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BIRR

BIRSECK

— Hidber : Urkundenregister. — Rahn : I monumenti artistici nel G. Ticino. — Cantù : Storia délia provincia... di Gorno. — Franscini-Peri : Storia délia Svizzera italiana.

— Maspoli : La pieve d'Agno. [C. Trezzini.] BIRR (C. Argovie, D. Brugg'. V. DGS). Com. et Vge.

Armoiries : d'azur à une poire d'or feuillée de sinople. En 1270, Bire appartenait aux Habsbourg et passa aux Bernois en 1415. Sous ces derniers, il était compris dans la juridiction de Kônigsfelden. Au moyen âge, il dépendait de la paroisse de Windisch et devint paroisse autonome en 1586. C'est à Neuhof, près de Birr, que Pestalozzi ouvrit un asile pour enfants pauvres. Cet établissement existe encore. En 1846, un monument a été érigé à Pestalozzi au cimetière de Birr. Registres de naissances et de mariages dès 1568, de décès dès 1589. Population : 446 hab. — Voir LL. — W. Merz : Gemeindewappen des Kts Aargau. [E.-E. F.]

BIRRENLAUF (C. Argovie, D. Brugg. V. DGS). Vge et Com. Anciennes formes : Biralophon, Birlouf 1254. Il appartenait aux Habsbourg et passa à Berne en 1415 : jusqu'en 1586 de la paroisse de Windisch, puis de Birr. Le service de bac pour le passage de l'Aar fut remplacé en 1915 par un pont. Les bains de Schinznach se trouvent dans le territoire de Birrenlauf. — Voir LL. — Merz : Gemeindewappen des Kts Aargau. — Acta Murensia. [E.-E. F.]

BIRRFELD (C. Argovie, D. Brugg. Y. DGS). Vaste plaine, d'environ 1800 ha., formée surtout de terres arables, et possédée par les habitants des villages de Birr, Lupflg, Scherz, Hausen, Mùlligen et Birrhard. A la lisière Nord, on a découvert un aqueduc souterrain romain se dirigeant vers Vindonissa; des trouvailles romaines ont été faites également dans toute la plaine. On ne sait pas encore s'il faut y chercher la localité mentionnée par Tacite où les Helvètes se seraient concentrés avant la défaite que leur infligea Câcinna en l'an 71. Des tombes alémanniques ont été mises à jour à Lupfig et à Mùlligen. Durant le moyen âge, cette plaine était comprise dans la propriété allodiale des Habsbourg, mais depuis la fondation du couvent de Kônigsfelden, elle devint en grande partie propriété de cette maison religieuse ; après la Réformation, elle fut placée sous l'intendant bernois de Kônigsfelden jusqu'à la constitution du canton d' Argovie. — Voir Brugger Neujahrsblâtter 1896. — LL. [E.-E. F.]

BIRRWIL (C. Argovie, D. Kulm. V. DGS). Vge, Com. civile et paroisse. En 1185 Beriwillare, 1237 Birnwile (ferme de Bero ?). Il appartenait primitivement au bailliage de Villmergen et passa aux Bernois en 1415, bailliage de Lenzbourg. Armoiries : d'azur à une branche portant une poire sur trois monts de sinople. Le village eut de bonne heure son église. La basse justice et le droit de collation, fiefs des barons von Hohenklingen, étaient au XI Ve s. en mains des von Liebegg et Trostbourg, en 1433 dans celles des von Luternau, héritiers des von Liebegg. A partir de 1479 les propriétaires du château de Liebegg y possédèrent régulièrement la basse justice et la collation, cette dernière revint en 1804 au canton d'Argovie. En 1822 Schwaderhof fut détachée d'Alliswil et de la paroisse de Seengen et attribuée à Birrwil au temporel comme au spirituel, il en fut de même, en 1905, de la petite commune de Wil. Registres de paroisse dès 1752. — Voir Merz : Burganlagen und Wehrbauten. — Argovia XX, XXVI. ■ — Hârri-Linder : Twingherrschaft Liebegg- Birrwil, dans Seerosen (Suppl. du Seethaler) 1892. — LL. — Merz : Gemeindewappen. fO. M.] BIRRWIL (SEIGNEURS DE). Famille de ministériaux, éteinte de bonne heure, armoiries inconnues. En 1185 Gerung von Beriwillare, en 1237 Burkhart, frère hospitalier des chevaliers de Saint-Jean de Buchsee, en 1246-1270 à Hohenrain. — En 1282 Hartmann fut appelé à se justifier devant Ulrich von Rùssegg, juge du

comté de Zurich-Argovie, pour avoir rompu la paix. On rencontre encore de 1293 à 1318 Ulrich, Heinrich, Wernher et Rudolf La famille Birwil, mentionnée en 1368 à Sur, n'appartenait pas à la noblesse. ■ — ■ Voir Merz : Burganlagen. — Argovia XXI, XI. [O. M.]

BIRSE (LA). Rivière qui prend sa source sur le versant Nord de Pierre-Pertuis (Jura bernois) et se jette dans le Rhin à l'Est de Bâle. Elle était à la limite de la banlieue de Bâle et servit autrefois de frontière au Sundgau. A diverses reprises, elle fut indiquée comme limite, entre autres dans les conventions passées en 1301 et 1310 entre le roi d'Allemagne, les évêques de Bâle et Strasbourg, les bourgeois de ces deux villes et des seigneurs alsaciens, pour le maintien de la paix publique. Un pont, que franchissait la route de Muttenz à Bâle, est mentionné en 1103 ; il fut reconstruit vers 1290 par Bâle. Cette ville obtint, en 1295, du comte Hermann de Homberg, le droit d'établir plusieurs ponts sur la Birse. C'est auprès de ce premier pont que s'élevait la léproserie de Saint-Jacques où se termina la bataille du 26 août 1444. Plus en aval, un autre pont donna naissance à la localité de Birsfelden. — Voir les art. Bale et Birsfelden. — Trouillat. — R. Wackernagel : Gesch. Basel I. — Dierauer. [L. S.]

BIRSECK (C. Bâle-Campagne, D. et Com. Arlesheim. V. DGS). Les deux châteaux de Ober- et Unterbirseck furent construits par l'abbesse du couvent de religieuses de Hohenbourg pour protéger les propriétés du couvent contre les comtes de Frobourg qui s'avançaient du Jura vers la Birse. En 1239 le monastère vendit ces propriétés éloignées àl'évêque de Bâle. Celui-ci donna en fief à l'un de ses ministériaux, de la famille des Reich, l'Ober Birseck qui prit alors le nom de Reichenstein. Quant au château inférieur, il servit pendant un certain temps de résidence aux évêques. En 1356 Birseck fut détruit par un tremblement de terre, et pour le faire reconstruire, l'évêque l'hypothéqua en

rAiXlàsÉ "=ri

Château de Birseck en 18i0. D'après une lith. deJ.-F. Wagner.

BIRSEGK (BAILLIAGE)

BISCHOF, BISGIIOFF

1373 aux Ramstein. En 138G l'hypothèque passa aux barons do Ramstein, desquels l'évêque de Bâle la racheta en 1435. Depuis lors et jusqu'à la chute de l'évêché de Bâle en 1792, il y résida toujours un bailli épiscopal qui en administrait toutes les dépendances. Cette région s'appelle aujourd'hui encore Birseck. Au XVIe s., Bâle essaya à plusieurs reprises, mais en vain, d'acquérir Birseck, seuls Binningen et Bottmingen lui revinrent en 1534. Pendant la guerre de Trente ans, Birseck et les autres châteaux épiscopaux furent souvent menacés par les Français et surtout par les Suédois. De même que Pfeffingen, le château de Birseck menaça ruine au XVIIIe s. à un tel point que le bailli dut transporter sa résidence à Arlesheim. En 1792, Birseck fut pris par les Français et immédiatement après pillé et brûlé par des bandes de paysans, il fut alors mis aux enchères publiques avec quelques biens-fonds en dépendant. En 1845 le domaine du château fut acquis par la famille Alioth, de Bâle. — Voir W. Merz : Die Burgen des Sisgaus I, 137. [C. Ro.]

BIRSECK (BAILLIAGE). Le bailliage de Birseck, créé en 1435, dans l'ancien évêché de Bâle, comprenait les villages d' Arlesheim, Reinach, Oberwil, Allschwil, Ettingen, Terwil, Schonenbuch, et, en outre, jusqu'en 1534, Binningen et Bottmingen. Lors de la réunion de l'évêché à Berne 1815, ces sept villages et yEsch et Pfellingen, furent attribués à la ville de Bâle. Ils formèrent le district du Birseck avec Arlesheim pour chef-lieu. Depuis la séparation de 1833, le Birseck est compris dans le district d'Arlesheim. — Voir M. Lutz : Neue Merkwiirdigkeiten der Landschaft Basel III.- - Arch. d'État Liestal. [K. G.]

BIRSFELDEN (G. Bâle-Campagne, D. Arlesheim. V. DGS). Vge et paroisse. En 1274, Minor Rinfelden ; 1277, Villula Rinveldelin ; 1444, Klein Rinvelden. Ces noms désignaient à l'origine le territoire situé entre la Birse et le Rhin, près de l'embouchure de la première. On y a trouvé des épées et poignards de l'âge du bronze. A l'époque romaine existait sur le Sternenfeld, à proximité du Rhin, un poste de garde qui reliait celui du Hardt avec le castrum de Bâle. Au moyen âge, ce territoire dépendait de la juridiction de Muttenz, aux mains des Homberg, et appartenait au couvent de Saint- Alban. Le domaine était fortifié, entouré de murailles, avec des tours d'angles et deux portes. H passa à Bâle avec Muttenz en 1460. En 1501 furent construits l'Innere et le Minière Birsfeld, et dès lors le nom de Birsfeld désigna tout le territoire. Lors de la suppression du couvent de Saint-Alban, Birsfelden fut en grande partie vendu à des bourgeois de Bâle. Le passage de la Birse à Birsfeld, où un pont existait depuis 1425, donna naissance au village du même nom qui se détacha de Muttenz et fut érigé en commune en 1874. L'église protestante fut construite en 1866 et la paroisse créée en 1867, la paroisse catholique en 1869. Le pont de Birsfelden fut traversé à plusieurs reprises par des armées : en 1633, par 20 000 h. de l'armée impériale, sous le duc de Feria et le général von Altringen ; le 13 août 1672, par le comte de Furstenberg avec 900 cavaliers ; en 1791, par des troupes autrichiennes, et en 1813 par les Alliés. Registres de naissances dès 1805, de mariages dès 1820, de décès dès 1756. — Voir Merz : Burgen des Sisgaus I, 165. - — Freivogel : Die Landschaft Basel, 161. — G. Linder : Zur Gesch. der Gemeinde Birsfelden dans ASA XI, 105. ■ — Arch. d'État Bâle-Campagne : Akten — VLB. fO. G.]

BIRSIG (LE). Rivière de la Haute-Alsace qui se jette dans le Rhin au milieu de la ville de Bâle après avoir traversé l'ancienne seigneurie du Birseck qui lui doit probablement son nom. Anciennes formes : Bersih 1004 ; Birsicus 1103 ; Pirsicus 1146 ; Birsicus minor 1293 ; Birsich 1340. C'est près de son embouchure qu'il faut chercher les premières traces d'habitation de Bâle ; ce fut d'abord une colonie de pêcheurs gaulois auxquels s'ajoutèrent plus tard des éléments romains. Sous l'évêque Bourcard, elle délimitait la ville de Bâle. — Voir art. Bale, préhistoire. — D GS. [L. S.]

BIRWINKEN (C. Thurgovie, D. Weinfelden. V. DGS). Corn, et Vge. En 822 et 827, Wirinchova ; 1275, Birbichon; vers 1350, Birbikon ; 1402, Birwinkel = fer-

mes des Wiringe, nom rare, dérivant probablement du ahd. wèr = Mann (homme). En 822, Saint-Gall acquit des terres à Birwinken, mais en 854 renonça à toutes ses propriétés dans la Bischofshôri (paroisse épiscopale) à la condition de ne plus faire partie du diocèse de Constance. En 1209, les gens libres de Birwinken et Totnach remirent de plein gré la juridiction de leur territoire aux barons de Spiegelberg ; après l'exlinction de cette famille, le bailliage échut au chevalier Eberhard von Strass qui le vendit en 1376 au comte de Toggenbourg, en même temps que la seigneurie. En 1464, la seigneurie des Spiegelberg passa aux Muntprat, de Constance, qui possédaient déjà celle de Weinfelden depuis 1436. Cette dernière, avec le bailliage de Birwinken, fut acquise par Zurich en 1613. Une chapelle existait en 1275, dépendante du décanat d'Arbon. En 1436, les habitants de Birwinken donnèrent aux Augustins de Constance 60 liv. pour célébrer le culte chaque dimanche dans la chapelle. Depuis le début du XVIIe s., le pasteur de Langrickenbach dessert Birwinken qui est une annexe de son église. — Voir Pupikofer. — Sulzberger. — Arch. de Zurich. — Fôrstemann I, 1556. [Sch.]

BIS ou BISEN. Famille noble éteinte de Thusis. — Janolus, banneret dans la vallée de Domleschg au commencement du XVIe s., bailli de Reams (Oberhalbstein), conseiller intime du comte de Sargans, qui possédait alors Ortenstein. Il fut porte-enseigne dans les guerres milanaises. — Voir LL. [L. J.]

BISAZ. Famille établie depuis longtemps àLavin(Engadine), et qui a donné plusieurs théologiens. D'après Campell, elle est noble. Armoiries : d'argent au cavalier monté au naturel, sur une teirasse de sinople, vêtu d'azur et tenant dans la dextre une arbalète avec sa flèche. — 1. Léo travaillait déjà en 1524 à introduire la Réforme, ainsi que — 2. Johann- KôNZ, qui fut d'abord instituteur à Zuoz, où le synode lui conféra ensuite la charge de prédicateur. Il était lié avec Joh. Travers. Au commencement du XVIIe s., une querelle éclata entre les Bisaz et la famille Bonorand, dans laquelle, d'après Leu, 25 hommes perdirent la vie. — 3. Johannes, représentait "Unter Valtasna, lorsque fut juré en 1712 le renouvellement du pacte d'alliance. — 4. Mathias, reçu en 1682 membre du synode, fut ensuite pasteur à Tschierfs, puis embrassa la religion catholique et devint capucin. Auteur de : Disputation de Autoritate sacrée Scripturœ, 1681 ; et en langue romane de : Meditatiuns saenchias, accomodadas ad excitar vaira pietad, 1686. — Voir LL. — Campell : Zwei Bûcher ràtischer Geschichte. [L. J.]

BISCHOF, BISCHOFF. Nom de famille répandu dans les cantons de Bâle, Grisons, Saint-Gall, Ûnterwald, Vaud et Zurich.

A. Canton de Bâle. I. Ancienne famille de Bâle mentionnée en 1258 pour la première fois ; elle n'a pas de rapports avec la famille de ce nom encore existante et s'est probablement éteinte peu après 1500. Ses membres les plus connus sont — Peter, 1470-1510, et Hans, cité de 1475 à 1485, tous deux bouchers, qui se mirent à la tête d'un soulèvement contre le gouvernement oligarchique d'alors et firent preuve de beaucoup de violence et de ténacité. — Voir A. Burckhardt, dans Basler Beitrâge, NS I, 4. — II. La famille actuelle acquit la bourgeoisie de Bâle en 1462 avec — 1. Andréas, de Schlettstadt, qui alla se fixer à Bâle en 1458 et devint un des plus grands négociants de la ville. Il prit part à la bataille de Grandson en 1476 et fut plus tard choisi pour taxer le butin fait dans cette bataille, f 1482. — 2. Andréas, 1481-1558, petit-fils du n° 1, négociant en gros, changeur et conseiller ; il fut à plusieurs reprises délégué à la Diète et porte-enseigne des Bâlois lors de l'expédition de Dijon en 1513. Chef du parti catholique, il se démit en 1529 de toutes ses charges, renonça à son droit de bourgeoisie, et alla se fixer à Fribourg-en- Brisgau, où il mourut. Dans les années qui suivirent son départ, il est encore cité comme grand-bailli épiscopal de Binzen et comme bourgeois de Bâle. — 3. Niklaus,

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