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sénateur Louis Del RUcio , qui en fit présent à Ferdinand de Médkis, grand-duc de Toscane. On ig
AMONT, s. m. Terme dont se servent dans leurs rapports les experts en architecture, pour exprimer une chose au-dessus de celles dont ils traitent. Exemple : si , en parlant d'un mur à rez-de-chaussée , il est nécessaire de reprendre par-dessous-ceurre jusqu'à une certaine hauteur, ils disent : lequel mur sera repris sous-auvre, et reconstruit à neuf avec wwei- Ua piqué, posé sur le niveau et par arrose, jusqu'où il pourra être recueilli, et le surplus dudtt mur en
AMONT, terme d'architecture hydraulique. On désigne ainsi , dans les ponts-et-chauasées , la plus grande élévation d'nne chose sur une antre. Quand on dit, par exemple, que l'avant-bcc d'une pile est ravant-bec d'amour, cela veut dire qu'elle est audessus d'un pont , opposée au cours de la rivière ; et, lorsque l'a vant-bec regarde U rivière et la suit, qu'elle se trouve au-dessous dn cours de la rivière , c'est un avant-bec d'aval , qui est l'opposé à' amont.
AMORTISSEMENT, s. m. S'entend en général de tout ouvrage qui couronne, termine et finit un bâtiment, et qui s'élève pyramidalement. On donne aussi ce nom, selon d'Aviler, à tout groupe de figures, de trophées, de vases, qui couronnent quelque partie supérieure d'une façade.
Ce mot vient de mort, qui est la fin et le terme de toutes choses ; car amortir n'est autre chose que mettre à fin , faire finir, terminer. Le fronton est Y amortissement d'un édifice , et les statues placées sur les acrotères sont Yamartissement du fronton.
Les modernes ont inventé une infinité de formes à' amortissement, qui tiennent souvent lieu de fronton dans la décoration extérieure du bâtiment, et que la sculpture a contournées de toutes sortes de manières plus bizarres les unes que les autres. Mais on doit rejeter absolument, dans la composition de l'architecture, tous ces ornemens frivoles, qui ne forment que des petites parties , corrompent te* masses , et (îui , vues d'en bas, à une certaine distance, ne laissent apercevoir qu'on tout mal entendu , sans choix , et souvent sans convenance pour le sujet.
Il faut observer que les amortissemens se trouvent en proportion avec l'architecture qui les reçoit; el
Îne leur forme générale pyramide avec l'édifiée, 'ne règle à suivre sur ces couroiinemeos , est de ne point affecter de faire entrer dans leur composition quelque membre d'architecture ou d'ornement, qui prenne naissance sur le socle qui le reçoit , et paroisse lui servir de soutien.
Il est pen de parties des bâtimens qui ait été livrée à plus d'abus que celle-ci. La plupart des architectes, par paresse ou par ignorance, abandonnoient
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i supports , etc. , qui ne formotent qu'un tout i strueux , sans grâce , nus vérité , «ans art , et mu même sans aucun nu nlt d'exécution.
On ne «aurait te dispenser tir parler de ces abus qui ont si long-temps infecté l'architecture, ni de recommander aux sculpteurs d'acquérir los principe* de l'architecture, et au* jeunes architecte» l'art du : l'ame du goût en architecture. Toutes it eu de la vogue que par l'ignorance jtros. S'ils étaient instruit» réciprot de leur art, l'exécution auroit *fiw de succès ; car c'est dans cette partie principalement qu'il but rétmir b théorie et l'expérience. La sculpture, dans un édifice , étant étrangère à la solidité cl a la commodité , elle ne peut trouver raisonnablement sa place que dans le* naonumens sacrés et publics , dans 1rs palais des rois et dans les maisons des grands. Alors elle doit être employée avec noblesse et discrétion. Elle doit être si bien liée avec l'architecture qui la reçoit, que l'une et l'autre concourent au caractère vrai et à L difpùte du BKmuinent qu'il s'agit d'ériger.
AMPHIPROSTÏLE, s. m. Ce mot, composé de trois autres mots grecs, «avoir «^i, •»., rvA.«, de cdttet d'outre, devant, et colonne, «ignihe double prostyle ou porche.
Ce nom et oit caractéristique, d'une espèce particulière de temple chez les anciens, dont la Cella n'étoit point environnée de ces ailes de colonnes , qui fonnoient les temples péri pt ères. \J amphiprostyle n'avoit qu'un péristyle en avant , appelé pronaos, et un autre qui lui répondoit à l'autre extrémité du temple , appelé par les latins posticum. Ainsi le caractère de Vamphiprostjrle n'étoit pas, comme ou le défaut ordinairement, d'avoir un portique ou péristyle a chacune de ses extrémités, puisque tous les temples périptères en avoient également deux , mais de n'asoir que ces deux portiques. Il régnoit ( comme on peut le voir au mot temple) une gradation de richesse, depuis le temple à antes jusqu'au diptère et à l'hy— pèthre ; et, dans cet ordre, Vitruve nous enseigne quo Vamphiprostjrle étoit la troisième espèce de grands temples.
Un autre caractère que l'on croit reconnoîlrc dans Yamphiprostyle , c'est que ses péristyles ne dévoient avoir que quatre colonnes. Quoique Vitruve ne le dise pas positivement , il le laisse cependant à penser, lorsqu'il dit que Yamphiprosty le a les mêmes parties que le prostyle, lequel ne diffère du temple a antes, qu'en ce qu'il a deux colonnes opposées aux autres angulaires. Suivant l'explication de Perrault, le prostyU n'auroit eu que deux colonnes de plus que le temple à antes, lequel n'en avoit que deux, et dèslors Yamphiprostyle n'auroit eu que quatre colonnes a ses péristyles, comme le prostyle. (V. Peostti.ii.)
AMP 35 AMPHITHÉÂTRE, .. ». Ce mot est composé de «H>< et de »t«Tf„, théâtre de côté et d'autre, et théâtre vient de (. = ,.. > regarder, contempler. Ainsi amphithéâtre signifie proprement un heu formé de deux théâtres, ou demi-cercles réunis, d'où les spectateurs, rangés circulairement, voy oient également bien. Aussi les Latins le nommoient-ils visormm. Il étoit destiné aux combats des gladiateurs, des bête» féroces, et à plusieurs autres genres de jeux ou de spectacles.
C'étoit un bâtiment spacieux . ordinairement ovale , dont l'arène ou l'espace du milieu étoit entourée de plusieurs gradins, ou rangs de sièges, élevés le* uns au-dessus «les autres avec des portiques , tant au dedans qu'au dehors.
On doit rapporter aux Étrusques l'origine des amphithéâtres et l'invention des jeux de gladiateurs. L'est d'eux que les Romaius empruntèrent ce goût, qui dégénéra en fureur chez ce peuple guerrier, et qu'ils communiquèrent a tous les peuples soumis a leur puissance. » H ornant ubi p ri mu m ludos Jacere ■ caperunt, hinc asciti artifices ah Etruscis civita- » tibus Jueruntj sera au te m ludi omnes qui nu ne » à Romanis celehrari soient sunt institut!. » (Athenafus, L iv, c. 17.) Aussi ne trouve-t-on des amphithéâtres que dans l'empire romain, et ceux qui existent en Grèce n'y furent construits qu'après que celle-ci fut devenue tributaire de Rome.
Sans doute il ne connut point et ne dut point connoître les jeux sangLins de V amphithéâtre, ce peuple inventeur de tous les arts qui peuvent embellir et améliorer l'espèce humaine , ce peuple a la fois belliqueux et sensible , qui sut allier toutes les vertus de la guerre à celles de la paix , tempérer la férocité des armes par les doux accens de la musique; qui ne donna des couronnes , n'ouvrit des gymnases qu'aux jeux et aux exercices utiles propres à adoucir l'esprit et à perfectionner le corps.Tsnt que les Grecs restèrent libres, ils furent trop humains, pour introduire sur leurs théâtres des scènes de sang et ces spectacles d'horreur, où des hommes payés pour tuer adroitement et mourir avec grâce divertissoient, aux dépens de leur vie, et vendoient à leurs semblables
le plaisir d'une houcl
m tan te et raisounee.
Quelques savans prétendent cependant qu'il se donna des spectacles de ce genre en Ionif ; nuis il est certain , dilWinckelmann , que , s'ils furent connus dans cette province , ils n'y eurent pas une longue durée. Antiochus Epi plia ne, roi de Syrie, fui le premier qui porta aux Grecs le goût de ces jeux sanguinaires ; il fit venir de Rome des gladiateurs : ces malheureuses victimes de la barbarie d'une populace feroce, n'excitèrent d'abord dans l'ame des Grecs qu'un sentiment de pitié, mêlé d'horreur ; nuis, cette sensibilité s'affoiblissant par degré, l'usage rendit bientôt familier} ces spectacles affreux.
Les Etrusques , adonnes à toutes les superstitions 3 religieuses, paroiasent y avoir toujours porté un esprit
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sombre, une humeur dure et féroce, el de* préjugé» farouche». La foudre, les éclaira, les fléaux ordinaires de la nature, tout leur faisoit voir des dieux irrités, dont la colère ne pouvoit s'apaiser que par du sang. C'est dans ces idées superstitieuses que semblent avoir pris naissance chez eux ces combats sanguinaires, qui ne furent point en Etrurie, comme depuis a Rome, de nmplesamusemcnsd'unc populace oisive et cruelle. La religion en Etrurie présidoit a ces jeux; la religion y éleva les amphithéâtres.
Aussi ce pays nous préscnte-t-il encore de» restes a «*«•/. considérables de semblables mon u mens. Les i ne furent qu'un vaste fossé creusé en terre :
i ; plus on vouloit introduire de rangs de », plu- on creusoit profondément. L'amphithéâtre de la ville de Pceatum nous donne un exemple de cet ancien usage, et nous laisse voir dans ses restes l'union des deux manières. Une moitié des gradins est assise sur le terrain creusé en pente , et l'autre pallie, c'est-a-dire la supérieure, s'élève sur une construction peut-être faite postérieurement. On ne sauroit douter de cela , lorsqu'on fait attention au plan de l'arène qui, bien que relevé par les démolitions, se trouve cependant très-inférieur au plan et a l'aire de la ville. ( Voyez de Amphith. Pctstano Ravine délia cil ta di Pàsto.) Cette manière de faire les amphithéâtres étant 1a plus naturelle et la moins dispendieuse , dut être la première de toutes. C'est ainsi que les premiers théâtres furent taillés euxmêmes dans des rochers et dans des collines. ( Voy ez Théâtre. )
On ni dans la suite 1rs gradins avec des planches, qui s'enlevoient quand les jeux étoient finis. Cet usage fut pratiqué chez les Romains; mais les inconvéniens et les acridens qui résultoient de ces sièges postiches et peu solides, en firent faire d'une charpente stable et magnifiquement décorée. Enfin les incendies déterminèrent à les faire en pierre.
Les premiers amphithéâtres à Rome n'étoient construits que pour le temps des jeux , et ils l'étoicnt hors de la ville, dans le champ de Mars. Statilius Taurus en l»âtit un de pierre dans Rome , l'an Ta5 de sa fondation. Celui-ci , dont on ignore l'emplacement , et celui qu'on appelle le Colisée , furent les seuls renfermés dans la ville.
Les amphithéâtres de Rome, dont le souvenir s'est conservé , ou dont les ruines se voient encore , sont , i " ['amphithéâtre Castrénse, bâti peut-être par Tibère , sur la colline des Esquilies , dans la cinquième région. On en voit les débris a gauche de Sainte- Croix de Jérusalem. Il étoit de briques, revêtu d'un ordre corinthien ;^ a" l'amphithéâtre de Vespasien , aujourd'hui le Colisée, dont nous allons parler; 3* l'amphithéâtre de Statilius Taurus. On en ignore la place : peut-être étoit-il dans le petit champ de Mars ; 4* l'amphithéâtre bâti par Trajan dans le champ de Mars , et détruit par Adrien.
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Nous ne ferons qu'indiquer ici le» principaux amphithéâtres dont les restes nous sont parvenus, chacun de ces monumens trouvant sa description aux articles des villes antique».
A Albe , petite ville du Latitun , on découvre les traces d'un amphithéâtre ; mais de quelle manière il fut bâti , c'est ce qu'on ne sauroit deviner. On en voit le» restes près des capucins de cette ville , et les sièges sont tailles dans la pierre appelée péperino. Il en existe un près du Tibre a Otrieoli, ville de l'Onibrie ; un près du Garigliano , autrefois le fleuve Lyris : il étoit biti en briques ; un a Pouzzol , dont il reste une partie d'arcades, et le» loges où l'on enferrooit les bête» féroces; un à Capouc, un à Vérone (voyez plus bas) ; un au pied du mont Cassin, dans le voisinage de la maison de Vairon ; un à Pœstuiu [voyez ce qu'on en a dit plus haut); un 1 Syracuse, un à Agrigente , un à Catane , uu a Argos, un à Corinthe. On en voit un magnifique à Poil , en lstric ; un très-grand à Hispella, en Espagne. La France en compte un à Mimes (voyez plus bas), un a Arles, un a Fréjus, un à Saintes, un a Autun. Celui de cette dernière ville étoit à quatre étages, comme le Colisée de Rome, ou l'amphithéâtre de Vespasien.
Rien ne dounc une plu» haute idée de la puissance de» Romains et de leur grand savoir dan» l'art de bâtir, que ce» restes prodigieux et nombreux d'amphithéâtres, qu'il» élevèrent dan» la plupart desgrande» oumises à lenr domination. On en trouve, on le voit , dans presque toutes le» provinces conquises. liérode, jusque dans la Judée, avoit bâti de» amphithéâtres, selon le témoignage de Lipsius. « Herodes enim magnificus sanê et illustris rex , » non uno loeo Jttdccc amphitheatra iturdificm'it. •> Joseph nous apprend qu'il en construisit un a Césarée, et jusque dan» la ville sainte.
Mai» le plus vaste , le plu» magnifique de tous les amphithéâtres , est celui qui fut commencé à Rome par Vespasien , et terminé par Titus , son fils. Il se nomme Colisée, du mot latin coliseum, formé de colossaum , nom qu'on lui donna , selon les uns, a cause de sa grandeur colossale et gigantesque ; plus probablement , selon les autre» , à cause du colosse de Néron, qui étoit dans le voisinage de cet amphithéâtre. Il fut construit dans le lieu où étoit l'étang de la maison dorée de Néron.
Hic- uhi oontfiicui vrnf nbili» aaphitl Erifitar nolet , ttigu Herotii» eraai.
Placé an milieu des sept montagnes de Rome, sa hauteur, disoit-on, égaloit le sommet de» plus haute* ; et sa capacité ne le cédoit a aucune des vallées formées par ces montagnes. Selon Justus Jjpsius , le» gradi ns cou tenoren t q uat re-vi ngt-sept mille person ne» , et rontatia, en ajoutant seulement dix mille place» sur les portiques, immédiatement supérieurs à l'amphithéâtre ou aax gradins , et douze mille dan» le» autre» enceinte» , tant d'en bas que d'en haut , où
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l'on pUrnil des sièges portatifs, a trouvé que cent neuf mille spectateurs pouvoient y voir a l'aise les jeux et les combats de l'arène. Ce monument a , dans tous les temps , excité l'enthousiasme des écrivains qui en ont parlé. Ammien avoue que l'uni même peut à peine en embrasser l'étendue , ad cuius tummiiatem agri visio kumana eonscendit. Cassiodore s'exprime ainsi : Cagitavit cedificium fieri undi caput urbium poluisset , etc.
Martial , dans une de ses épigrammes :
t pouvoir s' , bâtie de pi
La partie de ce monument qui subsiste encore , en dépit des ravages du temps et de la barbarie des siècles anciens et modernes , suffit à l'œil pour craloute son étendue , et laisse assez comprendre de ce colosse d'architecture. Mais qu'une masse si proi énormes , ait pu être teret neuf mois : Biennio posl ac mêmes feri novem amphilkealri perjecto opère, dit Victor I C'est ce qu'on a peine à expliquer , même avec les moyens de toute espèce qu'on sait avoir été employés par les Romains dans la construction de leurs édifices.
Nous rrnvovons le lecteur i la description que Fontana a donnée de ce monument , ou , pour mieux dire , a la démonstration géométrique d'après laquelle il en a expliqué la formation.
En général la proportion , l'ensemble et la distribntion de tout l'édifice offrent àl'œil un spectable
belle, qu'elle ne permet pas d'apercevoir de légères imperfections, qui résultent probablement plutôt du défaut d'exécution, et de la précipitation avec laquelle cet ouvrage a été conduit , que de la faute de l'architecte. Ce fût sans doute à dessein que celui-ci répéta les mêmes entablemens , à très-peu de variété près, dans les deux premiers ordres , et qu'il s'éloigna des proportions ordinaires ; mais on découvre dans la manière dont les profils sont dirigés et suivis beaucoup d'irrégularité et d'incertitude , ce qui semble annoncer qu'on n'a pas apporté licaucoup de temps ni de
soin a la pcnrciKin ac les ueuiis.
Toute la hauteur de cet édifice est de 1 56 pieds i pouce I tiers. Le premier ordre a 35 pieds 4 pouces et demi de haut ; le second a 36 pieds i o pouces 5 deuxièmes ; le troisième 3b pieds 7. pouces ; le quatrième a 43 pieds 6 pouces de haut , et le socle de dessus a 4 pieds 3 |x>uces 3 quarts.
Pour garantir les spectateurs des injures de l'air, on tendoit au-dessus de la partie circulaire des gradins une grande toile , dans une forme ovale ellemême, Elle etoit composée de seize morceaux, comme l'explique très-bien Fontana , lesquels se irmm.u-.a
AMP 37 La pesanteur seule de la toile , et la façon dont elle vu ut attachée aux m 011 tans de bois enclavés dans l'entablement , lui donnoient une pculc qui servoit a faire couler les eaux de la pluie dans l'arène, moyennant l'ouverture ovale que cette toile faisoit dans le milieu.
Au-dessus des loges appelées cat-ea , dont les portes étoient prises dans un mur qui entouroit l'arène , et sur ce mur étoit pratiquée une avance en forme de quai , qu'on appeloit podium : on entouroit celui-ci de colonnes et de balustrades ; c'étoit la place des sénateurs, des magistrats, des empereurs , île V éditeur du spectacle. Quoiqu'il fût élevé de 12 à i5 pieds, cette hauteur n'auroit pas suffi pour garantir des éléphans , des lions , des léopards et autres bêtes féroces. C'est pourquoi le devant en étoit garui de rets de treillis , de gros troncs de bois ronds et mobiles , qui tournoient verticalement sous l'effort des bêtes qui vouloient y monter. Quelques-unes cependant franchirent ces obstacles ; et ce fut pour prévenir cet accident qu'on pratiqua des fossés pleins d'eau , ou euripet , tout autour de l'arène , pour écarter les bêtes du podium.
Les gradins étoient au-dessus du podium ; il y en avoit de deux sortes : les uns destinés pour s'asseoir, 1rs autres plus bas et plus étroits, pour faciliter rentrée et la sortie des premiers Les gradins pour s'asseoir etoient circulaires; ceux qui servoient d'escalier coupoient les autres de haut en bas; ces gradins formoient les précinctions ou ballet. Les avenues que Macrobe appeloit vomitoria, sont des portes au haut de chaque escalier, auxquelles on arrivoit par les routes couvertes des galeries. Les espaces contenus entre les précinctions et les escaliers s'appeloicnt eunei, des coins. On avoit pratiqué deux sortes de canaux, les uns pour décharger les eaux de la pluie, d'antres pour transmettre des liqueurs odoriférantes, comme une fusion de vin et de safran.
On ne saurait se former une juste idée de la disposition intérieure des amphithéâtres , que par celui de Véronne , dont tous les gradins subsistent encore. Cet amphithéâtre est entier, à l'exception du mur extérieur qui soutenoit les portiques tournans à l'entour, dont il ne reste que sept trumeaux. Mais toute la partie intérieure s'est conservée, an moyen des restaurations qu'on y a faites de temps en temps. Comme les habitans de cette ville s'en servent encore journellement, pour les combats de taureaux et autres divertiseemens publics, il y a lieu d'espérer qu'on l'entretiendra toujours avec le même soiu.
La décoration extérieure consistai t en trois rangs d'arcades rustiques , on en bossages. Le premier et le second ordres sont en pilastres tout à fait semblables, si ce n'est que ceux du second ordre sont plus étroits que ceux du premier; mais ceux du troisième sont beaucoup plus larges que les deux autres; et ils sont confondus avec le haut du bandeau des ara. Les cintres des arcs sont extradoseés. Au-dessus de la coc-
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du troisième ordre , il y a tin socle de trois
pieds de édifice ,
niche
haut. Toutes les pierres qui composent cet tant des piédroits que des pilastres , sont rustiquement taillées.
La hauteur de tout l'édifice est de g3 pieds 7 pouces et demi , mesure de Dégodets.
Le circuit contenoit 72 arcades ; l'ordre supérieur, selon Font.! i l , étoit surmonté d'un mur percé de 7?. fenêtres; et sur ce troisième ordre posoi
Le plan de cet amphithéâtre celui du Coliséc de Home. Les deux principales trées sont aux deux bouts; le grand diamètre de l'arène est de 233 pieds ; son plus petit est de 1 36 pieds 8 pouces- L'épaisseur du bâtiment, sans le corridor extérieur, est de 1 00 pieds 4 pouces ; et avec le corridor et le mur de face , de 1 20 pieds 1 o pouces : ce qui donne à la totalité de l'édifice , dans m plus grande longuenr, 4>5 pieds, et dans son moindre diamètre 378 pieds.
La partie de V amphithéâtre appelée visorium est composée de 4? gradins ; on n'y remarque point , comme c'étoit l'usage, les précinctiont ou ballet, dont nous avons parlé ; mais le vingt-huitième siège , à compter d'en bas, n'a de largeur que la moitié des autres ; ce qui indique qu'il ue servoit point de siège, mais qu'il étoit réservé a la circulation. On y voit des
et descendre par dehors.
Ce qu'il y a de plus remarquable , c'est la coupure des sièges, dont les six premiers d'en bas sont interrompus au droit des petites entrées, de la manière queVitruve le prescrit, suivant l'interprétation que Perrault lui a donnée dans ses notes. Au-dessus des deux entrées principales en dedans, il y a une tribune fermée d'une balustrade par le devant et par les côtés. Aux côtés des entrées principales , il y a deux portiques soutenus sur des pile* carrées ; les allées de ces portiques ne sont pas d'une largeur égale , mais vont en se rétrécissant.
L' amphithéâtre de Pola en 1 strie mérite qu'on en fasse une mention particulière. Son enceinte extérieure est restée toute entière ; il n'a que deux rangs de portiques, qui supportent un (tique ouvert par des fenêtres carrées. Sa construction est rustique, comme à Vérone. Entre autres pirticularités , on y remarque quatre contre-forts composés de trots arcades, et qui se trouvent vers l'extrémité de l'orale de chaque coté. Serlio croit qu'ils furent faits pour donner plus de solidité an mur extérieur qui , dans cet édifice , se trouvent isolé. Néanmoins il paraît plus vraiscmblalile que ces espèces de contre-forts ne furent ajoutés que pour pouvoir y établir des escaliers , et conduire ainsi au sommet de l'édifice. L'intérieur de cet amphithéâtre n'ayant point été fait en pierre , nuis seulement en charpente , on aura été obligé
nu» M-uieiurui en tuai p-uic , ira aura cw uun};c
d'employer ce moyen pour suppléer au défaut de |
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1 Ultérieure ; ce qui change en certitude cette supposition , ce sont les restes d'escaliers qu'on y voit encore , ainsi que des poutre* et des morceaux de charpente qui sont restés enclavés dans les murs , et qui ne permettent point de douter que les gradins aient été de bois. An reste, U ne paroit point, d'après le jugement de Serlio et des autres architectes qui ont mesuré cet amphithéâtre , que ces contreforts y produisent un mauvais effet.
Nous ne saurions terminer cet article sans parler du bel amphithéâtre de Nîmes, un des mieux conservés de l'antiquité. Son grand diamètre est de 4°4 pieds, son petit de 317. Le grand diamètre de l'arène est de 229 pieds , le petit de 1 4*. La hauteur totale de l'édifice est de 77 pieds. Il est composé de deux rangs d'arcades ; le rang inférieur est orné , dans les piédroits , de pilastres carrés , l'étage supérieur l'est de colonnes engagées et portées sur un srylobatc continu, tandis que les pilastres d'en bas n'ont pour tonte base qu'une plinthe très-mince. Nous renvoyons le lecteur au bel ouvrage de M. Qérisseau , sur les antiquités de la France , qui donne tous les détails de cet édifice.
Nous avons dit que les amphithéâtres étoient une sorte de salle de spectacle , où l'on voyoit les combats de* gladiateurs et des Lctes féroces. Les gladiateurs étoient des esclave* nus, qui combattoient avec de* épées. Celui qui remportoit la victoire »voit pour récompense , ou de l'argent , ou une couronne de lentisque, ou une palme entourée de branches de lauriers : quelquefois on lui accordoit l'exemption de combattre ; quelquefois aussi on lui donnoit le bonnet , qui étoit la marque de la Uberté. A l'égard de* bêtes féroces , elles se baltoient , ou contre d'autres de la même espèce, ou contre des bouintcs. Ceux-ci étoient , ou des criminels condamnés au supplice , ou de* gen* qui se louoient pour de l'argent , ou d'autres qui l'offraient par ostentation d'adresse ou de force. Lorsque c'étoit un criminel , s'il sortait triomphant , il étoit absous.
C'étoit encore dans le* amphithéâtres que se faisoient des jeux que nous ne détaillerons pas ici , et dont on trouvera le récit dan* les ouvrages a antiquité. Il nous suffit d'avoir fait connoître la forme et de ces sorte, de batimens. / . Nacmachie.;
AMPHITHEATRE. C'est le nom qu'on donne aujourd'hui a la partie du fond de no* salles de spectacles , opposée au théâtre , élevée à sa hauteur , et renfermant des banquettes parallèles, placées le* une* devant les antres. On arrive à ces banquettes par un espace ou une allée ride , qui les traverse depuis le haut de Y amphithéâtre jusqu'en bas. Les banquettes du fond sont plus élevées que celles de devant d'environ nn pied et demi , en supposant la profondeur de tout l'espace de 18 pieds , afin qu« les spectateurs en avant n'empêchent point le» autres de voir.
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Les première» toge* mot an peu plat éli l' amphithéâtre; celat-ci domine la parterre.
AMPHITHEATRE. C'est encore an lien où «ont des gradins où rangs de sièges, élevés circula irement les uns au-dessus des autres, sur lesquels se placent les étudiais en atatomie. Ces gradins ou sièges ne
Vampkithédtn est en facedu démonstrateur; mais si 1rs gradins régnent tout autour de la salle, le de stnteur en anatomie occupe le milieu de l'arène, et ses élèves l'environnent , rangés coi
AMPHITHEATRE DE GAZON ( terme <fc jardinage). C'est le nom qu'on donne à une terrasse fort élevée, et dont on descend par des rampes droites et circulaire» , soutenues de gradins et de talus de forâtes différentes. On se sert de cette décoration de gaxon pour donner de la régularité à un coteau ou à une montagne qu'on n'a pas dessein de couper et de soutenir par de» terrasse». On y pratique des estrades, des gradins et des pleins-pieds, qui montent insensiKlcment dans les parties les plu» élevée». On orne ces amphithéâtres de caisses, d'ifs , de vase» garni» d'arbuste» et de fleurs, ainsi que de statues et de fontaines.
ANCONE, ville antiqne d'Italie, bâtie dans nn détroit formé de deux promontoire* qui font une espèce de coude. De la son nom , qui n'est autre chose que le mot grec anus», coude.
Cette ville fut colonie romaine. On y voit encore les restes d'un beau port que Trajan y avoit fait eon- " e. Ge fut en reconnoissance de ce bienfait , que : sur le môle même nn monument , qui l encore aujourd'hui dans nn aases bon état de On veut parler du bel arc qu'on a l'hat d'appeler arc de triomphe , quoiqu'il n'ait jamais eu de rapport avec le» guerres et les victoires de Trajan. Il est bien reconnu aujourd'hui, et Adisson, dan» son voyage d'Italie, avoit, il y a déjà long-temps, fait l'observation qu'on doit établir une grande distinction entre les arcs appelés de triomphe et ceti* qui, bien que formés d'une arcade , ne furent qiM des monument honorifique» élevé», soit par l'adulation, soit par la reconnoissance. Or, de ce dernier genre est l'are A' Atteint, ouvrage d'une fort belle architecture , et un des mieux conservés que l'antiquité nous ait transmis.
Nonobstant l'observation qu'on vient de faire sur te caractère propre de ce monument, et l'objet spécial de a destinât inn , on a cru devoir renvoyer sa description | ainsi que celles d'autres arcs semblables, an mot ARC TRIOMPHAL, soit a raison de l'ancienne habitude qn'on a de l'appeler ainsi i, soit pour faciliter
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de uonumens , que le genre et le goût de leur architecture tendent naturellement à rapprocher. ( Voyti Aac Triomphai..)
ANCRE, s. f. Ce mot, par allusion à V ancre de» vaisseaux , se dit (dans l'art de bâtir) d'une barre de fer en forme d'un S, d'un Y, ou d'un T, et de toute autre figure coudée , ou en bâton rompu , qu'on fait passer par l'ceil d'un tirant , pour empêcher le» éeartemen» ou la poussée des voûtes, comme aussi pour entretenir le* tuyaux de cheminée qui ont une grande élévation.
ANCYRE , -m ci en ne ville capitale de la Gakfae, restée célèbre pour le» antiquaires plus que pour les artiste» , par le monument , unique en son genre , que le temps et la destruction ont respecté, et qui fut consacré à la mémoire d'Auguste, dont il renferme, énumère et décrit les exploits, et tout ce que cet avoit fait de 1
ANDRE DE CIONE (ORCAGNA), né à Florence en i3aq, et mort en 1389.
Orcagna fut un de ce* précurseur» du bon goùf et de la science de l'architecture , dont la destinée fat d'être éclipsé» ou méconnu», par l'effet des successeurs auxquels il» avotent ouvert les voies , nui» dont par 1s suite on reconnolt et l'on proclame le mérite , après que se trouve en quelque sorte accompli et fermé re cercle , dans lequel le génie est condamné à tourner et à retourner sans cesse.
Orcagna avoit été ce que furent encore pendant trois siècles après lni les artistes de l'Italie , je veux dira tout à la fois peintre , sculpteur et architecte. Ce fut une époque dans le renouvellement de l'architecture , que le projet qu'on eut alors a Florence , d'environner de portique» et de galeries la vaste place du palazzo feechio. Le projet d' Orcagna fut préféré; mais, comme beaucoup de grands projets, il resta inexécuté dans sa totalité. La seule partie qu'on en voit aujourd'hui , et qui cependant fait à elle seule uu tout , est la grande loggia dont est ornée encore à présent une extrémité de la place.
Elle est construite avec un soin extrême, toute en grandes pierres , et se forme de trois vastes donnant sur Li place , et d'une quatrième en sur la roc voisine. Le» arcade», au lieu d'être en tier* point, selon l'usage assea universel de ce temps, furent construite* en forme circulaire, autrement dit , plein-cintre. De la l'effet grandiose et léger de son aspect. Entre le» arcade* de fa face principale, Orcagna sculpta sept figure» de bas-relief, représentant des vertu». Cette loge étoit un objet d'admiration pour Michel-Ange. On rapporte que Cosme I" de M édi ci», désirant donner U cette grande place une enceinte qui , par son architecture , répondit à son importance , et ayant demandé pour cet objet un plan i Michel-Ange, celui-ci repondit que son avis étoit
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que l'on continuât autour «le h place le» portiques é'Ortagna, paît* qu'il ne «e pouroit rien faire de
„>le monument d'Oreagna, qui n'eût été qu'une (bible partie de l'enceinte projetée, avoit coulé 26,000 florins, Médicis fut épouvanté de b dépense, et la chose en resta la.
On cite d'Oreagna une chapelle destinée à recevoir l'image delà sainte Vierge. On trouve mesquin le goût de ce petit édifice, mais aussi tout-A-fait admirable le travail des ornemens qui y sont exécutés , ainsi que la liaison des marbres par des crampons de cuivre qui lient les blocs entre eux, et a l'épaisseur des murs, sans qu'on puisse apercevoir cet artifice.
ANDRÉ DE PISE , né dans la rille de ce nom en 1270, et mort en l345 . fut un des plus habiles architectes de son époque. Il donna le plan du château de Scarperia à Mugello , au pied de l'Apennin. On lui attribue encore le dessin et le modèle de l'église de Saint-Jean, bâtie à Pistoie en 1337. C'est une rotonde très-bien construite pour ce temps. Les monnmens qui firent alors le plus d'honneur à André de Pise furent ceux qu'il éleva a Florence par ordre de Gnaltieri, qui gouvernoit cette ville. Il augmenta et fortifia le palais du duc. L'édifice, dans la suite, fut divisé en trois palais encore fort étendus.
Cet architecte fit environner Florence de tours placées de distance en dislance, et construisit à la ville de fort belles portes. 11 avoit donné encore le modèle d'une citadelle, qui auroit été bâtie du côté de Saint-Georges , si les Florentins, en chassant Gualtieri , n'eussent secoué son joug. André de Pise ne perdit pas cependant l'estime des Florentins , qui d'abord lui avoient accordé le droit de bourgeoisie , et qui , dans la suite , lui conférèrent diverses charges de magistrature très-honorables. On prétend que ce fut lui qui donna le dessin de l'arsenal de Venise.
André de Pise eut pour élève Thomas de Pise, que quelques historiens ont pris mal à propos pour son fils. Celui-ci éleva la chapelle du Campo Sanlo , ou cimetière de Pise , cl le clocher de la cathédrale
ANDRONIC , architecte grec , né a Céreste en Macédoine. On ignore dans quel siècle il a vécu. U fut , dit-on , le premier qui étudia la théorie des venu, et il en réduisit le nombre à huit, que les anciens regardèrent comme les seuls vents principaux.
Andronic fit construire a Athènes, en marbre, un édifice octogone, sur lequel il représenta dans les basreliefs de chaque face, la figure emblématique du vent qui souille du côté opposé. Il termina ce monument par une petite coupole de marbre , surmontée d'un Triton mobile en bronze , tenant une baguette avec laquelle il indiquoit le vent qui soutHoit. Hors le couronnement, qui n'existe plus , on peut parler de cet
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édifice comme subsistant encore a Athènes. Les représentations des huit principaux vents font allusion
aux effets produits par chacun d'eux. Ainsi le Zéphir se montre sons la forme d'un jeune homme dont la pnrtrine et les jambes sont nus , et il porte des fleurs dans un des pans de la draperie qui lai sert de vêtement. Cet emblème fait voir assez clairement que ce vent est celui du printemps. Sur une autre face un vieillard avec une longue barbe , enveloppé tout entier dans son manteau et les jambes couvertes , désigne assez clairement l'hiver. Ailleurs un vase rempli d'olives est l' indication du vent régnant dans la saison favorable à cette récolte.
La voûte de cette aorte de tour octogone est , en outre , divisée en vingt-quatre coiiipartimens égaux de marbre blanc, pour marquer les autres vents. Ce monument , qui tenoit lieu de boussole , servoit encore de cadran solaire. On en vojoit un de forme concave a cliacune des huit faces. Ces cadrans ne montre ient eu particulier qu'on petit nombre d'heures ; mais ils les indiquoient toutes successivement lorsque le soleil paroissoit sur l'horizon.
Les murs de cet édifice sont formes de blocs de marbre d'une grandeur considérable. Son intérieur est petit et obscur. U faut en voir l'ensemble et les détails dans le bel ouvrage des Antiquité! ef Athènes , par Stuart.
A>DR0MT1DES. C'est le nom qu'on donnoit , dans l'ensemble <l"i composoit U maison grecque, à la partie comprenant les logrmcns ou ap|iarteiuens de» hommes ; ils étoient séparés des gynécées ou apdesf
ANDROUET - DLCERCEAU (Jacques), archicte français du 16* siècle. On ne sait rien sur la date de sa naissance ; on en ignore également le Ucu. Quelques-uns le font naître a Orléans ; d'autres a Paris , d'uu père marchand de vin , qui auroit eu
fans auroient fait une sorte liipn, tiré leur surnom , sous lequel est plus | connu l'architecte dont nous allons parler.
On sait qu'il fut du nombre des architectes Français qui , par la faveur du cardinal d'Armagnac , allèrent en Italie pour se perfectionner dans leur art par l'étude de l'antiquité.
De retour en France , il devint architecte de Henri III , qui , en 1578 , lui confia la grande entreprise du pont qu'on appelle à Paris le Pont-Neuf, lequel devoit ctabUr une communication , devenue Ces lors nécessaire cime le laulxiurg jaiw-oermain et les quartiers du Louvre et de Saint-Honoré. Ce pont , le plus grand qu'il y ait à Paris, puisqu'U est double en quelque sorte, placé comme il est à la jonction des deux bras de la Seine , est peut-être encore le plus beau , surtout si on veut bien ne le figurer terminé selon le projet de Ducerceau. Sa longueur est
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de 170 toise» et n largeur de 13 , est partagée en trois partie* ; celle du milieu , destinée »ax voiture* ; le» deux autres en trottoirs pour les gens de pied. Il Je rompose de douze arches. Le grand entablement qui le couronne dans toute sa longueur, ainsi que le
ries, lesquels, dans tonte la longueur des deux fi ces du pont, en supportent la corniche. Sur chaque pile est pratiquée une espèce de petite tour ronde , originairement destinée à recevoir des statues , projet qui resta abandonné, et qu'on a remplacé depuis, sur ces espaces, par des constructions de petites boutiques circulaires.
jtndroutt-Duccrceau décora , dans son temps , Pari* d'un assez grand nombre de beaux hôtels ; tels que celui du chancelier Séguier, celui de Sully, celui de Mayenne , pour Charles de Lorraine, celui des. Fermes générales, On chercheroit en vain aujourd'hui la trace de ses ouvrages. Il faudrait excepter cependant l'hôtel de Carnavalet , auquel il travailla , et qui a subi depuis des changemens multipliés.
Henri IV ayant fait agrandir le château du Louvre , lit continuer, en l5çjt>, la galerie entreprise par Charles IX.
Ducerceau fut chargé de cette
! , qu'il commença a partir des Tuileries ; mais il n'eut pas l'avantage de la terminer. Malgn* l'estime dont il jouissoit en France , les troubles religieux lui firent craindre d'être inquiété comme protestant. Il se retira en pays étranger. On ne saurait dire en quelle année il mourut.
Androuel-Dacerceau a publié divers onvrages relatifs à son art. Les principaux ont pour titre : Différentes pièces et morceaux d'architecture ; — Les plus excrltcns bdtimens de France ; — Description des Edifices des anciens Romains ; — Traité de Perspective , auquel on a joint un Recueil de Compositions grecques.
ANGE et AUGUSTIN de Sienne. Ces deux frères , dont les ancêtres , au 12* siècle , étoient architecte» , suivirent la carrière que leurs prédécesseurs avoient illustrée , et devinrent les meilleurs élèves de Jean de Pise , sous lequel ils étudièrent l'architecture. Augustin donna , en i3o8 , le plan du palais des neuf magistrats qui gouvernoient alors la ville de Sienne. Gela lui procura une telle réputation , qu'il fut choisi , avec son frère Ange, pour a»oir la surintendance de tous les édifices publics. Ils furent encore chargés de faire élever la façade septentrionale de la cathédrale. Les deux frères rebâtirent deux portes de la ville. Ils commencèrent l'église et le couvent de Saint-François , ainsi que l'église de Sainte - Marie , sur la place Manetti. C'est à eux qu'est due la grande fontaine qui est en " de la Seigneurie (c'e