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les pierres sortent de leur aplomb, et que le fondement est corrompu aux encoignures et aux côtés.
Lorsque plusieurs crevasses commencent par en bas , et vont se rcucontrer comme en un point, c'est un signe que le fondement est corrompu d-ins le milieu de sa longueur seulement.
Plus les crevasses sont grandes, plus ccLi dénote que les eucoiguurcs et les fuudemcns sont ébranlés.
CHIC , s. m. Machine propre à soulever des fardeaux et a les mouvoir a petite distance. Cette machine ingénieuse, qui centuple la furet Je l'bomuic, est composée d'une forte barre méplate , taillée en dents d'un coté, Le Iwut supérieur de cette barre, à l aquelle on donne le nom de crémaillère , est terminé |»r une es)>èce de croissant mobile servant a embrasser le corps pesant qu'il faut mouvoir, ou a se fixer contre lui. Le bout inférieur, qui forme une patte, sert à soulever les fardeaux qui laissent trop peu de distance en dessous jtour qu'où puisse faire usage du croissant.
Cette crémaillère est enchâssée dans uuc pièce de 1-ois méplate, dont le haut forme une espèce de boitr garnie de deux fortes plaques de fer, dans laquelle se trouve une roue a dents portant un pignon qui s'engrène avec la crémaillère; la roue à dents s'engrène avec un autre pignon auquel est ajustée une manivelle.
Aux crics dont on fait ordinairement usage dans le bâtiment , les pignons ont quatre dents et la roue vingt-huit ; en sorte qu'il faut sept tours de manivelle pour faire monter la crémaillère de quatre dents. Cela posé, on démontre eu mécaiiiqne que dans toute sorte de machines à élever les fardeaux, la puissance est au poids en raison inverse des espaces parcourus. En appliquant ce principe au cric, ou trouvera que la puissance qui fait mouvoir la manivelle doit être au poids supporté par la crémaillère, comme le chemin fait par la crémaillère est à celui que parcourt la puissance adaptée a la manivelle. Supposons que les dents de la crémaillère sont cS|iacées d'un pouce de milieu en milieu, et que le rayon de la manivelle est de lo pouces, il est évident que, tandis que la crémaillère élèvera le fardeau de 4 pouces, la puissance appliquée à la manivelle parcourra sept fois la circonférence d'un cercle de f.o pouces de diamètre, c'est-à-dire 44° poucw- Ainsi , dans ce cas, la puissance est au poids comme 4 » 44°< romni"' • à i io.
On peut augmenter la force du cire sans changer le mécanisme ; il suffit d'allonger le bras de la manivelle. On peut parvenir an même but en diminuant l'espace des dents de la crémaillère sans changer le bras de la manivelle; mais ce second moyen nécessite le changement du pignon qui engrène avec la crémaillère.
CRITIQUE, s. f. Mot formé du verbe grec Kfir*. qui veut dire juger. Critique, dans le sens de
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son étymologie , et même de l'acception que l'usage lui donne , ne signifie autre chose que jugement.
Bien que dans l'emploi qu'on en fait il paroisse exprimer deux iJées différentes , on voit, en les examinant de plus près, qu'elles procèdent d'une notion commune , mais qui varie dans l'application qu'on en fait. Si critiquer c'est juger, et si juger est , dans tous les cas, faire le discernement du bien et du mal , la critique, lorsqu'elle blâmera soit les choses, soit les personnes , soit leurs actions et leurs ouvi-ages , s'a ppcllera censure. Mais lorsqu'on l'envisagera uniquemeut d'i i im l'opcrstion n<éccM3i i rc «ni disccrDcmcut t^— néral du vrai ou du faux , par exemple dans les ouvrages des arts , la critique , qui ne s'en prend qu'à la recherche des principes, des règles et des modèles donnés par la nature, devient une branche importante de la littérature et de l'enseignement théorique des arts.
C'est sous ce dernier point de vue que nous avons cherché à faire considérer, dans ce Dictionnaire, l'examen des ouvrages d'architecture produits dans tous les pays et daus tous les temps. La véritable critique , telle que nous venons de la définir, doit être exempte de toute partialité, également éloiguée de l'esprit «le dépression et de l'enthousiasme qui s'aveugle sur tous les défauts.
L'étude de l'antiquité a eu de tout temps ses détracteurs et ses plus ardens apologistes. C'est en ce genre qu'une judicieuse critique est nécessaire. Il ne faut pas admettre sur une même ligne des ouvrages qu une multitude de causes bien connues ont rendus fort divers. L'art antique , dont les monumens nous sont parvenus dans un état de ruine plus ou moins avancé, comprend un espace de dix siècles. On peut juger combien ont pu varier les goûts, en raison des circonstances politiques et de la mobilité des usages.
Il faut faire entrer encore dans cette critique ce que dut y introduire de modifications la diversité des pay s, des climats, des besoins locaux auxquels il faut bien que l'art de bâtir s'accommode.
Il convient aussi de se reudre compte de la destination des monumens dont on étudie les restes. Il faut savoir y discerner la part d'influence que durent avoir sur leur construction , sur leurs formes et sur leurs ornemeus , les diflerens matériaux que chaque pa\s, chaque climat offrit soit à la hardiesse, soit à la réserve de l'architecte. Le champ de la critique en ce geure s'étanl singulièrement étendu j«r les découvertes récentes de ces derniers temps , on devra se mettre en garde contre lieancoup de jugemens antérieurs, portés alors que l'étude de l'antique n'étoit pas sortie de l'enceinte de Rome.
CROCHETS DE CHÊNEAUX , s. m. pl. Fers plats, courbés, et attachés sur les cutablemens pour retenir les chèucaux à bord ou à bavette. Il y a aussi des crochets d'enjaitement qu'on espace de I 18 pouces.
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CROISEE , s. f. Mot devenu synony nie , en français, du root fenêtre, et qu'on applique, ainsi que ce dernier , toit en général à la baie , autrement dit à l'ouverture qui sert à introduire le jour, soit aux ornemens qui encadrent cette ouverture et a la menuiserie qui en forme le châssis.
On trouve dans les lexiques le mot croisée défini romme on vient de le faire, sans qu'il soit venu a l'idée de leurs auteurs, d'après la formation étymologique et bien visible de ce synonyme, d'indiquer la raison de son origiuc, et de l'emploi que l'on eu fait tnV-généralcmenl eu place du mot fenêtre.
(k-tte raison ayant tenu très - certainement , en France , à un usage , et pour mieux dire a une pratique liabituelk: de la construction en ce genre, le mot croisée dut devenir le nom généralement donné aux fenêtres, surtout aux fenêtres usuelles dans toutes les habitations.
On ne saurait douter d'abord que le mot croisée ne vienne de croix. Cela est aussi clair à l'égard de oe substantif qu'a l'égard du verbe croiser et du mot croisillons. Nous voyons qu'on donne encore, dans l'usage de la Lingue, le nom de croisée à cette partie des églises qui représente les deux bras de la croix qui forme son plan , qu'il soit en croix grecque ou eu croix latine.
Il en fut de même à l'égard des fenêtres que l'on appela aussi à menaux. L'étaient relies dont la largeur et la hauteur étaient autrefois partagées par des montons et des traverses de pierre, qui formaient une croix. On en voit encore beaucoup de semhlables dans d'anciens châteaux ; et au Louvre même il s'en trouve au corps de bâtiment qui fait l'angle avec celui où se trouve la porte d'entrée du Muséum.
Des grands édifices, l'usage avoit passé dans les uioindres et dans 1rs maisons particulières. Lorsque l'on n'employoit pas la pierre à faire les montant et ces traverses, qui, quelquefois, formoient plusieurs \ croisillons, le bois y suppléoit, et la fenêtre étoit par I plusd'un rang de traverses divisée en rompartimens; mais pour le moins l'ouverture se trouvoit, et on la trouve encore ainsi dans plus d'un pays, partagée par un moulant et une traverse eu bois, formant quatre petits châssis. Ainsi se propagea , avec la forme de rroi-r, la dénomination de croisée, et elle continue encore d'être usitée, bien qu'il n'y ait plus, depuis fort long-temps, dans les fenêtres usuelles rien qui rappelle l'idée ou la forme de croix.
Le mot croisée , quoique resté toujours d'usage comme svnonyme de fenêtre daus la langue française . n'étant et ne pouvant pas être l'expression générique de cette partie des édiliecs et des construc-
. ritiq'ucs et les olwwrvations nombreuses que comporte la théorie de l'architecture en celte partie , au mot fenêtre, qui est d'une application bien plus universelle {Voyez Fenêtre.)
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CftOISÉE CEI.VTRLL. (Ao/M ItM'.raE.;
Croisée d'église. C'est le travers qui forme les deux bras d'une église bâtie sur le plan d'une croix.
Croisée d'ogives. On appelle ainsi les arcs ou nervures qui prennent naissance des branches d ogives , et qui se croisent diagonalement dans les voûtes gothiques, {fora Ogives.)
CROISER et RECROISER, v. art. C'est partager une ouverture, un espace, en divers compartimens qui se traversent.
CROISILLONS, s m. pl. Se dit des petits bras d'une croix.
CROIX , s. f. Signe du christianisme, qu'on place et qu'on élève de différentes manières , et en toutes sortes de lieux , comme cimetières, places publiques, carrefours, sur les grands chemins , soit pour l'indi-
de piété. Les croix dont iU'agit se fout en fer, eo pierre, en bois. Elles sont ordinairement montées sur un piédestal orné d'architecture, et souvent de sculptures.
La croix sert aussi d'amortissement au faite des bâtimens sacrés. Celles que l'on place ainsi s'élèvent ordinairement sur un globe de métal doré , et sont faites de la même matière.
Croix d'alignement. Petite entaille en forme de croix , que les experts font avec le ciseau et le maillet , pour servir de repère lorsqu'ils donnent l'alignement d'un mur mitoyen. On en fait de part et d'autre aux deux bouts du mur , et aux plis des coudes , s'il y en a , pour marquer avec justesse la limite de deux héritages contigus.
Croix de saint andré. C'est un assemblage de deux piècrt de bois croisées diagonalement , qui sert à coutreventer le faîte avec le sous-falte d'un comble , a garnir un pn de bois , et à porter des cloches dans un beffroi.
Croix grecque et latine. La différence entre ces deux croix est que la première a les quatre branches égales , et que la seconde a une de ses branches beaucoup plus allongée que les trois autres.
Depuis que , par une pieuse allusion , on eut imaginé de trouver daus les plans des églises un rapport avec la figure d'une croix, la plupart des temples chrétiens furent ronstruits sur le plan , tantôt d'une croix grecque, tantôt d'une croix latine.
Bramante avoit arrêté le plan de Saint-Pierre de Rome en forme de croix latine, Michel-Ange le réduisit à la forme de i roi x grecque; Charles Maderne a liui par le rallonger selon la première dimension de Bramante. Quelques-uns pensent, et cela n'est point improbable , que la forme de plan en croix allongée qu'on trouve dans les antiques basiliques aura
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aucun motif d'allusion au signe révéré «lu christia-
CRONACA. Poixaiolo {Si*
Cronaca.
0, fittf
CROftE, s. m. C'est, nir le boni d'an port de mer on de rivière, une tour ronde et basse, avec un chapiteau comme celui d'un moulin I vent, qui tourne sur un pivot , et qui a un bras , lequel , par le moyen d'une ronc à tambour en dedans et avec des cordages, sert a charger et à décharger les marchandises des vaisseaux ou des bateaux. C'est auasi dans ce heu qu'on pesé les ballot*.
CROQUIS , s. m. Le croquis est a une esquisse ce qu'une esquisse est a un dessin. C'est la première pensée de l'inventeur, ou , pour mieux dire , c'en est comme le germe. Les croquis n'ont ordinairement de valeur que pour les auteurs, parce qu'eux seuls y voient et y déconvrent ce que la main de l'art n'a pu encore développer. L u petit nombre de lignes improvisées et tracées comme au hasard suffit à l'ceil de l'artiste pour lui faire pressentir cl deviner l'cn- : l'exécution en fera sortir.
CROSSETTE , s. f. Ce mot exprime ce qu'on appelle un ressaut dans le joint de la tète d'une pierre pour suppléer à une coupe , ou pour la renforcer. On fait quelquefois usage des crossettes dans les volntes plates, pour éviter les angles aigus qu'occasion? l'in-
II y a des constructeurs qui désapprouvent les crossettes, par la raison que la pierre étant une matière fragile , la partie formant crossctle peut se rompre ; mais on peut en dire autant des angles aigus des claveaux tendans au centre. Déplus, ces claveaux n'ayant pour soutiens que des plans inclinés, tendent toujours à descendre, quelle que soit la force des piédroits qui s'opposent à cet effet. On voit des plates-lundes bien construites dont les claveaux dn milieu ont baissé, au bout d'un certain temps, de t pouces, quoique les piédroits qui les soutenoient eussent plus du double de la longueur ou portée de ces plates-bandes.
Pour éviter ces effets, on place quelquefois de» barres de fer sous les plates-bandes à claveaux , moyen dont un bon constructeur ne devrait jamais faire usage. Il y en a qui scellent des goujons de fer dans les joints des claveaux. Ce moyen , qui supplée à celui des cros selles, vaut mieux que le précédent. Cependant lorsque la pierre a de la consistance, et que l'usage des crossettes peut dispenser de celui du fer, on fera bien de le préférer.
Les ruines des édifices antiques prouvent que imains ont fait nsage des crossettes pour les 1
teaux et les architraves, toutes les fois qu'ils n'ont pas pu les construire d'une seule pierre.
Les brisures que l'on fait aux joints des pierres qui forment les voûtes en plein ceintre, et cela pour
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les faire raccorder avec les assises horizontales , sont aussi appelées crossettes. Celle pratique, qui donne un appareil régulier, a été adoptée par tous les architectes modernes.
Il faut proportionner l'épaisseur des crossettes à la consistance de la pierre qu'on emploie , pour qu'elles ne soient pas dans le cas de se rompre. Leur pins grande longueur ne doit pas excéder les deux tiers de la hauteur de l'assise , leur moindre longueur n'en doit être que le quart. Quant aux crossettes qu'on pratique dans les joints des pierres qui composent le* plates-bandes , elles ne doivent pas avoir moins du sixième de la hauteur des claveaux dont elles font partie.
Crossettes de couverture. Ce sont des plâtres de couverture , à coté des lucarnes ou vues faîtières.
CROUPE, ■. f.C, afin d'éviter de faire un exemple , que le comble d'un [ose de quatre croupes. Les
coupure dans nn toit , ion. On peut dire, par ,ia vil ton carré se coineo pente qui terarïtiers.
CRYPTOPORTICL'S. Ce terme est formé du mot grec cryptos , caché, et du latin porticus , portique on galerie.
C'étoit généralement chez les Romains une galerie souterraine et voûtée , que les riches pratiquoient dans leurs palais pour prendre le frais et se garantir des ardeurs de l'été.
Si l'on en jugeoit, a dit Winrkclmann, par les stes d'anciens édifices ,
et snrtout par ceux de la villa Adriana k Tivoli, on serait tenté de croire que les anciens Romains auraient préféré les ténèbres la lumière. On ne trouve en effet , dans presque toutes les pièces de ces édifices ruinés, aucune chambre ni aucune voûte qni ait des ouvertures pour serv ir de fenêtres. Il paraît que dans plusieurs le jour n'entroit que par une ouverture pratiquée au haut de la voûte; mais comme les voûtes se sont écroulées vers l'endroit de la clef ou du point central , il n'est pas possible de s'en convaincre.
L'usage assez général de l'obscurité dans beaucoup de pièces des édifices peut rendre plus facile a croire ce que le nom de cryploportique signifie. Quoi qu'il en soit, il y a de ces significations-là qu'il ne faut pas toujours prendre dans le sens rigoureux et entièrement absolu. A en juger même par quelquesunes des galeries de la villa Adriana qui paraissent avoir été des cryplnportiquc* , on voit qu'elles recevoient le jour à leurs deux extrémités par des espèces d'embrasures qui y faisoient descendre la lumière.
Mais ce qui prouve que le nom qui indique un lieu obscur se donnoit aussi a des pièces éclairées, et que, comme beaucoup d'autres noms, il avoit pu n'être qu'un mot rendu impropre par l'usage , c'e*t la description par Pline le jeune du cryploporliqiic de sa maison de Lnttrcnlum. >< Cette galerie, dit-il,
ijgo CRY
.1 a quelque chose de la grandeur et de la beauté des » édilicc.1 publics. Elle est percée de fenêtres Uni .. d'un coté que de l'autre ; celles qui donnent sur U - mer sont en plus grand nombre que celles qui re- » gardent le jardin. U y en a aussi uu petit nombre ■• d'autres plus élevées : on ouvre celles-ci quand il » fait beau et lorsque le ciel eut serein ; autrement » on n'ouvre que du coté qui est à l'abri du vent, a Jamais (ajoute Pline] il n'y a moins de soleil que >• lorsqu'il est le plus d'aplomb et que sa chaleur a » plus de force. Joignez à cela que quand les fenè- » très sont ouvertes, l'intérieur est rafraîchi pu l'air » qui y circule de Unîtes parts. »
Celte description prouve d'une manière évidente que les galeries auxquelles on donne le nom de cnptoportiqua ne dévoient pas être entièrement privées de lumière. Il aura suffi que, destinées à être des abris contre la grande chaleur, elles aient reçu peu d'ouvertures pour qu'on leur ail dans l'origine donné ce nom. Peut-être encore le mot cryplo, qui signifie aussi votitc , peut-il faire eutendre que ces galeries étoient nécessairement voûtées.
Les ruines de plus d'une ville antique avoient depuis long-temps offert aux recherches des curieux et des antiquaires de semblables constructions, sans qu'on eût pu eu deviner ou en interpréter l'emploi. On ne ]»eut guère aujourd'hui révoquer en doute la nature et l'objet de ces sortes d'édifices. Ainsi on croit voir un cnptojHirtH/uc dans les ruines de la maison de Clodius sur la montagne d'Albano; il u- ! revoit le jour d'un seul coté |>ar des ouvertures en forme de portes qui servoient de fenêtres, et ensuite par des fenêtres placées à un rang plus élevé et prises dans la naissance de la voûte, comme Pline l'indique à un de ses cryplnpurtiqufs. Celui de Clodius paroit avoir été aussi riche qu'élégant. Sa voûte est encore ornée de caissons en stuc j sa construction est de briques.
Ce qui porte à croire que ces sortes de galeries étoieut extrêmement multipliées, c'est ce que Pline le jeune nous a fait couuoitre dans les descriptions de ses deux maisons de campagne, l'une a Laurenlum, l'autre eu Toscane. Dans cette dernière il fait mention de deux crrptnportiqucs . Post utramque cryptoiiortiium , dit-il : et nous voyons encore que l'un d eux, au lieu d'avoir été souterrain, est désigné comme situé eu hauteur {in édita posita).
CRYSTAL (ou verre), s. m. Si l'on en croit Pline l'ancien , M. Scaurus, dans son édilité, avoil fait construire à Rome un théâtre, non pas de ceux qu'on ap|>eloit temporaires (non lemporarid mord veritm cliam crternitatis deslinalione), nuis solide et fait pour durer toujours, dan* lequel il avoit prodigué les recherches du luxe le plus inouï. La scène se composoit de trois ordres de colonnes : le premier étoil de marbre, le dernier éloil doré, celui du mi- I lieu étoit en verre, genre de luxe, remarque l'histo- |,