‹ Dictionnaire historique d'architectureChapitre 139 sur 258 · COY · texte numérisé non relu

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unes et les autres de 3 à 4 ponces, comme les ar-

et ceux de la suivante en-dessous, de manière que ces dernières formeront des espèces de cotes saillantes; chaque pièce sera arrêtée par le haut seulement avec des vis à tète arasées sous le recouvrement. Par le moyen de cet arrangement, les effets de la dilatation et de la condensation pourraient avoir lieu sans occasiooer de gonflement et sans nuire à la solidité de cette espère de couverture.

Lorsque le cuivre est fort mince , il est bon qu'il soit étamé pour boucher exactement tous les pores de et obvier aux défauts qui peuvent s'y

On a cherché a Taire des i tal composé de plomb et de zinc ; mais on a trouve que ce mélange résistoit moins à l'air que le plomb.

On eu a fait avec de la tôle enduite d'une composition qui la garantissoit de la rouille.

Enfin, il y a en France des provinces où l'on couvre les églises et les clochers en fer-blanc. Toutes ces roi<fcrlures peuvent s'ajuster de même que nous venons «le l'indiquer pour le cuivre.

Ç. VII. De la couverture en bardeaux. — Le bardeau est une espèce de tuile plate en bois de chêne , faite avec des douves de merrain ou de vieilles futailles. On n'en fait guère usage que pour couvrir les moulins, les échoppes, et autres bàtimens semblables.

Le bardeau a ta à 1 4 pouces de longueur sur différentes largeurs, et 5 à 6 lignes d'épaisseur. Ce sont les couvreurs qui emploient le bardeau , qui le taillent , et ils ont pour cela une hachette faite exprès. On pose les bardeaux sur des planches jointivet, et on les arrête avec des clous comme l'ardoise. Le couvreur a soin de percer les bardeaux avec une vrille, pour empêcher qu'ils ne se fendent en enfonçant le clou qui doit les arrêter. Cette espèce de couverture, qui est fort légère, résiste mieux aux coups de vent que l'ardoise. Pour la rendre plus durable, on la goudronne ou on la peint a l'huile.

Dans plusieurs pays on couvre les maisons des villages en chaume , c'est-à-dire en paille de seigle ou de froment, et quelquefois en roseaux.

COLVREUR, s. m. C'est le nom de l'ouvrier qui fait les couvertures. Il y a des couvreurs en eluume, en tuile, en ardoise, etc. {V . Couverture.)

COYAUX, s. m. pl. Morceaux de boisqui portent sur les chevrons et sur la saillie de l'entablement, pour faciliter l'écoulement des eaux et pour former l'avance de l'égoutd'uu comble.

COYER , s. m. C'est une pièce de bob qui, étant potée diagnnalement dans l'enrayure du comble, s'assemble dans le pied du l'arêtier.

CRA 435 CRAIE , s. f. Pierre tendre et blanche dont on se sert pour dessiner et tracer au cordeau et à la règle, soit sur les bois qu'où doit tailler, soit sur l'ardoise ou toute autre tablette.

En certains pays la crai> acquiert une consistance qui permet de l'employer a la construction. On en

CRAMPON, s. m. On appelle ainsi un lien quelconque et de différentes matières, qu'on emploie dans l'architecture des édifices en pierre, surtout pour empêcher leur désunion.

On a trouvé dans les ruines des constructions égyptiennes beaucoup de crampons en bois de sycomore, d'environ un pied de longueur et se terminant des deux bouts en forme de queue d'hironde.

Généralement, dans les constructions romaines et modernes, le crampon est une petite barre de métal ployée parles deux bouts. On en distingue de trois sortes; savoir, a pointe, à patte et a scellement. Le» crampnns à pattes et a joints sont des pièces de sernrdin

nirene qui servent ordinairement de gâches ou de conduits [»our des verroux on targettes. ( f^oyez ce* mots. )

Les crampons à scellement sont destinés aux pierres détaille, dans les constructions qui exigent une trèsgrande solidité , telles que les premières assises des eulées et des piles de pont , les voussoirs des grandes voûtes, les tablettes des balustrades, et eu général les grandes pierres qui terminent une partie d'édifice lorsqu'elles sont isolées des deux côtés, comme par exemple celles des parapets, des ponts ou des quais, ou celles dont les joints sont sujets à être dégradés par les eaux.

Les anciens pour ces sortes de crampons ont , an lieu du fer, employé le bronze , métal plus durable , en ce qu'il n'est pas, comme le fer, sujet à être détruit par la rouille , qui , en augmentant le volume du crampon, fait éclater les pierres dans lesquelles il est scellé.

La mauière la plus solide de fixer les crampons eu place est de les entailler de leur épaisseur dans la pierre et de les sceller en plomb , lorsque la pierre est de nature à supporter la chaleur qu'occasione cette opération sans éclater. Tous les crampons qu'on a découverts dans les ruines des édifices antiques y étoient scellés de cette manière.

Quand on ne peut pas faire usage du plomb, on peut se servir du soufre. Cette matière , qui forme un corps dur et solide sitôt qu'elle est refroidie, s'unit fortement a la pierre ainsi qu'au fer, qu'elle garantit de la rouille. L'expérience a fait conuoitre qu elle forme de très-bons scellcmcns , surtout dans les endroits humides. Ou peut aussi faire usage de ciment et de mastic gras ; mais ils ont l'inconvénient d'être fort long-teni)is à durcir.

Dans les ouvrages de moindre importance et dans

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