautier : Armoriai. — Covelle : LB. — — Arch. d'État Genève. [M.-L. G.]

BIDELEUX. Famille originaire de Reims en Champagne, établie à Genève au XVIIe s. Un de ses membres acquit la bourgeoisie en 1791. — Antoine, 1752-1843, révolutionnaire genevois, a été membre de la Commission nationale pendant l'insurrection de 1794 et peutêtre aussi membre du premier tribunal. [E.-L. B ]

Bl DEM BACH, zum BACH, vom BACH, BACHER, BACHMAIMIM. Famille de l'Obwald, paroissienne de Sarnen, Sachseln, Gisswil et Lungern. Vers 1280, W/ELTi bi dem Bach fait une donation en faveur de l'église de Sarnen. En 1386, Jenni bim Bach fut tué à Sempach, et en 1422 Werni zum Bach à Bellinzone. En 1591 Baschi Bachmann devient paroissien de Sachseln et paye pour sa réception 20 couronnes. — Voir Kûchler : Chronik Sarnen und Sachseln. — Kiichler : Mns. — Obituaire de Sarnen. -- Auszùger Rodel, Ratsprotokolle Obwalden I, 20. [AI. Truttmann.]

BIDER et BIEDER, précédemment BIDERB et BIDERT. Famille originaire de Bârenwil et de Langenbruck (Bâle-Campagne). La forme « Bieder » surgit lors de la séparation de Bâle- Ville et de Bâle-Campagne, où les partisans de la Campagne prirent ce nom pour se mettre en opposition avec les partisans de Bàle- Ville. — Du point de vue étymologique le nom est identique à Biedermann : probe, honnête, franc. — 1. Hein y, de Bârenwil, membre du tribunal de Waldenbourg 1456. — 2. Daniel, *le 30 oct. 1791 à Langenbruck, boucher et aubergiste de la .Croix. En 1823 il fonda avec son frère, Johann- Jakob, la Caisse d'Épargne de Langenbruck. Dans les combats entre Bâle- Ville et la campagne, 1832-1833, il commanda le parti campagnard de Langenbruck ; plus tard il fut président de commune et grand conseiller, f Ie 23 juin 1873. — 3. Martin, neveu du n° 2, * le 18 janv. 1812, de 1838 à 1862 médecin de district de Waldenbourg, un des fondateurs de la Société d'utilité publique de Bâle-Campagne (1838), membre du Grand Conseil, de l'administration des biens de l'église et des écoles, du Conseil d'administration de la Banque hypothécaire de Bâle-Campagne, et, de 1865 à 1870. du Conseil national. Il introduisit l'industrie horlogère à Langenbruck et fonda, avec les professeurs Jung et Schônbein, l'établissement climatique de Langenbruck. t 19 juin 1878. — 4. Daniel, * le 10 novembre 1825, fils du n° 2, étudia le droit à Bâle et à Berlin. De 1852 à 1854 et de 1857 à 1863, conseiller d'État de Bâle-Campagne, 1855 et 1856 secrétaire de la direction du chemin de fer central suisse, 1863-1884 caissier de la Banque hypothécaire de Bâle, où il reçut la bourgeoisie d'honneur. De 1884 à 1903, directeur de la Banque Cantonale de Bâle-Campagne, f le 26 octobre 1906. — 5. Albert, fils du n° 3, * le 26 février 1841, étudia à Bâle, Wùrzburg, Berlin et Prague. De

1865 à 1866 médecin à Oberdorf (Bâle-Campagne), de

1866 à 1878 à Langenbruck, de 1872 à 1875 membre du Conseil de santé de Bâle-Campagne. Depuis 1879 médecin à Bâle, f le 7 avril 1921. — 6. Adolf. * le 31 juillet 1859. fils du n° 4, étudia le droit à Bâle, Berlin et Leipzig, avocat et notaire à Bâle 1886. Député au Grand Conseil de Bâle dès 1890, membre du Conseil de la Banque Cantonale et de la Commission de justice. Un des chefs du parti libéral. — 7. Hermann, * le 27 février 1870, depuis 1892 secrétaire général de l'Association suisse des employés d'hôtel, Union Helvetia, à Lucerne, et rédacteur de l'organe de l'Association Union Helvetia. Membre du Conseil de la ville et du Grand Conseil du canton de Lucerne, f le 1er juin 1910 à Lucerne. — 8. Oskar, * 12 juillet 1891, petit-neveu du n° 3, fut d'abord agronome dans la République Argentine, puis obtint le brevet international d'aviateur à l'école Blériot à Pau, 1913. Revenu en Suisse, il exécuta des vols hardis par dessus les Alpes : de Berne à Sion (13 mai 1913) et de Berne à Milan (13 juillet 1913). Aux manœuvres de septembre de la même année, il fit pour la première fois usage de l'avion dans l'armée. Pendant la guerre, il fut

MDKRBOSTEN

BIKDKRMA.W

Oskar Bider.

D'après une photographie.

instructeur d'aviation au parc de Dùbendorf et pilote en chef du corps des aviateurs suisses. Son dernier exploit fut un vol circulaire en Suisse, le 21 juin 1919 : Bâle-Genève- Lausanne - Bellinzone - Ems-Bâle, en 7 h. 28 m.

Le 7 juillet 1919, il fit une chute mortelle à Diibendorf. — Voir Urkundenbuch der Landschaft Basel.

— Basellandschaft Zlg., 1878, n° 74. — KSA VIII. — Walter : Bider, sein Leben und sein Werk.

- Union Helvetia, 1916, n°23. [O. Gass.]

BIDERBIST, llANS, d'Amsteg. Partisan de l'empereur, il s'éleva au début de 1508 contre les intrigues de l'ambassadeur de France, qui cherchait à rompre l'alliance des Confédérés avec l'empereur et fut délégué à la Diète de Lucerne des 26 janvier, 23 février et 15 mars. Il figurait sur le rôle des pensions du pape et de Florence de 1518, pour 15 fl. — Voir Chronique de Diebold Schilling, pour l'année 1508-1509. — Obituaire de Silenen. — 15. Nbl. von Uri 1909. — Beilràge zur Gesch. Nidwaldens 1890, p. 35. — AS I. [J. M., A.l

BIDERBOSTEN, BYDERBOSTEN, BIDER- BOST. Famille de Ritzingen (Concb.es). Quelques-uns de ses membres émigrèrent au XVe s. au Hasli où ils acquirent la bourgeoisie, mais revinrent au Valais lors de l'introduction de la Réforme. La famille se répandit en outre à Munster, Oberwald, Gluringen, Reckingen et plus récemment à Glis, Sierre, Môrel et Bramis ; elle a donné un grand nombre de prêtres et fonctionnaires des dixains. — Adolf, * 28 août 1865 à Betten (Môrel), prêtre 1889, curé de Reckingen 1890, d'Ernen 1896, doyen de Couches 1907, publia : Ernen, eine Gemeindemonographie dans ZSSt. — Voir BWG. [D. I.J

BIDERMANIM, BYDERMANN. Bachelier et maître es lois, originaire de Porrentruy. Il devint secrétaire de l'évèque de Sion, André de Gualdo, le 27 octobre 1431, recteur de Saint-Étienne à Sion le 16 octobre 1434, chanoine de Saint-Ursanne le 12 février 1435, chanoine de la cathédrale et chancelier de Sion du 19 mai 1441 au 2 nov. 1461. - Voir Gremaud. — Archives de Valère. [D. I.]

BIDOGNO (C. Tessin, D. Lugano. V. DGS). Commune mentionnée déjà au XIIe s. En 1802, elle participa à la révolte du canton de Lugano contre la République helvétique. Bidogno faisait primitivement partie de la paroisse de Tesserete ; il en fut détaché le 15 mai 1615. pour devenir autonome. La paroisse, qui compte les deux communes de Bidogno et Corticiasca et les hameaux de Treggia et Somazzo, appartient à la pieve de Capriasca. Population : 1779, 381 hab. ; 1836, 538 ; 1900, 543 ; 1910, 483. Registres de paroisse dès 1680. V. BStor. 1888. — D'Alessandri : Atti di S.Carlo. [C.T.] BIDUINUS. Sculpteur et architecte de la deuxième moitié du XIIe s., appelé de ce nom probablement de Bidogno, son village natal. Cet artiste a une grande importance dans l'histoire de l'art, parce qu'il fut un des premiers sculpteurs et architectes qui introduisirent l'art roman dans la Toscane. On a de lui : un sarcophage dans le Campo Santo de Pise, un bas-relief dans l'église de San Casciano à Settimo près de Pise (1180); un autre dans la collection du marquis Mazzarosa à Lucques, un troisième dans l'église de San Salvatore dans celte dernière ville. — ALBK. — Merzario : I maestri rornacini. [C. T.]

BIEDERMANN. BIDERMANN.

Famille des

cantons de Berne, Fribourg, Schaffhouse, Vaud et Zurich.

A. Canton de Berne. Famille originaire de Jens près Nidau, bourgeoise de Berne en 1876. Elle était à l'origine bourgeoise de Berne, mais avait perdu ses

droits on ne sait pourquoi. Armoiries : coupé d'argent à un buste d'homme tenant dans sa dextre un lis au naturel, et d'azur à un chevron d'or renversé. La famille s'est largement répandue : à Affoltern am Albis, Win-

terthour, en Angleterre, en Allemagne, en France et en Amérique. — Renseignements particuliers. [k.-r.i

B. Canton de Fribourg. Ni KLAUS Bidermann, médecin de la ville de Fribourg, comme son père Joh.- Ulrich, et auteur- de calendriers. Du Conseil des Deux- Cents 1559, percepteur de l'ohmgeld 1560, bailli de Bellegarde 1562, du Conseil secret 1568, du Conseil des Soixante, et recteur de l'hôpital de l'Auge, directeur des orphelins 1571, chirurgien du quartier de l'Auge 1569, 1572-1574 banneret de l'Auge ; | 13 juin 1575 à Dié, en Dauphiné, dans la lutte contre les Huguenots. Auteur de Thésaurus medicinae (à la Biblioth. des Capucins, Fribourg, Mns.;) Geomantia (Mns allem.) ; Kalender fur das Jahr 1573 (seuls des fragments existent encore). — Voir Berchtold : Thésaurus med. — Favre : L'Astrologie et les Calendriers, dans Étrennes fribourgeoises 1895. [A. B.]

C. Canton de Schaffhouse. Ancienne famille de Schaffhouse et de Neunkirch. Armoiries : d'azur à un buste de jeune homme vêtu de gueules. — 1. W'ulfgang, prédicateur évangélique, expulsé de Rotweil, collaborateur d'Erasmus Ritter à Schaffhouse, reçu bourgeois de la ville en 1544, pasteur à Illnau (Zurich) de 1546-1552. — 2. Jacob, proviseur pour l'enseignement du latin à SchalThouse en 1566, diacre 1572, pasteur à Neunkirch de 1573 à 1610. — 3. Johann- Christoph, * 16 décembre 1790, pasteur à Osterfingen 1822, à Beggingen 1824, à Unterhallau 1828 f 1851. — 4. Albert, * 16 mai 1854, directeur d'hôtel à Bâle, plus tard membre du Conseil de bourgeoisie, président du Conseil de bourgeoisie à Schafhouse dès 1913. — Voir Registre généalogique de la

Ville de Schaffhouse. — Wildberger : Gesch. der Stadl Neunkirch. — LL. [Wanner-Keller.I

E. Canton de Zurich. — I. Ancienne famille de la commune de Thalwil, qui paraît déjà en 1401 sous le nom de Hùruss, nom qui s'est maintenu jusqu'au XVIIe s. à côté de celui de Biedermann apparu en 1518. [J,Fr;ck.]

II. Famille bourgeoise de Winterthour depuis 1556, venue de Constance. Armoiries : d'or à une marque de maison de sable. — 1. Hans-Jakob, 1697-1759, fut douze fois avoyer. — 2. Hans-Jakob, 1721-1794, fonda en 1780 un commerce de coton. — Voir ADB. — 3. Elias, 1731-1788, avoyer 1771-1782. — 4. Johann-Jakob, peintre et graveur, * 7 août 1763 à Winterthour, f 10 avril 1830 à Aussersihl.

On a de lui des portraits, des paysages et des représentations de batailles. En 1802 il s'associa avec Lory et Hôferli pour éditer deux ouvrages topographiques sur la Suisse et la Russie. Rentra dans l'enseignement à Bâle en 1807, s'établit en 1814 à Constance et en 1827 à Zurich. Il publia des gravures sur cuivre et des lithographies. SKL. — 5. Emanuel, * le 17 mai 1779, d'abord négociant à Livourne, prit ensuite du service en Russie en 1811, puis en Angleterre et participa à la bataille de Waterloo En 1816. il revint dans sa patrie et travailla, sous la direction d'Escher, à la correction de la Linth ; à partir de 1830, il vécut à Winterthour où il devint membre du Conseil de commune ; f le 16 octobre 1836. Auteur de Erinnerungen und Lebenserfahrungen. — Voir A.-E. Biedermann : Aus dem Leben meines Vaters dans ZT 1884. — 6. Alois-Emanuel, fils du n° 4, * le 2 mars 1819 à Bendlikon, pasteur à Mùnchenstein 1843-1850, puis professeur de théologie à l'Université de Zurich,

BIEDEUTHÀN

BIELER

Aloïs-Emanuel Biedermann.

D'après une photographie.

fondateur de la théologie rationaliste en Suisse par sa publication Die freie Théologie oder Philosophie und

Christentum in Streit und Frieden, 1844. Gomme organe de cette tendance, il publia de 1845 à 1850, de concert avec David Fries, Die Kirche der Gegenwart, auquel succédèrent plus tard les Zeitstimmen aus der réf. Kirche derSchweiz.

Son ouvrage principal est Die christliche Dogmatik (2e éd. 1885). — 7. Karl, * 1824 à Pfungen, servit dans l'armée française, plus tard commerçant à Wyl près Rafz, auteur de nouvelles historiques et de récits en dialecte, f 1894 à San Remo. -- 8.

Charles (Karl-Heinrich), 1856-1901, bibliothécaire de Winterthour, auteur de poésies et d'une série de Neujahrshlâtter. — Voir A.-E. Biedermann : Ausgew. Vortràge und Aufsdtze. — G. Finsler : Gesch. der theol. hirchl. Entwicklung in der deutsch-reformierten Schweiz seit den 30er Jahren— STZ 1885. — Moosherr : A.-E. Biedermann nach seiner allgemeinen philosophischen Steliung. — G. v. Schulthess-Rechberg : Die Zûrcher Theologenschule im 10. Jahrhundert. — ADB. — Nbl. Winterthur 1919. [W.-L. W. et F. Schoch.]

BIEDERTHAN, Conrad I, abbé de Saint-Urbain. Il avait été appelé de Liitzel avec d'autres moines et obtint en 1208-1212 du pape Innocent III l'autorisation de construire le couvent; t Ie 12 mai 1212. — Voir P. Pius Mayer: Beitrdge zur Geschichte von St. Urban. [P.-X.W.l

BIEGER, BÏEGGER. Famille éteinte de Zurich qui a compté plusieurs prévôts de corporations. Armoiries : de sable à deux marteaux de tonnelier d'or posés en sautoir, surmontés d'une rose de gueules boutonnée d'or. — 1. Konrad, de Raven-sbourg, tonnelier, acquit la bourgeoisie de Zurich en 1403. — 2.

Johanncs, représentant de la corporation des tisserands au Natalrat dès 1476, député à la Diète à plusieurs reprises ; bailli de Wollishofen 1476, de Stâfa 1478 et 1480, dans le Neuamt 1482, 1484 et 1486, dans le Freiamt 1488. En 1479, il prit du service sous l'archiduc Sigismond d'Autriche et fut député par les Confédérés auprès de ce dernier en

1488 et 1489 à propos des comtes Oswald von Tierstein et Jôrg von Sargans qui avaient été bannis. Fondé de pouvoirs de Zurich dans l'affaire Gôgginger à Jestetten en 1487. Partisan de Waldmann, il fut suspendu de ses fonctions en 1489 et enfermé avec le bourgmestre. A la demande de Lucerne, Unterwald et Zoug, il fut libé,ré le 19 février 1490 et obtint une amnistie complète le 1er août 1491, avec réintégration au Grand Conseil. Député à la conclusion de la paix de Bàle 1499 ; t 1502. — 3. Steffan, fils du n° 2, chef de mercenaires à la solde de l'Autriche, en 1493 contre les Turcs, en 1495 à la solde de Milan. Il dut s'enfuir de Zurich en

1489 pour avoir provoqué des troubles lors du procès de son père. — Voir LL. — AS I. — AS G X, 280. — Dok. Waldmann. — F. Hegi : Gedchtete Bâte. — Brennwaldchronik. — Edlibachchronik, p. XI. — Arch. fédérales : copies de Milan. — Arch. d'Innsbruck : Raitbucher 1479-1495. [F. Hegi.]

BIEGGER. — 1. Heinrich Goltz, dit Biegger VON Witlikon, obtint en 1412 la bourgeoisie de Lucerne, devint secrétaire de ville le 1er .juillet 1416. Il écrivit entre autres la 9e partie du Livre blanc de la ville de Lucerne (le Denkbuch de 1421), et le Répertoire des anciennes archives autrichiennes du Stein à Baden. — 2. Hans, son fils, membre du Grand Conseil 1421, et

hospitalier 1443-1446. -- Voir Ratsprotokolle. — Gfr.

— Gem. der Schweiz, Lucerne I, 351. [P.-X. W.] BIEL (C. Bâle-Campagne, D. Arlesheim). Village,

connu aussi sous les noms de Bielbenken, Benken minor ou Benken inferior. Voir Benken.

BIEL (C. Valais, D. Conches. V. DGS). Com. et paroisse, chef-lieu de l'ancien comté du même nom qui se composait au XIIIe s. de Biel, Gluringen, Ritzingen et Selkingen. En 1374, la frontière du comté s'arrêtait au Wallibach et au Reckingerbach. Armoiries : d'azur à une crosse d'or.

Au XIIe s. les habitants de Bielle étaient censitaires du comte de Môrel, mais ils furent reconnus libres en 1277 par le chevalier Marquart. Us désignaient leur amniann depuis 1247 et conservèrent ce droit jusqu'en 1798. Us se rachetèrent de leur sujétion envers le comte de Môrel, sauf de l'obligation d'assister aux plaids de Môrel et de Grengiols, obligation dont ils furent affranchis en 1344 par J'évèque Guichard Tavelli. L'évêque Walther Supersaxo en 1466 et la Diète de 1551 confirmèrent leur propre tribunal. Une chapelle fut érigée en 1332 ; en 1678, le chœur, la tour et la sacristie furent reconstruites et en 1678 l'évêque Ardieu V la consacra. Elle possède un tabernacle en gothique flamboyant. Les 16-17 janvier 1827, une avalanche coûta la vie de 52 personnes. — Voir BWG III, 348. [L. Mr.]

BIEL, von. Famille de Bienne éteinte, mentionnée du Xlle au XIVe s., dont les membres sont qualifiés de ministériaux ou de nobles. — 1. Niklaus, abbé de Saint-Jean à Cerlier de 1309-1328. — 2. Jacob, abbé de Bellelay de 1354-1358. Au XIIIe s., la charge de maire de Bienne fut presque constamment entre les mains de cette famille. — Voir Mûlinen : Beitràge, p. 105. — Tûrler : Der alte Biel und seine Umgebung. [L. S.]

BIELCHOVSKI, BIELSCHOFFSKY , Karl- August, peintre, originaire de Leschvvitz (Prusse), * 8 avril 1829, étudia en Italie et se fixa à Berna en 1861, où il fit des portraits et exposa dans les expositions nationales. Il peignit dans le château de Hiinegg des compositions allégoriques et enseigna le dessin à l'école de céramique de Heimberg. Plus tard, il continua la peinture des poêles à Berne où il mourut le 5 décembre 1883. — Voir S KL. [Kieser.]

BIELER. Nom de famille répandu dans les cantons de Soleure, Valais, Vaud et Zoug.

A. Canton de Soleure. Famille bourgeoise de la ville de Soleure, en 1571 par Johann, meunier à Selzach, et ses fils. Armoiries : de gueules à une hache d'argent, au manche d'or, posée en fasce, accompagnée en chef de deux étoiles d'or et en pointe de deux fleurs de lys du même sur trois monts de sinople. — 1. Johann-Jakob, 1616-1664, capitaine en France, colonel d'un régiment à Venise 1661, prit part à la guerre contre les Turcs en Crête ; chevalier de l'ordre de Saint - Marc, membre du Grand Conseil. — 2. Urs, 1620-1654, frère du n° 1, membre du Grand Conseil, lieutenant-colonel au régiment de son frère à Venise. — ■ 3. Joseph-Heinrich, 1647-1733, fils du n° 2, orfèvre, maître de la confrérie de Saint-Luc 1689. — 4. Urs-Viktor, 1681- 1747, membre du Grand Conseil 1721, Jungrat 1724, Thûringenvogt 1736, Altrat 1743. - - 5. Urs-Friedrich-Josef, 1708-1758, fils du n° 4, curé à Laupersdorf 1731. à Wangen 1753.-- 6. Joseph-Benedikt, 1712-1756, curé à Gânsbrunnen 1739. ■ — 7. Urs-Joseph-Jakob, 1749-1810, étudia à Milan, curé à Kienberg 1781. à Obergôsgen 1794, chapelain à Oberdorf 1809. — 8. Franz-Josef-Christopii, 1757-1847, étudia à Soleure et à Fribourg, curé et vicaire à Granges 1781, chapelain à Soleure 1782, curé à Oberdorf 1791, Œnsingen 1810, résigna ses fonctions '1840, chanoine à Soleure 1843. — Voir LL. — Fr. Haffner : Geschlechterbuch. — P. Protas Wirz : Burgergeschlechter. — P. -Alex. Schmid et L. Schmidlin : Kirchensdtze. — Fr. Girard : Hist. abrég. des officiers suisses I, p. 325.

— SKL [v.V.]

MKLMANN

BIENNEj

13. Canton du Valais. Famille qui tire son nom de son domicile avf dru Bielen sur Brigue ; il s'écrivail à l'origine an den Bielen.

— Armoiries : d'azur à une croix d'argent sur trois monts de sinople accompagnée en chef d'une fleur de lys d'argent et de deux étoiles d'or.

Plusieurs membres de cette famille furent maires de Ganther. — 1. Joh \.w châtelain du dixain de Brigue en 1584 et 1608. — 2. Victor, * 16 mars 1881 à Termen (Brigue), étudia à Brigue, Sion et Innsbruck, devint prêtre et chancelier épiscopal en 1907, professeur au séminaire de prêtres à Sion, évoque de Sion le 26 mai 1919. Son installation se fit le 27 juillet 1919 dans la cathédrale. [D. I.]

C. Canton de Vaud. Famille originaire de Selzach (Soleure), et peut-être antérieurement de Bienne, fixée à Morges dès 1689. A acquis la bourgeoisie de Préve-

renges en 1729, celle de Genève en 1854. S'est ramifiée en Alsace, au Canada, à Berne. A donné entre autres : — 1. Samuel, * 4 novembre 1827, f 5 octobre 1911. Diplômé de l'école vétérinaire d'Alfort 1851, vétérinaire en chef de la lre division 1870, directeur dès 1876 des Cours agricoles, puis de l'Institut agricole, jusqu'en 1903. Bédacteur en chef de la Chronique agricole du canton de Vaud, 1888. Professeur de zoologie appliquée (1891) et docteur es sciences h.-c.

de l'université de Lausanne 1902. — 2. Daniel, * 1850, pasteur à Cannes et à Lutry. — 3. Charles, * 1860, professeur de théologie à Montréal (Canada). — 4. Ernest Biéler, peintre, décorateur, graveur sur bois, * à Bolle le 31 juillet 1863. Études à Paris. Principales œuvres : dans les Musées de Lausanne, de Lugano, de Neuchàlel et de Berne. Plafond du Victoria-Hall à Genève et du Théâtre de Berne; fresques de la chapelle de Tell à Lausanne, du Musée Jenisch à Vevey. de l'Hôtel de Ville du Locle, vitrail de Saint-Martin à Vevey, du Palais fédéral à Berne (La Métallurgie), de l'église d'Orsières ; illustrateur de Daudet, de Zola, de Flammarion. Chevalier de la Légion d'honneur (1900). - 5. Théophile, * 1870, géologue et agronome, rédacteur à l'Institut international d'agriculture à Borne dès 1910. Auteur de documents pour la Carte agronomique des environs de Lausanne, 1896. [A. B.]

D. Canton de Zoug. — Anton, professeur, * 2 juin 1864 à Lachen (Schwyz), professeur à l'École cantonale à Zoug 1888, chimiste cantonal 1889, Grand Conseiller 1907-1909. Il publia dans 1? rapport de l'École industrielle cantonale en 1891 : Die Lebensmittelkontrolle im Kt. Zng. -- Voir Zuger Nachrichten und Zuger Volksblatt 1917, n° 76. [W.-J. Meyer.]

BIELMANN. Voir BiiHLMANN.

BIEIMCKER, Gregorius, sculpteur, tailleur de pierre et architecte. Originaire d'Attiswil (Berne), il acquit en 1617 la bourgeoisie de Soleure et travailla dans cette ville jusqu'à sa mort, 15 décembre 1629. Parmi ses œuvres, mentionnons la statue en pierre fie Saint-Ours, au-dessus de la porte de Bienne à Soleure (1623) ; puis le pavillon en style renaissance au Sud de la tour de l'Hôtel de ville de Soleure. Voir SKL. Zetter-Collin. J.-B. Rahn : Die

mittelalterlichen Kunstdenkmâler des Kts. Solothum, p. 189. [G. W.]

BIENNE(en ail. Biel) (C. Berne, D. Bienne. V.DGS). Ville et chef-lieu du district du même nom. L'ancienne forme Bel no, 1142, dérive peut-être du nom de la divinité celtique Belinus, Belenus. La colonie romaine, ou

Samuel Bieler. D'après un portrait de la coll. Maillart.

helvéto-romaine, donna donc son nom à la ville qui y prit naissance plus tard. Les formes romanes du nom les plus anciennes sont Belna, Bielnu. Biene, Biena, Bienna et les formes alémannes, de Heine, de Bielno, Biello, Beln, Biela, Biel (Stadelmann dans BT II, 1903). — Armoiries : de gueules à deux haches d'argent posées en sautoir. Files se trouvent déjà en 1252 sur le sceau de la ville le plus ancien.

I. Préhistoire. On n'a pas reconnu jusqu'à présent de station lacustre sur le territoire actuel de la ville de Bienne ; cependant la découverte de pilotis de chêne au Bruhlmatten permet de croire à l'existence de palafittes. Ce territoire appartient à une des régions du pays les plus riches en pierres à écuelles, dont la destination n'est pas encore connue. Quelques trouvailles isolées de l'âge du bronze et de l'époque de Hallstatt ont été faites, ainsi une hache de bronze au « Berghaus ». Celles de la période préromaine sont plus nombreuses, entre autres une tombe de l'époque de la Tène avec une monnaie d'or rare (1888). De nombreuses stations romaines ont également été mises à jour : dans la grotte de la Bômerquelle 300 monnaies romaines, de César à Valentinien, ont été découvertes. On admet qu'un établissement romain existait à Bienne, audessous d'Évilard, dans le voisinage du Steinmâtteli, ancien chemin pavé, et du Heidenloch. Ces deux noms témoignent en faveur de l'ancienneté de la colonisation de la ville. A la jonction de la Suze et de la Thielle, la Hexenglungge a livré des objets romains, entre autres une amphore avec une marque de potier. Au-dessus de Bellevue, sur la route de Beuchenette, on a découvert une tombe et dans le voisinage des monnaies romaines et une écuelle en terre à poterie. Une double spatule a été trouvée au Pasquart, et à Frinvilier, dans les gorges de la Suze, une pierre avec l'inscription : Marti M. Maccius Sabinus ex vissu. Cette inscription a donc été dédiée au dieu Mars à la suite d'un rêve.

L'on doit admettre à peu près comme une certitude que Bienne a été habité à l'époque alémannique, quoique l'on n'y ait trouvé qu'un scramasax (Musée de Berne). — Voir Jahn : Kanton Bern. - - Bonstetten : Carie archéologique de Berne. — Jahn : Die in dtr Bieler Brunnquell grotte 1S48 gefundenen Kaisermiinzen. — Rapports de la Société suisse de préhistoire. [O.Tschumi.] II. Histoire politique. La contrée de Bienne, de La Neuveville jusqu'à Perles, devint, au X1' s. environ, la propriété de l'abbaye de Moutier-Grandval et de l'évêque de Bâle. Parmi les familles nobles de la contrée, ce fut celle des seigneurs de Bienne qui s'éteignit une des premières. Leurs armoiries échurent à la ville récemment, fondée. Les comtes de Neuchâtel, comme avoués de l'évêque, exerçaient les droits de landgraves sur les sujets de l'évêque. Ces droits, qu'ils détenaient à titre de fief épiscopal, furent engagés à l'évêque de Bàle en 1234 et jamais rachetés. La fondation de la ville doit avoir eu lieu dans les premières années du XIIIe s. L'évêque avait pour but de se créer dans son territoire un point d'appui solide contre les comtes de Neuchâtel et surtout contre leur château de Nidau, situé en face. Le château des seigneurs de Bienne, auquel la première colonie se rattacha, devint la propriété de l'évêque lorsque la famille eut de bonne heure perdu la qualité nobiliaire. Le territoire de Bienne appartenait à l'évêque de Bâle, mais au spirituel la ville dépendait de l'évêque de Lausanne. Cette situation à double face se compliqua encore lorsque Bienne s'allia en 1279 avec Berne et eut conclu en 1352 une alliance perpétuelle avec cette ville. De même, des alliances furent conclues dès 1311 avec Fribourg et dès 1334 avec Soleure, confirmées à perpétuité en 1344 et en 1382. De cette manière, Bienne trouva un appui solide auprès des Confédérés lors des contestations qui avaient lieu entre la ville et l'évêque de Bâle au sujet de leurs droits respectifs. Bienne doit ses premiers droits municipaux au roi Rodolphe de Habsbourg qui, lors de son différend avec l'é-

BIENNE

BIENNE

vêque, avait assiégé Bienne en 1272 sans résultat. Il conféra à la ville en 1275 les mêmes privilèges qu'à la ville de Bâle. En 1352, l'évêque Jean Senn de Mùnsingen octroya à Bienne une charte de franchises. Les bons rapports de Bienne avec Berne, Fribourg et Soleure ne furent pas goûtés par son successeur Jean de Vienne. Il attaqua la ville à l'improviste et, lorsqu'il se vit forcé de battre en retraite dans son château du Schlossberg, au-dessus de La Neuveville, il mit le feu à la ville. Les Biennois rasèrent, à Bienne, son château, qui ne fut jamais rebâti. L'évêque chercha à faire de La Neuveville une rivale de Bienne en lui conférant des privilèges et en l'affranchissant de tous les droits que Bienne avait sur elle. Bienne négligea

réunit Bienne au canton de Berne contre la volonté d'une partie de la population. Jusqu'en 1832, Bienne appartint au haut-bailliage de Nidau, puis devint le chef-lieu d'un district.

III. Église et Chapitre. Le droit de patronage delà paroisse de Bienne appartenait depuis 1377 au couvent de Saint-Jean et depuis 1528 à la ville de Berne. En 1540, Bienne racheta ce droit. Après l'introduction de la Réforme, Bienne forma avec les paroisses de Perles, Orvin, Vauffelin, Péry, Sombeval, Corgémont, Courtelary, Saint-Imier et Tramelan une église dont les bases furent posées en 1530, et la constitution, de 1540, renouvelée en 1562. Elle avait à sa tête un synode qui s'assemblait à Bienne chaque année au mois d'octobre. Elle eut

Bienne en 1642. D'après une gravure sur cuivre de Math. Merian.

toujours davantage ses rapports avec son suzerain et visa avant tout à resserrer ses liens avec les villes alliées et avec les Confédérés. Après les guerres de Bourgogne, auxquelles Bienne avait pris une part active, la ville fut admise au nombre des alliés des cantons. La Réformation trouva dans le curé Thomas Wittenbach un zélé partisan. Bienne fut enM525 une des premières villes qui adhérèrent à la Réforme, ce qui lui valut d'être appelée « ville d'hérétiques ». En 1529, Bienne fut admis dans la « combourgeoisie chrétienne ». En 1594 l'évêque voulut céder la ville à Berne (voir Berne, page 91). Le représentant de l'évêque à Bienne était le maire (villicus). Les autorités de la ville étaient formées du bourgmestre, du Petit Conseil, composé de 24 membres, et du Grand Conseil, composé de 40 membres. Jusqu'en 1542, il y eut deux bourgmestres, choisis dans le Petit Conseil. Leur fonction était à l'origine peu importante, à rencontre de celle du banneret qui fonctionnait comme président dans plusieurs commissions importantes. Lorsque les troupes françaises envahirent l'évêché de Bâle en 1792, Bienne eut toutes les peines à faire valoir sa situation d'alliée des Confédérés et à éviter une occupation. Le 5 février 1798, Bienne fut pris par l'armée française en marche sur Berne et lui servit de base d'opérations. Bienne et les environs immédiats formèrent un canton du Département du Haut-Rhin. Le congrès de Vienne DHBS II — 12

une liturgie à elle et garda des relations étroites avec les églises de Bâle et de Zurich, d'où la ville de Bienne fît venir la plupart de ses pasteurs. Lorsqu'en 1610 les paroisses sus-mentionnées furent séparées de Bienne par le traité de Baden et réunies au Chapitre de l'Erguel, l'église de Bienne ne compta plus que la paroisse du même nom. Le culte français fut établi vers 1619 à côté du culte allemand. L'invasion française en 1798 mit fin à l'existence indépendante de cette église qui forma un consistoire du Département du Haut- Rhin. Après la réunion du Jura au canton de Berne en 1815, Bienne et les paroisses protestantes de l'ancien évêché de Bâle formèrent le chapitre de Bienne. En 1841 Bienne en fut détaché et réuni à celui de Nidau, de sorte que le chapitre de ce nom ne comptait plus que les paroisses françaises protestantes du Jura bernois jusqu'à l'abolition des chapitres en 1874. — Voir Blôsch : Gesch. der Stadt Biel. [E. B.]

IV. Histoire militaire. Le droit de recrutement de l'ancienne ville de Bienne embrassait les localités avoisinantes, la seigneurie d'Orvin et tout l'Erguel. En 1551, Bienne obtint la moitié du droit, de recrutement sur la rive gauche du lac et céda en échange la moitié de son droit sur la seigneurie de Gléresse à la ville de Berne, qui possédait déjà l'autre moitié. Les troupes de la « Bannière » de Bienne étaient sous le commandement du banneret de la ville. De tout temps Bienne soutint

Mai 1922

B1ENNE

BIENNE

avec ses troupes loyalement les villes alliées et la Confédération. La bannière de Bienne fut déployée sur tous les champs de bataille où les Confédérés combattirent pour leurs droits, à partir du Donnerbùhl et pendant tous les siècles qui suivirent. Bienne prit surtout une part active aux guerres de Bourgogne ; la ville en revint avec un riche butin consistant surtout en drapeaux et en canons enlevé par les Français en 1798.

IV. Construction et agrandissement de la ville. Industrie. Le premier emplacement de la ville se bornait au Ring, à l'Ober- et Untergâsschen et à la partie de l'Untergasse, directement attenante, appelée anciennement Schmiedengasse. A la fin du XIIIe s., la ville fut agrandie ; on y adjoignit la Ober- et la Untergasse, qui existent de nos jours et on les ferma par deux portes. En 1829, la porte du bas fut démolie, en 1875 celle du haut. Peu avant l'incendie de 1367, un nouvel agrandissement eut lieu. Du côté du Sud, la ville s'était étendue jusqu'à la place du marché et à la Collègegasse. Le nom de Neucnstadt ne désignait que les maisons de la rue de Nidau. C'est alors que les remparts de la ville furent étendus et pourvus de nouvelles portes telles que celles du Pasquart et de Nidau. La porte de la Schmiedengasse avait, par suite de l'agrandissement, cessé d'être porte de la ville et devint la tour de l'horloge, qui fut démolie en 1840 et remplacée par le beffroi actuel. A l'issue Nord de la place du château on laissa le Besentiïrli, de même que la porte du Badhaus, entre l'Untergasse et la Gerbergasse. Les remparts de la ville restèrent tels quels jusqu'au commencement du XIXe s., où l'industrie nécessita un agrandissement rapide ; mais six tours de l'enceinte du côté Nord sont encore conservées.

En 1451 on construisit à Bienne l'église actuelle de la ville. A l'occasion de réparations faites il y a quelques années, on découvrit des fresques, qui toutefois ne valent pas les vitraux de 1457 dans le choeur, représentant des scènes de la vie et de la passion de saint Benoît, le patron de l'église. En 1456, les chevaliers de Saint-Jean fondèrent à Bienne un couvent, dont on commença l'église en 1460. Lors de la Réformation, ce dernier fut supprimé. L'ancien hôtel de la Couronne, aujourd'hui le siège de l'administration de l'usine électrique municipale, fut construite de 1578 à 1582 sur l'emplacement de l'ancien Hôtel de ville. Ce bel édifice est un mélange de styles gothique et renaissance. La maison de la corporation forestière (WaldleutenzunftJ, actuellement propriété de la Société des beaux-arts, a été construite en 1561 par Michel Voumard. En 1747, on introduisit la fabrication des indiennes et, en 1825, après un début modeste, la première filature mécanique fut construite. Elle cessa en 1880. Mais la principale industrie est l'horlogerie, à laquelle la ville doit son grand développement. Elle a été introduite à Bienne dès le milieu du XVIIIe s.

Population : en 1770, 1698 hab. ; en 1793, 1747 ; en 1798, 2021 ; en 1809, 2170 ; en 1888, 15 289 ; en 1900, 21 743 ; en 1910, 27 294 ; en 1920, 34 414 avec les communes de Vigneules, Boujean, Mâche et Madretsch qui ont fusionné avec Bienne.

Voir FRB. — Stouff : Pouvoir temporel. — Binder : Gesch. v. Biel. — C.-A Blôsch : Gesch. der Stadt Biel und ihres Partner gebietes. — H. Tùrler : Das allé Biel und seine Umgebung. — F. Schwab : Die industrielle Entwicklung der Stadt Biel. — J. Wyss : Das Bieler Schulwesen. — Bieler Nbl. 1908, 1909, 1910. — von Mùlinen : Beitrage, vol. Seeland. — Gustav Blôsch : Chronik von Biel. — Das Burgerhaus in der Schweiz V. — Tùrler : Kirchliche Verhaltnisse in Biel vor der Reformation, dans BT 1903 — Erni : /Elteste Gesch. v. Biel. — Hidler et Reichel : Rechtsgutachten. — H.-L. Lehmann : Bistum Basel. — ■ Wannenmacher : Streitigkeiten 1693-1731. — Trouillat. — Les Chroniques de Rechberger (éd. A. Bàhler). [W. Bourquin.]

BIENNE (LAC DE). L'on ne sait pas sous quel nom le lac de Bienne était connu des Romains. Au XIVe s., il portait celui de lac de Nugerol (Lacus Nugerolis, de Nurol, Neurol, Nerol, Nuerol), il fut appelé dès 1365 exceptionnellement et dès le XVIe s. d'une

façon constante lac de Bienne. Il prit aussi parfois le nom de lac de Nidau. [L. S.]

Ce lac appartient aux régions qui ont fourni les matériaux les plus importants dans le domaine préhistorique, régions cependant où il reste à faire des explorations scientifiques selon les méthodes modernes. Parmi ceux qui se sont distingués dans la découverte des stations lacustres, mentionnons le notaire Muller, de Nidau, le colonel Schwab, de Bienne, Victor Gross, de La Neuveville, le prof. Victor Gilliéron et Edmund von Fellenberg, et, récemment, Th. Ischer. Des centres importants appartenant à l'époque paléolithique font encore défaut ; mais ils se trouvent certainement dans les grottes du Jura. C'est en vain que Gross et Fellenberg fouillèrent superficiellement le sol de la grotte Hohliloch près Douanne et du Trou de la Baume près de La Neuveville. Des fouilles entreprises par le Musée historique de Berne à la lisière de la Windsâge, plateau entre Kapf et Gaicht au nord de Douanne, rvélèrent, à 2,5 m. de profondeur, des traces de feu, des foyers grossièrement établis, des os de cerf, de renne, de poule des neiges, donc de la faune quaternaire. A l'époque néolithique, les rives de la Thielle, du lac de Bienne et du canal de la Thielle., étaient fort peuplées ; on y voyait les stations lacustres de Nidau, Sutz, Lattrigen, Gerolfingen, Hagneck, Locras, Fenis et Chavannes. De même, dans l'île de Saint-Pierre, Fellenberg soupçonna plusieurs stations néolithiques qui ne peuvent plus être mises en doute aujourd'hui, grâce aux nombreuses trouvailles qui ont été faites à une époque récente, telle la station devant l'ancien débarcadère en face de Gléresse, au lieu dit Kleinort. Bienne et ses environs sont caractérisés par leurs nombreuses pierres à cupules, dont l'utilité n'a pas encore pu être établie, mais qui sont probablement des objets de culte. De même, des refuges ou retraites s'y rencontrent, telles la Knebelbourg près Petinesca et la Hasenbourg près Fenis. On trouve peu de stations de l'âge du bronze ; elles sont par contre très étendues ; mentionnons parmi les établissements et les grosses trouvailles, un atelier d'objets en bronze à Tschugg, des dépôts à Gléresse, sur le Jolimont et sur le Bùttenberg. Les tombes, aussi bien de l'époque du bronze que de celle de Hallstatt, sont rares, ce qui est d'autant plus remarquable que les établisse- ■ ments palafittes ont duré jusqu'à l'époque de Hallstatt. La période de La Tène a laissé des traces plus importantes ; quelques trouvailles ont été faites à La Hagneck et à l'Ile de Saint-Pierre. On découvrit de la même époque à La Neuveville un autel avec l'inscription : Deae Nariae Nousantiae et la localité de Petinesca pourrait bien être un des douze oppida que les Helvètes brûlèrent lors de leur émigration. Les trouvailles romaines semblent prouver des établissements très importants sur les deux rives du lac. A La Neuveville on exhuma une villa et des tombes romaines. Des routes reliaient certainement ces établissements sur les deux rives du lac, et une voie conduisait du Grand Marais par Bellmund à l'extrémité du lac. On a signalé de même des établissements alémannes, dont on a retrouvé dés tombeaux à Douanne, Sutz et Fenis ; mais leur importance est reléguée au second plan par la richesse des trouvailles romaines.

Jahresberichte des hist. Muséums Bern; Pfahlbauberichte. — E. von Fellenberg : Die Petersinsel zur pràhistorischenund rôm. Zeit, dans AHVB XII, 1889. ■ — Th. Ischer : Forsehungsgeschichte des Bielersees, dans ASA 1912. — Rapport de la Société suisse de préhistoire. [O.T.]

Les comtes de Nidau exercèrent les droits de juridiction sur le lac jusqu'en 1392 ; le comté ayant passé à Berne, ce fut le bailli de Nidau qui les exerça dès lors. Un traité à ce sujet fut conclu avec l'évêque de Bâle en 1456. La pêche, très productive autrefois, l'est beaucoup moins actuellement (voir Friedli : Bàrndùtsch, vol. Twann). La navigation à vapeur, qui partait primitivement de Neuchâtel, existe depuis 1835. La route de la rive gauche a été terminée en 1846. — Voir les art. consacrés aux villages riverains. — A. Jahn : Kanton Bern. — DGS. [L. S.]

BIENNE (TRANSACTION DE) . (BielerTausCHhandel 1594-1608.) — Voir art. Berne, p. 91.

BIENNER

BIERE

BIENNER, Wilhelm, * vers 1580 à Laupheim, chancelier d'État à la cour d'Innsbruck, joua un rôle de premier plan dans les relations des Grisons avec le Tyrol en 1635 et 1636. Il eut des conférences avec des délégués grisons à Balzers et à Montavon et réussit à conclure la convention d'Innsbruck, du 17 janvier 1637, qui servit de base aux accords de 1639 et 1642, dont la conséquence fut l'expulsion hors des Grisons des troupes françaises sous Rohan. — Voir M. Valèr : Die Beziehungen der III Blinde zu Tirol 1632-1652 dans JHGG. — Fort. Sprecher : Gesch. der bùndnerischen Kriege und Unruhen II, p. 198 et 199 [L. j.]

BIENPUBLICARDS. On a donné ce nom aux adhérents d'un parti politique fribourgeois qui a joué un rôle dans la seconde moitié du XIXe s. Il avait pour organe le journal Le Bien public (1878-1889), successeur du Chroniqueur suisse, et n'était, au fond, que l'ancien parti libéral conservateur arrivé au pouvoir en 1856, à la chute du gouvernement radical. Son chef était alors Hubert Charles, de Riaz. Le parti bienpublicard fut combattu surtout par l'extrême droite conservatrice, dont l'organe était La Liberté et dont les partisans reçurent le nom de liberlards. La lutte se termina par la victoire de ces derniers aux élections de 1881 et l'avènement du régime Python, chef du parti libertard (voir Fribourg). [E. F.]

BIENVEILLANTS (CERCLE DES). Cercle genevois de la fin du XVIIIe s. (1793-1794) qui avait son siège dans le village de Vandœuvres pendant l'époque révolutionnaire. [E.-L. B.]

BIENVENU. Famille fixée à Genève dès le XVe s., éteinte au XVIe. Armes : de gueules à deux flèches d'or en sautoir. — 1. Richard, reçu bourgeois en 1471. — ■ 2. Jacques, du Conseil des Deux-Cents 1558, auditeur 1564, du Conseil des Soixante 1579, poète, auteur, entre autres, de la comédie : Le Monde malade et mal pansé, imprimée en 1568, rééditée par Fick en 1882. — Voir Arch. d'État Genève. — Gautier IV, 182. — Brunet : Manuel du libraire. [G. R.]

BIENZ. Famille originaire de Brittnau, bourgeoise de Zofingue. Armoiries : d'azur à un soc de charrue d 'argent sur trois monts de sinople, accompagné en chef d'un couperet du second. — 1. Hans, boucher, acquit en 1601 la bourgeoisie de Zofingue, prévôt de la corporation des bouchers. — 2. Hans, fils du n° 1, membre du Conseil des Vingt 1632 et du Grand Conseil des Quarante en 1639. La famille s'éteignit en 1829. — Voir Tobinium politicum. — AHS 1910. — Arch. de Zofingue. — [Gr^nicher.] — Un rameau se fixa à Genève en 1735 avec Ulrich. — Jean-Louis, 1779-1845, petitfils du précédent, s'établit en Allemagne, puis à Paris et enfin à Genève où il fut directeur des contributions. Membre du Grand Conseil et du Conseil Administratif, 1842. — Voir Sordet . Dict. des familles genevoises. [C.R.]

BIÈRE rC Vaud, D. Aubonne. V. DGS). Corn, et vge. Anciennes formes : Beria 1177, Biria 1188, Bieri 1228, Byere 1241. Bière comprend essentiellement la plaine de Champagne qui formait dès les temps les plus anciens une position stratégique au pied du Jura. On y a trouvé, au-dessus du Toleure, les restes d'un camp gaulois, et non loin de là les vestiges beaucoup plus considérables et la moitié du pourtour d'un camp romain. Ce camp fut l'origine d'une localité romaine, dont on a trouvé des traces sous le village actuel. Un cimetière de la fin de l'époque romaine a été découvert au Crêt du Verney et un autre, burgonde, près du confluent de l'Aubonne et du Toleure. Une légende qui veut que les Sarrasins aient pénétré dans la contrée, n'a point de fondement historique ; le « fossé des Sarrasins » près du Toleure, est un ouvrage d'irrigation.

Dès le XIIe s., Bière appartenait en tout ou partie à une famille seigneuriale de ce nom, dont faisait partie Antoinette qui apporta sa part de seigneurie et d'autres biens à son mari Jean de Neuchâtel, seigneur de Vaumarcus. Mais à ce moment-là l'autorité principale à Bière était possédée par les barons de Mont-le- Vieux qui cédèrent en 1226 déjà la grande dîme de la localité à Pierre de Savoie. En 1463, un accord entre Jean de Neuchâtel- Vaumarcus et Amédée de Viry, seigneur de Mont-le- Vieux, spécifia que les hommes de

Bière devaient la chevauchée à ce dernier et étaient astreints à la fortification de son château. D'autres familles possédaient des biens à Bière. L'une d'elles qui possédait la métralie de la localité dès 1301, de là son nom, acquit au lendemain de la Réforme les biens du prieuré et une partie de la seigneurie qu'elle revendit en 1558 aux Steiger de Berne. Ceux-ci la conservèrent pendant deux siècles. Dès 1753, la seigneurie de Bière passa aux Zehender, 1755 à Fabr. Burmann, aux Thelusson de Genève. Enfin, à la veille de la Révolution, Jaques Necker, le ministre de Louis XVI, acquit la seigneurie de Bière et d'Étoy pour 100 000 fr. Pen-

Le temple de Bière en 1896. D après un dessin deE.-D. Turrian.

dant la période bernoise, Bière eut une cour de justice avec un châtelain et neuf justiciers ; l'autorité communale y était exercée par un conseil de 12 membres.

L'église paroissiale était dédiée à saint Benoît et se trouvait sur la voie romaine. L'édifice actuel date du XVe s. dans quelques-unes de ses parties. Dès le XIIIe s. il existait une confrérie du saint Esprit, qui, en 1305, obtint de construire sa maison près de l'église ; elle ne fut démolie qu'en 1895 et avait conservé le nom de « cave de la confrérie ». Il y avait en outre une maison de refuge de la congrégation des chanoines du Saint- Bernard ; ce fut l'origine d'un prieuré rural assez important, dont le premier titulaire connu, Giroud, est cité en 1172. Jaques Rolaz, d'Aubonne, en fut le dernier prieur. Il dut payer 50 écus aux Bernois pour sa part de la rançon du pays de Vaud. Néanmoins ses biens furent confisqués et formèrent entre les mains d'Urbain Mestral, le noyau d'une seigneurie.

La place de Bière fut employée dès 1822 comme camp fédéral ; une caserne y fut construite en 1835 et une convention, passée en 1864 entre la commune de Bière, l'État de Vaud et la Confédération, firent de Bière l'une des principales places d'artillerie fédérale.

Bière a été entièrement incendié le 13 octobre 1705. Le feu a détruit les registres du Conseil, mais les ar-

BEERE (SEIGNEURS DE)

BIGLIA

chives de la commune ont été préservées, ainsi que les registres de l'état civil, qui commencent en 1574. Dans la nuit du 16 au 17 mars 1802, les Bourla-Papey brùlèrent les titres féodaux du seigneur de Bière, J.-J. Necker. Bière a un journal depuis 1887, la Feuille d'Avis de Bière, qui est devenu en 1894 la Feuille d'Avis du pied du Jura. — DIIV. [M. R.l

BIÈRE (SEIGNEURS DE). Famille qui posséda dès le XIIe s. tout ou partie du village de Bière. Armoiries : d'argent au sapin de sinople à la bordure d'or. Une branche reçut à la fin de ce siècle de l'évèque de Lausanne, probablement à la suite d'héritage, l'office important de la mayorie de Lausanne, qu'elle conserva jusqu'à la révolte du dernier mayor, Girard de Bière, en 1313 ; elle continua à jouer un rôle important à Lausanne sous le nom de Mayor jusqu'à la fin du XVe s. A la branche demeurée à Bière appartenait entre autres Louis, chevalier, châtelain d'Yverdon et bailli de Vaud en 1391-1393. — Antoinette, sa fille, épousa Jean de Neuchâtel-Vaumarcus (voir cidessus). — DHV. [M. R.]

BIERI. Famille répandue dans le Haut-Emmental et l'Entlebuch, dont plusieurs membres se sont rendus en Bussie, en Allemagne et en France en qualité de fromagers ou de bouchers.

A. Canton de Berne. Cette famille a acquis la bourgeoisie de Berne et fit partie de la corporation des cordonniers. — 1. Hans, de Schônholz, prit part au soulèvement des paysans en 1653 et contribua à l'arrestation de Leuenberg. — C. Herzog : Gesch. des Berner

Volkes. — [K.-R.l — 2. Sigmund-Samuel, de Schangnau, * 23 avril 1827 à Tofl'en, instituteur à Dentenberg, Worb, Lyssach, Kirchberg, instituteur secondaire à Interlaken 1860-1879, musicien et compositeur, publia un certain nombre de recueils de chants. — Berner Schulblatt, 15. [r. M.-w.]

B. Canton de Lucerne. Famille de l'Entlebuch mentionnée dès le XVIe s. — 1. Hug, vers 1667-1690, garde des sceaux du pays. — 2. Johann-Baptist, d'Escholzmatt, 1761-1827, curé à Bomoos 1791, chanoine à Beromunster 1820. — 3. Nn<OLAUS,d'Escholzmatt, 1854-1916, curé à Bomoos 1882, Uffikon 1902, auteur de : Opfer und Ablass. — Kat. Schweizer Blâtter, 1902, 1903. [P.-X. W.]

BIESSENHOFEN (C. Thurgovie, D. Bischofszell. V. DGS). Com. et vge appartenant autrefois à la seigneurie d'Eppishausen. En 1392 Busenhofen. En 1450 deux sœurs Relier y firent construire sur leur propriété une cbapelle et en 1497 le chevalier Ludwig von Helmstorf et son épouse y fondèrent une prébende pour la messe, la chapelle étant une filiale de Sommeri. La collation passa plus tard aux seigneurs de Bernhausen et en 1698 au couvent de Mûri qui la posséda jusqu'en 1808, puis au gouvernement de Thurgovie jusqu'en 1841, enfin à la paroisse de Sommeri. — Voir Kuhn : Thurgovia sacra II, 138-145. [Sch.]

BIÉSTINGEN. Voir BoÉCOURT.

BIET, Gaudenz, médecin, de Scanfs, * vers 1784, f 3 mars 1840 à Paris. Très jeune, il se rendit en France où il fit ses études, entra à l'Académie des sciences, fut pendant de longues années médecin chef de l'hôpital Saint-Louis à Paris. Pendant l'épidémie de choléra de 18 , il se distingua par une activité infatigable et une science médicale remarquable qui lui valurent la plus haute considération — Voir Churer Zeitung, 1840, Nos 24 et 29. — Bundner Zeit., 1840, N»s 21 et 24. TF.P.]

BIETENHOLZ. Famille de la commune zuricoise de Pfàfïikon, déjà mentionnée en 1512 ; elle tire son ' nom du hameau de Bietenholz dans la commune d'Illnau. [j. Frick.]

BIEZWIL (C. Soleure, D. Bucheggberg. V. DGS). Com. et vge situé dans la seigneurie |de Buchegg, passa, avec cette dernière, à Soleure en 1391. Anciennes formes : Bietzwila en 1276, Bietzwila en 1378. Le 24 avril 1893 un vaste incendie consuma 37 bâtiments. [F. E.]

BIFRUN, Joachim, auteur de la première traduction imprimée, en langue romanche, du Nouveau Testament, * le 8 av. 1506. Son père, Johannes, f 1532, était po-

BIERMANN, Charles, géographe, d'une famille originaire de Krœllwitz (Prusse), naturalisée en 1894 et bourgeoise de Lausanne, *à Lausanne le 9 mars 1875. Professeur de géographie dès 1911 à l'université de Lausanne (l'École des Hautes Études Commerciales) ; dès 1921, à l'université de Neuchâtel. Principaux écrit': : La Vallée de Conches (1907): Le Joral (1916). [A P..

(lestai de Tirano et revêtit aussi plusieurs charges dans la Hautc-Engadine. Joachim étudia le droit à Zurich où il se lia avec Zvvingli, et à Paris, embrassa la Béforme à 16 ans. Hentré dans sa patrie, il y fut juge, notaire et paysan. Avec Friedrich Salis, il fut le grand propagateur de la Béforme à Samaden et Bevers en 1551. Il fit paraître en 1552 à Poschiavo son Catéchisera, en romanche, le premier imprimé dans cette langue ; c'était une traduction du Catéchisme allemand de Commander et Blasius, paru à Coire en 1536 : il y joignit la Taefla, un manuel pour l'enseignement de la religion, publia en 1560 son Nuof Saine Teslamaint da nos Signer Jesu Christi (sans lieu d'impression), dont la 2e édition parut à Poschiavo en 1607. On possède encore de lui, en manuscrits latins, des Notices sur sa vie et sur l'agriculture de l'Engadine (Biblioth. cant. Coire). Armoiries : de sable à un lion d'or, couronné du même, tenant une fleur de gueules.

■ — Voir Campell : Hist. Liaet. — a Porta : Hist. Bef. — Mohr: Gesch.

von Curraetien ■ — Rud. Filli : Giachiam Bifrun. — Gartner : Neudruck des Testaments von J. Bifrun. — Decurtins : Gesch. der rcitorom. Lit. — Mohr : Survista délia lit. ladina. — K.-J. Lùthi- Tschanz : Die rom. Bibelausg. im 16. 17. und 18. Jahrh. — Bundner Monatsblatt 1901, n° 2. [C. Camenisch.] BIGEL, BIGELIUS. Voir Beyel.

BIGLEN (C. Berne, D. Konolfingen. V. DGS). Com. et vge. Il est mentionné pour la première fois en 894 et faisait partie, vers 1200, des biens familiaux des barons de Signau. A la suite d'un partage, Biglen fut détaché et constitué en seigneurie particulière dont la haute juridiction appartint aux comtes de Kibourg, puis dès 1406 à Berne (juridiction de Konolfingen), qui la faisait exercer par le grand sautier. La haute et basse police ainsi que la juridiction civile furent administrées dès 1520 par le grand bailli de Signau. Toutefois, plusieurs parties du territoire commune ressortissaient à d'autres juridictions : Oberfeld à Wikartswil, Worb et Biedhalde à la seigneurie de Wil. La commune de Biglen comprenait les dîmeries de Biglen, Enetbach et Moser-Gut. L'hôpital inférieur de Berne, à qui elles appartenaient, fit construire en 1719 un vaste grenier. Les dernières dîmes furent rachetées en 1846. La paroisse s'étendait primitivement au delà de Signau (Rothkraut) ; en 1349 on en détacha la paroisse de Walkringen. Le droit de patronage revint à Heinrich von Biglen, qui le vendit, au milieu du XIVe s., à l'hôpital inférieur de Berne. Ce dernier y percevait la dîme et exerçait la justice inférieure ; toutefois cette dernière fut attribuée au bailliage de Signau après l'acquisition de la seigneurie de ce nom en 1529. L'église fut construite en 1521 et reconstruite en 1635. Biglen possède une école depuis 1630 environ, et une école secondaire depuis 1878. Il fut ravagé par la peste en 1611 et 1628. Registres de naissances dès 1555, de mariages dès 1634, de décès dès 1751. — Arch. de Biglen et de l'hôpital bourgeois de Berne. [S. E.]

BIGLEN, von. Famille éteinte de Berne. — Heinrich, membre du Petit Conseil 1359. — Peter, du Grand Conseil 1448. — Voir LL. [L. S.]

BIGLER. Famille de Worb (Berne). — 1. Christian, * 16 mai 1802, notaire, juge au tribunal de district et substitut du président à Worb, membre du Grand Conseil et président du tribunal du district de Konolfingen 1831, conseiller d'État 1840-1846, major dans la campagne du Sonderbund, f 3 mars 1848. — Voir SBB 5. — von Mùlinen : Beitrâge IV. — 2. Franz, * 7 mars 1847 à Biglen, membre du Grand Conseil 1892-1906, président 1897, conseiller aux États 1898-1906, commissaire agricole auprès d'expositions à l'étranger, chef de la division agriculture à l'Exposition nationale de Berne en 1914, membre et président du Synode scolaire cantonal ; président de la Banque de Berne et de la Caisse bernoise d'assurance pour le Corps enseignant ; colonel d'infanterie ; t 7 mai 1919. — Voir BW 1919. [K.-R.] BIGLIA, Antonio, comte de Saronno, fut à plusieurs reprises en 1637 et 1639, ambassadeur de la

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