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On dit qu'il y a des amélhfStêJ orientales ; mais i «ont si rares, qu'il se trouve peu de personnes qui prétendent en avoir vu. Il se roi t aisé de les distinguer des autres par leur poids et par leur dureté ; car elles doivent, comme toutes les pierres orientales, être beaucoup plus pesantes et plus dures que le* pierres occidentales , elles doivent aussi avoir un plus beau poli. On assure qu'elles sont de couleur violette pourprée. Les améthystes occidentales sont fort communes : on en distingue deux sortes ; l'une est simplement violette, et cette couleur est un peu obscure dans la plupart ; l'autre est d'une couleur violette un peu pourprée ; elle nous rient par la voie de Carthagène ; celle-ci est plus rare que la première ; on la distingue ordinairement par le nom d'améthyste de Carthagène.
On fait de cette pierre divers emplois dans la décoration des tabernacles , meubles précieux , etc. , dans la mosaïque en pierre dure qui se compose à Florence , et dont on voit des tables ornant les cabinets curieux.
Quoique cette pierre ne soit pas plus dure que le cristal dont elle fait partie , les anciens l'ont cependant choisie très-souvent pour la gravure , et en particulier pour graver Bacchus , a cause de sa couleur vineuse. Il est rare d'en trouver d'une certaine étendue , parce que la teinte de violet n'est pas égale ; elle s'adoucit presque toujours, et se détruit par nuance*.
AMEUBLEMENT, .. m. On donne ce nom à tous les meubles nécessaire* pour garnir et orner une chambre ou un appartement , suivant l'état ou la fantaisie de celui qui l'occupe. Mai* n'ayant à considérer ici ce mot que sous le rapport de la décoration dans l'architecture , nous en réduirons les notions aux tentures ou autres manières d'embellir les murs intérieur* des maisons et des palais.
Le luxe de VameubUment fut poussé au plus haut degré chex les peuples anciens , et surtout chez les Orientaux. Les Babyloniens , dans la décoration intérieure des appartcnicns, employoient de* ameublemens de la plus grande élégance et propreté. Leur faste le plus ordinaire en ce genre consistait dans des tapis et dans des housses , dont on garnissait le* sièges et les lits. Pline , en parlant d'un tapis propre a couvrir le* lits sur lesquels les anciens mangroient à table, dit que les meubles qui sortoient des manufactures de Rabylone montoient a 8 mille sesterces. On peut juger par cette somme, qui équivaut à i j3>"> livres de notre mon noie , de la magnificence de ces sorte* de La Bible fait aussi mention de différens i d'airain , d'ivoire et de marbre , dont à Babyloient décorés; il paroît même i étoient enrichis de pierres précieuses. Il est a croire, par le goût encore régnant aujourd'hui dans l'Asie, que le* anciens Orientaux tapittoicnl d'étoffe* les murs de leurs appaitcnien*. rapporte qu'Attale , roi de Pergame, ayant
AME 33 fait les Romains héritier» de «on superbe et immense mobilier, on y trouva , entre autres choses , de beaux tapis et de belles tapisseries brodée* et rehaussées d'or ; mais il paroît que les manufactures qui fou rnissoient ces ouvrages précieux ne se soutinrent pas . et qu'elles furent abandonnées, même avant le temps de la décadence de tous les arts dans la Grèce et en Italie.
Dans ces deux pays, on ne remarque point de trace* d'un semblable usage d' ameublement ; les peintures et les lias-reliefs antiques ne nous en donnent pas d'indication précise ; ce qu'on y voit de tapisseries ou draperies clouées aux murs , l'est d'une manière flottante , et non adhérente à la muraille. Gis espèce» de draperies retroussées avec art , et disposées par feston*, s'adaptoient ordinairement aux alcôves , autour de* lits et des tables ou l'on mangeoit. ( Payez Aloove. )
Il paroît cependant, d'après les restes nombreux qui nous sont parvenus des maisons et des palais romains, que la peinture et la sculpture firent seules , pendant un temps, le* frais de la décoration de leurs intérieurs. Ce genre , le plus beau de tous sans doute , fut bientôt remplace à Rome par les enduits précieux ou les revêtiasemens de marbre, qui, selon Pline , devinrent une manie chez le* grands. Dans plus d'un endroit, ce philosophe se plaint du tort que la fureur de* marbrerie* faisoit à la peiuture, et du défaut de goût , suite ordinaire de la perte des moeurs , qu'il reproche a son paya. Qtsas ad usa* auasvc ad voluptates alias , nisi ut inter maculai lapidum j octant.
Les Gaulois et les Francs n'ont eu pendant longtemps, pour leur ameublement, aucune idée de tapisseries, ni de tapis; mais on sait qu'ils couvroient leurs murailles et leurs planchers de nattes tissues de longues paille* et de joncs. Le* nattes ont donc été, dans ces contrées, le premier ameublement. Lue sorte de luxe s'y étant peu à peu introduite , on imagina de teindre les pailles et les jonc* qu'on employait, pour former ces nattes, et elles furent travaillées en «imparti niens avec des dessin* plu* ou moin» agréables. Les belles nattes se tirèrent d'abord du Levant; mais on parvint a les imiter en France; les plus parfaites se firent à Poatoise , et devinrent un article de commerce assez étendu. Les nattes ne sont plus guère en usage à Paris, ni dans nos provinces; mais elles «ont encore à la mode dans toute la Hollande, tant celles que l'on y fabrique, que celle* qu'on fait venir du Levant.
Aux nattes ont succédé les tapisseries de laine et de soie , qui font assez généralement l'o
rte mens, et le plus grand mérite Les pays froids qui semblent ne-
intérieurs des ap
de VameubUment. Les pays froid» qui i cessiter les tapisseries et les étoffes, pour absorber l'humidité des murs, ont exclu de* intérieur* la peinture et les autres art* qui alors contribuent peu a leur décoration. Aussi cette partie est-elle devenue a
général l'art du tapissier
AMMANATI (Barthélemi), sculpteur et architecte de Florence ; U naquit (la ai cette ville en i5i ■ , tt fat élève de Sansovino. Le nombre et la qualité de* édifices qu'il a fait construire doivent le mettre an rang des plus grands architectes. U acheta le Pitti a Florence, et donna le dessin de la de se» côtés sont ornés d'un triple étage de • formant jadis galerie découverte; il y employa trois ordres d'architecture, dont les colonnes sont engagées de la moitié de leur diamètre. Le premier ordre est dorique, le second ionique, et le troisième corinthien. Le* nos et les autres sont en bossage. Ammanaii fit construire dans le fond de cette même cour une grotte magnifique, dont le plan est ovale ; elle est ornée «l'une manière très-agréable par des rocaillcs et des colonnes s; on y voit* \\\
Le pont de 1,. Sainte-Trinité, à Florence, été ruiné par une de ces inondation* de l'Ai un dont il y a peu d'exemples, il fut rebâti par Ammanaii. Son goût , sa hardiesse et sa légèreté le font |iaaser
e>ur le plus beau de l'architecture moderne. ■ / " tret omt.) A Rome, il donna le plan du collège Romain, confié aux Jésuites. Mais son dessin ne fut pu exécuté en entier ; on n'en conserva que la cour et la façade , le reste fut absolument changé. Cette façad
de l'édifice pour lequel eue est laite. On y blâme la forme des fenêtres et la lourdeur des consoles.
Ammanaii construisit encore à Rome le vaste palais de la maison Rucellai , qui a passé successivement dans la maison Gaétan i, et dans celle de Ruspoli. On admire dans ce palais la sage ordonnance des croisées, leur beUe forme, la disposition des vides et des pleins, le profil de l'entablement , et l'harmonie des parties avec le tout. L'i
marbre blanc d'un seul morceau. Il a voit commencé a faire bâtir un autre palais dans le voisinage de celni dont on vient de parler, sur la strada Condotti , (la rue des Conduits) où l'on n'en voit que quelques vestiges. Le palais du marquis Sagripante, près de celui du duc Altemps , est encore du dessin de cet
tituléU Citta, oulaVille.il a« oinprpiw eu mer* qui renucru une nirr cpic*r>rr et agréable. Cet artiste a voit commencé par les dessins de différente* portes; il donna ensuite ceux du palais du Prince, de l'hôtel de ville, de diverses enlises, des fontaines , des places , de la Bourse , des ponts et des théâtres. Cet ouvrage important tomba par hasard ■ i célèbre Viviani, d'où il passa a«