‹ Dictionnaire historique & biographique de la SuisseChapitre 98 sur 425 · II. Famille de Reckingen. — 1. Franz-Mathias · texte numérisé non relu

II. Famille de Reckingen. — 1. Franz-Mathias

* 24 février 1782 à Reckingen, étudia à Brigue et à Sion, prêtre le 17 juillet 1808, curé à Mund 1810-1814, Reckingen 1817-1821, Môrel 1821-1826, Munster 1826- 1840. Élu le 25 avril 1837 chanoine titulaire de Sion, il résida à Sion depuis le 11 novembre 1840 et fut élevé à la dignité de procureur général ; c'était un fervent chercheur de l'histoire locale; f 13 juin 1846. — Voir BWG. — Arch.Valère. — 2. Franz, * 23 avril 1820 à Reckingen, étudia à Brigue, Fribourg, Sion et Rome, prêtre 1848, recteur à Ulrichen 1848-1849, professeur à Brigue 1849-1852, curé de Reckingen 1852-1857, de 1857 à 1897 professeur et 1864-1885 directeur du séminaire de Sion. Chanoine 1859, grand sacristain 1872, grand doyen 1886 et 1889 vicaire général de Sion. Par suite de l'âge et des infirmités de l'évêque Adrien Jardinier, le Saint- Siège confia, le 29 novembre 1893, à Franz Blatter l'administration de l'évêché de Sion, qu'il conserva jusqu'à l'élection de Mgr Abbet en 1895 ; il devint ensuite protonotaire apostolique le 9 juillet 1895.

BLATTMANN

BLAUENSTEIN

Pendant dix-sept ans, il dirigea l'orphelinat des garçons à Sion ; celui des filles, qui remonte à l'année 1857, fut aussi placé sous sa direction depuis 1863 ; il fit don à ce dernier établissement d'une somme de 105 000 francs, f 13 février 1897. — Voir BWG 101. - JVW. der Hiilfsgesellschaft Zurich. [D. I.J

C. Canton de Zurich. Ancienne famille d'Elgg et des communes voisines, mentionnée déjà en 1452 dans le hameau de Wenzikon. fj. Frick.]

BLATTMANN. Nom de famille répandu dans plusieurs cantons de la Suisse allemande, dérivant du point de vue étymologique du nom de lieu Blatten.

A. Canton de Lucerne. Famille lucernoise, du XIVe au XVIIe s. — Kaspab, membre du Grand Conseil 1510, juge 1513, tué à Marignan. — Gabriel, 34e abbé d'Engelberg 1584-1592. [P.-X. W.l

B. Canton de Schwyz. Famille éteinte de la région de Kùsnach (Schwyz). — Jenni est en 1400 arbitre dans un différend entre les habitants d'Udligenschwil. — W^elti, membre du Conseil en 1444, juge, et témoin dans l'échange de propriétés entre les couvents de Lucerne et d'Engelberg. — Voir Probsteirodel Luzern. — Archives Kiisnach. — Archives Hofburger de Lucerne. [Al. T.]

C. Canton de Zoug. Famille d'Oberaegeri à laquelle appartient Johann, tombé en 1422 à Arbedo. — 1. Johann-Christian, 1694-1772, ammann de Zoug 1737 et 1745-1746, partisan des Durs dans la lutte des Durs et des Doux 1728-1736. — 2. Franz-Josef, 1728-1792, lieutenant, puis membre du Conseil, bailli en Thurgovie 1776-1778, ammann de Zoug 1781-1782 et 1790-1791, bailli dans le Rheintal 1784-1786. Le cadet de ses onze fils, du même nom, commandant dans la Grande Armée, tomba à la Bérésina le 28 novembre 1812 — 3. Joseph Anton, * 1761, curé à Oberâgeri 1785-1798, dut résigner ses fonctions parce que partisan de la nouvelle constitution helvétique. Il devint en 1803 curé de Bernhardzell (Saint-Gall) où il mourut le 1er mars 1835. Membre du Conseil de l'Instruction publique 1800, du Conseil du canton de Saint-Gall 1803-1814, commissaire de l'évêque de Constance pour ce même canton 1806, doyen du chapitre de Gossau 1818, chanoine de Constance 1826. — Voir Ehrenzeller : Jahrbucher 1835-1841, p. 524. — Verhandl. der Schweiz. naturforsch. Ges. 1836. — 4. Johann-Baptist, * 1764, secrétaire du couvent de Mûri 1783, fut représentant et sous-préfet du canton des Waldstâtten sous la République helvétique. Il obtint une réduction de la contribution de guerre imposée à la ville de Zoug et tenta, avec le général Andermatt, de faire incorporer le Freiamt au canton de Zoug — 5. Johann, en religion P. Lukas, f 3 septembre 1904, moine à Einsiedeln, professeur, souspréfet de l'école du couvent 1890-1901. — Voir A. Letter : Beitrdge zur Ortsgesch. des .^geritales I. — W.-J Meyer : Zuger Biographien. [W.-J. Meyer et Bt.]

D. Canton de Zurich. Ancienne famille de la commune de Wàdenswil, mentionnée déjà en 1384 ; probablement originaire de la contrée d'yEgeri. [J. Frick. J

BLATTNER. Famille d'Aarau et de Kùttigen (C. Argovie). — Otto, Dr jur., du Grand Conseil de 1864 à 1886, auditeur de la lre division lors de l'occupation des frontières en 1870, puis grand juge de la 6e division. t février 1901. [F. W.]

BLATZHEIM, Arnold de. Chanoine du chapitre de Bâle, rétablit le couvent de religieuses du quartier de Steinen, qui avait été détruit par un incendie en 1253. t en 1284. — LL. [C. Ro.]-

BLAU. Famille de Huttwil qui donna à cette petite ville toute une série d'avoyers et de présidents de commune. L'un de ses membres, l'avoyer Friedrich, obtint de LL. EE. de Berne, pour sa conduite lors de la guerre des paysans en 1653, le droit de domicile à perpétuité dans la ville de Berne pour lui et ses descendants. Les Blau sont bourgeois de Berne depuis 1790. Armoiries : d'azur à une fleur de lys d'or sur trois monts de sinople accompagnée en chef de deux étoiles de gueules. Ont été avoyers de Huttwil : — 1. Jakob, de 1640 à 1650. - 2. Friedrich, en 1650. — 3. Andréas, en 1687. — 4. Jakob-Andreas, de 1710 à 1737. — 5. Jakob-Andbeas, de 1767 à 1798. — De la même famille

bourgeoise de Berne, il faut citer : — 6. Adolf, * 1860, pasteur à Arch. — 7. Johann-Gottfbied, * 1869, inspecteur des contributions fédérales. — Voir Nyffeler : Heimatkunde von Huttwil. [K.-R.]

BLAU EN (C. Berne, D. Laufon. V. DGS). Colonies préhistoriques dans les environs. Vge et paroisse mentionné pour la première fois en 1379, Blawen. Aux XIIIe et XIVe s. Blau en faisait partie de la seigneurie de Zwingen qui appartenait à une branche des Ramstein. A l'extinction de la famille, il fit retour à l'évêque de Bâle. En 1464, Bernard de Rotberg acquit Blauen, qui conclut un traité de combourgeoisie avec Soleure (1490). L'évêque Gaspard ze Rhein réclama l'intervention des Bernois et Blauen dut rompre la combourgeoisie. En 1525, nouveau traité de combourgeoisie avec Bâle. Comme le reste de la vallée de Laufon, Blauen adopta le protestantisme, mais Christophe Blarer le ramena au catholicisme (1589). De tout temps la collation de l'église, placée sous le vocable de Saint-Martin, a appartenu aux évêques de Bâle. Registres de paroisse dès 1795. — Voir Trouillat. — Daucourt : Dictionnaire I. — K. Gauss : Die Ge genre formation im baslerisch-bischôflichen Laufen II, dans BJ 1919. [G. A.]

BLAUENSTEIN (C. Soleure, D. Thierstein). Château en ruines près de Kleinlùtzel. Depuis le milieu du XIIIe s., le château, avec dépendances, était un fief de l'évêque de Bâle et la propriété des gentilshommes de Biedertan qui prirent plus tard le nom de Blauenstein. En 1410, Rudolf de Neuenstein et Thuring de Ramstein s'emparèrent du château ; toutefois, il fut pris le 31 déc. 1412 par les Bâlois, lors d'une querelle

Château de Blauenstein en 1840. D'après une lithographie de J. Wagner.

BLAUNER

BLEIER

avec Rudolf, et réduit en cendres. — ■ Voir Wackernagel : Gesch. der Stadt Basel I, p. 390. [F. E.]

BLAUNER. Famille éteinte de la ville de Berne, descendant d'une famille d'Aarau.

Armoiries : d'or à une bande d'azur chargée de trois grenades d'or ouvertes de gueules, tigées de sinople. — 1.

Adrian, d'Aarau, professeur d'hébreu au collège des Gordeliers à Berne en 1546, diacre à Bùren 1546, pasteur à Koppigen et à Zweisimmen 1547, à Spiez 1553, professeur de théologie à Lausanne 1559, pasteur à Aarau 1572, f 1581. — 2. Gabriel. 1574 professeur de philosophie à Berne, f 1577. — 3. Johann-Jacob, pasteur à Stettlen 1662, diacre 1671 et pasteur à la collégiale de Berne 1683 ; il publia en 1685 : Ueberschwànglicher Reichtum der Gnade Gottes ; f 1691. — 4. Johann-Rudolf, pasteur à Jegenstorf 1702, en 1706 diacre et en 1714 pasteur à la collégiale, doyen 1726, t 1732. — 5. Nikolaus, * le 13 décembre 1711, étudia la théologie et les mathématiques à Lausanne sous Decrousaz et à Bâle sous Bernoulli, fut nommé le 29 mai 1749 professeur de mathématiques au collège de Berne, mais n'entra en fonctions qu'en 1752 après avoir encore fait des études à Paris et à Gôttingue. Recteur de 1759 à 1762. En 1764, il fut chargé de déterminer le méridien de la ville de Berne. Il se retira en 1784, f le 22 février 1791. — Voir SBB III. — La famille domiciliée à Berne s'éteignit en 1891. Une famille Blauner existe encore à Thierachern. TE. B.]

BLAURER. Voir Blarer.

BLAUROCK, Jôrg (Georg Cajacob de Bonaduz), anabaptiste dont le nom provient de l'habit bleu qu'il portait à Zurich à ses débuts. Après avoir été d'abord moine au couvent de Saint-Luzi à Coire, il vint en 1525 à Zurich en qualité d'anabaptiste et se joignit à Félix Manz et Conrad Grebel. Une première fois il fut banni, une seconde fois on le chassa de la ville à coups de fouet, après une dispute sans résultat avec Zwingli et Léo Jud. Il parla ensuite en public à Bâle, à Saint-Gall, à Berne, à Bienne et à Appenzell, puis dans le Tyrol. En septembre 1529, il fut condamné au bûcher à Innsbruck. — Voir F. Jecklin, dans JHGG, 1891. — NZZ 1899, 258. — Egli : Reform. Geseh., p. 325. [L. J.]

BLAVIGNAC. Famille de Nîmes, établie à Genève dès 1704, bourgeoise en 1792. — Jean-Daniel, 1817-

1876, architecte et archéologue. D'un naturel inquiet, dépourvu d'esprit de suite, il eut une existence matérielle précaire et mourut misérable. Protestant, francmaçon, puis catholique, toujours avec ferveur au début de ses variations, il ne fut satisfait d'aucune de ces disciplines. Il a laissé une œuvre importante.

Parmi ses travaux pratiques d'architecture, sa principale entreprise fut une restauration du temple de Saint-Pierre.

Collaborateur aux Bulletins et mémoires de la Société d'Histoire deGenève. Auteur de : Armoriai genevois 1859 ; Éludes sur Genève 1872 ; Histoire de l'architecture sacrée, du IVe au Xe s., dans les anciens évêchés de Genève, Lausanne et Sion 1853 ; L'Empro

■ois ; Histoire des Enseignes d'hôtellerie 1873, 1878. Ap rès son décès, l'abbé Fleury publia de lui : ha cloche

1877. — Voir SKL. — Archives de Genève (où se trouve son auto-biographie). — Publications de l'Institut genevois. — MDG. [C. R.]

Jean-Daniel Blavignac.

D'après une silhouette àlaBibl.

publique de Genève.

BLAYER. Branche de la famille noble de Bariscourt, originaire de Bassecourt, qui s'établit dans les comtés de Neuchâtel et Valangin. En 1351, Imer et Jean, écuyers, reçurent du comte Louis de Neuchâtel le fief de Bariscourt ; un autre fief, appelé Blayer, fut institué un siècle plus tard. Ils furent rachetés par le souverain en 1833. — 1. Imer, châtelain et maire du Landeron 1360-1381. - - 2. Henri, châtelain de Thielle 1402- 1421 ; un autre Henri, peut-être le même, était châtelain du Landeron de 1403 à 1407. — 3. Jean-Henri, châtelain du Landeron 1407-1413. — 4. Guillaume, fils du il» 2, châtelain de Thielle 1423-1427. — 5. Vincent, chanoine de Neuchâtel en 1455, f 1458. — 6. Jean, châtelain de Thielle 1463-1503. — 7. Etienne, fils du n° 6, receveur de Thielle 1490-1501. — 8. Guillaume, maire de Valangin 1485-1488. — 9. Jacques, fils du n° 6, chanoine de Neuchâtel en 1481, f 1496. — Une chapelle, fondation des Blayer, se trouvait entre Cerlier et Anet, près du moulin inférieur de Mullen. La famille s'éteignit dans la seconde moitié du XVIe s. à Berthoud et Berne. — V. art. Bariscourt, de. — LL. — Biogr. neuch. I. — Arch. d'État Neuchâtel. [L. T.]

BLECH (BL/ECH). Ancienne famille de pasteurs de. Sent (Grisons). — 1. Johann-Konrad-Salomon,

* 1681, pasteur à Sent 1707. — 2. Johann-Salomon,

* 1780, pasteur à Feldis, Nufenen, Trins et Maladers ; vice-doyen du Synode rhétique ; auteur d'un recueil de prières en romanche (Uraziuns), traducteur de la plaquette du jubilé de la Réformation de 1819, de Konrad von Orelli. [J.-R. T.]

BLÉCHERET. Famille bourgeoise de Lausanne dès le XVe s. — Jaques, procureur des bacheliers et étudiants de l'université de Montpellier 1534, médecin à Lausanne 1543-1553, diacre à Orbe 1559, médecin des pestiférés à Lausanne 1561. Sa famille possédait au Nord-Ouest de Lausanne un terrain qui a pris son nom et qui est maintenant la station d'aviation de la Blécherette. Une branche de la famille s'établit à Genève (voir Blescheret.) [M. R.]

BLEGNO. Voir Blenio.

BLE I EN BACH (C.Berne, D. Aarwangen. X.DGS). Com., Vge et paroisse. En 1194, Blaichinbach ; 1267, Bleichenbach — ruisseau blanc, luisant (Fôrstemann II, 1, 479). Armoiries: parti de sable à un poisson d'argent accompagné en pointe de trois feuilles de sinople, et d'argent à une fasce de sable. La basse justice et la collation appartenaient aux barons von Grùnenberg ; la première était peut-être un fief des Kibourg. En 1331 le chevalier Johann von Aarwangen détenait à Bleichenbach un fief des Kibourg qui fut acheté par Arnold von Griinenberg. En 1432, Berne acheta de Wilhelm von Grùnenberg, en même temps que la seigneurie d 'Aarwangen, la moitié des droits de collation et de basse justice de Bleienbach, et en 1480, l'autre moitié de Rud. von Luternau. Sous les Bernois, Bleienbach était compris dans le bailliage d'Aarwangen à l'exception du hameau d'Ober-Bùzberg qui appartenait à la commune de Bollodingen, bailliage de Wangen. En 1706, une nouvelle cure fut construite et en 1738 une nouvelle église. Le 3 avril 1826 un incendie détruisit 41 bâtiments. Population : 1827, 660 hab. ; 1838, 942 ; 1920, 739. Registres de naissances dès 1594, de mariages dès 1531, de décès dès 1532. De Bleienbach sont sortis Johannes Bùtzberger, 1810-1886, conseiller national, et son fils Friedrich, 1848-1918, juge cantonal. — Voir Jahn : Chronik der Stadt Bem, p. 208. — Le même: Kant. Ban, p. 451. — von Mùlinen : Heimatkunde V. — ■ Aug. Plùss : Die Freiherren von Griinenberg in Kleinburgund. — P. Kasser : Aarwangen, dans AHVB 19, 1909. [V. Kasser.]

BLEIER (BLEÛWER, BLUWER). Ancienne famille bourgeoise éteinte de la ville de Soleure. /Irmomes : de gueules à un soc de charrue de sable, posé en pal, accompagné en chef de deux étoiles d'or. — 1. Bene- DIKT, t 1598, membre du Grand Conseil 1570, Jungrat 1583. — 2. Moritz, 1624-1688, curé à Gretzenbach

BLENIO

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