‹ Dictionnaire historique d'architectureChapitre 122 sur 258 · M COM · texte numérisé non relu

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lecture choisis clans 1rs ouvrage* les plus célèbres. (forez à l'article Chambrât, la mention qu'on a faite du Parallèle de l'architecture antique et moderne de cet auteur.)

COMPARTIMENT , s. m. Du verbe inusité comnartir.

Dans les ouvrages qui appartiennent plus ou moins directement à l'architecture , on donne ce nom à toute combinaison et disposition de lignes ou de formes, dont la variété, le mélange, la répétition et les contraste» produisent, suivaut la nature des surfaces où ou les emploie, un aspect plus ou moins agréable aux veux.

Les compartiment servent surtout à rompre et à corriger l'uniformité qui deviendrait souvent fastidieuse dans cles esjwces lùtses et des sujierficies trop étendues. Leur emploi est uu des principaux moyens de la décoration.

Ce moyen est tellement usuel , qu'il seroit plus facile d'énumérer les cas où on n'en use |ns , que de faire mention de ceux où on l'emploie. C'est pourquoi nous bornerons les notions de cet article à deux de ses principaux emplois , c'est-à-dire à celui qu'en fait l'architecture en grand dan» les monuroens, et a celui que la peinture et la sculpture en font dans les décorations des intérieurs.

L'usage du bois daus les constructions primitives a dù mettre l'architecture en pierre ou en matériaux solides sur la voie de certaines répartitions qui , d'à boni employées par l'espèce de mutine imitative, prélude ordinaire des inventions de l'art perfectionné, devinrent naturellement les types des plus beaux et des plus riches compartiment.

Ainsi les intervalles des solives du plancher, surtout quand il fut, pour plus de solidité, formé en échiquier, donnèrent non - seulement l'idée, mais la forme des compartiment qu'on appelle caissons. (Aoj r; ce mot.) Cette sorte de compartiment se rendit bientôt, connue il arriva aux autres imitations de la construction en l>ois, indé|iendaiite de son principe matériel; c'est-à-dire que l'architecte, fidèle à la tradition de son modèle, ne dut employer les caissons qu'aux parties des édiliecs où l'on peut supjioscr raisonnablement une couverture en bois; mais il se permit d'en augmenter ou d'en diminuer le nombre , sans égard à une conformité désormais inutile.

De cette liberté de modifier les compartiment sous le rapport du nombre, l'architecte passa bientôt à d'autres variétés ilans leurs formes. La figure primitive du caisson avoit dù naturellement être quadrangulaire. Selon le caractère plus ou moins riche ou élégant du local à décorer, on y lit des compartiment exagones ou octogones, et leurs plates-bandes reçurent, ainsi que leurs plafonds, toutes sortes d'ortiemens, de rosaces ou de fleurons variés.

Les compartiment des caissons en plafond passèrent bientôt dans les voûtes et dans les coupoles. A

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l'égard de celles-ci , un premier genre de compartiment parut être aussi une indication des courbes en bois, qui durent originairement former les premières coupoles. Cette indication se retrouve encore dans ce qu'un appelle à l'extrados de ces constructions les cotes, [royez Côtï de dôme.) Naturellement on les répéta dans l'intérieur, et c'est ainsi que nom voyons la grande coupole de Saint-Pierre divisée en grands coiupartinicns, séparés par autant de côtes, et dont les espaces ou champs intérieurs sont ornes, non de peintures, mais de mosaïques représentant la hiérarchie céleste.

L'architecture , dans les compartiment qu'elle établit, ne peut pas ne point avoir en vue les secours qu'elle demandera à la peinture et à la sculpture jiour orner les superficies de ces emplacemens. Nous devons même le dire, dans les grands édifices le devoir de l'architecte est de donner au décorateur, nonseulement le programme du genre d'ornemens ou de ligures, mais la mesure, soit des objets qui doivent eutrer dans ses compartiment, soit de leur nombre, soit de leur saillie et de leur effet , selou l'art qui sera appelé à les remplir.

S'il s'agit d'intérieurs moins important , le décorateur pourra déterminer lui-même, selon le caractère du local , la forme on l'étendue des compartiment. La peinture d'arabesquesconvient parfaitement à des espaces peu étendu* ; car l'arabesque et ses ingénieux caprices se refusent a de grandes dimensions. C'est pourquoi le goût prescrit une division d'espaces varies dans leurs formes, et susceptibles d'offrir, soit au pinceau , soit à l'art des stucs , toute* sortes de champs en rapport avec les objets légers que veulent ces genres de décoration.

Les intérieurs comportent aussi, comme ornement, des compartiment de marbres de couleurs variées. Noua ne parlons point de ceux qui forment les pa remens, (ff oyez ce mot.) La variété des couleurs naturelles produit dans ce genre d'agréables effets , mais on doit y éviter des contrastes de ton ou des bigarrures trop marqués.

Nous diront la même chose des compartiment de marqueterie, en bois précieux, dont on use nonseulement dans les meubles, mais dans les lambris et les revêtissemens des appartement.

On ne saurait s'empêcher de rappeler encore ici une espèce de compartiment qu'on appela jadis atiatiquet , parce qu'ils sont en usage dans un grand nombre de contrées de l'Asie , et qui consistent dans une très-agréable combinaison de carreaux de porcelaine, ou autres terres cuitet émailléet, diverses par la forme et les couleurs. Les Maures, conquérans de l'Espagne, y employèrent jadis ces sortes de compartiment à la décoration des monumens qu'ils élevèrent dans ce royaume , et dont plusieurs subsistent encore. Depuis leur expulsion de ce pays, le goût de cette décoration avoit trouvé des imitateurs | en Espagne, et François l*r en avoit rapporté en

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France l'usage oa la mode. Le château appelé de Madrid , près Paris , monument de ta captivité en jnc , avoit été décoré en compartiment de car- . de faïence coloriée. L'art et l'iùstoire en perce monument, abattu sans nécessité en 1794, ont perdu de» souvenirs précieux, cl plus d'un modèle de goût ou de variété dans les combinaisons de l'ornement.

Ce souvenir nous conduit à faire mention des compartiment de verre colorié dont on usa jadis , et dont ou fait encore aujourd'hui quelque emploi dans les vitreaux. Lorsque l'art de la verrerie , moins perfectionné, ne produisoit point encore de morceaux de Terre d'une certaine étendue, on suppléoit à leur grandeur par des assemblages, en compartiment de - aux réunis par des lieus en plomb. D'anix d'église , surtout dans ce» vastes comqu'on appelle rose* ou rosaces, offrent encore de charmans modèles de l'emploi du verre en compartimens , qui rappellent ceux de la mosaïque.

Dans plus d'un pays on se plait souvent à employer les tuiles vernissées, et en compartimens de couleurs diverses, a la couverture de certains combles peu élevés , et dont les jeux peuvent parcourir l'étendue. On taille aussi quelquefois les ardoises en écailles, en étoiles ; on en forme des compartimens en échiquiers, en losange ; quelquefois on leur fait former des lettres , des chiffres et autres emblèmes.

COMPARTIR, v. a. Mol formé certainement du verbe latin part 1 ri , distribuer, et de l'adverbe cum, ensemble , et qui exprime avec beaucoup de précision l'action de réunir des parties div former uu tout.

I est aujourd'hui

COMPAS , s. m. Instrument dont on se sert pour décrire des cercles, espeerdes lignes, fixer des poiuts et mesurer des distances.

Le compas se compose de deux branches ou jambes, unies d'an bout par une charnière, et de l'autre terminées en pointe , de manière que l'on peut l'ouvrir ou le fermer à volonté j»ur prendre toutes sortes de mesures. Il faut que la charnière du compas soit un peu roide, pour qu'il puisse rester ouvert, sans se déranger, à une ouverture déterminée.

Pour faire les compas on se sert de divers métaux, tels que le cuivre, le fer, le laiton. On en fait aussi en or et en argent avec pointes d'acier, et qui servent à faire les dessins d'architecture.

Les opérations de cet art se divisant en deux genres de travail, savoir, le travail des dessins, projets, plans, etc. sur le papier, et le travail de construction sur le chantier, les compas se divisent en deux classes, les compas de dessinateur et ceux d'appareillcur.

La grandeur du compas pour le dessinateur est depuis 2 pouces jusqu'à 6 à 7 pouces. On en distingue de deux sortes , savoir, les compas simples ou à deux

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pointes, qu'on appelle encore ordinaires, et les compas à plusieurs pointes ou à pointes changeantes. Le compas simple est celui qu'on vient de décrire; le compas à pointes changeantes a ordinairement l'une de ses pointes fixes; à l'autre branche est un trou dans lequel on peut placer successivement plusieurs autres I >oin tes ajustées exprès, et que l'on fixe par le moyen d'une vis. Sous le nom de pointes changeantes on comprend une pointe ordinaire, une pointe a l'encre ou un tire-ligne, un petit porte-crayon, et quelquefois une petite roulette qui sert à ponctuer.

Les compas de dessinateur se fout, selon l'usage de chaque pays, de deux manières: ou leurs branches sont combinées de façon que les pointes ne se touchent que par le bas, ou les jambes quand on les ferme se joignent dans toute leur longueur. Ce» derniers sont les plus estimés. Il y a des compas de dessinateur qui , au lieu d'être à pointes changeantes comme on l'a décrit, sont à pointes tournantes. Le corps de ces compas est fait comme celui des compas ordinaires. \ ers le bas et en dehors on ajoute aux pointes ordinaires deux autres pointes, dont l'une porte un crayon et l'autre sert de plume. Elles sont ajustées de manière qu'on peut les tourner |M»ur se servir de celle dont on a be»oiu.

Le compas d'appareiUeur est un grand compas de fer d'environ 2 pieds de longueur. Ses brauches sont plates. L'une est double, disposée de manière à recevoir la brandie simple lorsque le compas est fermé. Ces branches tout terminées par des |iointes qui forment uue ligne droite avec le do» des branches, de manière qu'il peut servir à prendre des angles fausse équerre , et à tracer, comme les i, des circonférences et des arcs de , et enfin à prendre toutes sortes de mesures droite.

Le compas à verge est un instrument composé d'une tringle ordinairement de bois , qui peut avoir jusqu'à l5 pieds de longueur. On ajuste à cette tringle deux pou|>ccs ou boites à pointes changeautes si l'on veut. I ne de ces pou[>éesest fixée à l'extrémité de la tringle , et l'autre peut couler dans toute sa longueur, pour prendre telle mesure qu'on veut. On fixe cette poupée mobile par une vis de pression. Lorsqu'on veut donner à cette espèce de compas toute la perfection dont il est susceptible , on ajoute à la poupée fixe une vis de rappel qui le fait mouvoir d'une manière presque insensible, afin de pouvoir prendre avec plus de précision les mesure» dont on a besoin. Sans ce secours, il est quelquefois très-difficile d'ajuster la poupée mobile à un jioiut fixe ou à une mesure déterminée. Les compas à verges sont extrêmement utiles |>our tracer en grand toutes les sortes d'opérations relatives à la construction de» édifices. (foj ez Emiues.)

Compas de nénccrio». C'est une espèce de compas double dout le» branches fendues se réunissent à

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volonté par le moyen d'uue boite ou coulisse qui peut glisser le long de* branche* et se axer où l'on veut , scion les réduction* que l'on doit faire, en ralongeant le» branches d'un côté et le» raccourcissant de l'autre.

Sur l'une des branche* du compat, il y a des division* qui .servent a partager les ligne* en un nombre quelconque de partie* égales pour réduire les ligures ; sur l'autre il y a des divisions pour inscrire toutes sortes de polvgoue» réguliers dan* un cercle donné. L'application des divisions marqnécs sur la première blanche est facile à faire. Supposons, par exemple, qu'on veuille diviser une ligne droite en trois parties égales, on pousse la coulisse jusqu'à ce que la vis soit directement sur le nombre 3. L'avant fixée là, on prend la longueur de la ligne donnée avec le* branches les plus longues du compas. La distance i les deux plus courtes sera le tiers de la ligne "■, On peut de la même manière diviser une ligne en un nombre quelconque de parties. On se sert de ce compas dan* le dessin de l'architecture , pour réduire avec facilité et précision des |4ans ou des projets du grand au petit , ou du petit au grand.

Compas a ovale. C'est un instrument avec lequel on peut tracer toutes sortes d'elli|ises. Il est composé de deux règle* assemblées en croix , dont les quatre branches sont égales. Ce» règle» sont en bois dans les grands instrument dont on se sert pour épures, et en cuivre pour les petit* «•n tnt à dessiner sur le papier.

Lorsqu'il ne s'agit de tracer en grand qu'un quart d'ellipse, ]e compas à ovale est une simple équerre, sur les cote* de laquelle on fait couler deux pivots attaches plus ou moins loin à une règle, au. bout de laquelle est un crayon pour tracer. Lorsqu'on ne veut tracer qu'une demi -ellipse, il faut un instrument compose de deux équerre» avec une coulisse cuire

CHUTAI DE proportion. Cet instrument est plus à l'usage des mathématiques que de l'architecture ; cependant on peut s'en servir utilement pour rapporter les plans ou les réduire, et surtout pour faire des angles d'un nombre de degrés détermine, ou pour les mesurer.

Le imnpas de proportion est composé de deux règle* de cuivre assemblées à charnière , comme un pied de roi. Sur chaque face de ces règles sont tracées plusieurs lignes avec des divisions. Les lignes n |>arties égales peuvent servir d'échelle r mettre en mesure toute* soi les de plans ou de

On peut se servir du compas de proportion pour diviser une ligne donnée en un nombre quelconque de partkl égales, comme par exemple en 5. On prendra la longueur de la ligne à diviser avec un lompas ordinaire ; on ouvrira le compas de proportion jusqu'à ce que cettp mesure puisse être contenue

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entre deux même» nombre» de l'échelle des égales , divisible par 5 , cornai e par exemple de 5o en 5o ; ensuite , sans changer l'ouverture du de proportion, on prendra la mesure entre les lires lo et 10 de la même échelle. Cette m< portée sur la ligne donnée la diviaera en 5 parties égale*.

Pour réduire un plan, on prendra une dimension quelconque du plan à réduire , qu'on portera *ur l'échelle de* parties égales. Supposons qu'elle se trouve avoir 120 partie»; connoiasaut le rapport de la réduction du plan , qu'il soit par exemple de» deux tiers , on preudra les deux tiers de 120 , c'est-à-dire 8o parties , on ouvrira le compas de proportion jusqu'à ce qu'il se trouve exactement Ho parties entre celles qui sout numérotée* 120 sur l'échelle double des lurtics égales. Avant fixé le compas de proportion à cette ouverture, on aura la réduction de toutes les autres lignes du plan , en les portant sur une des échelles des (îarties égale* depuis le centre , et prenant la distance qui ac trouve entre les nombres correspondans des échelles qui répoudront a ce* mesures, et ainsi des autre*.

On trouve sur les compas de proporUon de* échelles que l'on appelle ligne* des plans. On peut se servir de ce* ligne* pour faire des plans dont la superficie *oit en raison dounée avec d'autres pians, c'est-à-dire qui en soient la moitié, las trois quart» . le double , etc.

Comme toutes sortes de figures rectilignes peuvent se réduire en triangles, supposons qu'il s'agisse de faire un triangle dont la superficie ait 1rs trois quarts d'un autre triangle semblable , on prendra un des côtés quelconques de ce triangle, et on ouvrira le compas jusqu'à ce que la longueur de ce côté puisse être contenue entre les division* marquée» 4 et 4 'le l'échelle des plans; ensuite, sans deranger l'ouverture du compas de proportion , on prendra la distance entre le* divisions 3 et 3. Cette distance sera un de» côtés du triangle que l'on cherche. On en fera autant pour avoir les deux autres côtés.

S'il s'agissoit d'un cercle au lieu d'un côté, on prendroit le rayon. Ainsi, supposons qu'il fallût tracer un cercle dont la superficie fût les deux tiers d'un autre cercle donné , on ouvriroit le compas de proportion jusqu'à ce que le rayon du grand cercle pût être compris entre les divisions 3 et 3 de l'échelle des plans; U distance des points 1 et 2 de la même échelle seroit le rayon du cercle que l'on cherche. Cette opération peut servir à trouver le diamètre ou ravon d'un tuyau qni devroit débiter une quantité avant un rapport donné avec celle d'un autre. ( F »r.

TlTAD.)

COM PASSER, v. a. C'eat ae servir du i c'est prendre des mesure* avec le compas.

Il est indispensable de ae servir du compas pour

cou

donner au plan e< à l'élévation d'an édifice la régularité convenable pour établir entre toutes se» parties le juste accord qui produit la solidité de 1' et iabeanté des proportions.

i et la distribution des parties , ne sert pas i l'artiste ; c'est celui que , selon le proverbe , il doit avoir dans l'oeil. Il est en effet dans l'architecture un très-grand nombre de parties, de rapports, d'objets de détail que le sentiment et le goût peuvent seuls ordonner, coordonner et disposer sans le secours des mesures. I>es effets de certaines proportions et de certains orne menu ne sauroient être tats infaillibles des régies. Il faut en lais» la recherche on la fixatioa a la liberté d'un indépendant ou d'un coup-d'"-'" exnérimenté

! Habitude de tout rompu < i < r éteint, amortit l'imagination, et l'art de bâtir n'est plus que l'emploi mécanique du compas et de la régie. Aussi doiton le dire , il n'est point d'architecte digne de ce nom qui ne commence par jeter sor le papier ses pensées, et n'essaie, sans les compassée, la mesure et l'effet de ses combinaisons. Bientôt il assujettit ces essais à la sévérité du compas.

Ainsi , le vrai talent est celui qui sait passer a propos de Tnne a l'autre manière d'opérer, et qui tour a tour emploie l'imagination sans s'égarer, et en sonmci sans servituac 1rs conceptions a la veritiration

LUVll M , s. neut. latin. Ce mot a plus «bon.

Il est appliqué particulièrement à ce qu'on appelle pente <ht toit , auvent, ou conduit |<ar ou l'eau de ta pluie se rassemble de divers toits en un même lieu. Galiani, traducteur de Vitruve , rend compluvium par cortile (cour) et par gnmla , gouttière, egont. Le texte de Vitruve semble en effet se prêter aux diverses interprétations de ce mot.

COMPOSÉE {Forme, disposition, etc.). Pour se tonner une idée juste de ce que le niot-dc cet article exprime dans l'architecture et ses ouvrages, il suffit d'avoir recours a l'idée de ton contraire , c'esta-dire l'unité.

L'idée d'unité, dans l'ouvrage de l'architecture, peut y être exprimée de deux manières , ou , si l'on veut, tous deux rapports, l'un intellectuel ou moral, l'autre sensible ou matériel.

L'unité intellectuelle est celle qui fait naître Tesprit du spectateur l'idée d'un système d'il tions , de formes, de proportions , de rapports tellement combinés entre eux , qu'on ne puisse y rieo ajouter, en rien ôter, et que l'on y soit frappé avant tout par line harmonie qui dénote l'action d'une haute intelligence.

L'unité matérielle est celle qui , dans l'emploi des [

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matières et de leurs formes , s'adresse au rieur, sait captiver les yeux par le fini d'un précieux, par l'agrément de la diversité, par la recherche de toutes les combinaisons dont l'iusiiuct le plus ordinaire peut être juge.

Vidée composée sera de même , si on l'analyse en

rnd dans l'architecture , susceptible de se produire deux manières.

Tantôt, et en général , l'artiste cherchera à former un dessin qui , n'émanant point d'une conception originale, mais rassemblé de toutes pièces et sans système, ne saurait produire d'autre impression que celle du manque de conception et de génie; tantôt l'idée ou la disposition participant de beaucoup d'antres, n'exprimant rien de spécial, ne produiront sur le spectateur que l'embarras de la contradiction nu la plus entière indifférence.

COMPOSÉotjCOMIHISITECOrJrfJ.Nooobstant le titre don ne a cet article pour se conformera une nomenclature consacrée dans les précède M lexiques ou truites d'urclUtecture, notre objet est de prouver qu'il n'existe, ni en théorie, ni en pratique, aucun ordre composite, et de montrer la source des méprises qui ont pu donner a ce prétendu ordre une existence imaginaire- Ce n'est point en effet chef les Romains , où l'on prétend découvrir l'origine de ce nouvel ordre, qu'on peut rencontrer des autorités propres a justifier cette prétention. J'espère montrer d'une manière péreœptoirc qu'un examen approfondi de l'emploi de» ordres, et des modifications que l'architecture éprouva en cette partie à Rome , loiu d'établir qu'on y ait donne naissance à un nouvel ordre, prouve au contraire qu'on n'y en soupçonna jamais l'existence.

L'ordre appelé composé ne doit celle dont il a joui qu'aux modernes ; mais il faut dire a quel genre de méprises il convient de l'attribuer. J'en vois deux principales, l'une que j'appelle erreur de raisonnement, et qui résulte de l'ignorance des prinri|ies sur lesquels se fondent le caractère et le génie des ordres; l'antre , que je nomme erreur de fait , et qui a sa source dans l'ignorance même des monuniens et l'équivoque des exemples.

§ 1". De l'erreur de raisonnement. — J'ai dit que l'existence de l'ordre composé est fondée d'abord sur une erreur de raisonnement. L'orgueil a contribué peut-être autant que l'ignorance à la produire et à l'accréditer. Depuis la renaissance .les arts , il n'est point d'efforts que les modernes n'aient faits pour ce qu'ils appellent des conquêtes dans le dode l'invention en architecture. D'une part ce n'a été que regrets de ce qu'il ne restoit presque plus nen à inventer, et de l'autre jactances présomptueuses sur la facilité de nouvelles découvertes. Rien, ce me semble , de plus ridicule que le désespoir des uns et l'ambition des autres. Mais il me paroi t constant qu'ils ne différent ainsi entre eux que parce

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qu'il» «'accordent à placer l'invention où elle n'est pas. {Voyez IsvruTios.)

Ceux qui croient qu'il ne reste plus rien à dire en architecture, ont le tort tic confondre le» ordres , ou ce qui forme les élémens de cet art , avec le» résultats et le» combinaison» infinie» dont ce» élément peuvent toujours être l'inépuisable fond. Quant à ceux qui pensent qu'en fait d'ordre» on peut toujours trouver du nouveau, il» se persuadent qu'il suffit de changer {>our inveuter, et que l'on com|>osc du nouveau lorsqu'on décompose de l'antique

Nou» prouvons ailleurs que le» ordre» ou modes en architecture «ont a cet art ce que «ont les tout à la musique, ou les principales couleur» à la peinture ; que chercher de nouveaux ordre» a l'architecture , c'est demander a la structure de l'homme de nouveaux type» de proportion. Je nie contenterai de faire voir ici que le prétendu ordre composite n'a d'autre origine que la fausse idée d'invention qui a tourmenté depui» long - temps ceux qui cherchent , et par conséquent ne connoissent p«» le génie.

La principale illusion de ceux qui croient à la découverte possible de quelque nouvel ordre, repose »ur une méprise évidente. Ils pentent en effet qu'il suffit d'imaginer un nouvel ajustement de clupiteau pour donner l'être a un nouvel ordre. Ils croient qu'il suffit de changer les profils d'une base, de mettre un quart de rond en place d'une «cotic, ou d'adapter a la colonne quelque» symbole» ou emblémes allégorique» a leur pay» , pour lui procurer l'honneur d'une découverte importante en architecture, et s'acquérir a eux-mêmes la gloire de l'ordre nouveau-né dont ils se croient le» créateur».

Une seule réflexion anroit épargué bien de la dépense en ce genre d'invention : c'est que le» ordre» d'architecture re|>o*cnt chacun sur l'expression de l'une de» principale» qualité» que cet art peut rendre sensibles; et que ce» qualité», qui «ont au moral ce que «ont dans un sens physique le» couleurs primitives pourla peinture, se réduisentà un petit nombre, au-delà duquel il peut exister beaucoup de nuances, mais qui sont fort loin d'être de» couleur» entières.

- Le» ordre», a dit avec beaucoup de justesse Ga- » li:ini , ne «ont que le» moyen» d'exécution de l'ar- » i hilecture ; et dans le fond il ne peut y en avoir .. que trois qui expriment le» diver» degré» de richesse „ dont elle est susceptible. Or, comme rien ne peut - être plus riche que ce qui l'est au superlatif, et ne . peut l'être moins que ce qui l'est au positif, aucun » ordre ne peut mériter ce nom s'il ]asse ou l'un ou » l'autre de ces deux termes ; car tout ce que l'on » feroit de plus «croit trop, et tout ce qu'on mettroit » de moin» ne teroit pa» assez. Quant aux termes de » comparaison que l'on peut placer entre la plu» ■ grande et la moindre richesse qui convienne à l'architecture , ils ne rendent tous que l'idée d'une

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» chose moin» riche que celle qui l'est le plu», et plus » riche que celle qui l'est le moins. »

Si l'on applique cette réflexion très-judicieu*c de Galiani aux autre» qualités ou propriété» dont chacun des troi» ordre» grecs est l'expression , on tirera U même conséquence, savoir, qu'on ne peut, à l'égard de chacun d'eux, porter au-delà ou en -deçà Us movens d'en manifester le caractère, «an» l'altérer légalement par l'un ou l'autre excès. Ainsi l'ordre prétcudu que le» moderne» ont appelé toscan , au lieu d'ajouter au caractère de simplicité et d'énergie du dorique grec , n'a pu que tomber dans le pauvre et dans le maigre ; et de même le prétendu composite, pour s'être placé par le mélange de deux ordres entre le corinthien et l'ionique, n'a plus eu le caractère d'aucun d'eux, et n'a pu avoir ni la richesse de l'un ni l'élégance de l'autre.

On ne prétend point inférer de là que l'architecture se trouve bornée à la monotonie de troi» couleurs qu'il lui faille employer toujours et partout «an» nuance aucune. Puisque nous avon» employé U comparaison des couleurs, suivons-en h* analogies ou les déductions. Non - seulement l'architecture peut et doit employer les trois ordres, dan* leur intégrité, selon qu'ils conviennent ainsi au genre de chaque édifice, mais elle peut et doit aussi y admettre les tempéramens convenables aux nombreuses modifications de caractère que le goût sollicite. Ce sont ces tempéramens qui forment ce que nous avons appelé le» nuance» de «es couleurs. Qui a jamais contesté que l'architecte eût le droit d'introduire, par exemple, dan» le» proportions propres de chaque ordre, de» variété» de mesure»; dan» se» profils, de» modifications de détails; dans ses ornemen», des ressources empruntées à un autre ordre ? Mai* toutes ce* choses appartiennent plu» aux accessoires qu'au fond essentiel de chacun des ordres.

Ce qu'on a dit de l'ensemble et du système d'ordonnance qui coMlitueut le genre propre de cliaquc mode de colonnes , et des emprunt» que l'un peut faire à l'autre sans que ce» mélange» de détails produisent un nouvel ordre, à plus forte raison peut-on le dire du chapiteau qui, loin de constituer à lui «eul la nature propre d'un ordre , n'en est que la physionomie. Celui qui connoît en ce genre le fond des choses n'attribue ni à un quart de rond , ni à une volute, ni à de» feuillage», la propriété de determiuer ce qui établit le»véritable»différence* entre les ordres.

U ne se peut point que ce soit, par exemple, l'ajustement décoratif du chapiteau corinthien , cl tel ou tel détail d'ajustement, tel ou tel changement ou mélange de détails, qui constituent un nouvel ordre. Nous verrons bientôt que les ancien», «ans changer le type essentiel de ce chapiteau, ont diversifié sa décoration à l'infini.

L'erreur de raisonnement que nous par rapport à l'existence du chapiteau prétendu i [ positc, réside dans la fausse opiuion que l'o

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oire est le princi|al dans son chapiteau, et que ■ modification ou mélange d'ornement produit un nouveau type. Or ti, comme les faits le prouveront, cela est évidemment erroné, il l'est bien plus encore de taire dépendre l'existence d'an nouvel ordre et de la faire résulter, non pas d'une composition nouvelle de proportions générales, non pas d'une distribution particulière de modénatures ni d'un nouveau type de chapiteau , mais seulement d'une combinaison nouvelle dans les accessoires de ce chapiteau.

Or, l'ordre prétendu com/iotite, à de détails près , auroit les mêmes proportions, la

le niéme type de chapiteau que l'ordre 1 ? en d'ffêreroit 1W P»r l'introduction ites ioniques et leur mélange avec les feuilrinthiens. H n'y a donc pu la de quoi constituer un ordre nouveau.

Faisons voir maintenant que cette erreur de raisonnement s'appuie sur une erreur de fait et sur l'ignorance même des mouumcns.

§ II. De l'erreur de fait. — L'époque à laquelle l'csjiècc d'ordre dont je conteste l'existence commença de s'accréditer chex les modernes , éloit fort éloignée d'être celle de l'analyse et de l'expérience. Les monuntens de l'antiquité commençpient à sortir de la poussière du temps et de l'oubli ; les savantes recherches des artistes et des antiquaires n'avoient pu encore reproduire aux parallèles d'une critique éclairée, tous ces précieux débris de l'art antique sur m joua- s'appuyer un système mieux • de préceptes et d'autorités.

Un monument célèbre par la nature des sujets historiques, que l'art du ciseau y représenta, s'étoit conservé de manière a s'attirer une attention particulière; je veux parler de l'arc de Titus. Remarquable sous pins d'un rapport , il est orné de quatre colonnes, dont les chapiteaux se composent de feuillages corinthiens et de volutes ioniques. On crut de-

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tes ioniques d'un ordre

qu'on appela

Cette espèce de supplément aux ordres d'architecture passa bientôt dans toutes les méthodes d'enseignement, et même dans les monumens. Les architectes ne s'occupèrent plus que des moyens propres à spécifier, d'une manière plus précise, cette amplification de l'ordre corinthien. Mais tous ces soins n'ont abouti qu'à prouver le néant de cette invention. Un -d'aril sur le monument qui devoit lui Jrité va le démontrer. Si, en effet, on s l'architecture de l'arc de Titus , on ne trouve ni dans les profils de l'entablement , ni dans la base de la colonne, ni dans ses proportions, ni dans les détails de ses oroemens , d'autres variétés que celles qui se présentent habituellement entre une ordonnance corinthienne et une autre du même nom. On découvre même de plus sensibles différences, par

i le coriuthien du frontispice de Néron et celui du Paufltéon, entre celui de ce dernier monument et le corinthien des thermes de Dioctétien. La seule variété de la colonne de l'arc de Titus est celle de son chapiteau.

Mais si une variété de combinaison dans l'ornement du chapiteau pouvoit constituer un ordre à part, et s'il devoit y avoir autant d'ordres dans l'antique qu'il s'y trouve de variantes au chapiteau corinthien, on devrait, comme on le verra, compter quelques centaines d'ordres.

Les ancien», et surtout les Romains, paroisseut avoir considéré le chapiteau de cet ordre comme un fonds susceptible de se prêter, par la grandeur de sou développement , à la répartition de toutes sortes de symboles et d'attributs allégoriques. On verra par l'énumération de tous les accessoires que le goût décoratif seul fait entier dans la composition du couronnement de cet ordre, que l'union des volutes avec les feuilles d'acanthe ne fut qu'une entre toutes les combinaisons que le goût démesuré de la variété s'étoit plu a imaginer. Cette mixtion d'ajustemens propres à deux chapiteaux ne fut \as la seule.

Si donc cette sorte de mélange de deux ornemens de chapiteaux pouvoit créer un nouvel ordre, il n'y auroit aucune raison de refuser le même privilège au mélange, qui fut aussi commun, du chapiteau dorique avec le coriuthien. Peut-être même ii'hésilcroit-on pas à préférer cet amalgame, comme plus simple et plus naturel que celui dont on a imagine de faire le prétendu composite.

Pour achever de démontrer que les volutes ioniques, associées aux feuilles du corinthien, n'eurent point , chez les anciens , le privilège de désigner un ordre à part , il suffit de jeter les yeux sur les recueils de chapiteaux composés que l'antiquité nous a transmis. On y en trouvera où des cornes de bélier font l'emploi des volutes. Ici on verra des poissons, dont le corps remontant vers les cornes de l'abaque, f en se repliant, une volute, et ramène i milieu de l'abaque auquel elle sert de fleuron. Ailleurs, au-dessus de l'astragale , est un rinceau et une baguette sur laquelle sont deux corps de sphinx , qui se réunissent en une seule tête , dont les ailes se déploient jusqu'aux volutes. AUlcurs, vous voyex le tambour du rlupiteau formé à l'imitation d'une corbeille : quatre graudes feuilles refendues montent depuis l'astragale jusqu'aux volutes, qui sortent de la corbeille en forme de cornes de bélier.

On sait que généralement l'abaque du corinthien a quatre cornes. Nous voyons un chapiteau qui en a huit également espacées. Entre chacune d'elles est une rose , et sous chacune se trouve une tète. Il y a aussi des tètes de bélier dont les cornes forment volutes.

Un autre chapiteau corinthien est sans abaque, sans I, et sans aucun autre objet qui en tienne lieu.

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C'est une «Impie camnane, ornée d'nn seul rang de " •saucllcs

feuillages, sur Usuelles sont perche» des oiseaux.

On peut dire qu'il n'y a presque point de sujets ou d'objets allôgoi iques que le goût de l'ornement u'ait fait entrer dans l'ajustement du chapiteau corinthien. L'énuméralion en seroit trop longue. Qu'il suffise de dire qu'on y trouve des ligures d'hommes armes , des figures de génies , des figures de victoires, de griffons , de pégases.

Nous avons considérablement abrégé l'énumération de tous les chapiteaux antiques composés , dont on pourra voir les dessins dans l'ouvrage de la Magnificence des Romains , parPiranesi. Terminons ces détails pr la mention de plusieurs chapiteaux compris dans ce recueil , chapiteaux réellement doriques,

tores et leurs tailloirs, qui deux rangs de feuillages corinthiens.

Le raisonnement et l'autorité des faits ou des rxemples concourent donc à prouver, de la manière la plus péremptoirc , que le chapiteau prétendu, ou appelé composite, dont l'architecture moderne a voulu faire le caractéristique d'un nouvel ordre, n'est qu'une variété entre un très-grand nombre d'autres mélanges imaginés par les anciens dans les ornemens du chapiteau corinthien.

Le raisonnement nous a prouvé que le chapiteau n'est pas ce qui doit constituer a lui seul un ordre ; qu'il en est bien l'indication , mais non le principe. Les faits nous ont montré que le prétendu composite des modernes ne nous offre qu'une des moindres variétés entre les nombreuses inventions d'ornement et d'ajustement de l'ordre corinthien.

Je terminerai cette discussion par une réflexion très-judicieuse de Chambra)' sur cette matière. « H » n'est pas question (dit-il) pour un architecte d'em- » plover son industrie et son étude à trouver de nou- .> veaux ordres pour donner du prix à son ouvrage , >• ni pour se rendre habile homme ; non plus qu'a » un orateur, pour acquérir la réputation d'être élo- I, d'inventer des mots qui n'aient jamais été s ; ni à un poète de faire des vers d'une autre ce, ou d'autre mesure qu'à l'ordinaire, cette tion étant puérile et impertinente; et s'il i arrivoit , pr occasion , qu'on voulût prendre quel- » que liberté semblable, il faut que ce soit si à pro- « pos, qu'un chacun en voie incontinent la raison. « C'est ainsi que les antiques en ont usé ; mais avec « une si grande retenue , qu'ils ont borné tonte leur » licence à la seule forme du chapiteau , dont ils ont » fait cent compositions gentilles et singulières à cer- ■ tains sujets , où Us réussissent à merveille , hors » desquelles aussi on ne saurait que fort i » meut les mettre i

Toute la théorie du prétendu ordre comimsite est renfermée, ce nous semble, dans cette citation de Chambray. On voit qu'il admet la variété de décoration dans le chapiteau corinthien, selon la nature

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des monnmens et des allusions qu'ils comportent. Mais il ne croit pas qu'une nouvelle combinaison d'ornemens doive constituer un ordre nouveau.

COMPOSITION , s. T. Se dit ou de l'action de composer (on dit, t'tre dans la chaleur de la cnn~ position), ou de l'objet même qui a été composé. (On dit, c'est une bonne ou une i

sition.)

considérer ce root , c'est-a-dire sous le rapport [ ment didactique de l'idée de composition en architecture.

Disons d'abord que les mots composition et conception, dont on se sert quelquefois indifféremment, ne sont rien moins que synonymes. On emploiera , si l'on veut , le mot conception pour exprimer celte opération de l'esprit qui n'embrasse d'un sujet que le motif principal, la généralité des rapports et un ensemble vague de sa disposition. La composition , au coutraire, consiste dans l'action d'embrasser nonseulement l'idée générale , mais tous ses dévclopperoens, tant dans la recherche de leurs détails, de leurs convenances, de leurs rapports avec le tout, que dans les moyens qui doivent 9**urer l'exécution du tout et de ses parties.

Le peintre et le sculpteur jouissent à cet égard d'un avantage dout l'architecte est privé. Ils composent et exécutent eux-mêmes. Les idées et les moyens de les réaliser émanmt du même auteur. Les moyens qu'a l'architecte de réaliser ses compositions sont soumis à des piocédés divers, et veulent un concours d'à étrangers à lui. Rien donc n'est plus important ) l'architecte, lorsqu'il compose, que d'avoir sans i l'esprit dirigé vers les moyens qui devront rendre ses inventions.

Aussi ne saurait-on former de trop lionne heure l'élève en architecture a soumettre ce qu'il compose an contrôle des moyens d'exécution.

L'étude de la composition ne doit pas consister à imaginer sur le papier des compartimens de plan

leur symétrie , des éle-

que '

nation est prodigue en dessin , on pr parties inexécutables , ou exigeroienl, pour être 1 lisées, d'incalculables dépenses C'est a composer des projets facilement applicables à d'utiles emplois , et qui réunissent avec économie l'utile et l'agréable , I» solidité et la convenance , qu'on ne sauroit exercer de trop bonne heure les jeunes architecte».

On doit le dire, les temps modernes, et surtout les écoles , ont pent-ètre trop fait entrer dans les pratiques des étudians les compositions d'architecture. Sans doute il est bon d'y exercer l'imagination, mais ce doit être avec ménagement. On pourroit faire ob- | serrer que cet abus est provenu , en ce genre , de la

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même cause qui jadis à Rome multiplia les discours et les compositions des rhéteurs. Ou sait que ce fut l'effet et le signe de la décadence et de l'abandon où étoit tombée la véritable éloquence depuis que la liberté de la tribune avoit <

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de l'art de bâtir ont cessé d'exister, les projets et les vastes composition* sur le papier prendre un accroissement singulier, et user eu pure perte des talens que ne réclament plus les besoins de la

COMPOSTO, s. m. Mot italien dont on se sert pour indiquer une composition avec laquelle on forme le pavement des appartenons en plusieurs l'Italie , et surtout à Venise , où on l'ap-

On fait ces espèces d'aire, i° sur le sol à rez-dechaussée; 2." sur des voûtes; 3° sur des |4anchers.

Le composta qu'on fait à ret-de-ebaussce est établi sur un massif de maçonnerie en blocage bien garni de mortier, et battu a plusieurs reprises. On en fait un semblable pour le massif qui doit être sur des voûtes. Ces massifs doivent être arrasés bien de niveau. Lorsqu'on veut le faire sur des planchers, il faut que lea solives soient plus fortes que de coutume, c'est-à-dire qu'elles devront avoir 7 à 8 pouces de gros sur ta pieds de portée, et être espacées tant plein que vide ; ensuite on les recouvrira de planches posées en travers , et douées sur chaque solive. Il faut avoir soin d'y employer du bois bien sec, qui ne soit pas sujet à se tourmenter. Ikns quelques circonstances, il serait expédient de poser un second rang de planches qui croiserait le premier, comme le pratiquoient les anciens. (fojrtt A«E.)

Les matières dont on fait le composto en Italie sont des tuilcaux et des morceaux de briques bien cuites, mêlés le plus souvent ensemble. Pour le préparer, on met sur trois parties de ce mélange une partie de chaux. On broie bien le tout , jusqu^à ce qu'il forme un mortier moyennement gras.

Si le composto doit être fait sur un plancher, on commence par couvrir le bois avec de la paille ; on étend ensuite en une seule fois une couche de ce mortier, à laquelle on donne environ 4 pouces d'épaisseur ; après l'avoir bien égalisée avec un râteau à dents de fer, on la laisse reposer pendant un jour ou deux, suivant la saison ; quand elle a pris une certaine consistance, on la bat avec uue barre de fer coudée, dont la partie qui est faite pour frapper est méplate et arrondie en Lingue. Apres uue première battue, on laisse le massif se reposer pendant no jour, ensuite on recommence une seconde battue , dont les coups croisent ceux de la première. Lorsqu'on sent par la réaction de la batte que la couche a acquis assez de fermeté, on en étend une seconde, d'un pouce d'épaisseur, composée de tuileaux écrasés,

beaucoup plus fins et passés au tamis. On étend cette couche avec des truelles longues et étroites, dont le manche est extrêmement haut, afin que l'ouvrier n'ait pas tant à se baisser ; sur cette couche encore fraîche, on sème des petits morceaux de marbre de différentes couleurs , que l'on y fait entrer en roulant dessus un cylindre de pierre de ?. pieds et demi de long sur loin pouces de diamètre. Pour faire cette opération , les ouvriers marchent sur des planches ou des nattes qu'ils étendent sur la couche fraîche, afin de ne pas enfoncer les pieds dedans.

Lorsque cette dernière couche a pris un peu de consistance , on la bat comme la précédente , en laissant r min m s un jour d'intervalle entre chaque battue. Au bout de dix a douze jours, on commence à travailler le composto, c'est-à-dire a le doune pierre de grès emmanchée au bout d'un ] en jetant de l'eau à mesure que l'on frotte. On 1 nue ainsi jusqu'à ce que la face de tous les morceaux de marbre soit bien découverte ; comme les joints se dégradent un peu par cette opération , on fait une sorte de ciment de la couleur que l'on veut , avec des terres colorées et de la chaux ; on en remplit bien les joints; pour cela on emploie une espèce de pierre tendre qui sert de molette. On donne le lustre à cette espèce de ciment avec un outil de fer ressemblant a une truelle, dont la lance est plus épaisse, plus étroite et un peu arrondie en dessous. Le composta se finit pr une ou deux couches d'huile de lin , qui étant appliquée très-chaude pénètre jusqu'à une certaine profondeur, et lui donne une consistance favorable au poli très-brillant qu'il reçoit.

On fait avec le procédé du composto de fort beaux corn parti mens de pavemens, qui rivalisent avec les assemblages de marbres variés et avec les plus beaux tapis. Voici comment on s'y prend pour les exécuter.

Après avoir fait la première couche, comme il a été dit ci-desaus, on dessine en grand sur du papier un peu gros, un quart du dessin de compartimeus qu'on veut exécuter. On pique ce dessin, et après avoir divisé le pavement en quatre parties par deux lignes qni se croisent à angles droits, on pousse avec dn noir de charbon d'abord la première partie ; renversant ensuite le dessin , on pousse la seconde et les deux autres de même , ayant l'attention de bien faire raccorder chaque partie l'une avec l'autre. Cela fait , on prend des éclats de marbres de toutes sortes de cou-

trois lignes. Pour arriver à les avoir tous à peu près de même grosseur, on les fait passer au travers d'un grillage en fil de fer, dont les mailles sont assez fines pour retenir les morceaux de grandeur convenable, et laisser passer ceux qui sont trop petits. Pour faire le triage de ceux qui sont trop gros, on jette ces morceaux sur une nouvelle grille qui retient tous ceux qui sont gros ; on les concasse de nouveau j usqu'à ce qu'ils soient réduits à la grosseur convenable. On le*

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range en IM différens srlnn leurs couleurs, et on I remplit les différens compartimens d'après le dessin. Pour cela on se sert de cartons découpes , que l'on applique sur le poncif qu'on a tracé sur la couche du composta. Ce* cartons ne laissent d'apjiarens que les cotupartimens qui doivent être d'une même couleur. C'est dans les vides ou les intervalles du carton qu'on sème le plus également qu'il est possible les petits morceaux de marbre de la couleur indiquée par le dessin ; on les enfonce dans l'enduit avec un morceau de bois plat.

Il y a une certaine attention à observer en semant les petits fragment de marbre. Lorsqu'on en met trop , ces fragment se détachent facilement. S'il y en a trop peu, les parties du ciment qui ne sont pas si dures que le marbre se creusent , et produisent un mauvais effet.

Quand tous les compartimens du dessin ont été garnis des marbres de la couleur qui convient à chacun, on passe sur le tout le cylindre de pierre à plusieurs reprises, pour unir également toute la superficie ; on laisse ensuite reposer l'ouvrage pendant quelques jours, au bout desquels on le bat par intervalles, jusqu'à ce qu'il ait acquis assez de consistance pour être dressé au grès et |»li, comme il a été dit ci-dessus. L'opération finie, pour rendre les contours plus nets, on les retrace avec une pointe d'acier bien tranchante , et l'on remplit le creux du Irait avec du noir de fanée broyé avec de l'huile de noix.

Si l'on veut que l'ensemble des compartimens se conserve long-temps beau , il faut avoir soin de choisir des marbres d'une dureté à peu près égale , parce que lorsqu'on mêle des marbres dure avec des marbres tendres, ces derniers, en s' usant plus vite, forment des inégalités désagréables.

Dans les maisons des jiartieuliers , on ne fait les composta que d'une seule couleur de marbre, ou de plusieurs mêlés indistinctement ensemble, qui pro- j duisent l'effet du granit. Ceux qui sont moins riches, ; se contentent de l'enduit de ciment pciut en rouge , et frotté comme on en use sur les planchers carrelés à Paris. On trace, si l'on veut, sur ce composta des lignes a l'instar des compartimens qui ont lieu en dalles ou en carreaux.

CONCAVE, adj. Se dit de la surface intérieure d'un corps creux, particulièrement si ce corps est circulaire. Généralement on l'applique, en architecture, à la partie intérieure d'une coupole ou d'un plafond.

Géométriquement parlant , toute ligne ou surface courbe, concave d'un côté, est convexe du côté opposé.

CONCAVITE, s. f. Nom de la surface concave d'un côté , ou de l'espace que cette surface renferme.

CONCEPTION , ». f Ce mot se dit et doit s'entendre, ainsi qu'on l'a dit au mot composition, de

ce qui est dans l'esprit ou l'imagination de l'architecte la pensée première , l'idée générale et ab- traite, ou, si l'on veut, l'esquisse non encore terminée d'une composition de l'ensemble , mais non des parties ou des détails d'un monument.

C'est donc dans l'ordre moral , comme il en arrive dans l'ordre physique de la génération des êtres , une sorte de formation abrégée d'un plan , d'un dessin auxquels la composition donnera ton dévdoppement définitif.

Cependant rien n'est plus important que ce commencement de création. L'artiste ne sauroit porter trop il attention a bien réunir dans sa peusée ce premier germe.

Ce que l'on conçoit bien •'{nonce clairement.

a dit Boilean. C'est à bien se rendre compte des convenances , des sujétions , des conditions formelles de toute entreprise, que l'espritdoit s'exercer avant d'arrêter dans un dessin, souvent banal, des masses et des rapports ordinairement routiniers, fruits d'une pratique tant art.

Trop fréquemment il arrive que l'artiste, au lieu de soumettre sa composition à une conception préalablement élaborée dans son esprit, demande à la routine de la composition l'idée qu'il n'a pas encore trouvée. De cet exercice habituel de la main ou du crayon, à quoi beaucoup d'étudiant te trouvent exclusivement appliqués, résulte l'inertie de cette faculté intérieure de l'esprit , qui consiste à rassembler, en vue d'une conception longuement méditée , les élciuens qui devront lui donner un corps.

Le mot conception te dit souvent dans les descriptions, en rendant compte surtout de ce qui fait l'ensemble d'un monument, et surtout en vantant ou l'heureux parti de set plant, ou l'effet général des masses dont il se compose. Ain» , on dira de l'église 1 de Saint-Pierre et de ta réunion avec la magniÛque ! place qui la précède , que c'est une grande conception; ainsi dira-t-on de la jonction du palais des Tuileries avec celui du Louvre , que c'est une heureuse et belle conception.

CONCHOIDE, t. f. Courbe dont plusieurs architectes se sont servi pour tracer le profil de la diminution des colonnes.

On attribue l'invention de cette courbe à Nicomède, géomètre grec qni viroit il y a deux mille ans. (Voyez Diminution.)

CONDUIRE, v. a. C'est, on matière d'architecture , diriger les diffère ns ouvrages nécessaires à la | construction d'un édifice. L'objet de cette direction étant la perfection et la solidité, on peut le considérer comme une des parties les plut essentielles de l'art de bâtir. Cette partie exige, de la part de l'architecte, une connoissance générale de la construction, de» différent matériaux qu'il emploie, de leur nature

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de leurs propriétés, et de la meilleure manière de les mettre en œuvre. Il ne doit rien commander qui ne puisse s'exécuter, rien qui ne contribue en même temps à la solidité et à la perfection de chaque partie de l'ouvrage. 11 doit avoir aussi en vue l'économie, en ne Taisant rien faire de superflu. Dans les grands édifices, les architectes ont sous aux des inspecteurs chargés de surveiller les ouvriers , et de conduire les ouvrages.

Il faut ce|>endant distinguer deux manières de conduire, l'une générale , qui est du ressort de l'architecte , cl l'autre particulière , qui regarde les maîtres nu entrepreneurs : ces derniers étant responsables de leurs ouvrages , sont intéressés a les surveiller. Les entrepreneurs qui occupent beaucoup d'ouvriers, tels que les maîtres maçons, les charpentiers, les menuisiers , etc. ont sous eux des commis , des piqueurs , des chefs ou premiers compagnons , auxquels on donne diflerens noms. Ces premiers coinpaguous conduisent , sous les ordres du maître , les autres ouvriers en travaillant avec eux : c'est de leur habileté que dépend , en grande partie , la perfection de l'ouvrage. Il est de l'intérêt d'un entrepreneur de choisir un habile ouvrier pour premier compagnon , parce que les bons ouvriers emploient mieux leur temps

Conduire. Se dit, dans un tout autre genre, de la manière d'amener les eaux d'un endroit à un autre. Cette partie de l'architecture hydraulique exige des connoissances particulière* de géométrie et de mathématiques pour prendre les nivellemens justes des endroits par où les eaux doivent passer , lorsque le pays est inégal ou montueux , et trouver les moyens de surmonter les obstacles qui peuvent se rencontrer. Lorsqu'il s'agit de conduire les eaux d'un lieu a un autre, on est quelquefois obligé de les élever à une certaine hauteur par le moyen des machines ; quelquefois il faut percer des montagnes , construire des aqueducs pour leur faire traverser des vallées profondes ; quelquefois il ne s'agit que de creuser un fossé , de former des rigoles ou des pierrics. Lorsque les eaux qu'on doit conduire sont en petite quantité , on se sert de tuyaux qui peuvent être en bois , en terre cuite , en plomb ou en fer. On use aussi des tuyaux de bois et de terre cuite dans les canqtagnes, lorsque les eaux que l'on veut conduire ne sont pas forcées, et de tuyaux de plomb ou de fer quand elles sont forcées , ou qu'elles doivent passer sous le pavé des rues, parce que les tuyaux de grès ou de bois ne peuvent résister a l'ébraulement causé par le roulement des voitures. [FifU TofAUX et Co:t-

OCITE.)

Les anciens Romains , qui n'épargnoient rien pour se procurer avec abondance des eaux pures et vdubres, ont préféré les aqueducs a tous les autre* moyens de conduire les eaux. C'est en effet celui qui convient le mieux , et qui est le plu* durable , lorsque la quan-

tité d'eau est on peu considérable ; c'est le moyen le plus propre à conserver les bonnes qualités de l'eau , sa pureté et même sa fraîcheur : c'est le seul dont on devroit faire usage lorsque les eaux que l'on doit conduire soul destinées à la boisson, et à préparer les alimens des hahilans d'une grande ville, {l'oyez

AvtfcDUC.)

COISDUIT, s. m. Dans l'art de bâtir, on donne ce nom à un corridor long et étroit, pratiqué dans un massif de maçonnerie ou sous terre , pour communiquer d'un endroit à un autre : on a en trouvé plusieurs dans les édifices antiques appelés crypta; et hypogete ambultttiones . Il s'en trouve encore «Uns d'anciennes forteresses qui s'étendent fort loin , et qui ont été faits pour se procurer des issues secrètes : ces conduits ont été construits quelquefois pour servir de retraite aux hahitans d'un pays dans les temps de guerre. Chatubcrs dit que, dans la province du nouveau Mexique , il j ■ un conduit souterrain en forme de grotte , qui s'étend en longueur l'espace de deux cents lieues.

Les conduits qui sont pratiqués dans des terre» fermes , des tufs , des pierres tendres ou du roc , n'ont pas besoin d'être revêtus de maçonnerie ; mais lorsque le terrain n'a pas assez de consistance pour se soutenir, on construit deux murs parallèles réunis par une ! voûte en berceau ; c'est ainsi que sont faits presque tous ceux que l'on a découverts dans les ruines des édifices antiques.

On appelle encore conduit un aqueduc en maçonnerie destiné à conduire les eaux, lorsqu'il est couvert d'une voûte. Pour construire ces conduits, il faut beaucoup plus de précaution que pour ceux dont nous venons de parler, qui ne servent que pour communiquer d'un lieu à un autre, soit par rapport au nivellement, soit pour que les eaux ne se perdent point. C'est surtout dans la construction de cette l espèce d'ouvrage que les anciens Romains ont excellé.

Procope, parlant des aqueducs de Rome, dit que les conduit' de ces aqueducs avoient une hauteur et une largeur telles qu'un homme à cheval auroit pu f ciltîiTiCOl les

Comme ce passage de Procope , cite par tous les compilateurs, nous paroît exagéré, et ne donne pas une idée juste de la grandeur de ces conduits , nous avons jugé à propos de placer ici les mesures des coït' f duils des principaux aqueducs de Runie prise» sur le» lieux.

Le conduit de l'aqueduc de l'eau Claudia a 5 pieds pouces de hauteur, sur 3 pieds H pouers de large ; est construit en pierre de taille, et revêtu a l'intérieur d'une couche de ciment de 4 » 5 pouces d'épaisseur.

La partiedu conduitdc l'anueducdu nouvel Anio, qui est au-dessus de la porte Majeure, a G pieds 5 pouces de hauteur, sur ?. pieds 3 pouces 6 lignes de large : ce conduit est construit eu briques , ainsi

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que le» arcs qui le soutiennent , et revêtu a l'intérieur -l'un enduit de ciment.

Il n'y a point a Rome d'aqueduc dont le conduit ait une élévation plus grande que celle de ce» deux dernières partie» ; ce qui n'est ps encore suffisant ponr le passage d'un homme à cheval , qui suppose au moins 7 pied» 6 pouces de hauteur, swr 3 pieds G pouces de large.

Le conduit de l'eau .Warcia , construit en pierre de taille, revèlu à l'intérieur eu ciment, a 5 pied» 6 pouces de hauteur, sur 2 pieds 3 pouces 6 lignes de largeur.

Le conduit d'une partie d'aqueduc en briques, composé de deux rangs d'arcade», cité par Fabrctti , et qu'il croit être un reste d'aqueduc bâti par Alexandre Sévère, a 5 pied» 4 pouce» de hauteur, sur 2 pieds 4 pouces de large.

Les conduits de l'eau Julia et Teputa n'avoient que 3 pieds 6 pouces de hauteur , sur 2 pieds de largeur.

Une autre partie de conduit au-dessus de l'arc de Dntsus a 6 pied» 3 pouces de hauteur, sur a pieds r» pouces de large.

CONDUITE D'EAU. Dans l'architecture hydraulique , on donne ce nom à une suite de tuyaux de plomb, de fer, de terre cuite ou de bois, servant à conduire le» eaux.

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