BISCHOF
BISCHOFSTEIN
1501-1564, probablement petit-fils du n° 1, imprimeur, souvent nommé Episcopius, fonda avec son beau-frère Hieronymus Froben, une imprimerie, connue partout sous la raison Froben éf Episcopius ; elle subit l'influence d'Erasme de Rotterdam, qui fut alternativement l'hôte des deux associés pendant des périodes plus ou moins longues et les institua ses exécuteurs testamentaires. — 4. Niklaus, 1581-1650, arrière-petit- fils du n° 3, négociant en soie, reprit en 1621 le bureau de change de la ville, conseiller 1630, du Conseil des Treize 1632, capitaine de la ville 1634, grand-bailli au Petit- Huningue 1644. — 5. Bernhard, 1696-1764, arrièrepetit-fils du n° 4, transféra le commerce paternel de draps à Leeds (Angleterre) où la famille existe encore. — 6. Niklaus, 1699-1753, arrière-petit-fils du n° 4, marchand de drap, prévôt de la corporation de la Clef 1734, capitaine de la ville 1738; justicier et membre de nombreuses députations. — 7. Hieronymus, 1762- 1828, marchand de drap, membre de l'autorité tutélaire 1794, de la Chambre de Commerce 1800, de la Cour d'appel 1803, conseiller 1815, juge matrimonial 1817, conseiller d'État 1818 ; il recueillit de nombreuses notices éparses concernant la famille. — 8. Johann- Jacob, 1785-1864, pasteur dans le canton de Berne (Oberdiesbach et la Lenk), puis à Muttenz et à Bâle, membre de la Commission scolaire. — 9. Achilles, 1795-1867, marchand de drap, d'abord à Côme, puis à Bâle, conseiller et conseiller national 1848. — 10. Hieronymus, 1795-1870, négociant et banquier, président du Conseil de ville 1844 ; il participa à la construction du casino, du théâtre, du musée et de l'hôpital bourgeois, de même à la fondation de la Banque de Bâle, de la maison des diaconesses à Riehen et du chemin de fer central suisse. — 11. Gottlieb, 1820-1885, fils du n° 8, secrétaire d'État 1860, conseiller d'État 1877. En 1870, il rendit de grands services lorsqu'il s'agit de faire sortir de Strasbourg assiégé les femmes et les enfants. — 12. Wilhelm, 1832-1913, d'abord agronome, président du tribunal de police 1873 vice-président du Conseil municipal 1875, président du Conseil des bourgeois 1876, conseiller d'État 1878-1905. — 13. Johann-Jacob, 1841- 1873, docteur en médecine, professeur de gynécologie à l'Université de Bâle. Armoiries : d'argent à une pointe de sable, mouvante du chef, chargée d'une crosse de gueules. — Sources : Arch. d'État Bâle. — Papiers de famille. [C. Bischof.]
B. Canton des Grisons. Familles éteintes à Ilanz, à Vais et à Sankt Antônien, existante encore à Schuls. Cette dernière a donné un certain nombre de pasteurs. Dans celle de Vais, il faut citer : P. Basilius, * 1693, profès 1711, diacre et prêtre 1716, cité comme directeur de l'imprimerie du couvent de Disentis en 1729, f 25 mars 1753. [L. J.]
C. Canton de Saint-Gall. I. Famille de Wil, dont l'ancêtre est — 1. Hans, mentionné en 1388 comme bourgeois de Wil. — 2. Johannes, probablement petitfils du n° 1, avoyer de Wil 1459, ancien avoyer 1464. — - 3. Franz, petit-fils du n° 1, du Conseil de Wil 1454 ; il écrivit de courtes notices en forme de chronique sur les événements qui eurent lieu à Wil de 1443 à 1446, lors de la guerre de Zurich. — 4. Johannes (en latin Episcopï), docteur en décrets, étudia à Leipzig en 1451, entra ensuite au couvent de Saint-Gall, fit en 1476 son doctorat à Pavie, fut nommé en 1477, par son abbé, procureur à Rome et, après son retour en 1481, prédicateur à l'église de Saint-Gall ; en outre, il jouissait, comme fondé de pouvoir du pape, de plusieurs bénéfices. A plusieurs reprises, il fut député à Rome, dans les Pays-Bas et ailleurs et fonctionna comme avocat et conseiller juridique des abbés. On conserve dans la bibliothèque du couvent 14 manuscrits écrits de sa main, ou qui furent en sa possession. — Voir Arch. du chapitre Saint- Gall. — UStG IV, V. — Wirz : Regesten IV, V. — Gmiir : St.Gallische Rechtsquellen I, 615 ; II, 220. — Nbl. St. G. 1903, p. 32. — Scherrer : Katalog, p. 242. — v. Arx : Gesch. des Kts. St. Gallen II, 266. — Seiler: Wiler Chronik, p. 178.
II. Bourgeois de Saint-Gall (aussi Bischoff). — ■ Franz-Joseph, 1829-1885, médecin à St. Fiden, dé-
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puté au Grand Conseil. — Voir KSA 15, p. 464. III. Bourgeois de Grub, commune d'Eggersriet, qui de là se sont aussi répandus à Borschach, etc. — Johann-Christian, * 1831, prêtre 1857, chapelain à Schânis, curé à Berschis, à Kaltbrunn et à Wil ; il se retira en 1901 ; chanoine non résident 1886, doyen du chapitre de Gossau 1891. Il a surtout travaillé à la réforme de la musique d'église ; il était luimême compositeur et dirigea la publication du Cantarium de Saint-Gall et du recueil de cantiques du diocèse. — Voir Arch. du chapitre. — Nbl. St. G. 1912, p. 79. [J. M.]
D. Canton d'Unterwald. Famille de l'Obwald, paroissienne de Lungern. — Peter acquit en 1388, du couvent d'Engelberg, un domaine à Obsee. — ■ Melchior tomba à Arbedo en 1422. La dernière de la famille, Verena, parut en 1589 devant le Conseil. — Voir Kuchler : Genealogische Notizen. — Obituaire de Sarnen. — Gerichts- und Ratsprotokolle Obwalden. [Al. T. et R. D.]
E. Canton de Vaud. Famille originaire de Bilzingsleben en Saxe, bourgeoise de Commugny 1808 et de Lausanne 1810. — 1. Henri, 1813-1889, pharmacien, professeur de chimie à l'Académie de Lausanne 1851- 1878, chef du bureau du contrôle des denrées. — 2. Théophile, * 30 mai 1847, peintre-paysagiste, à Lausanne, élève de Menn et de Gleyre, auteur de Ruth et Noémi, la Remontrance, les Séminaristes de Sion rentrant de la promenade, le Liseur, etc. — 3. Justin, * à Lausanne 1845, professeur à Aigle, puis dès 1880 au conservatoire de Lausanne, organiste de la chapelle de Martheray, compositeur de musique. — 4. Henry, fils du n° 2, graveur sur bois, illustrateur des Cahiers vaudois, d'œuvres de Diderot, B. Constant, René Morax, Ramuz, Amiguet, etc. — SKL. [M. R.]
F. Canton de Zurich. Famille originaire des communes de Fischenthal et de Wald, déjà mentionnée en 1562 à Fischenthal. [J. F.]
BISCHOFFBERGER. Famille originaire d'AppenzellR.-I., qui a donné plusieurs conseillers. — 1. Joseph, fit partie du Grand Conseil de la Rhode de Hirschberg.
— 2. Konrad, du Grand Conseil delà Rhode d'Oberegg.
— 3. Bartholom.'EUS, * à Heiden, étudia la théologie à Zurich, pasteur à Hérisau 1643, doyen 1654, f 1698. Il est l'auteur d'une Topographia Helvetiae et d'une Appenzeller Chronik. — 4. Karl-Franz, * 1739, secrétaire d'État 1759, capitaine général 1775, député à la Diète de Baden 1780, vice-landammann, juge d'instruction, inspecteur des écoles de musique, de latin et d'allemand 1782 et landammann 1784. [R. Benz.1
BISCHOFSHGERE. Biskoffeshori était le nom donné à la paroisse épiscopale de Constance. Ses limites en deçà du Bhin et du lac de Constance avaient été fixées par le diplôme de l'empereur Frédéric Barberousse, du 27 novembre 1155. Elle s'étendait du versant Nord de l'Ottenberg et de Mùnsterlingen jusqu'à Triboltingen et embrassait les paroisses actuelles de Gottlieben, Tâgerwilen, Emmishofen, Egelshofen, Kurzrickenbach, Kreuzlingen, Scherzingen-Oberhofen, Alterswilen-Hugelshofen, Illighausen et des parties de Berg et de Birwinken. — Voir : Thurg. UB II, n° 42, p. 139-165. [Sch.]
BISCHOFSTEIN, BISCHOFSWART, BIFF- OLTSTEIN (C. Bâle-Campagne, D. Sissach, Com. Bôckten). Château élevé près de Sissach, entre les territoires de Bôkten, Rickenbach, Wintersingen d'un côté, et l'Ergolz de l'autre, par l'évêque de Bâle, qui lui conféra des droits de basse justice. Dès le XIVe s., il fut un fief aux mains des seigneurs d'Eptingen, dont une branche prit son nom et s'appela von Eptingen-von Bischofstein ou simplement von Bischofstein. Le manoir tomba en ruines lors du tremblement de terre du 18 octobre 1356 ; ce qu'il en restait passa dans le courant du XVe s aux zu Rhein, de Bâle, qui réunirent Bischofstein au village de Bôckten. Le château passa en 1512, après un grand procès de succession, à la cathédrale et en 1560, par vente, au canton de Bâle. — Voir ULB. — Merz : Burgen des Sisgaus I, 168. — Fivivogel : Die Landschaft Basel, 74. — Bruckner : Merkwurdigkeiten der Landschaft Basel, p. 2041. [O. G.]
Juin 1922.
BISCHOFSZELL
BISCHOFSZELL (PONT DE)
BISCHOFSZELL (C. Thurgovie, D. Bischofszell.
V. DGS). Armoiries : coupé de gueules et d'argent, au senestrochère de carnation, vêtu d'argent, tenant une crosse d'évêque posée en pal, la volute d'argent à sept perles du même. Ville issue d'un chapitre de chanoines fondé au IXe s. par l'évèque de Constance. Elle fut placée dès l'origine sous la souveraineté de celui-ci et lui servait de point d'appui dans ses luttes contre l'abbé de Saint-Gall. En 1211, elle subit le siège des troupes de l'abbé Ulrich, de Saint- Gall, et en 1273, elle fut prise et réduite en
Le Pont de Bischofszell vers 1840. D'après une gravure sur cuivre de F. Meyer.
cendres par les comtes de Montfort et les von Ramswag. Les évêques Heinrich II et Johann III rachetèrent Bischofszell qui avait été hypothéqué en 1155, et l'exercice de l'autorité épiscopale fut confié à un grand bailli résidant au château. Vers 1369, l'hôpital fut fondé. L'évèque Heinrich III ordonna en 1375 que tout non bourgeois, qui exerçait un métier dans la ville, payerait le seizième denier de ses revenus comme impôt municipal. Une série de familles nobles acquirent la bourgeoisie de Bischofszell, ainsi les von Andwil, Goldast, Bilgeri, von Adlikon, von Heidelberg, Byfgen. Welter von Blidegg, Blarer von Wartensee. En 1402, la bourgeoisie put éviter une nouvelle mise en gage en prêtant à l'évèque 3000 fl. Lors des guerres d'Appenzell, une partie du faubourg dut être détruite, sous la menace d'un siège par les Appenzellois. En 1419, un vaste incendie consuma presque toute la cité ; en 1437, la reconstruction du faubourg et des murs de ceinture fut entreprise. En 1439, le Conseil de ville acheta les ruines du château de Heidelberg et la juridiction sur Hohentannen comme fief épiscopal. La conquête de la Thurgovie par les Confédérés ne lésa en rien les droits souverains de l'évèque sur la ville. Dans ses différends avec l'évèque, la cité trouva un appui dans le bailli et les cantons suisses, surtout après l'introduction de la Réforme. En 1529, Bischofszell embrassa la Réforme et appela le prédicateur de Constance, Johann Zwick, pour l'organisation de l'église. En 1533, la foi catholique fut restaurée, et dès lors, l'église collégiale et paroissiale
sert au culte des deux confessions. Le traité de Diessenhofen, de 1728, mit fin aux luttes confessionnelles en réglant le droit matrimonial et la répartition des fonctions. Le Conseil et le Tribunal de la ville furent composés des adhérents des deux religions, de même plusieurs charges publiques. Le Conseil se composait de dix conseillers et de deux anciens conseillers ; il était convoqué et présidé par le grand bailli, et, en son absence, par son lieutenant. Les cinq conseillers catholiques étaient nommés par le grand bailli, et par les deux anciens conseillers catholiques, l'un sortant, l'autre entrant en charge ; ce dernier était élu chaque année, le 27 décembre, en présence du bailli, par les bourgeois catholiques. Les cinq conseillers protestants étaient
élus selon le même mode.
Les élections étaient soumises à la ratification de l'évèque de Constance, lequel nommait aussi parmi les bourgeois de la ville les douze membres du tribunal de ville. Le tribunal criminel était composé du bailli et des deux anciens conseillers. L'ammann était choisi par le grand bailli, les conseillers et les juges catholiques parmi les bourgeois catholiques. Le viceammann était élu par l'évèque, surtout parmi les bourgeois catholiques. Le 16 mai 1743, la ville haute fut entièrement détruite par un incendie, mais, grâce à de grands secours en argent, elle fut reconstruite rapidement et sur un plan régulier. En 1749 le bel hôtel de ville, en style baroque, fut achevé. Le XVIII* s. vit l'âge d'or du commerce des toiles à Bischofszell. L'industrie de la broderie n'y fut jamais importante ; par contre, une fabrique de papier, un tissage de tricots et une fabrique de conserves s'y sont établis récemment. ■ — Population : 1837, 950 hab. ; 1880, 2126 ; 1910, 3192; 1920, 3049. Registres de paroisse : catholiques dès 1610; protestants: de naissances dès 1620, de mariages et de décès dès 1628.
Le Chapitre des chanoines, fondé par l'évèque Constance, probablement Salomon III (831-871), et le chapitre de la cathédrale, étaient dédiés à saint Théodore et à saint Pelage. A l'époque de l'humanisme, la vie intellectuelle du chapitre paraît avoir été intense. Le chapelain Fridolin Sicher commença à rédiger sa chronique ; le maître d'école Johannes Nâgeli, forma une série de savants, tels que Theodor Buchmann, dit Bibliander, Ludwig Hàtzer, Ulrich Hugwald Mutz. En 1529, tous les membres du chapitre passèrent à la Réforme, mais en 1533 le chapitre fut reconstitué. Il opposa une vive résistance aux réformes du Concile de Trente, puis eut une existence paisible jusqu'à sa suppression le 27 juin 1848. — Voir Pupikofer : Thurgauisches Nbl. fur 1825. — Le même : Bischofszell vor und wdhrend der Révolution von 1798. — A. Scheiwiler : Gesch. des Chorslifts St. Pelagius zu B., dans SVB 1916. — Kuhn : Thurgovia Sacra II, 29. — A. Bûchi : Zur tridentinischen Reform der thurg. Klôster, dans ZSK I. — ■ Th. Bridler : Aus schlimmen Tagen unserer Vorvàter. — Le même : Einzug und Huldigung des Fùrstbischofs von Konstanz in B. 1759. [Albert Scheiwiler.]
BISCHOFSZELL (PONT DE). Le pont de la Thur à Bischofszell, construit de 1479 à 1487, a donné lieu à une légende suivant laquelle la dame de Hohenzorn aurait perdu ses deux fils, revenant de la chasse,