‹ Dictionnaire historique d'architectureChapitre 173 sur 258 · ÉCHAFAUDS MOBILES · texte numérisé non relu

ÉCHAFAUDS MOBILES

j Les échafauds mobiles sont ceux qu'on |ieut faire marcher tout montés pour des opérations qui doivent se faire progressivement sur les faces ou parties élevées des grands édifices. Les plus ordinaires sont ceux que l'on construit en forme de tour , montés sur des roues ou des rouleaux, de manière à pouvoir être

j poussés ou tirés simplement par des hommes ou des

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, à l'aide de

ou de quelque aulrc

Un des plus remarquables en ce genre est celui qui fut imagine, en i "j*j3 , par Pierre Albcrlini, surintendant ou chef des ouvriers de la fabrique de Saint-Pierre à Rome , pour restaurer les oruemens et la dorure de la grande nef de cette église. Cet écha/aud, qui posoit sur la saillie de la corniche de l'ordre intérieur, étoit disposé de manière qu'on pouvoit le faire aller d'un bout de la nef à l'autre par le

C'étoit une espèce de ceintre d'assemblage de -5 pieds de diamètre, composé de deux fermes formées par une combinaison d'eutrails et d'arbalétriers qui, en se moisant, présentoient des polygones inscrits les uns dans les autres. Ces fermes, posées à 18 pieds l'une de l'autre, étoient réunies par des cntrctoises fortifiées par des croix de saint André, formant onze planchers ou étages correspondans à autant de points de

DES Î.CUAKAVDS VOI.AKS ET SUSPENDIS.

Les échafauds volans sont ordinairement suspendus avec des cordages, de manière à pouvoir s'élever et s'abaisser a volouté. Les plus simples sont ceux qui sont formés par des échelles soutenues horizontalement , lesquelles sont garni ou madriers couchés sur les échelons.

Ces échelles sont suspendues à chaque bout par de doubles cordages ajustés avec des poulies à chappe ou moufles , dont les unes, attachées à la partie supérieure de l'objet auquel on veut appliquer l'écAflfaud, sont fixes , et dont les autres , attachées aux échelles, sont mobiles comme elles. D'ailleurs, cm espèces dV< hafauds sont susceptibles d'une iuliuité

seules peuveut déterminer, et qui dépendent de l'intelligence de ceux qui sont chargés de l'opération.

ECHAFALDER, v. a. C'est l'action de dresser ou d'établir des échafauds.

ECIIAFAl DEUR , s. m. Nom que l'on donne aux ouvriers qui font des échafauds.

ÉCHANTILLON, s. m. Mesure propre à l'usage et aux ordonnances pour les pièces de bois à bâtir , la brique , la tuile , l'ardoise, le carreau, le pavé , etc. dont l'étalon ou la mesure générale se conserve dans là la

ECHAPPEE, s. f. C'est une largeur ou espace assez grand pour facUiter le tournant des charois dans une allée , une remise , etc. et pour le passage d'une écurie derrière les chevaux. On appelle encore 1 une hauteur suffisante pour descendre dans 1 de la rampe d'un escalier.

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ÉCHAQUETTE (Gcéajte), s. f. ou ux une espèce de

et découvrir de loin IV

ÉCHARPE , s. f. Dans les machine» dont on se sert pour construire, on appelle ainsi une pièce de bois avancée au dehors où est attachée une poulie qui fait l'effet d'une demi-chèvre pour enlever un médiocre faideau. C'est aussi une espèce de cordage pour retenir et conduire un fardeau en le montant.

EoiAnpK. (Paya Ceixtcre.)

ÉCHARPER , v. a. C'est halcr et chàbler une pièce de bois. (Payez Cables.)

ECHASSES, s. f. pl. Règles de bois minces en manière de lattes , pour jauger les hauteurs et retombées des voussoirs, et les hauteurs des pierres en général.

Écmasses n'ÉCHAfACO. Grandes perches de bout, aussi nommées baliveaux, qui , étaut liées et entées les unes sur les autres, servent à échafauder a plusieurs étages, pour ériger les murs, faire les ravalemens et les regrattemeus.

ECIIAL DOIR, s. m. Lieu pavé au rez-de-chaussée, où les bouchers font cuire dans de grandes chaudières les ahatis de leurs viandes.

ECHELAGE, s. m. Cest le droit de poser une échelle sur la muraille d'autrui pour refaire un bâtiment, un mur, etc. Ce qui est de droit A'échelage d'uu coté, est par conséquent servitude de l'autre.

ECHELLE, s. f. Machine portative servant à monter et à descendre , à défaut d'escalier.

Les échelles ordinaires sont composées de deux perches ou montans appelés iras, éloignés l'un de l'autre de i5 à 18 pouces, et réunis par des traverses ou hâtons espacés de 10 à 1 1 pouces, auxquels on donne le nom d'échelons.

On appelle échelle double celle qui se compose de denx échelles simples qui se soutiennent mutuellement sans avoir besoin d'être appuyées contre un mur. Pour que les échelles doubles aient une solidité convenable , il faut que leur écartemeut par le lias soit égal à la moitié de celui qui est formé par leur inclinaison.

Les échelles entées ou échelles romaines, dont »• servent ceux qui sont chargés de décorer ou de draper l'intérieur des grandes églises, les jours de fête ou de grande cérémonie , sont composées de plusieurs parties de différentes grandeurs, qui s'emmanchent les unes au bout des autres. Un assortiment complet est composé de onze parties, qui vont chacune en diminuant d'un échelon. Celle du bas, que les Italiens appellent /tedone, a ordinairement 13 échelons ; celle qui vient au-dessus 1 1 ; la

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a 10 , la quatrième 9 , 01 ainsi de suite jusqu'à 5 , ce ce qui fail en tout 77 échelons pour un assortiment. La distance des échelons est d'un palme et demi , ou 1 2 pouces 4 lignes et demie.

Echelle de dessin (de plan ou de carte, etc.). C'est une ligne divisée et subdivisée en parties égales, pour servir a mesurer et à juger la grandeur des objets que ces dessins représentent. Les parties de IVc belle sont des toises, des pieds, des modules, etc.

Echille aÈoMK'num >.. C'est celle qui est formée pal plusieurs lignes parallèles, représentant des partics dont la subdivision est indiquée par des lignes obliques.

En perspective on distingue les échelles de front, qui sont divisées en parties égales pour la mesure des objets parallèles au plan du tableau, et les échelles fuyantes, divisées en parties inégales qui diminuent depuis la ligne de terre jusqu'au point de vue.

Echelle. On appelle ainsi un escalier roide et difficile à monter à cause de la trop grande hauteur de ses marches et de leur peu de giron. {Voyez

EsCALIEn. }

Echelle sainte. Mot mal traduit de l'italien scala santa, parce que le mot scala veut dire en italien échelle et escalier; on auroit dû dire l'escalier saint. C'est à Rome, près l'église Saint-Jean de Latran , un portique qui présente cinq arcades de front avec trois ratupes d'escalier. Celle du milieu passe pour être faite de quelques degrés de la maison de Caïphe, apportés de Jérusalem à Rome, et sur lesquels dut avoir passé Jésus-Christ lorsqu'il fut transféré de Caïphe chez Pilate. Ces degrés,au nombre de 28, sont recouverts d'autres faits de marbre , qui ont pour objet de les conserver, h» scala santa, qu'on monte à genoux , est un sujet journalier de dévotion et .le pèlerinage à Rome.

ECHELON, s. m. C'est un des bâtons de traverse assemblés entre les deux bras d'une échelle , et qui en font les degrés. (Voyez Echelle.)

ÉCH1FFRE (ou parpain d'échiffre) , s. m. Mur rampant par le haut, qui porte les marches d'un escalier et sur lequel on pose la rampe de pierie, de bois ou de fer. Il est ainsi nommé parce que, pour poser les marches , on les chifTre le long de ce mur.

Eciiiffhe dp. bois. Assemblage triangulaire, composé d'un patin, de deux noyaux, d'un ou de plusieurs potelets avec limon, appui et balustres tournes ou faits à la main.

ECHINE, s. f. C'est le nom qu'on donne au quart de rond ou à la portion de cercle quelconque dont se compose le chapiteau dorique.

Chez les modernes, le chapiteau dorique comprend trois partie* : l'astragale avec le gorgerin , le quart de rond et le tailloir. Dans l'ancien ordre dorique , il

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