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il sur une même ligne, et présentent une des façades du temple ; 1rs autres sont pour la plupart en retour. Il existe une colonne du pronaos sur un plan plus
I exhaussé selon l'usage. On y observe une diminution
fl très-prononcée. Toute cette construction est de la
j pierre du pa vs .
Nous avons déjà fait remarquer que le ragrément des colonnes , c'est-à-dire l'exécution de leurs cannelures, n'avoit point été terminé; ce qui porterait à croire que la destruction de la ville par Mummius auroit pu surprendre le monument avant qu'il fût achevé, et que depuis le rétablissement le manque de moyens l'auroit laissé dans cet état.
On voit encore les ruines d'une assez grande construction en briques, qui senjblero.it, d'après les petites cellules qu'elle renfermoit, avoir pu servir de bains publics.
Les environs de Corinthe présentent à la curiosité des voyageurs quelques objets d'intérêt. Près du port de Lecheum on découvre des parties de la muraille qui bordoit le chemin de communication de ce port avec la ville, et au pied de la montagne où est la forteresse , on suit encore la trace des travaux entrepris plus d'une fois pour couper l'isthme. - Là , dit Spon » dans son Forage, je vis de beaux restes d'un théâtre » bâti en pierres blanches, et de plusieurs temples. » Une inscription que je découvris m'apprit qu'il y ■ en avoit eu un grand nombre. »
CORINTHIEN (Ordre) , s. m. C'est le nom que l'on donne à celui des trois ordres de l'architecture grecque qui, par l'ensemble de sa composition et de ses formes, par ses mesures et ses proportions, |>ar l'ordre d'idées avec lequel il est en rapport , est spécialement propre à exprimer dans les édifices le caractère de richesse et de maguificence.
Ce qu'on appelle un ordre dans l'architecture ( voyez ce mot ) peut être envisagé sous trois rapports : celui de ses mesures et de ses proportions , qui appartient à la partie didactique de l'art ; celui de son caractère et de sa signification, qui est du ressort de sa partie théorique ; et celui de sou origine , de sa formation, de sa composition, que réclame la parlie historique. Nous ne nous attacherons dans cet article qu'à cette dernière. (Payez pour let deux autre* les articles Ordre, A ai m 1 1 >
Le mot corinthien indiquerait d'une manière fort abusive l'origine de la forme et de la composition de l'ordre en question. Les Grecs furent sans contredit les inventeurs de l'architecture, considérée comme art d'imitation; et la découverte des ordres entendus comme moyens d'y exprimer , par des combinaisons de modes, de formes et d'ornemens divers , les qualités qui leur correspondent , fut bien certainement l'œuvre du génie de ce peuple. Cependant , long-temps avant l'âge de ce qu'il faut appeler l'architecture grecque , un autre peuple avoit élevé de vastes édifices ; l'Egypte avoit échangé les pierres de
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se* carrières contre les colonnes et les plafonds <lc ses temples; les couronnemens de ses colonnes, autrement dit leurs chapiteaux, y avoient reçu un trèsgrand nombre de configurations. {Voyez Egyptienne architecture.)
Aujourd'hui que l'on connoit avec le plus grand détail toutes les diversités de formes des chapiteaux égyptiens, et le mode irregulier de leur emploi , on est fort induit à penser que ces diversités de mesure, de formes et d'ornemens, furent employées sans aucun système rationnel avant eu pour but une expression déterminée de qualité , de genre ou de caractère. Dans ce nombre on distingue le chapiteau en forme de vase ou de cloche renversée, et on le trouve, tantôt nu sans ornement, tantôt orué de feuilles de lotus ou d'autres plantes.
Le type de l'ordre indubitablement né en Grèce, et qu'on pourrait y appeler endémique, est celui du dorique : nous en connoissons le litre originaire à ne pouvoir s'y tromper, {Voy. Dorique.) A voir le nombre considérable de restes des édifices doriques qui subsistent encore, et le très-petit nombre de restes corinthiens qu'on trouve à citer dans ce pays , on pourrait en conclure que l'ordre corinthien , ou u'v fut que très-peu employé , ou ne le fut qu'à ré|)oquc où la Grèce, ayant perdu sa puissance et sa richesse , ne fit plus de grandes entreprises.
Il y a lieu de croire même que les communications entre l'Egypte et la Grèce furent assez tardives, et que long-temps auparavant, l'ordre dorique s'étoit emparé de l'architecture du plus grand nombre des temples.
Quoi qu'il en soit , il est indubitable que le type du chapiteau corinthien des Grecs se trouve dans le chapiteau à campant de l'Egypte , et que le motif de ses ornemens en feuilles d'olivier ou d'acanthe existe dans celui des feuilles de lotus ou de palmipr. Rien n'empêche eucorc de croire que l'histoire de Gallimaquc aurait été imaginée ou accréditée pour nationaliser l'idée ou l'invention du chapiteau corinthien.
C'en est assez pour faire entendre qne le nom de corinthien, donné a ce chapiteau , ne signifie nullement qu'il ait été inventé à Corinthe, à moins, comme on l'a dit ailleurs, que la substitution de la feuille d'acanthe aux autres plantes, substitution attribuée à Gallimaquc, qui étoit de Corinthe, ait été l'occasion du nom qu'on lui donna, (Voyez Caixim »qce.)
^ous avons dit que les ruines de la Grèce offraient aujourd'hui fort peu d'indications de l'emploi de cet ordre. Il y en reste cependant assez pour nous montrer dans rajustement de son chapiteau un goût assez différent de celui qu'il reçut dans la suite. Si l'on considère en effet le chapiteau du monument appelé la Tour de* Vents , ou n'y remarque presque aucune autre ressemblance avec ceux des temps postérieur» que la forme générale de vase. Du reste, son ajustement décoratif ne consiste qu'en deux rangées
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1 de feuilles : celle d'en bas est en acanthes ; la supérieure est en feuilles pointues d'olivier fort allongées. Il n'y a ni caulicoles , ni volutes, ni échanercmens dans l'abaque, qui est entièrement circulaire.
Le chapiteau du monument choragique de Lysicrates, vulgairement nommé Lanterne de Démosthine, plus rirhe et plus varié dans son ajustement, est encore fort loin de celui que l'usage lui a par la I suite affecté. I n seul rang de feuilles d'acanthe orne | sa partie inférieure , d'où s'élèvent d'autres rinceaux qui s'unissent et se conforment à U flexion des volutes.
Si l'espace de cet article nous permettoit de rassembler ici beaucoup d'autres renseignemens de détail sur l'origine et la formation du chapiteau devenu un des principaux traits caractéristiques de l'ordre corinthien, on verrait que très-probablement il fut primitivement employé sous la forme tout-a-fait lisse de vase Ainsi le voit-on sur un très-beau lus-relief antique, d'un style archaïque ou éginétique , de la villa Albani , où il surmonte les colonnes d'un frontispice de temple.
De même une des caryatides dont on a parlé k l'article de ce nom porte un chapiteau qui n'offre d'autre forme que celle du tambour en manière de vase ou de cloche renversée , saus aucun ornement à l'en tOWT. D'autres de ces caryatides, ouvrages grecs, ainsi que le prouve l'inscription qui les accompagne, ont la même forme de chapiteau avec de légers ornemens sans saillie, c'est-à-dire qui n'excèdent point le nu du tambour. C'est également ainsi qu'on en voit beaucoup en Egypte.
Est-ce nnc raison de plus pour déclarer le chapiteau corinthien originaired'Egypte?Outre les preuves historiques qui nous manquent, on pourrait encore opposer à cette opinion, que la seule nature des choses
I aura pu faire naître dans l'un et l'autre pays une forme de chapiteau que nous sommes fornis, par les faits et les exemples, de regarder comme indépendante des ornemens qui en font l'accessoire. Nous
| voyons effectivement qu'en Egypte cette forme fat généralement le résultat du besoin d'exhausser dans
i plus d'un monument la mesure des supports , et nous y voyons plus d'une sorte de chapiteau formé de par-
| tics supcr|K>séfs qui purent avoir amené naturelle—
I ment le tv|ie du chapiteau à cumpane. Qui empêcherait donc de croire qu'en Grèce, après que l'usage eut consacré le type du chapiteau dorique en harmonie avec ses proportions, et tous les rapports dictés par l'imitation du modèle primitif eu bois , le besoin s'étant fait seutir d'une ordonnance de colonues ap-
i proprié-es à de plus hautes proportious , ou aurait été naturellement conduit à y assortir un tvpe de chapiteau plus élevé et d'une configuration plus élégante? Si nous ne trouvons ni dans les docuiuens historiques, ni dans la chronologie des monuenens, aucune notion positive à cet égard , il me semble (J qu'on doit se borner aux inductions que le génie des
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Grecs et les analogies qu'il sut trouver dans l'étude | du corps humain, de ses principales variétés , de ses L proportions transportées dans un ordre de choses qui ne pouvoit recevoir de la nature proprement dite [
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Ainsi seront nées avec les différences de leurs proportions les variétés des trois ordres , dans les formes, les mesures et les ornemens de leurs chapiteaux. Nais ces sortes de modifications naissent inaperçues, et grandissent à l'insu même de leurs contemporains. Après que l'habitude et le goût les ont naturalisée* et sanctionnées, elles entrent dans le langage de l'art, et on en use sans penser à remonter aux causes qui les ont produites. Lorsque culin , dans le cours des siècles qui suivent , on s'avise de rechercher leurs [ titres de naissance , il ne reste plus que des conjec- | turcs hasardeuses. C'est peut-être là tout ce qu'une saine critique peut dire de plus raisonnable sur l'origine et la formation du chapiteau ionique et du chapiteau corinthien.
Si l'analyse du chapiteau corinthien, tel que nous le présentent certains nionumrns grecs encore subsistans, si d'autres indications plus anciennes, ont pu nous apprendre ce que fut , sous le rapport du chapiteau , l'ordre de ce nom avant la modification d'ornement qu'on attribue au sculpteur Callimaque, ce sera maintenant hors de la Grèce qu'il faudra aller chercher les modèles dans lesquels l'art est tenu aujourd'hui de reconnoitre ses règles. C'est à Rome, et àdesmonumensqui furent incontestablement, dans cette capitale du inonde ancien , le produit du goût et du ciseau des Grecs , que l'on doit demander quelle est la pins belle composition de l'ordre corinthien.
Pour commencer par son chapiteau (qui en est l'attribut le plus caractéristique), celui qu'on voit aux plus beaux édifices de Rome, et dans des ouvrages qui furent incontestablement le résultat d'un travail grec , se compose d'un corps ou tambour fait en forme de vase allongé sans renflement , avec un tailloir (nommé abaque) ou plateau échancré dans chacune de ses faces. Le corps du chapiteau est orné de trois rangs de feuilles , formant ce qu'on appelle panache, c'est-à-dire que leur sommité se recourbe et penche en avant. Les quatre angles du tailloir sont supportés pr des volutes qui naissent et sortent du second rang de feuilles, et semblent supportées riles-niénies par des tiges qu'on appelle cauhcoles, à l'instar de certaines plantes. De plus petites volutes se réunissent aussi dans les quatre faces , vers le milieu de l'echancrurc du plateau , et semblent supporter ce qu'on appelle l'œil ou la rosace du chapiteau.
\ oilà la description qu'on peut donner comme la plus généralement adoptée depuis long -temps du chapiteau corinthien. J'ai dit la plus généralement ; car il ne se peut pas qu'une combinaison de cette sorte, qui n'a aucune base fixe dans un ordre de choses nécessaire, n'ait produit de petites variétés
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assez nombreuses. Peut-être s'en rencontre roit-il fort peu où l'on ne trouve quelques différences.
La plus importante, sinon pour la composition, du moins pour la nature même des objets imités par la sculpture, est celle du genre des feuillages. Lu feuille de l'olivier et celle de l'acanthe semblent s'y disputer la prééminence. L'acanthe a quelque chose de plus riche , mais aussi de plus lourd a la vue , et d'un cfTet moins vif. Les refends produits par l'imitation de la feuille de l'olivier ont plus de fermeté, et donnent à la sculpture un effet plus vif.
La hauteur des masses ou rangées de feuilles, le nombre de leurs découpures , leur espacement, leurs rapports, leur courbure, sont desdétailsqui échappent à la description. On doit dire même qu'aucune règle ne sanroit les déterminer. Tout ce h est nécessairement soumis à la proportion qu'on adopte et an goût, seul juge du bon effet de ces détails subordonnés à la dimension des édifices et à la distance d'où l'œil est tenu de les considérer.
Ia! chapiteau n'est sans doute que l'accessoire d'un ordre , et son ornement n'est aussi qu'un détail de cet accessoire ; cependant ici, comme en bien d'autres ras , les accessoires tiennent plus de place dans la description que le principal, qui se compose des proportions dont nous allons donner, d'après les meilleurs modèles, les règles les plus usnelles.
Les proportions les plus généralement estimées de la colonne corinthienne sont celles qui donnent à la liautcur de son fût , sans base ni chapiteau , depuis sept jusqu'à huit diamètres. Pour avoir la hauteur du chapiteau , on ajoute à la mesure du diamètre inférieur trois petiLs modules et demi , ce qui fait un sixième de diamètre.
Cette hauteur étant partagée en sept parties, on en donne quatre aux rangs de feuilles , c'est-à-dire deux au premier rang de feuilles, les deux autres au second rang. I-a hauteur de chaque feuille étant partagée en trois, la partie d'en haut est pour la descente de la courbure de la feuille. Les trois parties restantes des sept sont pour les tigettes, les volutes et le tailloir.
Quant à la base , la plus ordinaire et la meilleure proportion qu'on lui donne est celle de la base appelée attique [voyez ce mot), qui reçoit le plus souvent un demi-module de hauteur.
Le fut de la colonne corinthienne dont on a donné les proportions, ne reçoit d'autres variétés que celle du renflement, dont on trouve plus d'un exemple, et celle des cannelures , quoiqu'il soit tout aussi commun de le tcuir lisse.
L'entablement est une des plus importantes parties de l'ordre corinthien. Il s'y divise ordinairement en vingt parties , dont six pour l'architrave , autant pointa frise, et huit pour la corniche ; mais les monumens nous prouvent que ces meswes sont variables.
Au temple de Jupiter Tonnant, ainsi qu'à celui de la Sibylle, la frise a pins de liautcur que l'architrave.
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Cette hauteurest moindre au portique du Panthéon, au temple de la Paii et 1 la basilique d'Antonin; mais dans l'intérieur du Panthéon l'architrave et la
L'architrave se divise en trois faces ou bandes, quoiqu'on en connoisse qui n'en ont que deux. La règle commnne veut qu'on le divise en dix-huit parties : on en donne trois au talon d'en haut ; le filet en a une et un quart ; une seule appartient au grand astragale qui est sous le talon. La face d'en haut en a cinq, et le petit talon au-dessous une et demie ; la face du milieu aura quatre parties, et une demie pour son astragale; la face d'en bas aura les trois parties.
Ce que la frise a de particulier dans l'ordre corin- , c'est qu'elle est susceptible de la plus grande t aussi sans
b, et qu'elle peut ter lisse. On doit le dire encore d'une manière plus générale de cet ordre : il comporte la plus grande magnificence d'ornemens, et il peut ausni se passer de toute richesse autre que celle de ses proportions et de ses formes. Son fût peut rester lisse et sans cannelures; sa base peut se contenter de profils sans orneniens. C'est dans sa corniche et dans sa frise qu'il admet tout le luxe de la décoration ; cependant il peut sans incohérence ou disparate ( et de beaux exemples en font preuve) n'y admettre aucun deuil de décoration.
Aussi verrons-nou» qu'il règne beaucoup de diversité, soit dans les mesures, soit dans les ornemens de cette partie de son entablement. (Payez Corniche.)
Le caractère de richesse et de magnificence attache à l'ordre corinthien tient donc a ses proportions, aux élémens de sa composition nombreuse et variée , autant qu'aux ornemens dont la sculpture embellit ses formes et tous leurs détails. En le considérant comme une des couleurs entières que peut employer l'architecture, il faut encore y priser celte faculté qu'il a de pouvoir se modifier en un asse* grand nombre de tons et de nuances, au gré des variétés de caractère que l'artiste veut rendre plus ou moins sensibles
On a dit ailleurs que cet ordre ne convient pas à tous les genres d'édifices; nous ne répéterons pas ici les règles de goût qui en défendent, en prescrivent ou en modifient l'emploi. (V. Ordre, Caractère, etc.)
CORNALINE, s. f. Pierre précieuse demi-transparente et de même nature que l'agathe, mais de couleur plus vive et de pâte plus fine.
CORNE D'ABAQUE, s. f. Nom qu'on donne aux encoignures du tailloir des chapiteaux corinthiens et des chapiteaux ioniques modernes. Les cornes £ abaque sont généralement a pans coupés; on n'en voit de pointues qu'aux chapiteaux corinthiens du temple de Vesta a Rome. (Voyez Tailloir.)
CORNE D'ABONDANCE, s. f. Ornement de
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sculpture qui , selon la mythologie , représente la corne de la chèvre Amalthée, d'où sortent des fruits, des fleurs , et toutes sortes de productions de la nature et de l'art. On trouve des chapiteaux ionique* antiques dont les volute* sont sculptées en forme de
CORNE DE BÉLIER , s. f. Ornement qui sert de volute à un chapiteau ionique antique, et qui a trouvé plus d'une imitation chez les moderne*.
CORNE DE BOEUF oc DE VACHE. On donne ce nom a un trait de maçonnerie ou de struction qui est un demi-biais. Telle» "
ouvertures de porte* ou de fenêtres.
CORNETO, petite ville d'Italie, remarquable par des restes de monumen* étrusques échappés aux ravages du temps, et semés dans l'espace d'une lieue entre ses murs et la colline appelée Civila-Turchino, où n'élcvoil autrefois la célèbre Tarauinium. Là existent des monticules auxquels on a douné le nom de Monti-Rosn. On en a fouillé plusieurs, et on y a trouvé des chambres de 20 à 3o pieds, taillées dam le roc et revêtues de stuc. Ces soulcrraius varient pour la forme et les dimensions : tantôt c'est une grande chambre d'entrée , au bout de laquelle on trouve un Irès-petit cabinet ; tantôt la première pièce n'est qu'une espèce de vestibule, d'où l'on entre dans une seconde beaucoup plus grande ; quelquefois le souterrain consiste dans une seule pièce soutenue par une colonne. Quant à l'entrée de ces souterrains , c'est toujours une porte de 5 pieds de hauteur sur 2 pieds et demi de large. Quelques-uns ne reçoivent de jour que par l'culréc ; d'autre* en reçoivent encore de la voûte, par une petite ouverture conique ou pyramidale.
Quant aux antiquités qu'on y trouve, ce sont pour la plupart des vases de différentes formes. On en a découvert quelques-uns dans des cercueils avec des ossemens de morts. Du reste , ces souterrains sont plus ou moins orné* de peinture* et d'inscriptiou* : il en est dont le* mur* , dans leur jartie supérieure , sont ornés tout à l'entour d'un double rang d'inscriptions étrusque* avec de» peintures au-dessous. On n'y a point encore découvert de bas-reliefs.
Il paroit que Corneio a pris son nom de Cornrtiu Campus, qui étoit celui que donnoicnl le* Latin* au lieu où cette ville étoit située.
CORNICHE, ». f. Mot dérivé du latin comnis , couronnement.
C'est le troisième membre de l'entablement , celui qui le termine et le couronne. Il varie dans ses forme* et se* profils, selon les ordres.
On donne aussi ce nom a toute saillie profilée qui termine dans le haut toute* sortes de corps, tels que piédestaux, bases, autels, etc. On dit d'une niche qu'elle est laUléc, || ornée».
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En général on pourrait prétendre que l'idée de corniche emportant avec toi celle de couronnement, et sa forme dan* l'architecture grecque exprimant ou
seroit d'une «tri rte convenance de ne point employer ce membre, la où l'on ne saurait présumer la possibilité d'un comble. C'est peut-être ce qn'on devrait se prescrire lorsqu'on établit plusieurs ordres de colonnes l'un sur l'autre, comme nous voyons qu'il a été pratique dans le grand temple de Poartum , où une seule plate— bande , celle de l'architrave , sépare les deux rangs de colonnes du naos. Cette règle de goût
Conve*tiom.) Nous nous bornons ici à exposer les règles pratiques ou élémentaires qui regardent la formation de la corniche selon la nature différente de chacun des ordres. {Ces détails sont tires de Perrault , Ordonnance des cinq espèces de colonnes.)
La corniche dorique a pour attribut particulier ce qu'on appelle les mulules, qui sont censés y représenter les parties excédantes des solives inclinées du comble. Dans plus d'un monument dorique on leur a conservé encore cette inclinaison.
Généralement on la divise en neuf parties ; la première division en trois est pour le chapiteau du triglyphe, les trois parties au-dessus sont pour le larmier et le talon qui couronne le mutule, les trais dernières sont pour la grande cymaise et pour le talon
qui couronne le larmier On ne donne au reste
ces mesures que comme une espèce de moyen terme entre toutes les variétés qui se rencontrent dans les monumens doriques.
Les huit vingtièmes de tout l'entablement sont , excepté pour le dorique , la proportion assez générale de toutes les corniches.
La corniche ionique se compose de dix membres. Le premier, qui est un talon , a un des vingtièmes ;
, qui est le denticule , en a un et demi ; le est un tilet qui a un quart de partie ; le quatrième est un astragale qui en a autant ; le cinquième une échine qui a une partie ; le sixième, qui est le larmier, en a une et demie. Sous le larmier est une gouttière qui a un tiers de partie d'enfoncement ; le septième membre on le talon a une demi— partie ; le huitième est non filet, qui en a un quart; la doncine, qui fait le neuvième membre, a cinq quarts de partie ; le dixième enfin est l'orle ou filet de la cymaise : on Ini donne une demi-partie.
Comme les mutules forment un des caractères de la corniche dorique, et comme les moddloiis sont affectés à la corniche corinthienne, ce sont lesdenticules qui appartiennent a la corniche ionique.
La corniche corinthienne , d'après la théorie de Perrault , se divise aussi en dix parties. Ses membres sont au nombre de treize.
On donne une des dix parties à un talon qui est le premier membre , le quart d'une partie a son filet qui est le second ; le troisième , qui est le denticule,