‹ Dictionnaire historique d'architectureChapitre 131 sur 258 · COQ · texte numérisé non relu

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1 , des mesures , des u.

itres pays et d'autres mœurs avoient fait naître , voilà ce qui distingue l'imitation que les deux siècles dont on a parié firent de l'architecture antique.

Mais bientôt l'orgueil et l'ambition d'une vaine originalité soulevèrent contre le principe et les effets d'une judicieuse imitation les prétentions de toutes les nouveautés. Faire d'après les principes de l'antiquité, passa pour être le propre des copistes. De crainte de copier ce qui avoit eu cours pendant tant de siècles, on n'imagina rien de mieux que de faire tout le contraire. On sait assez , et l'on a dit aillenrs , ce qui est résulté de la crainte d'être copiste. On a pris la nouveauté pour l'invention , et l'on ne s'est pas aperçu qne s'il y a du nouveau dans toutes les inventions, il n'y a pas réciproquement de l'invention dans toutes les nouveautés.

Voila le vice où l'on est tombé en voulant éviter le défaut du copiste. S'il y avoit a choisir entre un défaut et un vice , je ne pense pas que le choix put

COPISTE, s. m. C'est le nom qu'on donne dans tous les arts d'invention à celui qui, manquant de génie , est borné à la pratique routinière que donne l'exercice de la mémoire, où le travail manuel ne fait autre chose que répéter ee qui a été dit et fait , et de la manière dont il l'a été avant lui.

Nous avons vu que dans certains arts le métier de copiste n'étoit pas dénué de t oute espèce de mérite. Cette exception s'applique surtout aux ouvrages d'art qui exigent une certaine pratique, une sorte de dextérité qui non-seulement n'est pas privée de toute intelligence, mais qui en suppose une mesure quelconque. Le copiste proprement dit , en architecture, ne saurait être compris dans cette exceptioo , que ce qu'il fait exécuter , s'exécute par les d'autrui , et qu'ainsi il ne 1 l'invention, ni à celui de Yt

COQUILLAGE, s. m. Arrangement de diverses coquilles , soit artificielles , soit naturelles , dont on forme des compartimens de lambris, de voûte, de pavé, et même des ordonnances assez régulières de colonnes ou de pilastres. On en fait encore des festons ou autres ornemens , pour en revêtir et décorer les grottes , portiques , niches et bassins de fontaine dans les jardins, dans les laiteries, les pièces de bains, et même quelquefois dans les salles à manger. Il est aisé de sentir ce que l'emploi de formes aussi capricieuses que celles de ce genre d'on peut avoir de licencieux. Les cas où l'on se de la soumettre a une certaine régularité 1 nance ne sont certainement pas ceux où l'on peut avoir besoin de sévérité, ni même de pureté dans le style. Aussi ce genre est - il borné maintenant à un très-petit nombre d'usages. Cependant ses formes

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i que ceU<* de» cartel», de» contours de» rocaille» et de» courbes corrom-

i , n'ont pas laissé d'être pendant plu» d'un demi-

'oud* où

antes avoient fini par se glisser ( Foret Grotte ,

siècle l'unique, mai* inépuisable fond» où ce qu'on a appelé l'architecture française a puisé se» ornemens. Ces formes ettravag jusque dan» le* pl Rocaille. )

COQUILLE , ». f. C'est un ornement de sculpture imité de* conqur» ou autre* corps marins , et qu'où place soit au cul du four d'une niche, *oit au couronnement d'une croisée, et qu'on emploie encore a d'autre* usage* de décoration , comme à des frises , chapiteaux ou autre* partie» d'ornement auxquelles on veut donner le caractère d'un édifice aqua-

tique. On appelle coquilles double* celle» qui ont deux ou trois lèvre*, il y a une semblable coquille de Michel-Ange à l'escalier du Capitole.

On donne aussi ce nom a des compartiment de gazon on broderie dont le dessin se rapproche de la forme d'une coquille, dans le* parterres et jardin» du genre français.

La forme de* coquille-/ l'emploie convenablement, ■oit à de» bassin» de fontaine ou de cascade, soit à de* bénitier» , «oit a de* cuvettes de salle à manger, soit à tous antres otage* de décoration et d'utilité dan* lesquels l'eau entre pour quelque Cette sorte d'

bre d'autres l'a cidé , et propre dès-lors a caractériser la destination de* édifice* auxquels il convient de l'employer. L'emploi de» attribut» de ce genre entroit pour beaucoup dan* le choix que le* ancien» faisoient de tel ou tel ornement applicable a leur* monumens, et concourait . avec les proportion* et le* forme* générale* , a «n déterminer plu» précisément le caractère. (Fojrei Caractère, Moolcre , Ornement, Sculpture, S t «isoles, etc.)

Coq LIU.E d'escalier. C'est, dan» un escalier à vis de pierre, le dessous de* marches qui tournent en limaçon , et qui portent leur délardement ; c'est aussi , dans un escalier de bois rond ou carré, le dessous des marches délardécs, lattées et ravalée* de plâtre.

Coquille de métal. Nom général que donnent le» ouvrier* a deux morceaux de métal pareil», forgé» ou abouti» en relief pour être soudé» ensemble, comme les deux moitié» d'une boule, d'une Heur de lis, et d'autre* ornemens à deux parcmen* isolé».

CORA. L'n petit bourg de ce nom , situé à troi* lieues de Vellctri, du côté de Naples, et a deux lieue* de Cistcrna , a conservé le nom et quelques vestiges très-remarquables d'une antique ville du Latinm, habitée par les \ olsque».

Quelques marbre» précieux , des fragmens de pin» d'un genre , sont encore là les irrécusables témoins de la magnificence de* peuple* qui habitèrent cette ville.

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De grands et superbes restes de murailles attestent aussi qu'elle dut jouer un rote important comme place de guerre. La montagne sur laquelle elle l'élevoit offre dans son enceinte plusieurs étage* de mur*. On y remarque de distance en distance de* | "

on a r ri voit par de* i

La construction de ce* murailles est grand* bloc* de pierre, placé* et teille* à joinU incertains , c'est-à-dire que leur* base» ne (ont point horizontale», mais que leur* figure* forment des polyèdre* irréguliers qui s'emboîtent les uns dans les autres , à La manière de* pavé* des route* antiques. Cette méthode de bâtir le* muraille* en maçonnerie a été décrite par Vitruve ; c'eit celle qu'il désigne par le* mots opus incertum , en la comparant à Vopus reticulatum. Elle est, dit-il, moins agréable à lml que le retieulatum , mais elle est moin* sujette à l'inconvénient de la désunion ; c'est pour cela aussi qu'on l'employoit en graude* pierre* dan* les fortifications. Ce genre de construction n'est pas rare dan* le* ville* ruinées de l'antiquité. Palaestriue et Fundi nous en ont conservé d'autres exemple» ; s'il» eussent été bien connu* du temps de Perrault, ce commentateur de Vitruve n'auroit pas sans doute changé le mot d'i'ncertum ta celui d'inserium.

11 est plu» que probable que la nature a donne eUe-mèroc l'idée tout à la foi* et le modèle d'une telle

de la Toscane présentent souvent à la vue d'immenses murailles dont les parcmeu* ont été < poses , par la nature , de bloc* de pierre irrégulièr ment concassés , et dont la terre qui remplit leurs joints semble faire la liaison. Soit que ce* pierre* , ainsi coupées , aient fait naître l'idée de les employer sou* leur* forme* naturelle», soit qu'elles aient inspiré le principe d'appareil et de coupe que l'on a décrits , il est peu de constructions qui réunissent plus de simplicité à plus de solidité.

L'on doit aux recherche* de* antiquaires, beaucoup plu* qu'au respect du temps, la connoistance d'un temple de Cora, dont cette ville n'offre que d'équivoque* fragment. Son ordre étoit corinthien; la pierre dont il étoit conatrnit, et qui est celle du pays, quoique supérieure en finesse à celle qu'on appelle travertin, et susceptible du plus beau poli, étoit cependant, selon Piranesi, revêtue de stuc. I n morceau de l'entablement qui reste , et un autre reversé , non* apprennent que ce temple dédié à Castor et PoUux. On évalue sa longueur à quatre-vingt» pas, et cela d'après les vestiges de son pavé en mosaïque.

Le P. Volpi, qui avoit fait à Cora les recherches les plus étendues sur ce temple, et d'après l'autorité de* fragmens beaucoup plu* nombreux qu'on y voyoit de son temps, nous représente le monument en question comme orné de portique* de la plu* grande magnificence : on y voyoit, dit-il, soixante colonne»

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d.i us le goût dorique, étrusque et corinthien. La tradition des habitant du lieu, et une quantité p rode fragment de porte*, d'entablcmen*, et

Aujourd'hui

obligé de chercher tout l'herbe qui cache ton enceinte une base et deux chapiteaux. Cependant troit colonnes restées tur pied, servent aux curieux d'indicateur tùr et fidèle. On reconnoît aux formes de l'entablement et à la position de ces colonnes , qu'elles faisoient partie du pronaot , et par l'une d'elles , qui se trouve en retour, que c'étoit l'angle du péristyle. Les jiartics de l'entablement, quoique fort mutilées, laissent cependant assez bien juger de leur sculpture, pour qu'on puisse prononcer que le goût en étoit excellent , d'une manière élégante, cl assez semblable an style des temples de la Sibylle à Tivoli, et de Palestine. Quant à la disposition intérieure du monument, tout ce qu'on pourroit en dire ne mériteroit que peu la confiance du lecteur.

Mais il faut considérer le monument , beaucoup mieux conservé, qu'on va décrire, comme un des plus curieux dans l'histoire de l'architecture.

Sur le sommet de la montagne de Cara est situé k temple appelé vulgairement d'Hercule. Le seul fondement de cette dénomination, est une petite inscription trouvée dans la ville par le P. Volpi , avec ces paroles : Hcrculi tacrum; mais comme on ignore le lieu précis où elle fut trouvée, rien n'est plus douteux que la conséquence de son rapport avec le nom du temple.

L'inscription de ce monument, et les particularités de cette inscription, ont fort occupé les antiquaires ; je ne la rapporterai que comme témoignage de l'époque a laquelle il aeroit bien int fixer la construction de l'édilice

M. r. l. numiBI.

■ curaverunt, ont paru a ' une date fort ancienne a ce Mais son architecture, ou pour mieux dire le style presque unique de cette architecture, m'a paru une preuve moins hypothétique de l'opinion qu'on peut prendre de son antiquité. Avant de développer mes conjectures sur cet objet , il convient de décrire les restes remarquables de l'édifice.

Ce qui en subsiste aujourd'hui , consiste dans le mur et la porte de la partie antérieure de la cella, arec une portion en retour de cette même cella dans un pronaos ou péristyle antérieur, que l'on peut dire être entier puisqu'il ne lui manque que la couverture. Il se compose de quatre colonnes de face , et de trois sur le retour de chaque côté , en

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comptant deux fois celles do l'angle. Rien tic nous apprend si ce temple fut atuphiprostvle; mais sa position ne permet gurie de le croire. Le temps a tellement dégradé le* fondations de l'édifice , qu'il en a mis au jour la construction souterraine ; on voit par le déchaussement et par la suppression des degrés qui conduisoient au temple, que les colonnes du péristyle ne posoient point sur un massif qui fût commun à toutes, mais que chacune avoit sa fondation particulière , bâtie de plusieurs assises circulaires taillées rustiquemeut et inégalement , en manière de bossages.

Ce temple est d'un ordre dorique, mais tel que tes pro|>ortions et son mode diffèrent en beauc pointa de celui des Grecs, et de celui qu'on

foUi Ut ditaiU et Ut metures d'après UtqutU on en pourra juger.

Les colonnes ont plus de huit diamètres en hauteur; le* entre-colonnemens , un peu plus de deux en largeur. Ceux des deux eûtes sont de quelque chose plus étroits. L'architrave n'a point dans l'entablement la même hauteur, qu'on trouve dominante au dorique des monumens grec* ; les triglyphes de la frise sont toutefois distribués suivant l'u Grecs , de manière que ceux d'à d'aplomb sur l'axe de la colonne , en sorte que de chaque côté la d entière métope se trouve avoir plu* de largeur que les autres. Entre chaque entre-colonne nient se trouvent trois triglyphes ; mats , soit erreur, toit toute autre raison qu'on ne saurait deviner, il s'en trouve quatre dans l 'entre-colon nemen' en retour du coté droit du temple.

La corniche n'a rien de particulièrement reman-

ornée de tètes de lion.

Les colonnes sont cannelées jusqu'aux deux tiers; dans le tiers inférieur la cannelure n'est indiquée que par pans. Le style des cannelures est à peu près grec , c'est-à-dire qu'elle* ont peu de renfoncement et sont taillées à vive arête. Elles ne se terminent pas dans le haut par une partie circulaire ; une partie liste , qui sert comme de gorgertn au chapiteau, en termine carrément le sommet. Au-dessus de ce gorgerin tout trois petits listels ou filets carrés, ressemblant à ceux des chapiteaux doriques grecs. L'écliine du chapiteau, quoique en plus petit, tient aussi du style grec , . ' qui est assez [

La colonne quoiqu'elle

plinthes qu'on Toit aujourd'hui tous chaque tore paraissent provenir du déchaussement du stylo ba te , auquel une corniche faisoit plinthe continue.

La porte du temple arrive a la hauteur des chapiteaux. Selon le précepte de Yitruve, tes mon tans ■ont inclinés en-dedans. Les pilastres du mur de la cella ont un diamètre moindre que celui des co-

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lonnes ; cl , selon U pratique de* Grec* , leur chapiteau est aussi différent.

Plus d'un critique avoit déjà remarqué , dans les monumens doriques, des variations et des modifications de style ou de caractère produites par la diversité des siècle* et des pays; Winckelmann n'a pu voir le monument de Cora sans y faire observer une variation nouvelle et particulière. Il seroit donc à désirer qu'on put fixer d'une manière péremptoire la date de sa construction, et qu'une autorité chronologique vint confirmer ou annuler les présomptions qui nous engagent à l'attribuer au temps de la république.

Il règne en effet dans cette architecture un certain mélange de styles dans lequel on croit apercevoir quelques traces de goût toscan. Telles sont , par exemple , les formes du chapiteau , la largeur des cntre-colonnemens, l'addition d'une espèce de base, la multiplicité des triglyphes, qui, au contraire du dorique des Grecs , y jouent le rôle d'un ornement de fantaisie , et non plus d'une représentation formelle de la construction primitive. Toutes ces variétés, et d'autres nuances moins faciles a décrire , semblent empêcher un œil critique d'y voir le caractère du véritable dorique élémentaire.

Cette conjecture , au reste , n'est pas nouvelle , et , quelle qu'en soit la valeur, le lecteur n'apprendra pa* sans quelque intérêt qu'on la doit a Rapliacl.

< le grand artiste ayant été nommé par Léon X architecte de l'église de Saint-Pierre, et ayant résolu d'examiner par lui-même les restes de l'architecture antique a Rome et dans ses environs , avoit mesuré et dessiné le temple de Cora. Le dessin précieux de cet édilice a été entre les mains de Winckelmann , qui nous apprend que malgré tous les caractères doriques qu'on trouve dans son architecture, Raphaël l'avoit jugé un ouvrage de l'ordre toscan. Ce jugement est écrit au bas du dessin , de la main de Raphaël.

Ne pourroit-on pas croire en effet , surtout d'après l'inspection du monument, que ce qu'on a appelé l'ordre toscan, et qui très-probablement ne fut autre chose chei les Etrusques , et par suite à Rome , que le dorique modifié dans son caractère et ses accessoires, auroit offert définitivement chez les Romains une sorte d'ordre neutre affaibli dans son caractère et allongé dans ses proportions ?

Les colonnes du temple de Cora sont dans le» projiortions que A itruve aasigue au toscan ; car selon lui et scion Pline, qui probablement n'est ici que son copiste , cet ordre devoit avoir sept diamètres de hauteur. Qutt .u fit imam Tuscanica. De plus, le toscan avoit une hase, et la colonne de Cora en a une. Les triglyphe* et les cannelures appartiendraient au dorique. Dans ce cas le temple dont il s'agit auroit été et nous seroit parvenu comme un témoignage de plus des emprunts faits par Rome à la Grèce et à l'Etrurie.

La ville de Cora n'offre plus aux recherches des artiste* que des fragmens wéconnoissables de monu-

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I mens mutilés , au milieu desquels ou doit cependant distinguer un bel autel de marbre orné de tètes de bélier, de guirlandes, et d'autres symboles du même

CORBEAl' , s. m. Pierre de taille qui a plus de saillie que de hauteur, et qui sert a soulager la portée d'une poutre , ou à soutenir par encorbellement un arc-doublcau de voûte qui n'a pas de dosserets de fond.

La dernière pierre d'une jambe sous poutit forme toujours un corbeau, et lorsque cette jambe est une pièce de bois debout , on met entre elle et la poutre une autre pièce de bois qui forme également corbeau.

Les corbeaux sont quelquefois taillés comme les modillons corinthiens, et plus souvent comme les mutules doriques ; ce qui les fait aussi appeler modillons et mulules.

Il v a encore des corbeaux ou console* qui sont des glyphes et même des ailes ; le portique de Scptime Sévère à Rome en offre de cette sorte.

Cohieac de peu. Morceau de fer carré, qui sert à |»rlcr les sablières d'un plancher, et qu'on scelle dans le mur avec tuilcaux et plâtre. On voit encore à Paris d'anciens balcons en saillie soutenus par des corbeaux de fer.

CORBEILLE, ». f. Ouvrage en sculpture qui imite le* corbeilles de jonc ou d'o«cr, et que l'archi-

dècoratif de piliers ou piédroits qu'on élèv e à l'entrée d'une cour ou d'un jardin.

La sculpture antique nous a transmis plus d'une ligure appelée canèphore ou porteuse de corbeille sacrée. On en voit dan* la suite de figures formant le sujet de la frise sculptée au temple de Minerve, à Athènes, sur le mur extérieur de la celia. Le chapiteau de quelques statue* caryatide* paraît rappeler l'idée de corbeille, idée qui n auroit pas été sans rapport avec la forme du chapiteau corinthien , selon le récit de la rencontre de cette corbeille placée sur le tombeau d'une jeune fille. (foyez Cxllimaqce.)

I COR DE Al', s. m. Corde longue et raenne dont les architectes et les arpenteurs se servent pour lever des plans , et les charpentiers pour aligner le* pièces

| de bois, les scier et les tailler régulièrement.

CORDELIÈRE, s. f. Petit ornement taillé en forme de corde sur les baguettes.

CORDERIE, s. f. Nom d'un grand bâtiment couvert, fort long et peu large , destiné, dans un arsenal de marine , a la fabrique des cibles et cordag<-s I nécessaires aux vaisseaux.

La corderie de Rochefort , construite par François Blondel , est une des plus considérables que l'on connoisse.

\ CORDON, s. m. Moulure ronde et très-saillante,

cou

qui, dan» un mur de revêtement, se prolonge entre U partie inférieure contre-butunt loi terre», et la partie supérieure, qui forme appui. Elle sert a raccorder le talus de l'une avec l'aplomb de l'antre, et à indiquer le res-de— chaussée. On fait également régner un cordon au-dessus de l'extrados des arrhes d'un («ont et au niveau des banquettes ou trottoirs.

On appelle aussi cordon toute moulure ronde, au pied de la lanterne d'un dôme, de l'attiquc d'un comble, etc.

Cou no* nr. KOLPTDIK. Espèce de tore qu'on emploie dans l'intérieur des ap]vartemens, et sur lequel on taille diverses sortes d'ornemens en fleurs, feuilles, etc.

COMA , s. pl. de corium. Ce mot, en latin, signifie des cuirs , et métaphoriquement des couches de mortier, parce que dans la construction en moellons surtout ou en maçonnerie on les étend entre les assises comme des cuirs. Par analogie, ce mot est devenu aussi le nom des assises mêmes. C'est en effet celui que \ itruve leur donne dans plusieurs chapitres de son ouvrage.

COR IC El M. Nom d'une grande salle qui dans les palestres étoit placée entre Vephebeum et le cnnisterium. On s'v exerçoit à la coricomachie , espèce de jeu qui consistait à pousser et repousser un ballon en cuir.

CORINTHE. Ville antique, située dam l'isthme auquel elle a donné son nom, et qui joint le Péloponèse à la terre ferme. Elle fut célèbre par ses arts, «a magnificence et ses revers. Située entre deux ports, Lecheum et Q'nchrée , elle avoit nne citadelle bâtie sur la pointe «l'une montagne appelée Acro- Corinthe.

Pausanias avoit vu encore a Corinthe après sa reconstruction , et par conséquent après l'entière destruction de sa première splendeur, les temples de Jupiter, de Neptune, de Diane, d'Apollon, etc. le tombeau de Lais et beaucoup d'autres mnuumcns. Il ne s'v est conservé, comme par un oubli du génie de la destruction, qu'un reste de colonnade d'un temple dorique non achevé , comme le prouve ce commencement de cannelures an pied ainsi qu'au haut du fût des quatorze colonnes, témoin aujourd'hui unique de la magnificence de Corinthe.

S'il falloil croire, comme quelques-uns l'ont pensé, que l'ordre dorique des Grecs nous indique, par l'accroissement successif des proportions en hauteur de sa colonne . l'âge, ou du moins le degré d'ancienneté des monument, le temple dont on voit les restes à Corinthe seroit des plus anciens; ses colonnes ont à peine quatre diamètres de hauteur. Lear diamètre étant de (i pieds ; elles auraient eu a peine 34 pieds de haut. Il ne reste de l'entablement qu'une partie d'architrave -

Des quatorze colonnes encore sur pied , huit sont

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