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rien, jusqu'alors sans exemple. Il n'est guère probable qu'on l'ait imité depuis.
CTESIBIL'S. Vitruve nous a conservé quelques détails sur cet architecte , ingénieur et mécanicien , qui vécut sons le règne <lc Ptolémée Evcrgète II,
chrétienne.
ISé dans un état qui ne devoit guère le porter ter» l'étude des sciences (car il étoit (ils d'un barbier d'Alexandrie), il dut tout à son génie. Un jour, étant dans la boutique de son père, il remarqua qu'eu abaissant un miroir le poids qui lecootrebalancoil.et qui étoit renfermé dans une coulisse cylindrique, rendoit un son par le froissement de l'air poussé avec violence dans cet espace étroit. Ctesibius en conçut l'idée d'un orgue hydraulique par le moyen de l'air et de l'eau; il y réussit, cl il appliqua cette ingénieuse invention à des elepsidres sur lesquels il s'exerça particulièrement.
Vitruve, à qui nous devons ces détails, a décrit plusieurs machines dues au génie de Ctesibius. Il fut , dit-on , l'inventeur des pompes. Nous en avons effectivement une fort ingénieuse qui porte son nom ; elle est composée de deux corps de pompe qui vont alternativement; de sorte que, tandis que l'un des deux pistons monte et aspire, l'autre descend, et foulant l'eau, La fait monter dans un tuyau commun.
CTESIPIION. Architecte qui donna le plan et fut le premier auteur du temple d'Ephèse. Ce fut son fils Metagènes qui l'acheva, et qui en fut définitivement le véritable auteur. Les machines qu'il inventa pour le transport et la |jose des blocs qu'il fallut mettre eu ccuvre lui acquirent une haute réputation. (Pnrtz Mftagènes.)
Cependant ('tesiphon avoit préludé avec beaucoup de sucrés à l'édification de ce grand monument par le transport et l'érection des colonnes extérieures , et par les moyens ingénieux dont il usa.
« Cet architecte , dit Vitruve, ayant à transporter les fûts des colonnes depuis les carrières où on les « tailla , jusqu'à Epbèse, et n'osant pas se fier à des « chariots, parce qu'il prévovoit que le terrain de la » route manquant de fermeté, la pesanteur des fai— » deaux qu'il avoit à conduire feroit enfoncer les » roues, il assembla quatre pièces de bois de 4 pouces « d'épaisseur ; savoir, deux qui avoient la longueur » du fût de la colonne, les deux autres aux deux » bouts, ayant en longueur la mesure à peu près de >• sou diamètre. A chacune des extrémités de la co- <> Ion ne , il ficha un boulon de fer taillé en queue » d'hironde , et l'y scella avec du plomb. Les pièces » de bois de chaque petit coté de ce châssis étoient » percées d'un trou circulaire garni de fer, formant • un anneau dans lequel entrait le boulon scellé à » chaque bout de la colonne. Il relia par des tenons » de bois de chêne les angles du châssis. Les boulons
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» cramponné* dans la colonne avoient toute facilite de { » jouer et de tourner clans le* anneaux; de aorte que, ■• lorsque le» attelages île bœufs tirèrent, la colonne k. » tournoit sur elle-même par l'effet de la rotation des U » boulons dans leurs anneaux. »
CUBE, ». m. C'est un solide régulier terminé par six surfaces égales qui se réunissent à angles droit». Chacuur de ces surface» est un carre, d'où il résulte que toutes les dimeusion» de ce solide sont égale». Ces dimeusious sont la longueur, la largeur ou l'épaisseur, et la hauteur ou profondeur; car on entend aussi par cube l'espace vide d'une caisse, dont chaque côté serait forint par un carré.
La figure simple et régulière des culies, qui les rend susceptible» de se joindre sans intervalle pour former d'autres figures régulières a angles droits, connues sous le nom de parallélépipèdes rectangles, les a fait adopter pour servir de mesure commune propre a évaluer la solidité de toutes sortes de corps , comme le carré est la mesure élémentaire de toutes les surfaces. Ainsi, la mesure d'un corps solide s'exprime en toises cubes, en pieds cubes, en lignes cubes.
Cube se dit aussi , en arithmétique, d'une quantité qui peut se diviser exactement deux fois par le même nombre Ainsi 64 jMHivant se diviser premièrement par 4 > <{ui donne l (> pour premier quotient , lequel peut encore se diviser par 4, et donner 4 pour second quotient , peut être considéré comme le cube de 4 , c'est-à-dire d'un solide dont chaque dimension serait égale à 4- En mathématique , le nombre 4 est appelé racine.
CUBER, v. a. Se dit de l'action de réduire quelà la forme d'un cube.
richesse des particuliers, soit daus l'étage souterrain,
CUBIQUE , adj. Qui a U forme d'un .
CUBICULUM. D'après gique , ce root devoit signifier chez le» Romains la chambre à coucher.
Cependant nous trouvons que Pline le jeune , dans les description» de ses deux maisons de cani|iagnc, emploie ce terme d'une manière assez vague et assez multipliée pour faire présumer qu'il pouvoit être appliqué, comme nous le faisons du mot chambre, à désigner en général ce que nous appelons une pièce. Ce qui |>orteroit encore à le croire , c'est «pie dans un endroit le même écrivain ajoute au mot eubieulum l'épithète dormitorium , qui ne laisse plus d'équivoque à U désignation.
CUEILLIE, s. f. C'est du plâtre dressé le long d'une règle, qui sert de «•père pour lambrisser, re de niveau, et faire ,d«
.ou la
CUISINE , t. f. Pièce où l'on i , selon la ,
soit au rex-de-chauasée, soit dans les étages
rieurs.
On éloigne ordinairement la cuisine des appartemens, à cause de l'odeur. Il convient qu'elle soit voûtée, de crainte du feu. Elle doit être accompagnée de quelques autres pièces, comme lavoir, garoYmauger, etc. Le mot cuisine vient du latin culina.
CUISSE DE TRIGLYPIIE, s. f. C'est la r6te qui est entre deux glvphcs, gravures ou canaux, dans les trigh plies.
CUIVRE, s. m. Métal qui sert dans l'architecture à faire des caractères pour les inscriptions, de» crampons, des couvertures pour les combles, etc. {fojci Bronze.)
CUL DE FOUR, s. m. Esjiècc de voûte ceiutrée en élévation, dont le plan est circulaire ou ovale Le» ouvriers et les premiers auteurs qui ont écrit sur la coupe de» pierre» lui ont vraisemblablement donné ce nom parce que les voûtes qu'on faïsoit le plus communément étoient les voûtes pour les fours. En ce sen», il semblèrent que ce nom ne devrait convenir qu'aux voûtes surbaissées. Cependant il est devenu mot générique , auquel on en ajoute un autre pour designer les particularités qui en distinguent les espèces. Ainsi on dit cuj de four en plein c cintre, surbaissé, surhaussé, sur un plan circulaire, sur un plan ovale. On comprend même sou» cette dénomination le» voûte» incomplètes de ce genre pratiquées dans un polygone; de sorte qu'on dit un cul de four sur un plan carré, bai long , triangulaire, pentagone , etc. Les écrivain» désignent toutefois les culs de four sous le nom de voûte spbérique et sphéroïde, qui leur convient mieux.
Ccl nr. roua en pendentif. C'est une voûte sphérique qui est rachetée par quatre fourche» ou pendentif», comme on en voit a plusieurs églises.
Cul de roua de niche. C'est la fermeture ceintrée d'une niche sur un plan circulaire.
CUL- DE-LAMPE, s. m. Espèce de pendentif qui tombe de» nervures formée» par le» voûtes gothiques.
L'origine de» culs-ile-iampe nous paraît due , comme on le dira ailleurs [voyez Gothiq. Asch.), à l'imitation que les architectes des églises gothiques en pierre ont visiblement faite des constructions en chaqieute ou en bois dont il existe encore des vestiges en plus d'un endroit, et dont U pierre retraça udèleturul les pratiques. Le cul-de— lampe n'est ainsi autre chose que l'imitation de ce qu'on appelle dans la charpente le poinçon. Il paraît qu'en décorant les édifices en bois on se serait plu à faire du poinçon un objet d'ornement peint ou sculpté de forme» va- Cet usage aura passé ainsi dans l'ornement des *. On comprend en effet qu'une pa-
reille pratique n'auroit pu naître ni se généraliser ainsi itans une cause semblable a celle dont nous parlons. Il n'est guère dans la nature de l'esprit d'imaginer gratuitement des difficultés dispendieuse* qui n'auroient eu ni précedens ni motifs fondés sur le besoin ou l'habitude.
Du reste les cuh-tle-lampe devinrent un objet de luxe et de hardiesse dans un grand nombre de voûtes, et la sculpture se plut à le» découper de toutes sortes de manières.
Cix-de-lavipe (par encorbellement), saillie de corps ronds par leur plan , qui txvrtent en encorbellement la illumine d'un arc-doublcau , d'une tourelle, d'une guérite, etc. On voit de ces cuh-<le~ lampe dans les fortilications. Il en est encore dans des édifices gothiques qui servent de supports à de petites statues placées dans des niches peu profondes.
CUL-DE-SAC,s.m. IV om qui sert à désigner une petite rue sans issue, à laquelle on a donné depuis quelque temps le nom ['impasse.
CULÉE, s. f.On appelle ainsi des massifs de maçonnerie construits sur les bords d'une rivière pour soutenir l'effort gênerai d'un pont, et servir de points d'appui aux arrhes qui le forment ou qui le terminent lorsqu'il est composé de plusieurs.
Ce double effort que les culées ont à soutenir exige qu'elles soient construites très-solidemrnt. Il faut que toutes les parties qui les composent soient si bien liées entre elles qu'elles ne forment pour ainsi dire qu'un seul bloc.
Quant aux dimensions qu'il est nécessaire de donner aux culées pour qu'elles puissent résister par leur masse au double effort dont on a parlé , la plus essentielle est celle de l'épaisseur. Or cette dimension doit être proportionnée, i° à la grandeur des arches dont les culées sont des points d'appui ; 2° à la forme du reintre de ces arrhes; 3" a la hauteur des lterges et à la fermeté des matières dont elles sont formées.
Lorsqu'un pont est composé de plusieurs arches, l'effort qui se fait contre les culées augmente en raison du nombre des archrs , de l'épaisseur des piles qui les séparent, quand l'épaisseur de ces piles n'est pas telle qu'elles puissent résister seules à la poussée des arches qui s'y appuient.
Dans la construction d'un pont composé de plusieurs arrhes , on peut donner moins d'épaisseur aux piles en augmentant celle des culées. On prend souvent ce parti afin de changer le moins qu'il est possible le murant d'une rivière, et de rendre la navigation plus facile. Au pont de iSruillv près Paris, les piles n'ont que la neuvième partie de la largeur de l'arcade, au lieu du cinquième environ qu'elles devraient avoir; mais on a augmenté en compensation la masse des culée*.
Après avoir déterminé la forme et la dimension des culées, il faut examiner la nature du sol sur 1c-
quel on doit les établir, afin de s'assurer s'il a la fermeté requise pour résister sans s'affaisser au poids des culées et aux efforts qu'elles peuvent avoir à soutenir; ce qui arrive rarement, a moins que les berges no consistent en masses de rochers dans lesquelles il n'y a qu'a tailler. Dans ce dernier cas, il faut autant que possible profiter de toute la masse solide que le roc peut fournir, en lui donnant La forme convenable, et en observant de dresser le dessus du niveau ponr y établir régulièrement les constructions nécessaires à l'achèvement de la culée.
Si le dessus du roc présente une pente trop considérable pour être dressé dans toute son étendue , on peut procéder par gradins ; mais il faut que les racrordetuensque l'on ajoute pour former une su|icrficie générale soient faits avec beaucoup de précision, afin de ne pas causer un tassement inégal. Ces raccordemens doivent être faits en libages bien dressés et d'égale épaisseur, de manière a pouvoir être posés sans cales, et a ce qu'ils jtortent également dans toute leur étendue. Ce seroit le cas de poser ces pierres sans mortier après les avoir frottées l'une sur l'antre, pour qu'elle* puissent adhérer entre elles sansauenne interposition de ciment ou mortier.
Si absolument on vnuloit y employer le mortier, il faudrait en étendre une couche faite de sable fin ou de tuilcau tamisé, le tout employé liquide, afin qu'il puisse mieux s'étendre. Sur cette couche on posera les libages sans cales, on les battra à la demoiselle {voyez ce mot) jusqu'à ce qu'il ne reste sous les libages c|ue la quantité de mortier nécessaire pour remplir les vides que pourroient produire l'inégalité de leur surface et celle du roc. En prenant ces précautions, on est sur d'éviter les tassemens inégaux et les inconvéuicns qui peuvent en résulter.
Si, sans être une roche, le sol est assez ferme pour qu'on puisse y fonder dessus sans pilotis ni plate— formes, on commencera par égaliser la superficie que doit occuper la culee; on la fera battre dans toute son étendue avec de fortes demoiselles. Quant au niveau, ranime l'effort qui v ient butter contre les culées tend a, les renverser en les faisant tourner sur le bord extérieur de leur base, et que c'est l'endroit où se fait la plus forte impression , il serait à propos que le sol , au lieu d'être de niveau dans le sens de l'épaisseur, fût plus élevé sur le derrière que sur le devant. Cette surélévation ou pente pourrait être d'environ un pouce par toise.
Sur le sol bien battu , et bien dressé suivant la pente que nous venons d'indiquer, ou posera une première assise en libages, dont les lits seront bien dressés. Cette première assise doit être posée sur une couche de mortier , sans cales , et battue à la demoiselle. Il vaut mieux être obligé de déraser le ht supérieur, s'il s'y trouve quelque inégalité, que de caler les libages qui seraient trap bas. 11 est extrêmement important de prendre les mêmes précautions