‹ Dictionnaire historique d'architectureChapitre 117 sur 258 · COI · texte numérisé non relu

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que l'épée des cohortes envoyées par les tyran» ne menaroit que les palais et jamais les ccenacula, x, 1 7.

Bar u> venil in cocnicuU miles.

Les derniers étages des cirques , ceux qni s'élevoirnt au-dessus des gradins , étoirnt aussi appelés ccenacula. Ils étoient divisés en boutiques et en loges pratiquées au-tli-ssus pour voir les jeux.

COENATIO. C'étoit chez les Romains la salle à manger. Elle étoit placée autrefois dans le bas de la maison, et souvent aussi dans l'étage supérieur.

Telle étoit la salle a manger dont parle Pline le jeune , dans la description d'une de ses maisons de campagne. Ici s'élève une tour, au pied de laquelle sont deux petites salles et deux autres dans la tour m(mr, et au-dessus de ces deux-là est une grande salle à manger, d'où la vue s'étend fort loin sur la mer, sur les cotes et sur de belles maisons de campagne voisines, etc. (Hic turris erigilur sub qHa diatai duce, tôt idem in ipsa, praterea ccenatio qua latissimum mare longissimum littus, amanissimas villas prospicit.)

Pline distingue ici la salle à manger, qu'il appelle ccenatio, de deux tliata, qui étoient sous la tour, et de deux autres qui étoient dans la tour même, sous la grande salle à manger. Celle-ci étoit destinée aux grand» repas, occupoit tout le haut de la tour, et avoit la vue de la mer et de la campagne. Les quatre diœtœ , dont deux étoient au-dedans et deux audebors de la tour, étoient de petites salles à manger, scion Sidonius , qui s'accorde fort bien avec Pline. Ex hoc triclinio, dit-il, y?* in diaetam, sive canatiunculam transitas.

Les Romains avoient des ccenationes, on des salles à manger, pour les différentes saisons, et ils les ornoient de décorations changeantes, afin de varier les sites avec les services. Sénèque parle de ce luxe, epist. xc : Qui versalilia carnationum laquearia ita coagmentat , ut subindc alia faciès atque alla succédât, et loties tecta quoties fercula mutentur.

COENATIl NCI LA , diminutif de ccenatio. C'étoit uue petite salle a manger, comme on peut le voir par le passage de Pliue le jeune, rapporté dans l'article qui précède celui-ci. {Koycz Coexatio.)

COFFRE D'AUTEL, s. m. C'est, dans on retable de menuiserie , la table d'un autel avec l'armoire qui est dessus.

COFFRE DE REMPLACE. (^. M*çoSîeE..E.)

COIN, s. m. Ce mot, dan» le langage familier, est synonyme d'angle.

Coin. Espèce de dé conpé diagonalcmcnt , sui- | vant le rampant d'nn escalier qui sert à porter en bas des colonnes de niveau, et à racheter par en haut la ! pente de l'entablement qui soutient un berceau ram- II pant, comme à l'escalier pontifical du Vatican.

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Ce» coins font aussi le même effet aux balustres qui ne lont point inclinés tuivaot une rampe. On peut encore appeler coins , par la même raison , 1rs deux | ni tu mis d'un tympan renfoncées qui portent les corniches rampantes d'un fronton, comme on en voit au fronton ceintré du portail de l'église Saint-Gervais à Paris.

Cou». En construction, c'est ordinairement une pièce de bois ou de fer d'une certaine largeur, formant un angle aigu sur son épaisseur. On fait usage du coin pour fendre le bois on la pierre, pour serrer, forcer, soulever ou presser les corps entre lesquels on l'introduit a l'effet de les unir ou de les diviser.

Ou distingue trois parties dans le coin , qui sont les cotés inclinés, le tranchant, c'est-à-dire l'angle aigu qu'ils forment, et la tête qui est la partie opposée

Il est démontre en mécanique que, lorsqu'un coin est poussé ou frappé perpendiculairement à la surface qui forme sa tête , la force avec laquelle il agit est a l'effort de la puissance qui le pousse ou qui le frappe, comme la base de l'angle aigu qui forme la tête d'un coin est aux deux cotés inclinés , ou comme la longueur de la demi-base est à celle des deux côtés.

COLLET DE MARCHE , s. m. C'est la partie tient au noyau d'un escalier.

COLIFICHET, s. m. On donne ce nom dans a toute espèce d'ornemens f utils en

Ce nom convient autant a la forme même et à la composition desornemeos qu'à leur emploi.

C'est bien surtout dans le gothique que le goût des colifichet s se fait remarquer. Presque tous les ornemens dont cette architecture est brodée avant perdu, par l'ignorance des artistes et la routine de l'art, jusqu'au souvenir de leur origine et des motifs qui leur a voient donné l'être, ne s'employ oient sur tons

rapport avec l'utilité et la convenance, se trouvent hors de l'empire de toutes les lois, même de celles du goût.

Qu'on se rappelle tous ces culs-dc-lampes, tous ces fleurons découpé* avec plus d'artitice que d'art, toutes ces clefs pendantes , toutes ces rosaces évidées , ces arcs perforés, ces filigranes, ces dentelles dont les plafonds sont chargés, dont les piliers sont couverts, et l'on aura la meilleure définition pratique du mot

i mot devient quelquefois un adjectif dans le langage familier des arts, et l'on dit aussi un édifice, un goût colifichet.

On n'a malheureusement que trop d'occasions

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Ce goût se fait reconnoitre par une trop grande prétention à l'élégance , à la légèreté , à la parure , formes trop variées, par un emploi imr

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d'ornemens, par une affectation de plaire et cherche qu'on pourrait appeler là l'art.

L'architecture moderne n'a guère moins de reproches à le faire dans ce genre que la gothique, et peut-être a-t-elle moins d'excuse, parce qu'elle a des modèles qui devroient et pourraient la préserver de tous ces abus de la fantaisie ; elle est moi sable encore , parce que c'est souvent avec i san ce de cause qu'elle y tombe.

Que d'ornemens modernes auxquels le mauvais goût et la stérilité des architectes ont habitué no* yeux ! Ne pourrait-on pas ranger au nombre des colifichets tous ces vases, ces brasiers, ces cassolettes, ces candélabres placés sans motif sur les combles des édifices? Tous ces fleurons, toutes ces guirlandes qu'on rencontre partout et ne signifient rien nulle

part , tous ces médaillons lieux communs perpétuels de l'ignorance des artistes, ces fastidieux cartouches propres à tourmenter la vue comme la raison, et tant d'autres objets qui sont détenus dans nos édifices ce que sont les actes de politesse dans la société , quel autre nom peut-on leur donner que celui de colifichets?

Le seul moyen de purger l'architecture de tout ce superflu d'ornemens est, comme on l'a déjà dit plus d'une fois , de n'en admettre aucun qui ne soit significatif en lui-même par rapport à l'édifice où on l'applique, ou bien qui ne soit requis impérieusement par le caractère du monument , par l'harmonie oculaire, par l'effet qu'il doit produire et le genre d'expression qu'il doit exciter. Tout ornement dont on ne peut justifier ainsi l'emploi devient un colifichet , et tout homme de sens conviendra qu'il vaut mieux

COLISEI M, COLISEE. C'était et c'est encore le nom du plus grand amphithéâtre de Rome et de l'univers. Il fut ainsi appelé par corruption de colossenm , suivant les uns à cause du colosse de Néron qui étoit dans le voisinage, suivant les autres à cause de sa grandeur colossale et gigantesque.

Placé au milieu des sept montagnes de Rome, cet édifice égaloit le sommet des plus hautes. Selon Justus Lipsius, ses gradins contenoient quatre-vingtsept mille personnes. Fontana, en aji dix mille places sur les portiques placés an gradius, et doute mille dans les autres «kama, tint du bas que du haut, où l'on plaçoit des sièges portatifs , a trouvé que cent neuf mille spectateurs pouvoient y voir à l'aise les jeux et les combats de l'arène. {Payez au mot Amphithéâtre la description détaillée de cet édifice.)

COLLARIN, s. m. Mot formé de l'italien collarino. C'est, dans le chapiteau dorique, la petite frise

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qui est eatre l'astragale et les anneJcts , et qu'on nomme aussi gorgerin. (forci ce mot.) Dans l'antien ordre dorique , il n'y avoit point de gorgerin; .mi le root de collarin se donne à de» or-

la place du gor

cependai uemeus qui

Il faut citer comme quelque chose de remarquable en ce genre le chapiteau d'un des luouumeiu de P*stum, dont il a été déjà parlé à l'article Basiuqi K, comme pouvant avoir été nue ha»ilique grecque. l>e (ollartn de ses chapiteaux e»t sculpté et orné de fleurons, d'entrelas et de cannelures, de manière que ces i ne se répètent dans aucun, mais se trouveul le plaisir de la variété.

COLLATERAL, adj. Se dit ordinairement ou des bas- cotés qui accompagnent une grande nef, ou des allée» placées à coté d'une plus grande dans un jardin.

COLLEGE, s. m. C'est le nom qu'on donne à de grands hàtimcus destinés principalement à l'instruction de la jeunesse.

I n collège consiste ordinairement eu une ou plusieurs grandes cours, environnées de bàtimcns où sont les lieux d'étude, d'exercice, de récréation, les dortoirs, réfectoires, et autres pièces de même genre.

On peut citer en Italie plusieurs collèges qui sont des monument remarquables par leur disposition et la beauté de leur construction.

A Rome, le collège Romaiu (ci-devant des Jésuites) est un vaste édilice, situé sur une assez grande place , dont le caractère extérieur est assez conforme à la simplicité que semble demander cette espèce de t. Sa longueur est de .{fîo palmes; sa hau- : de 1 20, saus comprendre l'attique. La façade offre trois parties, qu'où peut appeler des rompartimens plutôt que des divisions. Deux grandes portes placées dans le corps du milieu forment les entrées de l'édifice : leur forme et leurs profils sont nn peu lourds, ainsi que l'aspect de l'ordonnance. On pourroit y Mimer une trop grande multiplicité de fenêtres, et aussi l'inégalité de leur distribution, si les besoins intérieurs d'un pareil édifice n'y eussent dû naturellement entraîner l'architecte. La grande cour est une des plus belles de Rome : elle a deux étages de portiques en arcades , décorés de piédroits et de pilastres ; elle est vaste, aérée, et de la meilleure disposition. C'est sous ces galeries en portiques que sont rangées les classes ou les différentes salles destinées aux exercices d'humanité , de rhétorique et de philosophie.

Ce que l'on vient de décrire de ce vaste édifice est dû au génie d'Ammanati, un des plus grands architectes d'Italie. Malheureusement son dessin ne fut point exécuté en entier; c'est sur le plan de divers autres architectes qu'a été rachevé tout le reste de ce collège , qui consiste eu corridors . dortoirs , jardins ,

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| réfectoires, et qui, avec l'église laquelle fait partie de ce grand plan, occupe en carré un espace de a, 100 palmes de «

Rome compte on donne le nom de collèges : tels sont ceux de la Propagande , de la Sapiencc. Ce dernier est un des plus beaux édifices de Rome ; mais ces édifices , destinés a l'étude de la théologie et d'autres sciences, ne se mettent point ordinairement au nombre des maisous d'éducation.

11 y a à Cènes un magnifique collège ; mais cet édifice n'est, à proprement parler, qu'un palais dans le goût de tous ceux qui ornent cette ville somptueuse. Il avoit été la demeure des Balbi , et fut donné par cette puissaute famille aux jésuites, pour y établir leur maison d'éducation. On n'y trouve donc aucun des caractères qui conviennent aux édilicesde ce genre.

Paris compte neuf collèges, parmi lesquels on aurait peine à en trouver un qui pût fixer les regards d'uu homme de goût ; car ce qu'on appelle le collège Royal, réédifié depuis quelqurs années dans une forme un peu remarquable , est plutôt une académie ou uu musée qu'un lieu d'éducation.

C'est en Angleterre qu'on trouve tout ce que la raison, la commodité, la magnificence même, peuvent faire de plus, en se réunissant, pour la salubrité et la décoration de semblables édifice*.

Les célèbres universités de Cambridge et d'Oxford offrent les plus beaux monumens en fait de collèges. Dans la première de ces villes, on compte seize collèges, et vingt-cinq dans la seconde. Comme les fondations de la plupart de ces édifices remontent à une assez haute antiquité, ils sont construits en grande

Ertie , surtout à Cambridge , dans le goût gothique, usieurs cependant v ont été reconstruits depuis un siècle et demi dans le genre de l'architecture antique. On peut citer entre autres celui de la Trinité , qui forme une grande cour carrée, dont deux cotés sont ornés de portiques en rolonnes supportant des arcades. Mais le grand corps de bâtiment du fond est un édilice moderne, formé de deux ordres, le dorique et l'ionique , appliqués à des piédroits. Cette architecture a de la magnificence et de la noblesse ; la balustrade qui dérobe la vue du comble porte quatre statues. C'est dans le second étage qu'est placée la bibliothèque.

La ville d'Oxford compte dans ses collèges un bien pins grand nombre de beaux édifices. Les nombrer et les décrire tous, serait l'objet d'un ouvrage aussi curieux qu'instructif. Je vais parler seulement des principaux, et très en abrégé.

Celui qu'où appelle Queen Collège, ou Collège île la Heine, est un de ceux qui attirent le plus l'attention par sa grandeur, sa belle construction, et même par sa position. Situé vers le milieu de la plus grande rue d'Oxford , il occupe en longueur un espace de près de 160 pieds. Son frontispice, ou le 8 corps de bâtiment qui donne sur la rue,

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beaucoup a celui du pelais du Luxembourg a Paria, qui semble avoir donne l'idée de la coupole du milieu , sous laquelle on a placé la statue de la reine Caroline.

La première cour a i [<> pieds de long, sur i3o de large , et est entourée de belles galeries, excepté du coté du nord , qui est formé par la chapelle et le réfectoire, dont la décoration est d'ordre dorique. Le portique qui conduit à une autre cour soutient un dôme magnifique , porté par huit colonnes d'ordre ionique.

La chapelle, d'ordre corinthien, a 100 pieds de long, sur 3o de large. Le réfectoire, d'ordre dorique, et d'une bonue proportion, a en longueur 60 pieds , et 3o en largeur. La cour du nord occupe un espace de 1 3o pieds de long , sur 00 de large. La bibliothèque est dans l'aile de l'ouest ; l'ordre qui la décore est corinthien. L'aile opposée est occupée par une grande et belle galerie, où sont les statues du fondateur, des bienfaiteurs et autres personnages.

L'espace total de ce collège est de 3oo pieds de long, sur 200 de large. H fut commencé en 1762 , par Joseph Williainson : continué par le secours de plusieurs bienfaiteurs, il fut achevé par le zélé et la générosité de .Michel de Richemond.

New Collège , ou le collège nouveau , est un des plus considérables d'Oxford. Il est situé à l'est des écoles, et au sud il est séparé du collège de la Reine par une rue étroite.

La première cour a environ 1G8 pieds de long, sur 1 29 de large. Au centre est une statue de Minerve , donnée par Henri Parker de Honington. Le coté du nord , qui est formé par la chapelle et le réfectoire , est un beau monument d'architecture gothique. La bibliothèque comprend les deux plus hauts étages du coté de l'est. A l'ouest sont les appartemens du gardien, qui sont spacieux et ornés de peintures. Le troisième étage de cette cour est une addition aux hàti mens construits par le fondateur en 1 1 rj j .

On entre par l'angle nord-ouest dans la chapelle. Celle-ci surpasse en beauté toutes les autres de l'université. Elle a 180 pieds de long, sur 35 de large et 65 de hauteur. On y admire des vitreaux où sont représentés coloriés divers sujets saints et allégoriques, composés par les plus célèbres peintres de l'Angleterre.

On va au jardin par une autre grande cour, divisée en ailes éloignées les unes des autres, et qu'on découvre successivement. L'effet de cette cour est trèsagréable , quand on la considère de la colline du jardin ; les pyramides anciennes et gothiques , et les crénaux qui dominent le bâtiment nouveau , rendent cette vue aussi singulière que pittoresque. Le jardin, planté d'ormes, de sycomores, orné de boulingrins et de verdure, fait un des principaux agrémens de ce collège.

Le collège de ChriU-Ckurth offre une réunion de hâtimen* , de cours et de curiosités qui le rendent

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le plus intéressant, le plus étendu et le plus magnifique de tous ceux qu'on admire a Oxford.

Le frontispice de ce collège occupe une longueur de 182 pieds, et se termine, de l'un et de l'autre côté, par deux petites tours qui se correspondent. L'entrée principale est superbe. Au-dessus s'élève une belle tour bâtie par l'évèque Fell, sur les dessins du chevalier Christophe Wreen. Elle contient la cloche nommée Tom , au son de laquelle tous les soirs, à neuf heures, tous les étudiai» de l'université sont obligés par les règlemcns , de se rendre à leur société respective.

La grande cour appelée le quadranglc a 264 pieds sur 201 d'un mur a l'antre. Le côté de l'est, du nordouest , et une partie de celui du sud sont occupés par le réfectoire, qui est beaucoup plus élevé que les autres bâtitnens. Autour de cette cour règne une terrasse fort étendue, et dans le centre est un bassin et une fontaine avec la statue de Mercure. Au-dessus de la grande porte d'entrée, on voit celle de la reine Anne ; l'arceau de l'angle nord est surmonté de celle de l'évèque Fell; et vis-à-vis est une autre du cardinal Wolsey, faite par François Bird , d'Oxford.

On va au réfectoire par un escalier magnifique , couvert d'un plafond fait en l63o,qui, quoique très- et' : .1 lu . est supporté par une seule colonne. Celte salle est la plus large, et sans comparaison la plus magnifique de tous les collèges du royaume. Sa longueur est de 180 pieds, et sa hauteur de 80. On y a fait des réparations coûteuses , et on l'a orné des portraits des personnes illustres qui ont été élevées dans ce collège, ou qui y ont eu quelque relatiou.

Mais la plus belle partie de ce collège est la cour nommée Peckwalcr, située au nord-est de la grande dont on vient de parler; c'est sans contredit la plus remarquable d'Oxford. Cette belleet grande enceinte est formée de trois côtés par de grands corps de bâti mens symétriques , qui oui chacun quinze croisées de face. L'ordonnance générale en est belle et la décoration sage. C'est un grand ordre de colonnes et de pilastres corinthiens dans les deux ailes, et ioniques dans le bâtiment du fond , qui portent sur un soubassement rustique. Leur façade se compose d'un premier étage de croisées, ornées de chambranles et d'un plus petit étage, compris tous les deux dans la hauteur de l'ordre. Chacun de ces trois bâlimens a dans le milieu un corps avancé , orné de six colonnes qui supportent un fronton. Le quatrième côté de cette Ijelle cour est formé d'un coq* de bâtiment isolé et séparé du reste des autres édifices. C'est un grand ordre de colonnes corinthiennes placées a rei-decha ussée qui en fait la décoration. Les colonnes qui supportent un bel entablement surmonté d'une balustrade sont adossées à l'édifice. Le rez-de-chaussiv est en arcades , ornées d'un petit ordre de pilastres doriques et d'une frise du même ordre; le grand étage est en croisées encadrées de très-beaux chain-

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la ires et angulaires. Celle ordonnance rappelle celle du Capitole bâti sur le* destins de Michel-Ange.

C'est dans ce bâtiment qu'est placée la bibliothèque la plus belle, la plus spacieuse et la plus commode d'Oxford. Son rci-de-chaussée offre une galerie trèsbelle de tableaux des meilleurs maitres.

Ou ne devrait point, en parlant des collèges de cette célèbre Université , passer sous silence d'autres monumens qui y ont un rapport immédiat. Tel serait entre autres le théâtre ou le lieu public des exercices, bâti par Christophe Wrecn. Mais cette description allongerait trop cet article , et trouvera sa place à la vie du célèbre architecte anglais, {t'oyez Wreex.)

COLLIERS DE PERLES 01 D'OLIVES. Pctits oruemens qui se mettent au-dessous des oves, et qu'on nomme autrement chapelet , ou patenôtres.

C0LLIQU1.E. Terme employé par Vitruve, pour designer les chevrons qui sont en diagonale, et qui supportent les noues. C'est ce que les charpentiers a]>]>ellent coyers. Il est évident, dit Perrault, que ce qu'on nomme ainsi en français est précisément ce que Vitruve appelle colliquia, dont il dit qu'elles vont aux angles formés par les poutres, de même que les tnterpenswa.

Dans le fait, les colliquia sont ainsi dites, quasi simul liquorem fundentes; et c'est ce que font les angles des noues, où les eaux s'assemblent. De même les drliquiat sont dites ainsi , quasi in dù'crsas partes liquorem fundentes. C'est aussi ce que font les angles des faîtières du comble , ou les arestiers des croupes, qui , au lieu de rassembler les eaux comme les noues, les font couler de ça et de là.

COLLU VI ARUM . ( Voyez Bamacak eO

COLOMBAGE. {VoyezV™ de bois.)

COLOMBARll M. {Voyez Columbaucm.)

COLOMBE, s. f. Vieux terme, qui signifie toute solive posée debout dans les cloisons et pans de bois , et dont on fait colombage.

COLOMBIER, s. m. Espèce de pavillon rond ou carré qui a des boulins ou des trous dans toute sa hauteur pour les pigeons qu'on y élève. Ces boulins ne sont autre chose que de petites loges qui servent de nids aux pigeons , et qui entourent intérieurement les murs du colombier; les uns sont ronds cl les autres carrés. Les premiers se font par le moyen des deux faîtières mises l'une sur l'autre ; les seconds par des pou de terre faits exprès. Leur grandeur se proportionne à celle de deux pigeons, qui doivent pouvoir y tenir debout. Le premier raug des nids par le bas doit toujours être élevé de terre de 4 pieds , et audevant de chaque nid il est nécessaire qu'il y ait une petite pierre plate qui sorte du mur de trois ou quatre doigts, pour reposer les pigeons lorsqu'ils entrent

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! ou qu'ils sortent de letrrs nids, ou lorsque le mauvais temps les oblige de rester au colombier. Pour éviter la dépense de ces nids, on leur substitue quelquefois des paniers d'osier qu'on attache à la muraille, et dans lesquels les pigeons pondent leur* œufs. De toutes les figures qu'on peut donner à un co~

I lombier , la ronde est préférable toutes les fois que quelque sujétion de bâtiment ou de symétrie n'en

| détermine pas d'autre ; elle est plus commode, eu ce qu'on y met une échelle tournante.

COLONNADE, ». f. On peut donner ce nom à tout assemblage nombreux de colonnes, soit qu'elles soient destinées à l'usage et à la commodité du peuple , soit qu'elles ne servent que d'apparat et de décoration aux monumens. Cependant on ne l'applique point en général aux colonnes qui forment les frontispices des temples et des autres édifices , c'est le nom de péristyle qu'on leur donne. On réserve la dénomination de colonnade à ce qui présente une suite, une file ou rangée de colonnes, soit qu'elles entourent un édifice, soit qu'elles présentent par leur multiplicité des galeries ou promenoirs destinés à conduire à quelque but, ou »im|Jemcut à offrir des abris contre l'intempérie des saisons.

C'est bien faussement que dans quelques dictionnaires on a défiui jusqu'à présent la colonnade un péristyle de forme circulaire : les colonnades peuvent avoir toutes les formes possibles ; elles peuvent orner l'intérieur des édifices, comme être réservées pour la décoration des extérieurs; elles peuvent faire partie

mens isolés.

Aucun peuple n'a fait un plus grand ni un plus magnifique usage des colonnes que les Egyptiens; aussi les monumens existans d'aucun peuple ne présentent plus de colonnades et de plus nombreuses que les ruines de l'Egypte. Presque tout l'intérieur de ses temples étoit une suite de colonnades de diverses formes et de diverses proportions; les colonnes y formoient des avenues, et, si l'on peut dire, des forêts, tant elles y étaient multipliées. L'imagination peut à peine concevoir les grands effets qui dévoient résulter d'un aussi prodigieux emploi des colonnes : on réserve ces descriptions à l'article qui fraile de l'architecture égyptienne. ( Voyez cet article.) Les temples des Grecs se coniposoient aussi des plus riches colonnades ; car on ne saurait donner d'autre nom à ces ailes de colonnes qui formoient la décoration extérieure des temples périptères. Mais ce qu'on appelle Us grands temples , offrait encore de plus belles et de plus abondantes colonnades. On veut prier de ces enceintes qui coniposoient Yarea ou cour du temple, et dont nous avons un petit modèle dans le temple d'Isis à Pompeï, un plus grand dans celui de Sérapis à Pouscol, et dont les restes du temple de Jupiter Olvmpien à Athènes nous ont con- [ serve le plus magnifique exemple. Toui ces détails se

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trouvent aux articles différons qui décrivent ces nu mens, ou au mot Temple.

Il est peu de villes antiques qui , après les ravages du temps et de la barbarie , étalent encore un aussi grand luxe de colonnades que les villes de Balbeck et de Palniyre ; leur description ( voyet Balbeck et Palmvse) peut donner au lecteur uue idée de la magnificence à laquelle fut porté l'emploi des colonnes dans les grands édifices qu'on y admire. Rien n'a sans doute été plus riche ni plus somptueux que la grande colonnade qui sert d'enceinte au grand temple de Palmyre. Des rapports asseï frappans entre quelque partie de cette colonnade et le péristyle du Louvre, ont fait croire que cette conformité n'étoit point le résultat du hasard, mais que Perrault avoit eu connoissance de ces ruines. ( / "yez ce qu'on a dit à ce sujet au mot Accol plement, et voyez aussi le mot PéaiSTTLE.) Ou observera cependant, à l'avantage de l'architecture antique, que les accoupletnens i trouve quelque léger exemple dans cett

ne se voient que dans les parties où les colonnes sont adossées, et jamais dans les nombreuse

* A cet égard , il faut dire que rien n'exige de régularité dans les entre-colonnemcns que ces galeries de colonnes dont les points de vue , sans cesse changeant , selon la position du spectateur , forment les plus beaux effets quand la symétrie y préside , et aussi peuvent procurer les plus fâcheux aspects par une dispositiou irrégulière ou des accoupleiuens indiscrets.

On doit de grands éloges au Bernin pour la belle disposition des deux colonnades qui forment la place de Saiul-Pierre à Rome, et conduisent à ce temple. L'idée de raccompagner par des galeries dignes de sa magnificence étoit né avec le monument lui-même dans le génie de Michel- Ange ; mais ce graud homme avoit emporté au tombeau cette belle conception. Peut-être n'y avoit-il que Bcruin qui fût capable de la ressusciter et d'en compléter l'exécution .

Les difficultés d'un ouvrage disparaissent souvent par le succès même de l'artiste, et lorsque le problème est résolu par le génie , la médiocrité lui refuse le tribut d'admiration qui lui est dû. La colonnade de Saint-Pierre a éprouvé quelquefois cette espèce d'ingratitude. Tout le monde l'admire , mais plutôt comme une urande entreprise de l'art, que comme un chef-d'œuvre de l'artiste. On peut affirmer cependant que c'est celui du Bernin dans l'architecture.

La première difficulté attachée a cette conception étoit de faire une place dont les dimensions fussent dans un juste rapport avec le monument pour lequel elle étoit faite, et c'est en quoi Bernin a réussi d'une

La seconde étoit d'établir un rapport de proportion et le temple , tel que ces deux objets point les uns aux autres. 11 "

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au temple toute sa que le temple , par l'i t trop les portiques qui lui w. m ■.mWW , et certes , on peut dire que Bernin a encore rencontré ici le point-milieu d'une manière si juste, qu'en vain l'imagination chercherait entre ces deux objets d'autres proportions et un meilleur accord.

La troisième difficulté consistoit dans le raccordement de ces galeries avec le péristvie du temple, qui, par l'effet des changemens de Carie Maderne, n'étoit plus en colonnes , mais offrait une masse de construction contre laquelle des galeries en files de colonnes auraient peut-être produit un contraste trop sensible. Bernin sauva habilement une semblable disparate par les galeries pleines et rectilignes qui commencent aux extrémités des colonnades , et vont se raccorder avec la façade de l'église.

Je ne parle point des autres difficultés de raccoravec le grand escalier du Vatican , avec le du péristyle de Saint-Pierre, qui y a gagné une plus grande étendue; je ne parle pas des difficultés d'exécution que quatre rangs curvilignes de colonnes produisent pour l'ajustement des platesbandes et des soffites ; de la manière dont les colonnes des cercles extérieurs grossissent en diamètre , ni de tous les détails d'intelligence et de sagacité dont Bernin a fait preuve dans cet ouvrage : mais je dois répondre à une objection qu'on lui a faite de tout temps, et dont j'ai déjà dit deux mots à l'article Circulaire, (voyei ce mot.) Quelques critiques demandent la raison de cette forme curviligue, employée pour composer, ou plutôt alonger les avenues qui mènent au temple. A cet égard, on doit dire que Bernin a sans doute, dans le choix de ce plan circulaire , sacrifié au plaisir des yeux , et au désir d'agrandir l'aspect de la place ; mais il faut savoir aussi que cette place n'a point été achevée selon ses projets, et qu'elle devoit offrir un cercle ovale entier : la partie de colonnade qui devoit faire face au temple n'a jamais été commencée. Alors cette place, entièrement circulaire, destinée aux processions et autres cérémonies, aurait formé un tout complet contre lequel l'objection citée n'auroit pu avoir lieu.

La colonnade de Saint-Pierre fut commencée en l G*j l , sous le pape Chigi (Alexandre qui en

|>osa la première pierre le 2 5 août : elle est formée par deux grands portiques de 56 pieds de largeur. Chaque coté est divisé en trois avant-corps et deux arrière-corps. Les avant-corps paraissent un peu 1 gres; mais les entrées des galeries qui portent frontons sont d'une belle proportion. On regrt que Bernin ait fait dans cet édifice un peu trop d'usage de gros pilastres quadraugulaircs.

Quatre rangées de colonnes dorique* forment , dans chaque colonnade, trois allées, dont celle du milieu est assez large pour que deux voitures y pas- On compte, dans chaque colonnade, i\ pi-

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lastrea et 1 4© colonne» de pieux- de travertin, élevées »ur Iroif degré», et qui ont 4" pied» «le hauteur, y compris les chapiteaux et les base». Elle» soutiennent tin entablement ionique , surmonté d'une balustrade, au-dessus de laquelle on a placé 88 statues de saint» et de saintes. Ce» figures ont i5 pieds et demi avec leur base, et elles donnent au total de l'édifice 65 pieds de liauteur au-dessus du pavé de la place.

L'allée du milieu , plus large que les deux collatérales , est voûtée ; les deux autres sont plafonnée» , et formée» par de grand» caissons qui ont toute U largeur de ï'entre-colonnenient.

Le P. Bonani, qui a voulu évaluer la dépense de cette colonnade, l'a fait monter à 85o nulle écus romains, ou plus de quatre millions et demi de notre mon noie, (t'oyez encore ce qui a été dit de cet ouvrage, I l'article Bermn.)

Colonnade poustyle. C'est une colonnatle dont les colonnes sont en si grand nombre, qu'on ne les peut compter d'un seul aspect. Telle est la colonnade de Saint-Pierre , où l'on compte plusieurs centaines de colonnes, [t'oyez l'article précédent.]

COLONNE, s. f. Du latin columna, dérive de ("lumen, soutien. L'on entend sous ce nom une espèce de pilier, de figure ordinairement circulaire, composé d'un corps qu'on appelle fdi, d'une tète qui se nomme chapiteau, et d'un pied qui s'appelle base.

Mon intention n'est pas d'appliquer à cet article toutes les notion» que son titre admet et semble comporter. La colonne fait une si grande partie de l'architecture, que, si l'on vouloit réunir ici l'histoire de son origine et de ses variétés chez tous les peuples , les régies de proportions que les Grec» y appliquèrent, les différentes notions relatives à ses mode», a sa décoration, à sa disposition , à l'emploi qu'on en peut faire dans le» édifices, un tel article formeroit presque à lui seul un long ouvrage.

Je ne prierai donc ici ni de l'origine des colonnes; on peut consulter les ailicles architecture, arbre, etc. ni des différences des ordres [voyez les mots dont ces notions dépendent) , ni de tous les principes de goût et de proportion que réclame crttc partie de l'architecture. J'ai résolu de ne considérer ici la colonne que didactiquement , cl sous ses rapports élémentaires. Or, il me semble qu'elle se présente méthodiquement a nous sous six rapports; savoir : celui des

ordres , celui de la matière , celui de sa -.traction ,

relui de sa forme , celui «le sa disposition et celui de *es usages. Cet article deviendra plutôt une espèce de table de renvoi à tous les articles où l'on pourra trouver les connoissaoce* dont celui-ci ne donnera que les indications.

DF. U COLONNE r*lt RAPPORT AIX HMti.

Colonne composite. Colonne qui a dix diamètres,

COL

les feuille* du chapiteau corinthien et le» voluLe» de l'ionique, {foyez Composite.)

Colonne corinthienne. C'est la colonne la plus riche et la plus sveltc : elle a ordinairement dix diamètres, et son chapiteau est orné de feuille», de caulicoleset de petites volutes. {Poy. Corinthien.)

Colonne dorique. Colonne qui a depuis quatre jusqu'h huit diamètres, qui chez les Grecs anciens étoit sans hase , et dont le chapiteau se compose de moulures, filets et quarts de rond». (V. Duriqle.)

Colonne ionique. Cette colonne va jusqu'à neuf diamètres; elle est remarquable par la forme et les volutes de son chapiteau, {foyez Ioniope.)

Colonne toscane. On donne à cette colonne sept diamètres de hauteur, y compris la base et le fût. Il n'y a joint de modèle authentique de cette colonne ni de l'ordre dont elle a pris le nom. (t'oy. Etrcsoif et Toscan.)

de la colonne par rapport a la matière.

Colonne d'air. On appelle ainsi le vide rond ou ovale d'un escalier à vis suspendu , formé par le limon en hélice de ses marclies gironnées; c'est pourquoi un escalier de 8 pieds de diamètre doit avoir une colonne d'air de l5à ifipeiucrs, |>our être d'une grande facilité.

Colonne d'eau. Colonne dont le fût est formé par un gros jet d'eau , qui , sortant de la hase avec impétuosité , va frapper dans le tambour du chapiteau qui est creux, et en retombant fait l'effet d'une colonne de cristal liquide.

On appelle aussi colonne d'eau en architecture hydraulique, la quantité d'eau qui entre dans le tuyau montant d'une pompe.

Colonne diaphane. Nom général qu'on donne à toute colonne de matière transparente, comme étoient celles de cristal du théâtre de Scaurus dont parle Pline, et celles d'albâtre transparent qui sont dans l'église de Saint-Marc à Venise, au chevet du chneur d'eu-haut.

Colonne fusible. On comprend sous ce nom 1rs colonnes de divers métaux et autres matières fusibles, comme le verre, etc.

Colonne hydraulique. Colonne dont le fût parent de cristal, étant formé par de» nappe» d'eau qui tombent de ceinture* de fer ou de bronze en manière •le I>ande à égale distance, par le moyeu d'un tuyau montant dans son milieu, comme aux pilastres à jour de l'arc de triomphe d'eau à Versailles.

On nomme aussi colonne hydraulique celle du haut de laquelle sort un jet , à qui le chapiteau sert de coupe , d'où l'eau retombe par une rigole revêtue de gazons qui tourne en spirale autour du fût, comme les colonnes ioniques de la cascade du belvédère a Frascati , et celle de la villa Mathm à Rome.

Colonne métallique. On appelle ainsi toute co-

COL

lonne de métal battu ou Tondu , comme le» quatre corinthiennes antiques qui sont à l'autel de la croisée de Saint-Jean-dc-Lalran à Rome. {V. Bronze.)

Colonne moulée. C'est une colonne qui est faite par isnpastation de graviers et de cailloux de diverses couleurs , liés avec un ciment ou mastic qui durcit parfaitement, et reçoit le poli comme le marbre. C'est un secret qu'avoient les anciens, a en juger par des colonnes découvertes à Alger, qui sont apparemment des ruines de l'ancienne Julia Casarea , et sur lesquelles on voit une inscription en caractères antiques, dont les contours , les accens et les fautes même sont répétées sur chaque ftk; ce qui paroît une preuve

Colonne précieuse. C'est toute colonne de pierre ou de marbre rare , comme les quatre du grand-autel de la chapelle Pauline à Sainte-Marie-Majeure , a- Ronie, qui sont d'un jaspe oriental. Les colonnes de lapis, d'aventurine, d'ambre, etc., dont on décore les tabernacles et les cabinets de marqueterie , sont aussi des colonnes précieuses.

Colonne de rocaille. Colonne dont le noyau de tuf, de pierre ou de moellon , est revêtu de pétrifications et coquillages par compartimens , comme on en voit à quelques grottes de fontaines. ( W* ">yez Rocmu.es. )

Colonne de treillage. C'est une colonne a jour, dont le fût est formé avec du fer et des échalas , et la base comme le chapiteau de bois de boisseau, contourné selon leurs profils , et qui sert à décorer les portiques de treillage que l'on fait dans les jardins du genre régulier, (fcyet Treillage.)

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