‹ Dictionnaire historique d'architectureChapitre 115 sur 258 · CL A · texte numérisé non relu

CL A

la durée de ce genre de construction , qu'il parvienne a se faire admirer de» siècle* éloignes.

Mai» l'art de bâtir ne sauroit être comptable dans chaque pars que des moyens que la nature lui présente . et c'est beaucoup faire à lui que d'éluder, ne fût-ce que pour quelque temps, ses refus, et de vaincre sa résistance.

Il semble que les architectes modernes aient regarde l'art des claveaux dans la construction des plates-bandes et des architraves comme une de ces victoires que l'art remporte quelquefois sur la nature. Peut-être , a cet égard , se sont-ils abusés trop et trop tôt ; peut-être aussi ont-ils mis trop d'ostentation daus l'emploi de ces moyens , qui ne seront jamais qu'un foible équivalent des ressources que la nature a refusées à certains pays.

On l'a déjà dit au mot architrave (voy. cet article), quelque heureuses et sûres que puissent paroître les ressources de l'art des claveaux , l'œil ne voit pas sans inquiétude ces plates-bandes formées d'une multitude de parties dont il prévoit la ruine et la décomposition. Il semble que l'intérêt de l'architecture seroit de cacher ces moyens, au lieu d'en faire parade comme on le fait quelquefois si indiscrètement en marquant avec tant de soin l'appareil des claveaux. Rien ne dément plus l'idée de solidité nécessaire à un que cet assemblage de claveaux dont les i, s'altérant bientôt par les injures du temps, nt de plus en plus l'apparence d'intégrité et de continuité que demande la maltresse poutre de l'édifice. ( Voyez Ahcmitsavf.)

Il y a des claveaux simples et d'autres à crossettes ; les claveaux simples sont ceux dont les joints sont formés par une seule surface droite. Les claveaux à crossettes ont leurs joints fermés par des surfaces brisées qui forment un redent qu'on nomme crassette, lequel sert à donner plus d'appui aux claveaux, et à se raccorder avec les assises horizontales des piédroits.

Quelquefois les claveaux sont ornés de refends, pour servir à décorer les édifices auxquels on veut donner un caractère de solidité et même de rusticité , relatif à l'usage auquel ils sont destinés.

Le claveau du milieu des plates-bandes est appelé clef. {Voyez ce mot.)

CLAVETTE , s. f. Est un morceau de fer plat , plus large d'un bout que de l'autre , que l'on fait entrer dans une espèce de mortaise pratiquée a l'extrémité des boulons ou chevilles de fer, pour les maintenir à leur place. Pour fixer ces clavettes, on les fend par le bout , et lorsqu'elles sont entrées dans les mortaises des boulons , on écarte les deux parties séparées par la fente, afin qu'elles ne puissent plus sortir.

On fait quelquefois les clavettes avec une bandelette de fer mince , repliée sur elle - même , afin de n'avoir pas besoin de les fendre par le bout ; quelquefois ces clavettes forment ressort, c'est-à-dire

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