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DE LA COLONNE PAR RAPPORT A SA FORME

Colonne en balusire. Espèce de pilier rond , tourné en balusire ralongé a deux points, avec base et chapiteau, qui fait l'office de colonne d'une manière gothique et peu solide. Il y a des colonnes en balustres dans la cour de Chantilly et au manteau de la croisée do milieu de l'hôtel-dc-ville de Toulon , du dessin du célèbre Pujet.

On appelle aussi colonnes en balustres les balustres de clôture dans les églises.

Colonne bandée. Colonne qui a, d'espace en espace, des ceintures, ou bandes unies ou sculptées qui excèdent le nu de son fût cannelé, comme \e> colonnes ioniques du château des Tuileries et les colonnes composites du portail de Saint-Etienne-du-Mont , à Paris.

Colonnes en bas-relief. On peut donner ce nom aux pilastres. ( Voyct Pilastre.)

Colonne cannelée ou striée. Colonne qui a son fût orné de cannelures dans toute sa hauteur ou dans les | deux tiers d'en haut. ( '/'■■> et Cannelures.)

quatre fèrcnt

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Colonne cannelée ornée. Est celle dont le» cannelures ool des ornemens de feuillage» et fleuron» qui en remplissent le tiers inférieur pir intervalle* et quelquefois aussi ont de petites brandies ou bouquets de laurier, de cbèoe, d'olivier, de lierre, etc. comme on en voit à l'ordre ionique de» Tuileries et aux autels de plusieurs églises. Cette sorte de colonne convient particulièrement aux ouvrages de menuiserie.

Colonne cannelée rudenlée. C'est une colonne dont les cannelures sont remplie» de câbles de roseaux ou de bâtons , soit jusqu'au tiers de son fut, soit dans toute sa hauteur. ( KOJT. Cannelée et Rintsn i >

Colonne à cannelure torse. Colonne dont le fût droit est entouré de cannelures à cotes tournées eu bgoes spirales ou en forme de vis. Il y en a plusieurs exemples dans l'antique, entre autre» au temple de Spoleto.

Colonne cylindrique . C'est le nom qu'on peut donner à une colonne qui n'a ni reullemeut ni dimiuution , comme les piliers gothiques.

Colonne colossale. C'est une colonne qui est d'une si prodigieuse grandeur, qu'elle ne peut entrer dans une ordonnance d'architecture , et qui doit être isolée

( Voyez TsAJANE COLON HE.)

La colonne Antonine est aussi une colonne colossale ; on peut en voir le détail et la description a l'article Antonine colonne.

A l'article Alexandrie , on a rapporté les mesures de la fameuse colonne colossale élevée , selon les uns, à Pompée , dont elle a pri» le nom ; et , selon M . Savari , à l'esnpercur Sévère. (On renvoie le lecteur à cet article.)

On compte eu Angleterre plusieurs colonnes colossales; La plus fameuse est celle qu'on appelle le Monument. Elle est la plu» haute que l'on connoisse, son élévation étant ?oa pieds anglais , qui reviennent .1 iqq pieds 4 pouces G lignes de roi, compris le piédestal et l'amortissement, (V. Colossal et W»h.)

(Colonne composée. Ce n'est pas le synonyme de colnnne composite. Cette dernière dénomination indique un des cinq ordre» d'architecture. Par colonne composée , on entend celle dont la composition et le» ornemens sortent de la forme ordinaire et des usages reçus. Telles sont, par exemple, les colonnes que Villapende suppose avoir orné le temple de Salomon ; telle» sont encore quelques inventions de Hroimiii.

Colonne calorifique. Colonne ornée de feuillages ou de fleurs, tournée en ligne spirale à l'entour de son fût, soit par couroune, soit par festons, comme celles dont les anciens se «•rv oient pour élever de» statues. Ces colonnes conviennent aux arcs de triomphe , pour les entrées ou pour les fêle» ; on les met aussi en œuvre dans les décorations de théâtre.

ment, et dont la diminution commence dès le pied de •on fut , a l'imitation de» arbres. Telle» sont , pour

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la tilupart , les colonnes d'ordre dorique de l'ancienne manière grecque, qu'on voit aux temples de cet ordre. (Voyez DomoLK.)

Colonne en faisceau. Colonne qui semble être une réunion de plusieurs arbres; on en trouve de semblables dans les mooumens de l'Egypte. (Porcs Egypte asch.) On voit aussi dans Les église» gothiques des piliers composes de plusieurs petites colonnes ou |MMxlir* isolées qui reçoivent les retombées des nervures des voûtes, comme il y en a aux bas-cotes de l'église de Autre-Dame à Paris , où chacun des piliers par tambour est entouré de douze petites colonnes qui ont environ 8 pouces de diamètre sur 20 pieds de hauteur, et qui sont la plupart d'une seule pierre.

Colonne feinte. C'est une colonne en peinture sur une toile tendue à plat ou en relief sur un châssis cylindrique qui imite le marbre , et dont la base et le chapiteau sont dorés ou eu couleur de bronze. Ce» sortes de colonnes servent aux décorations.

Colonne feuillée. Colonne dont le fût est taillé de feuilles de refend ou d'eau qui se recouvrent en manière d'écaillé», ou comme La tige de la feuille d'un palmier. On en voit de La première espèce au temple autique de Spoleto. Il y a aussi deux anciennes colonnes feuillées d'ordre corinthien au portail de l'église de N ire— Dame â Montpellier.

Colonne fuselée. Se dit de celle qui ressemble • un fuseau , parce que son renflement est trop sensible et hors de la belle proportion, comme cela se voit aux colonnes corinthiennes du portail de l'église des lillesde Sainte-Marie, rue Saint-Antoine a. Paris.

Colonne gothique. C'est dan» un bâtiment gothique tout pilier rond qui est trop court ou trop menu par sa hauteur, ayant quelquefois jusqu'à vingt diamètres sans diminution ni renflement, et sans aucun rapport avec les proportions antiques et les règles de l'art.

Colonne grêle. Colonne qui est trop menue, et qui a plus de hauteur que ne le demande Tordre dont elle est.

Colonne hermétique. Espèce de pilastre en manière de terme, qui, au lieu de chapiteau, a une tète d'homme. Cette colonne est ainsi appelée, parce que ces espèces de cip|ies ctoient ordinairement surmontées de la tète de Mercure , appelé par le» Grecs hermes. Ces sortes de supports se voient au tombeau du pape Jules II , fait par Michel-Ange , ou sur se» destins. (Voyez Cabtatioes, IIekmés, Terme.)

Colonne irrégulicre. C'est une colonne qui est non-seulement hors des proportions des cinq ordres , mais encore dont le fût , les ornemens, le chapiteau J sortent des règles ordinaires. On voit beaucoup de ces colonnes irrégulières dans les décorations arabesques et dans les mooumens gothiques, surtout dans ceux qui , comme l'église de Saint-Eustache .. |l Paris, participent de l'ignorance de» siècles barbares

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et de* connaissances de l'antiquité. On trouve de ces colonnes dans phi ni eu ri livre* d' anglais, hollandais et allemand».

Colonne Usse. Est celle dont le fût est tout uni ,

Colonne marinr. Ce nom se donne à une colonne qui est taillée de glaçons on de coquillage* par bandes en bossages , ou construits sur toute la longueur de son fût. On en voit dans la première manière à la grotte du jardin du Luxembourg à Paris.

Colonne massive. On désigne ainsi une colonne plus courte que ne le prescrit l'ordre dont elle est. On comprend aussi sous ce nom les colonnes toscanes et les rustiques.

Colonne ovale. Colonne dont le fût est aplati , ou dont le plan est ovale. Il y a dans l'antique plusieurs exemples de colonnes ovales. On en trouve dans l'île de Délos. Les chapiteaux ovales de la Trinité du Mont a Rome indiquent assez qu'ils ont appartenu à des colonnes de même forme. Le palais Maasini a Home en offre deux exemples modernes ; et l'on en voit encore un au portail de l'église des Pères de la Merci a Paris. {Voyez Ovale.)

Colonne à pans. {Voyez Colon ni: polygone.)

Colonne polygone. Colonne dont le fût est taillé a facettes ou à pans. On en trouve de ce genre dans l'archiloct urc égyptienne ( voyez l'article oui en traite. ) Les colonnes du temple deCora sont encore taillées a pans. {Voyez Cora.) Il n'est ps invraisemblable que ces colonnes polygones ne devroient leur forme qn'à l'abandon d'édifices non terminés, et dont les colonnes auraient été ainsi préparées pour recevoir des cannelures. {Voyez Cajcvelcres.)

Colonne renflée. Nom qu'on donne à une colonne dont le renflement est pro|»rtionné à la hauteur de son fût, comme on le pratique aujourd'hui. On ne voit presque pas de colonnes renflées dans l'antiquité. La plupart diminuent dès le pied. {Voyez Ektasis

et REGLEMENT.)

Colonne rudentée. C'est une colonne qui a sur le no de son fût des rudentures de relief. Chaque rudenture fait l'effet contraire d'une cannelure, et est accompagnée d'un petit listel. Telles sont les colonnes du péristyle de In nouvelle église Sainte-Geneviève a Paris. [Voyez, à ^article Cannelcres, la raison de

riques du château de Maisons et les colonnes corinthiennes de la paroisse de Barbantane, près d'Avignon. Les ouvriers donnent aussi à cette colonne le nom de colonne embastonnéc.

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Colonne rustique. Colonne qui a des bossages , rustiques et piqués, on qui est de proportion

Colonne serpentine. On appelle ainsi une colonne faite de plusieurs serpens entortillés, dont les tètes servent de chapiteau. Il v a nne colonne de cette espèce en bronze a Consuntinople , dans la plaça appe- 1

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léc Atméidam, qui éîoit autrefois l'hrppodrome dont on voit encore les restes. Cette colonne s'appelle aujourd'hui par le vulgaire le talisman , ou la colonne enchantée.

Colonne *°rse. Colonne qui a son fût contourné en vis avec six circonvolutions, et qui est ordinairement de proportion corinthienne. Vignole est le premier qui ait donne des règles pour la tracer. (Voyez Tohse. ) '

Colonne torse cannelée. C'est celle dont les cannelures suivent le contour du fût en ligne spirale dans toute sa longueur. On en voit plusieurs antiques de marbres durs. {Voyez Caunelche.)

Colonne torse ornée. Colonne qui , étant cannelée dans le tiers inférieur de son fût, a sur le reste des feuillages des pampres et autres ornemens, comme les colonnes de brome du baldaquin de Saint-Pierre à Rome. ( Voyez Baldaquin. ) On appelle encore colonne torse ornée, une colonne qui , étant tonte de marbre , est enrichie de sculptures depuis le bas jusqu'en haut, comme les colonnes de marbre blanc de la même église Saint-Pierre.

Colonne torse évidée. Colonne qui est faite de nx ou trois tiges grêles, tortillées ensemble de manière qu'elles laissent un vide au milieu. On en voit de cette sorte en marbre au cloître de l'église Saint- Paul à Rome, ainsi qu'aux encoignures de quelques tombeaux et autels antiques que l'on conserve dans les galeries ou cabinets.

Colonne torse rudentée. Colonne torse dont le fût est couvert de rudentures en manière de câbles plus ou moins forts, qui tournent à vis, telles qu'on en voit à plusieurs tombeaux antiques et au portail du douic de Milan.

DE LA OOtVOKHI PAS. «.APPORT A SA DISPOSITION.

Colonne adossée ou engagée. C'est une colonne qui tient au mur par le tiers ou le quart de son diamètre.

Colonne angulaire. C'est celle qui est isolée à l'encoignure d'un porche ou engagée au coin d'un bâtiment en retour d'équerre, ou même qui flanque un angle aigu ou obtus d'une figure à plusieurs cotés. Colonne attique. {Voyez Attique.) Colonne doublée. Colonne qui est jointe avec une

d'un tiers de leur diamètre , comme on en voit dans les quatre angles de la cour du Louvre à Paris.

Colonne flanquée. J.-F. Blondel, dans son Cours a" Architecture, appelle ainsi une colonne engagée de la moitié ou d'un tiers de son diamètre entre deux demi-pilastres, comme il y en a au portail de l'église Saint-Ignace du collège à Rome.

Colonne isolée. Colonne qui n'est attachée a aucun corps dans son pourtour.

Colonne liée. Est celle qui est attachée a une autre

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pir un corps on languette de certaine épaisseur, ou un pilastre, tans confusion de base* ni dé chapiteaux, comme on en voit à la colonnade de la place Saint- Pierre à Rome.

Colonne nichée. On désigne par ce mot la disposition très-vicieuse d'une colonne dont le fût isolé entre de tout son diamètre dans le parement d'un mur creusé, parallèle par son plan a la saillie du tore. { )n voit des exemples de cette pratique détestable à l.i nouvelle sacristie de Saint-Pierre a Rome , et à l'hôtel de Séguier à Paris.

Colonne solitaire. On donne ce nom à toute colonne qui est élevée pour servir de monument et qui est seule dans quelque place publique , comme la lolonncTrajane. (f. plus haut Colosne colossale.)

Colonnes accouplées. Colonnes qui sont deux a deux , et qui se touchent presque par leurs bases et leurs chapiteaux, comme les colonnes du péristyle du Louvre. [Fojftt Accouplement.)

Colonnes cantonnées. Colonnes qui sont engagées dans les quatre encoignures d'un pilier carré , pour soutenir quatre retombées. Il y a de ces colonnes à un des vestibules du Louvre , du dessin de Leveau.

Colonnes groupées. Colonnes qui, sur un même piédestal ou socle, sont trois à trois ou quatre à quatre, comme on en voit a plusieurs portails ou frontispices très-ridicules d'église.

Colonnes majeures. Cela se dit dans les façades ■lui régissent l'ordonnance, et qui sont accompagnées de colonnes mineures ou moins fortes qu'elles renferment. Telles sont les colonnes corinthiennes du portail de Saint-Pierre a Rome, qui ont 8 pieds et 4 pouces de diamètre. A l'égard des colonnes ioniques de granit et de marbre de 3 pieds et un quart de diamètre ; on voit un exemple très-ancien de celte disposition de colonnes au-dehorsdu dôme de l'église \ otrc-Da m e-d es- Dons a Avignon.

Colonnes rares. ÉVonnr/ qui ont entre elles beauï, ou dont les entre- colonnemens sont ,™e dans l'araostyle. {Voyei A«*ostyle.) Colonnes serrées. Colonnes dont les entrc-colonncmens sont serres, comme dans le pycnostylc. {Voy. ce mot et Apketé.)

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