DEP
précise de la forme des denlicules avec celle des bouts de solives, je ne verrais aucun inconvénient à suivre les préceptes de Vitruve. Plus on peut introduire de raisons et de vraisemblances dans remploi des formes de l'architecture, et pins cet art acquiert de droits a plaire aux hommes qui mettent le contentement de l'esprit avant le plaisir des veux.
On dispose ordinairement les drntirules de façon que l'axe de la colonne passe par le milieu d'une dent. On donne a la largeur d'une dent trois minutes d'un module, et quatre à sa hauteur; la largeur du métope ou de l'intervalle eutre deux denticules est de deux minutes. A l'angle quelquefois, au lieu d'une denticute double on met ou une pomme de pin ou un fleuron.
DEPARTEMENT, s. m. On se servoit autrefois de ce terme pour signifier la distribution d'un plan et U description des chambres ou autres parties dont un bâtiment est composé. Aujourd'hui il se dit des parties d'un édifice destinées* quelques usages particuliers; ainsi on dit le département des écuries, le département des domestiques, etc.
DÉPAVER , v. a. Arracher ou enlever le pavé d'une cour, d'une rue. {Voyez Pave», Pavé.)
DEPECER , v. a. Détruire,
en pièces.
DEPENDANCE, s. f. C'est, dans la distribution des bàtituens, la partie d'un tout. Ainsi les basses-
cours des «-curies et cuisines sont les dt
~pen
lances
d'une maison; les fermes ou métairies, les logemens de jardinier, les serres et orangeries, sont les dépendances d'une maison de campagne.
DÉPENSE , s. f. Pièce du départerneut de la bouche, près des cuisines, où l'on serre les provisions et les restes de la table ; ou l'appelle aussi office ou garde-manger.
Dépense d'eau. C'est la quantité d'eau qui s'échappe par un orifice. Après plusieurs expériences très-exactes, M. Mariottc a trouvé qu'un orifice horizontal de 3 lignes de diamètre, étant à 1 3 pieds audessous de la surface supérieure de l'eau d'un large tuyau, donnoit un pouce, c'est-à-dire qu'il en sortait pendant le temps d'une minute if pintes, mesure de Paris, on 2 { livres. { Traité du mouvement des eaux, par Mariotte.)
Les orifices étant comme le carré de leurs diamètres, et les vitesses de l'eau comme les racines des hauteurs d'où elles tombent, la dépense de tout autre orifice sera en raison composée du carré du diamètre et de la racine de la hauteur de chute. Ainsi , de la dépense indiquée par l'rx|iérience ci-dessus on fera une analogie avec la dépense qu'on voudra connoître.
DÉPOSER , v. a . On dit déf>o.ter des pierres ; c'est les enlever avec pré-caution pour les faire