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être pour distinguer son portail de celui de Saint- Gervais , où le» trois ordres se succèdent en élévation, imagina de placer dans le sien trois ordres corinthiens l'un sur l'autre; car le prétendu composite qui termine le frontispice n'est dans la réalité, et ; plus pour l'apparence , qu'un corinthien. Rien n'ëtoit plus propre à faire de cette composition un chef-d'nravre de monotonie. Cette fastidieuse répétition, jointe au peu de saillie et à l'ahsence de tout mouvement dans ce frontispice a placage , n'a pas peu contribue à augmenter la célébrité de l'ouvrage de De Brosse ; quoique , si l'on en croit la tradition, De rrond te fût flatté d'en faire par le parallèle tomber la célébrité.
On doit dire en effet que , si cet architecte a cotiae réputation, il l'a due à son Traité de l'architecture des voûtes, ou tle l'Art des traits et coupe des votttes. Ce traité rciiferme tout ce que Philibert Ddorme et Mathurin Jousse avoient écrit déjà sur cette matière, mais il contient en outre beaucoup de principes et de moyens d'exécution dont Derrand n'a dû la découverte qu'à ses profondes connoiwanecs en mathématiques.
Il procède dans son ouvrage avec beaucoup de méthode : les premières démonstrations conduisent aux et les dernières supiiosent l'intelligence de celles qui ont précédé. L'ouvrage se divise en cinq parties.
Dans la première , après avoir annoncé sa division , il explique les termes et façons de parler de l'art du trait et coupe des voûtes, et fait connoitre les instrumens nécessaires à la pratique de cet art ; ensuite il parle de la diversité des voûtes, de leurs noms, de leurs plans, de leurs traits pris en général, des poussées, «les arcs-boulans qu'on y oppose, et de l'épaisseur des murs qui les soutiennent. Ces leçons préliminaires préparent à celles qu'il donne dans la même partie sur les traits des descentes, des passages entre deux voûtes, des lunettes et arrière-voussures.
Il enseigne dans la seconde partie les traits des portes; dans la troisième ceux des trompes; dans la quatrième ceux des maîtresses-voûtes, et dans la cinquième ceux des vis et des escaliers.
Le discours est accompagné de planches, mais les figures n'y sont gravées qu'au simple trait. Elles auroicut été d'une intelligence plus facile, si elles eussent offert les ombres et les clairs. On auroit désiré encore de les trouver en regard avec leurs explications.
Derrand déclare au commencement de son livre qu'il ne prétend pas faire croire que tous les traits et toutes les coupes de voûtes qu'il se propose de démontrer soient «le son invention ; il finit en déclarant que
donner une^Tunoissance parYaite de l'art des traits, il est loin de présumer qu'on ne puisse rien y ajouter.
Telle fut probablement l'opinion de La Rue, ancien membre de l'académie d'Architecture , qui fit
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en 1728 une nouvelle édition de l'ouvrage de Derrand et y ajouta beaucoup de choses importantes.
Derrand au reste tient tout ce qu'il promet. Ou ne peut se dissimuler que son traité ne soit , ainsi qu'il l'avance dans son titre, très-utile, voire mente nécessaire à tous architectes, maitres-maçons , appareilleurs , tailleurs de pierre , et généralement à tous ceux qui se mêlent de rarchitectitre , même militaire.
DÉSAFFLEl RER. ( rayez Amwmia.) DÉSASSEMBLER. (^«Assembler, Assem-
DESCENTE , s. f. Se dit de tout terrain en pente, de tout plan incliné snr lequel on fait mouvoir un fardeau. C'est aussi un conduit pour arriver à un lieu souterrain.
Descente. Voûte rampante qui couvre une rampe
lie rampante qui couvn d'escalier, comme la descente d'une cave. On donne aussi ce nom à la rampe de l'escalier.
Descente siaise. Descente qui est de côté dans nn mur, et dont les piédroits d'entrée ne sont pas d'équerre avec le mur de face.
Descente d'experts. C'est la visite que des experts font des ouvrages pour les examiner selon la coutume locale, pour vérifier leur état, leurs malfaçons, et en dresser procès-verbal, afin d'en rendre compte. Les descentes se fout ordinairement en présence du juge.
Descente entïtac. {Voy. Tuyau de descente.;
DESCRIPTION , s. f. Représentation d'une chose par le moyen du discours ou du dessin , ou par l'un et l'autre ensemble. Telles sont les descriptions de Rome, de Paris; les descriptions de palais, de fêtes publiques, etc.
DESGODETS (Antoine), architecte français, né à Paris en i653 , et mort dans la même ville en 1 77.8 , s'adonna dès ses premières années à l'étude de l'architecture, vers laquelle le portoit un penchant décide. Il se livra à cet art avec tant d'ardeur, qu'à l'âge de dix- neuf ans il obtint la permission d'être présent aux conférences de l'Académie. Deux ans après, Colbert l'envoya en Italie pour exécuter le projet qu'il avoit formé de faire graver les plus beaux monumens de l'antiquité.
Desgmlets , ainsi qu'il le dit lui-même , partit avec la résolution de ne rien épargner pour se prévaloir d'une occasion aussi favorable au désir qu'il avoit de s'instruire et «le mettre à profit son voyage; n des contre - temps factieux vinrent traverser louables projets. « D'abord (dit-il) nous fûmes par 1m Turc», qui notis menèrent à Alger, et y retinrent prisonniers pendant seize mois. (Les com-
Çignoos de ses travaux et de ses malheurs étoient Le aillant et d'Aviler.) Enfin, ayant été délivré par un
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reliante que fit le foi . je ue me trouvai point encore a Home dani h liberté que j'aurois pu désirer pour étudier a ma manière ces excellons monumens de reprit et du savoir des anciens, que j'avois souhaité de voir avec tant d'empressement , et que j'avois intention d'examiner avec une exactitude qui ne m'étoit pas permise. Je voyois que pour déterrer ce qui étoit caché, et |*ur approcher comme je voulois de ce qui étoit élevé, il falloit faire des dépenses et me donner des peines qui étoient beaucoup au-dessus de mes forces. Mon zèle néanmoins et nia persévérance surmontèrent toutes ces difficultés ; j'ai trouvé le moyen t pendant seize mois que j'ai été a Home, de dessiner moi-même tous ces anciens édifices dont j'ai levé les plans, et fait les élévations et profils avec toutes les mesures que j'ai prises exactement , ayant observé les coutoui? des oruemens dans leur goût et dans les différentes manières qui s'y remarquent. J'ai vei ilié le tout plusieurs fois, pour me confirmer dans une certitude dont je peux répondre, ayant fait fouiller ceux qui éloient enterrés, et fait dresser des échelles et autres machines pour approcher de ceux qui étoient beaucoup élevés , afin de voir de près , et prendre avec le compas les hauteurs et les saillies de tous les membres, tant en général qu'en particulier, jusqu'aux moindres parties. »
lie retour dans sa |utrie, Desgodets rassembla tous les dessins qu'il avoit faits des édifices antiques de Home, et rendit compte de ses travaux à Colbert. Ce ministre en fut si satisfait, qu'il le chargea de choisir les meilleurs graveurs en architecture pour faire exécuter ses dessins aux dépens du gouvernement. Le Clerc, P. et J. Le l'autre, Cliàtillon, Guérard , ilrehes, llonuart, de La Uoissière, Touiuier et Marot | coopérèrent à cette entreprise. Colbert enfin ordonna que lien ne fût épargué |iour la rendre digne de la grandeur et de la magnificence de Louis XIV . Ce monarque fit à l'auteur présent de l'édition. L'ouvrage parut à Paris en i(>8?. , sous ce titre : Les édifices antiques de Home.
Des godets ne présenta que douze ans après, en i(W>4, son livre à l'Académie, qui s'est entretenue principalement de cet objet dans la plus grande partie de ses séances pendant plus de neuf mois. Il fut nommé contrôleur des bàiimens du roi , et designé pour remplir dans l'Académie la place vacante par la mort de I > 11 \ lut en différentes circonstances,
plusieurs Mémoires tres-intéressans dont voici les énoncés.
Kn ttifjn. — Description de la manière de construire des Moles avancés «lans la mer, suivant ce qui se pratique en plusieurs endroits de l'Italie.
Deux Mémoires sur la construction des ponts lorsque e fond de la rivière est de sable mouvant et fluide
Remarque» sur le 3' livre de Palladio.
Ohs.-rvations sur le renflement des colonnes, et la règle pour le tracer par une portion de cercle dont
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l le centre est sur La ligne de niveau au bas de k colonne.
Observations sur les différentes dispositions des colonnes qui en peuvent taire augmenter ou diminuer la grosseur.
En 1701 . — Méthode facile pour tracer généralement le contourde la volntcdu chapiteau de l'ordre ionique, par des quarts de cercle.
Mémoire sur la proportion de l'ordre ionique.
Kn 1707. — Projet pour la construction des piles de pont lorsque le fond du lit de La rivière est de roc , l'eau profonde et le courant rapide.
Mémoire touchant la proportion des statues placées avec différeus ordres d'architecture les uns audesms des autres.
En 1 709. — Observations sur la proportion de Li hauteur des attiques.
En 17 10. — Règle pour la proportion de la hauteur «les corniches du dedans des salles, chambres, cabinets, et autres pièces des appartetnens , par rapport aux différentes hauteurs des pièces.
En 171a. — Explication de La déflnitioo du bon goût en architecture.
Desgodets fut nommé professeur de l'Académie I à la place de La Hire. Louis XV avant assiste à uiuséanec de cette compagnie , le 2 août 1719, notre architecte lui présenta un Traité sur les ordres. Depuis cette époque il lut à l'Académie le neuvième chapitre de son Traité du toisé des bois de charpente, et vers la Un de sa vie il montra à ses confrères le plan d'un palais de parlement qu'il avoit composé |>our servir de leçon aux élèves. Ce plan est distribué de manière que toutes les juridictions renfermées à Paris dans l'étendue du Palais, étoient contenues dans un espace donné. Toutes les pièces nécessaires à chaque juridiction se trouvoient clé— gagées , et se cotuinuniquoient de plein pied par des galeries, sans monter ni descendre. La description de ce plan se trouve dans le chapitre 111 de La seconiie section de son 'Traité de la commodité de l'architecture , dont il fit lecture en le présentant à l'Académie.
Depuis la mort de Desgodrts on a imprimé , sur les leçons qu'il donnoit à l'Académie , les Lois des bdtimens , in-8° dont il y a eu plusieurs éditions , et h Toisé général des bdtimens, aussi in-b*, mis au jour par M. Ginet.
Ce t notes historiques sont extraites des Mémoires \ dr r Académie d'architecture.
L'ouvrage de Desgodets sur lequel se fondent le plus et sa renommée et la reconuoissanec que lui doivent les artistes , est sans contredit son Recueil des antiquités de Rome. C'est surtout par l'exactitude et la précision des mesures que de semblables ouvrages doivent briller, et c'est de là que celui de notre auteur tire son mérite. H faut entendre DesgodeU lui-même à ce sujet.
« J'ai cherché , dit-il . ce qni fait que d'cxcellens auteurs , tels que Palladio , Serlio , Labaco , ont né-
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gligé la précision et l'exactitude qui maaqoent aux II descriptions et aux dessins qu'ils ont donnes au public ; car enfin on ne peut pas dire que les mesures y soient justes , ni que le goût et toutes les particularités des originaux s'y trouvent exactement rapporté» dans la vérité , puisque la plupart de ces choses sont différentes dans les livres de chacuu de ces architectes, et qu'il est cousUnt que, même avant mes remarques, qui font voir qu'ils n'ont pas dit les choses comme elles sont , ils s'étoieut déjà démentis les uns les autres.
» 11 m'étoit venu d'abord dans l'esprit que ces grands auteurs n'avoient pas jugé qu'une telle exactitude fût d'aucune utilité ; l'excellence et la beauté qui fait admirer les édifices des anciens ne dépendant pas des minuties de ces proportions, et des autres circonstances de cette nature, sans lesquelles on pent dire que leurs ouvrages ne Lussent pas d'éclater et de paroitre avec toute leur grandeur et toute leur
» Ma première intention a donc été, lorsque j'ai entrepris de mesurer avec précision les antiquités de Rome , de savoir lequel de ces auteurs , qui sont eu réputation, devoit être suivi, comme avant donné les véritables mesures. Mais lorsque, étant sur leslieax , j'ai employé tout le soin nécessaire pour être éclaires sur ce doute , j'ai été bien surpris de trouver un autre éclaircissement que je ne cherchois pas, qui a été de voir que ceux qui ont mesuré jusqu'à présent les édifices antiques ne l'ont pas fait avec précision, et qu'il n'y a aucun de tous les dessins que nous en avons où il ne se trouve des fautes très-considérables.
» Quoique ce ne soit pas une grande louange que d'avoir eu la patience de prendre toutes ces mesures , et que la capacité des excellera hommes qui ont ramassé les dessins des édifices antiques , et qu'ils nous ont expliqués avec taut de doctrine , ne soit pas beaucoup intéressée dans les défauts qu'on \ voit, et qui ue doivent être imputés qu'à des ouvriers qu'ils ont employés à ce travail , lesquels u'out pu savoir que par estime cl par conjecture beaucoup de choses, pour être , ou presque inaccessibles par leur hauteur, ou cachées dans la terre dont elles étoient couvertes ; je n'anrois néanmoins jamais eu la hardiesse de paraître en public , si je n'avois été obligé d'obéir à des autorités supérieures.. . .
• On trouvera peut-être la grande précision des mesures que je donne avoir quelque chose d'inutile nu de trop affecté, lorsque , parcxeuiplc , je remarque ! m , sur une longueur de 9 ou 10 toises, quelqu'un <lcs auteurs que j'examine s'est trompé de (ion - liipies ; mais je n'ai pas cru que , pour éviter le reproche d'uue vaine ostentation d'exactitude, je dusse m 'abstenir d'exposer les choses telles que je les ai trouvées, puisque cette exactitude est la seule chose dont il s'agit ici. Car s'il m'est échappé en deux ou trois endroits de faire quelques réflexions sur les particularités que j'ai remarquées , je ne les donne point
DES 5l«, comme venant de moi , mais comme les ayant entendu faire dans les conférences de l'Académie.
» Les dessins que j'ai donnés représentent les édifices en l'état qu'ils sont; je n'ai point imité les auteurs qui ne se sont pas contentés de les restaurer, mais qui les ont comme rebâtis de nouveau, composant un grand temple sur trois colonnes qui en restent; si j'ai suppléé quelques particules, comme des volutes ou des fenilles qui manquoient a des chapiteaux, je ne l'ai fait que parce que les particules semblables qui y restoient empèclioicnt de douter que celles que je restaurais n'eussent été de la même manière que je les ai faites. »
Voici la liste des monumens antiques de Rome dont Desgodets nous a donné la fidèle description :
Le Panthéon. — Le temple de Bacchus. — Le temple de Faune. — Le temple de Ycsla. — Le temple de la Sibylle à Tivoli. — Le temple de la Fortuue virile. — Le temple de la Paix. — Le temple d'Antonia et Faustine. — Le temple de la Concorde. — Le temple de Jupiter Stator. — Le temple de Jupiter Tonnant. — Le temple tic Mars Vengeur. — Le frontispice de Néron. — La basilique d'Antonio. — La place de ÎS'crva. — Le portique de Septimius. — L'arc des Orfèvres. — L'arc deTitus. — L'arc de Septimius. — L'are de Constantin. — Le Cotisée. — L'amphithéâtre de Néron.
Le théâtre de Marcellus. — Les thermes de Diocletieu. — Les bains de Paul Emile.
DKSSIN.s m. C'est en architecture la reprewntation géométrale ou perspective d'un projet, d'un édifice , d'un monument quelconque.
Dessin abbété. Est celui dont on cote les mesures pour l'exécution , et en conséqueuce duquel se fout les devis et marches pour claque nature d'ouvrage.
Dessin au trait. Dessin tracé au crayon ou à la
Dessin colobié. Dessin où l'on emploie les couleurs semblables à celles que doivent avoir toutes les parties d'un édifice lorsqu'il sera terminé.
Dessin haché. C'est celui dont les ombres sont exprimées par des lignes simples, et quelquefois croisées, à la plume ou au crayon.
Dessin lavé. C'est celui où l'effet du jonr et des ombres est représenté par le rooven du bistre, de l'encre de la Chine ou de toute autre substance coloraute, et qui est fini et terminé.
DESSINATEUR, s. m. C'est celuiq ui sait exprimer par le moyen des lignes ou de l'art du dessin ses pensées et inventions , 00 celles des autres.
Dans lesbàtimeus, le dessinateur est un homme qui dessine et met au net les plans, profils et éléva-
On appelle auU dessinateur celui qui dessine et
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met au net de» ornemens , soit pour l'architecture , I «oit pour d'autre» ouvrage».
DESSINER, v. a. C'est exprimer, représenter quelque chose par le secours de» lignes , ou des traits qui forment la circonscription des objets qu'on imite.
La peinture divise en deux parties principales ses moyens d'imitation, le dessin et le coloris. Le premier est celui qui constitue la forme , la proportion des objets qu'elle imite ; le second a pour but d'ajouter aux objets imités les couleurs qui leur sont propres et les effets de la lumière. Parler du dessin sous le rapport d'imitatiou que je vicus de définir, ce serait empiéter sur le domaine d'un art qui n'est pas du ressort de cet om rage.
Je dirai cependant que, bien que l'architecte procède dans son dessin ou la circonscription des lignes qui composent le» objets d'architecture , à l'aide de la régie et du compas, c'est-à-dire par des moyens mécaniques , il a cependant besoin d'èlrc , jusqu'à un certain point , dessinateur à la manière des peintres, pour un grand nombre d'objets qui entrent dans les embellissement des édifices. Il y trouvera l'avantage de n'avoir pas licsoiu de recourir dans ses dessins à des mains étrangères.
L'étude de la nature et du nu lui fournira aussi des analogies précieuses à son art ; et la connoissanec des proportions bumaines lui offrira des points de parallèle et de rapports dont l'imitation intellectuelle peut tirer parti.
Les anciens architectes furent plus dessinateurs à la manière des peintres, que ne le sont les modernes : Ceux-ci mettent beaucoup plus de prétention et de fini dans l'exécution de leurs dessins d'architecture , que n'en mctloicnt les plus grand» maîtres.
On voit que la plupart de* anciens dessins d'architecture n'éloicut que de simples traits a la plume, hachés ou la\és légèrement au bistre. Les modernes architectes semblent avoir fait un art particulier de dessiner l'architecture. Je crois que cet art s'est accru ou perfectionné en raison inverse du nombre de» travaux et de» édifices qui s'exécutent.
Jadb aussi le dessin proprement dit n'étoit que l'esquisse d'un monument. Cela devoil être ainsi lorsque l'architecte exécutoit lui-même sur son esquisse, et tout dans les modèles en relier, qu'il éloit universellement d'usage de faire alors. Depuisquc l'art s'est divisé, par le fait et dans la pratique, en invention et exécution ; depuis qu'il s'est trouvé des homme» qui inventent ou composent sans savoir construire , et d'autres qui construisent pour ceux qui ne savent qu'inventer, il a bien fallu foire des dessins plus rendus, plus précieux et plus linis.
Je ne prétends pas , au reste , attaquer ce mérite de fini dans les dessin», quoique, a vrai dire , le fini des dessins d'architecture consiste dans la pureté du trait, la fidélité des mesures, et la précision de» pro-