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BISE, BIZE

BISSONE

dans les flots de la Thur grossis par un orage. Pour épargner à d'autres mères un tel malheur, elle fit construire le pont à ses frais. Cette légende a été relatée en deux versions différentes par Hochreutiner et Stumpf, et reprise par G. Schwab, Thomas Bornhauser, Aug. Keller et J. Reithard. — Voir Schaltegger : Die beiden âltesten Thurbriickenbriefe, dans Schriften des Vereins fur Gesch. des Bodensees XLIV, 80. [Sch.]

BISE, BIZE. Familles de Fribourg et de Vaud.

A. Canton de Fribourg. — I. Famille noble éteinte, mentionnée à Attalens aux XVIe et XVIIe s. — II. Famille de Murist représentée encore dans le canton de Vaud et en Savoie. — 1. Jaques, notaire vers 1450- 1480. — 2. Pierre (ou Jaques), curé de Combremont vers 1524, chanoine de Romont 1524-1539, receveur pour l'évêque de Belley. — 3. Claude-Joseph, 1813- 1900, missionnaire en France où il fut secrétaire de Mgr. Dupanloup,évêque d'Orléans, puis curé de Montet, et enfin chapelain de Chapelle-sur-Oron où il mourut. Mécanicien et inventeur distingué. — 4. Placide, 1827- 1891, maître à l'école secondaire cantonale des filles 1849-1854, inspecteur scolaire du 2me arrondissement (Broyé et Glane) 1854-1855. Il fit un séjour d'un an en Allemagne, puis fut précepteur dans la famille Techtermann, et de 1862 à sa mort, directeur de l'école secondaire du Locle. Botaniste distingué. — 5. Modeste. 1829-1907, géomètre, étudia à l'École polytechnique de Zurich. Il leva le cadastre d'un grand nombre de communes fribourgeoises et devint en 1876 commissaire général, puis, de 1878 à 1881, conseiller d'État, directeur des Travaux publics. Il reprit ensuite ses fonctions de commissaire général qu'il conserva jusqu'à sa mort. — 6. Élie-Justin, * 15 avril 1858, professeur à l'École normale d'Hauterive 1876-1879, prêtre 1885, vicaire à Bottens 1885, curé de Vuisternens-en-Ogoz 1886, puis doyen du décanat de Saint- Protais. A publié entre autres : Notice sur Vuisternensen-Ogoz ; Notice sur la paroisse de Murist et la seigneurie de la Molière. - — 7. Emile, * 22 octobre 1859, avocat, chancelier d'État, président du tribunal de la Sarine, professeur de droit à l'Université et membre de la Commission des études. Président du Grand Conseil 1903 ; recteur de l'Université. Après avoir rédigé quelque temps la Liberté, il devint receveur d'État de la Sarine tout en gardant sa chaire de droit. [E. Bise.]

B. Canton de Vaud. — I. Famille de Moudon, connue dès 1324, qui acquit en 1460 une partie de la seigneurie de Treytorrens et en porta dès lors le nom. Cette famille, qui a donné des magistrats à la ville de Moudon, s'est éteinte au XVIIIe s. Armoiries : de sable à trois poissons d'argent posés en fasce, à une bande du même, brochant. — II. Famille deVillarzel, citée dès 1414, qui a donné — Charles, * le 13 oc-

tobre 1835 à Vevey, pasteur à Guebwiler (Alsace), Paris, Vienne, Bruxelles, professeur à l'école supérieure des jeunes filles à Lausanne. Rédacteur en chef des Archives chrétiennes et du Journal du protestantisme français. Auteur de plusieurs ouvrages sur Swedenborg et de conférences apologétiques et antialcooliques. Sa femme — Fanny, fille d'Henri Lee, professeur à Londres, 1849-1911, sculpteur et femme de lettres, connue à Londres et dans le canton de Vaud. [A. B.]

BISELX, François, 1849-1921 à Orsières. Guide et hôtelier à Champex, il fit de nombreuses premières ascensions dans le massif suisse du Mont-Blanc. En 1882, entre autres, il fit la première ascension de la Tête Biselx dans les Aiguilles Dorées. [L. Cl

BIS IKON (C. Zurich, D. Pfâffikon. V. DGS). Corn, civile de la Com. politique de IUnau. En 1254, Bisech; 1331, Pisachton. Les Habsbourg-Autriche y avaient un domaine. Bisikon appartenait au comté de Kibourg. En 1361, le bailliage échut à Conrad Môrgenli, de Winterthour, comme fief autrichien. L'école primaire est commune avec Moosbourg et Bietenholz. Popul.: 1634, 70 hab. ; 1910, 198.— Voir UZ.~ Habsb. Urbar.[E. Hsr.J

BIS LIN, FLAVIAN, de Pfàfers, avocat et homme

politique, * 10 octobre 1830 à Pfàfers, f 27 janvier 1890 à Rorschach. Élu au Grand Conseil en 1868, au Conseil d'État en 1870, il démissionna déjà en 1873, mais resta au Grand Conseil jusqu'en 1882. Catholique libéral, il entra en lutte avec les Ultramontains, et se rapprocha plus tard du parti radical. [Bt.]

BISQUARRA, Voir Collet, Thurinus.

BISSEGGER, Walter, * 15 octobre 1853 à Bernrain (Thurgovie), étudia à Bâle et Leipzig, professeur au gymnase de Bâle, rédacteur des NZZ 1883, rédacteur en chef de 1885 à sa mort, 30 avril 1915. Membre du Conseil général de la ville de Zurich 1892-1911 (président 1899), député au Grand Conseil dès 1893 (président 1903), conseiller national dès 1905. Chef des radicaux zuricois, il présida le parti radical suisse de 1907 à 1910. — Voir ZWChr. 1915 n° 19. — NZZ 1915. [R. T.] BISSLING. Famille patricienne éteinte de la ville de Lucerne. En 1410, Hensli Bissling, de Root, et en 1427 un homonyme, d'Inwil, furent reçus bourgeois de Lucerne. — Johann, était du Grand Conseil en 1426 et en 1430 du Petit Conseil. La famille s'éteignit dans la seconde moitié du XVIIIe s. Armoiries :

d'azur à une main d'aigle d'argent, accompagnée de deux croix d'argent, sur trois monts de sinople. — 1. Heinrich, du Grand Conseil 1475, hospitalier 1505, du Petit Conseil 1509. — 2. Kaspar, f 1553, du Grand Conseil 1518, du Tribunal de la ville 1522, du Petit Conseil 1523, bailli de Weggis 1527. — 3. Kaspar, f 1597, du Grand Conseil 1580, bailli de Kriens 1583, de Bùren 1589. — 4. Jakor, 1619-1681, étudia à Lucerne, Milan en 1637, prêtre 1643, curé à Hasle (Entlebuch) 1644, à Lucerne 1650, commissaire épiscopal 1651, aumônier à la bataille de Villmergen 1656, résigna ses fonctions ecclésiastiques en 1660 et entra au couvent d'Einsiedeln sous le nom de P. Anselme O. S. B. en 1662, docteur en théologie, protonotaire apostolique, prévôt de Bellinzone. Auteur d'un récit de la bataille de Villmergen et de divers écrits ascétiques. — 5. Johann-Rudolf, 1651-1720, vicaire à Marbach 1686, curé àGrosswangen 1690, est l'auteur de plusieurs fondations importantes en faveur des pauvres. — 6. Johann-Christoph, chapelain à Gormund 1683, curé à Root 1705, où il dirigea la construction de l'église. — Voir LLH. — Gfr. — von Vivis : Wappen der ausgestorb. Geschlechter Luzerns, dans AHS 1905. — Besatzungsbuch. [v. V.]

BISSONE (C. Tessin, D. Lugano. V.DGS). Com. et paroisse. Anciennes formes : Blexuno, Blixuno (av. 962), Blascono 962, Bissione, Bissono, Bissunio, Bisono (XVe s.). La première mention de Bissone est de 852 ; au Xe s., le monastère du Saint-Sauveur de Pavie y avait des biens, de même que celui de Saint-Ambroise de Milan. Dans la seconde moitié du XVe s., il fut un centre de résistance pour les gibelins. Au moyen âge, Bissone dut posséder un château qui s'élevait près de l'église ; il est cité encore en 1439. Pendant la première guerre de Villmergen, la communauté se déclara, avec Capolago et Melano, pour la guerre contre les protestants, contrairement à la décision de neutralité du reste du bailliage, c'est pourquoi elle fut exemptée de l'amende infligée au reste du bailliage (1656). Les Suisses donnèrent à Bissone, Melide et Morcote le monopole du ravitaillement de Lugano en poissons. En février 1798, les patriotes et les cisalpins établirent leur quartier général à Bissone, qu'ils fortifièrent et d'où ils firent des incursions dans les environs. Le 23 février, Bissone entrait dans la république del a pieve de Riva San Vitale, le 3 mars, les Luganais l'attaquèrent, en chassèrent les défenseurs et prirent cinq canons, deux drapeaux et une trentaine de prisonniers. En 1803, Bissone fut rattaché au cercle du Ceresio après avoir fait provisoirement partie de celui de Morcote. Au spirituel, 'Bissone appartenait à la paroisse de Riva San Vitale. Une première tentative de séparation eut lieu en 1347, une deuxième aboutit en 1474. L'église de San Carpoforo est riche en slucs et possède des fresques de Carpoforo Tencalla 1623 ; celle de Saint-Roch remonte à 1630. L'école fut

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