‹ Dictionnaire historique d'architectureChapitre 167 sur 258 · DOS · texte numérisé non relu

DOS

C'est une sorte de coroplémei tout ouvrage et tout artiste aspirent.

Ainsi l'or ou la dorure donnent à la édifices un air de richesse et de aucune autre matière n'approche.

Mais sous le rapport de l'effet , il faut dire aussi que rien ne se marie mieux que la dorure , soit avec la peinture décorative , soit avec la sculpture d'ornemens. Son éclat donne de la vivacité a tous les deuils, et les prononce avec une netteté qu'aucune autre couleur ne saurait avoir. \a dorure est nécessaire dans les édifices construits ou revêtus de marbre, et surtout de marbres de couleur ; mais la dorure a aussi l'avantage de s'accorder avec le blanc de la pierre ou du stuc, pourvu qu'il y soit bien ménagé.

On peut citer un assex grand nombre d'exemples modernes de la dorure enqJovée avec goût et avec succès dans l'architecture. Les plus grands et les plus remarquables sont sans contredit la voûte de Saint- Pierre et le plafond de l'église de Santa- Maria Maggiorc , à Rome.

1 de quelques grands palais d'Italie font la dorure mêlée habilement , soit à la dé- 1 , soit aux légers badinages de l'arabesque. Ces exemples sont connus de tous les artistes , et il vaut mieux les y renvoyer que de s'étendre en préceptes minutieux sur uu objet qui rentre de luimême dans la théorie générale de la décoration.

Tout décorateur qui emploie la dorure doit se souvenir du tableau de cette Hélène chargée de colliers et de brillans , et que , selon la critique d'Apelle , le peintre n'avoit faite riche qu'a défaut de savoir la faire belle.

Il semble qu'en voyant beaucoup de nos intérieurs d'hôtel* et de palais modernes , on puisse dire aussi : y ayant ou les faire beaux, on les a fait riches. Dans ces derniers, la dorure fut pendant un temps le lieu commun de tous les architectes et le remplacement de toute espèce d'invention décorative. Cela suppléeoit au génie. Le genre vicieux d'ornemens auxquels on l'appliqua si long-temps ajoute encore à l'insipidité qu'on éprouve a l'aspect de ces panneaux, de ces boiseries et de ces lambris guillochès de cent manières et qui n'offrent) ni un motif à l'esprit , ni un contour gracieux à l'oeil, Un doreur alors tenoit lieu de peintre, de statuaire et de décorateur. Si quelque chose devoit dégoûter de la dorure, c'étoit bien cet abus fastidieux. Aussi la

DOS D'ANE, s. m. Expression par laquelle on désigne tout corps qui a deux surfaces inclinées , et se terminant a une même ligne : telle est la partie d'un comble à la mansarde , que l'on ap|<elle particulièrement faux comble. [Voyez ce mot.)

DOSSE , s. f. Planche dont on se sert pour faire des clôtures, ou pour échafauder et voûter, et qu'on » à cet effet sur les ceintres des arches de pont.

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