EN S
trois pointa de vue sou» lesquels V ensemble se fait le pins clairement reconnoitre ; savoir , celui du plan , celui de Yélivation et celui de la décoration.
"L'ensemble du plan est sans doute un des plus importans dans la formation d'un édifice; niais son mérite est souvent plus pour l'intelligence que pour les yeux, cette partie étant moins apparente et moins
S:rceptible par le plus grand nombre des spectateurs, isous toutefois que surtout dans les projets qui trop souvent se trouvent contredit* par des causes étrangères à l'artiste, on voit régner un accord et une symétrie que démentira l'exécution. Il y a aussi dans bien des projets en plan une sorte de correspondance identique , qui consiste a calquer exactement la distribution d'un côté sur celle de l'autre : sorte de mérite pins imaginaire que réel , qui est en pure perte pour le speclateur, cl ne contribue que fort peu à celui de Yensemble.
Mais celui de l'élévation est plus essentiel dans un grand nombre d'édifices. Il doit consister a faire , autant qu'il est possible, que les masses extérieures accusent celles de l'intérieur, ou du moins ne présentent pas une contradiction trop mauifeste, comme il arrive, par exemple, au plus grand nombre des frontispices modernes d'églises, qui semblent annoncer à l'extérieur une multiplicité d'étages pour un bâtiment dont l'intérieur ne présentera qu'un seul ordre en .hauteur. L'ensemble d'une élévation doit être considéré comme celui de tout corps organisé, où chaque partie , comme la nature nous le montre , a un rapport constant avec le tout. Il doit régner ainsi dans ce qui forme l'apparence ou l'extérieur d'un monument une correspondance entre la disposition , la proportion générale des masses principales , et celles dos masses subordonnées, un rapport qui puisse permettre de restituer l'intégrité de l'édifice par un seul de ses fragmens.
L'ensemble de la décoration n'est pas celui contre lequel les architectes pèchent le moins souvent. On verra des édifices où les omemens seront prodigués dans quelques parties, et mesquinement économisés dans d'autre*. Il peut arriver a ce défaut d'être produit par un système d'opposition déplacé ou malentendu. En architecture, l'effet des contraste* ne peut guère avoir lieu que dans les distributions intérieures, où , pour faire valoir la richesse d'une pièce , l'artiste tiendra les pièces précédentes d'un caractère de simplicité affectée. Riais l'esprit d'ensemble, dans la décoration, ne s'applique point en général aux intérieurs , où chaque pièce forme uu tout détache , et souvent sans rapport avec les autres pièce*.
On dit l'esprit d" ensemble, par opposition à l'esprit de détails. Le premier est celui qui saisit et coordonne les grandes combinaisons , le second ne s'occupe que des petits rapports. Le premier est sans doute le plus important ; mais comme le* grandes choses se composent aussi des plu* petites, il ne faut pa» trop mépriser l'esprit de» détails.
ENT 583 ENSELILLEMENT, .. m. C'est l'appui d'une croisée ayant vue *ur un voi*in , et qu'on nomme vue de coutume. Cet appui a différente* hauteur*, suivant les coutumes des lieux , d'après les lois des luti tue fis»
ENTABLEMENT, ,. m. Vient de tabulatum, qui signifie plancher.
Celte étymologie ne donne qu'une idée incomplète de Y entablement ; mais elle le rappelle à son origine, et sous ce rapport elle est précieuse. Ainsi , c'est aux solives du plafond supporté par l'architrave que l'architecture dut le» formes essentielles qui constituent cette troisième partie de l'ordonnance.
L'entablement se compose ainsi de trois parties, l'architrave, la frise et la corniche. Il comprend par conséquent l'ensemble du couronnement de chaque ordre.
A l'article où l'on traite de chacun de ce» ordres en particulier, on donne la description des forme* et l'analyse des proportions affectées aux divers entablemens. Le détail de ces variétés scroit ici une redite fort inutile. Chacune des parties de Ycntublement se trouvant également décrite sous chacun des mots qui leur sont propres , on ne peut qu'y renvoyer le lecteur, {t'oyez AaaiiTiUYE, Fiuse.'Cor.nichk.)
Il ne reste k envisager ici Yentabltment que dans son ensemble et sous quelques rapports généraux.
L'entablement est une des plus riches intentions de l'architecture grecque, et une de celles qui lui assurent une supériorité marquée sur toutes les autres architectures. Indépendamment du système sur lequel il se fonde, et qui lui garantit une fixité que nul autre ne pouvoit lui procurer, il faut reconnoitre que sa disposition est la plus favorable à la variété que chaque caractère peut exiger, et se prête avec la plus grande facilité a la richesse comme à l'économie des omemens.
C'est particulièrement dans Y entablement que se prononcent le style , le caractère , le gout et le genre propre de chaque édifice. L'entablement en est en quelque sorte la tête, et c'est la que sa physionomie semble se saisir plus facilement.
Cette physionomie peut se prononcer dans Ventablemenl de deux manières : par les détails de la modéuature et par le choix des oruemens.
Les détails de la modénature sont ce qu'on appelle les profils. Il dépend de la combinaison de ces profils, de leur nombre ou de leur rareté, de leur saillie plus ou moins grande, de leur fermeté ou de leur mollesse, d'imprimer a un édifice nn caractère grave ou léger, élégant ou massif, grandiose on mesquin , pur ou confus. C'est là que le connoisseur attend l'architecte, et c'est par-là qu'il le juge. L'entablement est encore l'objet des soins particuliers du décorateur. Nulle partie de l'architecture ne peut recevoir autant de motifs d'ornemens et d'aussi variés. L'union de ce. ornement avec le» profil», la ju»te
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proportion de richesse et de repos qu'on doit y observer selon chaque mode et selon la nature de chaque édifice, sont ce qu'on rencontre le plus rarement.
Dans l'antique même, les modèles parfaits en ce genre, c'est-à-dire ceux où celte harmonie est observée, sont rares. Le plus grand nombre des rnfoklcmens romains sont charges de trop de profils, et ors profils sont souvent brodés de trop d'orne mens.
Les grands palais de l'Italie sont presque tous couronnés par de somptueux et magnifiques entable— mrtts. Parmi ce grand nombre deux seuls sont devenus classiques, celui de Cronara au palais Strocri, à Florence, et celui de Michel -Ange au palais Farnèse, a Rome.
Entailenent de c©c»onnement. C'est celui qui couronne un mur de face lequel n'est décoré d'aucun ordre d'architecture; ou qui couronne la décoration intérieure d'un salon, d'une galerie, etc.
Entablement RECOUPÉ. Entablement qui fait retour en avant-corps sur une colonne ou un pilastre, comme aux arcs de Titus ou de Constantin à Rome.
ENTAILLE, s. f. On fait des entailles dans le bois, la pierre, le marbre et autres matériaux , et ces entailles ont differens objets.
Le plus ordinaire est celui de la liaison des pit-ces dont se compose un ouvrage. Ces sortes A'entailles dans le bois se font carrément , de la demi-épaisseur du morceau, par embrcvcmenl, à queue d'aronile, en atlrnt, etc. ainsi que les assemblages.
On fait des entailles dans les incrustations de pierre ou de marbre , pour y placer des morceaux postiches.
On fait des entailles à queue d'aroode pour mettre un tenon de noeud de bois de chêne , ou un crampon de fer ou de bronze , incrusté de ton épaisseur, afin de retenir un fil dans un quartier de pierre ou dans un bloc de marbre.
Dans les pierres de l'entablement du ternie appelé de Jnnon Lucine , à Agrigente , on trouve des entailles d'une espèce particulière. Elles sont pratiquées et creusées en forme de fer a cheval, faisant canal aux deux bouts des pierres , c'est-.» -«lire aux cotés par où elles se tournoient. Il paroît certain que ces entailles tervoient aux cordes ou chaînes par lesquelles la pierre s'enlevoit ; lorsqu'elle étoit posée et en contact avec sa voisine, ce conduit latéral laissent la liberté d'enlever les chaînes ou cordes qui anoicut servi a son élévatioo ou à sa pose.
ENTAILLER, v. a. Faire dans une matière quelconque une entaille, quelle qu'en soit la desti-
ENTAMLRE DE CARRIERE, s f. Ce sont les premières pierres ou les pierres du premier lit
d'une carrière nouvellement découverte.
ENT
ENTASIS. C'est le mot grec par lequel les anciens exprimoient ce que nous entendons en architecture par renflement dans le galbe de la colonne. (Aore; Renflement.)
ENTER , ». a. Assembler des pièces de bois, et les joindre l'une à l'autre dans la même direction.
ENTINOPE DE CANDIE. Le nom de cet architecte ne mérite d'être meutionné que parce qu'il paroît avoir été le premier qui ait contribué à la fondation de Venise.
Selon les archives de Padoue, lorsque les excès et les cruautés des \ isigohtsen Italie forçaient ses habitons à chercher leur salut dans la fuite, un architecte de Candie, nommé Entinope , (ut le premier qui se retira dans les lagunes de la mer Adriatique, et t construisit une maison , la seule qu'on v compta pendant plusieurs années.
La terreur qu'Alaric portoit dans ces contrées fut cause que d'autres se réunirent à Entinope ; et de cette réunion se formèrent les vingt -quatre maisons qui devinrent en quelque sorte le germe de Venise mêmes chroniques portent qu' Entinope , avant vu sa maison sauvée miraculeusement d'un incendie, fit le vo?u de la convertir en église : ce qu'il fit sous le nom et l'invocation de saint Jacques. Les magistrats dès- lors établis contribuèrent à la bâtisse et à la décoration de cette église , encore subsistante aujourd'hui dans le quartier de Rialto, qui passe pour le plus ancien de Venise. ( fie des architectes tic Milizia. )
ENTOISER , v. a. C'est disposer en tas carres des matériaux informes, tels que des moellons et plâtras, pour ensuite en mesurer les cubes avec le pied et la toise.
ENTRAIT, s. m Princi pale pièce de bois de la charpente d'un comble , qui en traverse et en lie les parties opposées, et sur laquelle sont assemblés le poiucon et les arbalèliers.
Lorsque les combles ont beaucoup de hauteur, on y place un second entrait , lequel alors s'appelle petit entrait.
Dans les enrayurcs, la pièce qui est d'equerre avec le grand ou maître entrait , et joint le mur de pignon, se nomme dcmi-entrail.
ENTR ECOLON N EM ENT, s. m. On dit ans.. entrecolonne. C'est l'espace qui est entre deux colonnes, mesuré de l'endroit où elles ont une grosseur égale. Comme les colonnes éprouvent ordinairement des dimensions qui font que leur fût varie d'épaisseur dans toute sa hauteur, on prend pour mesure des colounes, et par conséquent des entrecolonnemrnt , la partie inférieure du fût, sans r comprendre la base ni aucune de ses parties.
L'esjnremcnl qu'on pratique entre les colonnes . et qu'on appelle entrrcolonnement , est un des objets
portion et l'harmonie d'un édifice.
Les Romains, au rapport de Vitruve, dans la disposition des colonnes de leurs temples , usoient de cinq proportions différentes A' entrecolonnemtns , et ils leur avoient douné des noms qui exprimoient ces différences.
Us appeloient temple pienostyle celai dont les colonnes étaient le plus serrées ; syttyle , celui dont les tntrtcttlonnemtns étoient un peu moins étroits ; diatlyle, celui qui les avoit plus larges que le précédent ; arttoslrle , celui qui avoit entre se* colonnes trop d'espacement; et f eustyle, celui où de justes proportions en ce genre étoient gardées.
• Le picnostyle, continue ^ itruve, est donc l'ordonnance dans laquelle on compte un diamètre et demi pour l'entrreoionnrmeni. Tels sont le temple de Jules César, celui de \ énus, dans le forum qu'il a fait bâtit . et plusieurs autres du même genre. » h'entreeolonntmfnt du systyle est de deux dia- , et les plinthe* des bases y sont égale* a l'esqui est entre les deux plinthes, comme on le voit au temple de la Fortune équestre , près le théâtre de pierre, et a d'autres où l'on a suivi cette proportion.
» Ces deux espèces A'entrtcolonnemtiu offrent quelques inconvéniens. D'abord, lorsque les mères de famille montent les degrés du temple pour aller faire leurs prières , elles ne peuvent passer, en se donnant les mains l'une à l'autre, par des intervalles si serrés, sont obligées d'aller à la file. Ensuite , les code robcnl la vue du chambranle de la porte du temple et des statues qui sont sous le
et de* promenades autour du temple.
a diastyle doit être telle, qu'on trois diamètres de largeur à ses tnlrtcolonnecomme au temple d'Apollon ou de Diane. Le défaut de cette proportion est que les nièces de l'architrave , avant une trop grande portée , se rompent.
» Dans l'aréostyle , on ne peut point employer d'architraves en pierre ou en marbre ; on est contraint de les faire en bot», à cause du trop grand vide des rnlrrcolonnemrnJ. Aussi l'aspect des édifices construit* dans cette proportion a quelque chose de lourd , d'écrasé et de trop écarté. Il n'est en
I , ou de bronze doré. Tel* on voit près du grand cirque le temple de Cérès et celui d'Iicrcule , bâti par Pompée. Il en est aussi nn exemple au Capilole.
• A l'égard de l'eustylc , qui est l'ordonnance la plus approuvée pour sa commodité, sa beauté et sa solidité , on donne à son entrenlonntment la largeur de deux diamètres et un quart. Le seul rntrtcolonnemrnt du milieu , soit du côté du pronaos, soit du côté du pottteum, a trou diamètres. Cette <
ENT 535 de la noblesse à l'ensemble, du dégageà l'entrée , et de la majesté aux colonnade* qui servent de promenoir* autour du temple. •
Il y aurait plus d'une observation à faire sur cette théorie de Vitruve.
Premièrement, le système A'entrecolonnemcnl qu'il rapporte est particulièrement fondé sur des exemples d'édifice* romains, et ne paraît pas avoir embrassé un cercle d'autorités fort étendues. 11 semble douteux que ces maximes aient été celles des Grec*.
avec les proportions et le des diffère ns ordres, qui cependant seie des bases principales sur lesquelles devrait reposer la fixation de semblables mesures. Il semble qu'il ne s'agisse ici des tnlrtcolonnemcni que dans leur relation avec un seul ordre. C'est ce que \ itruve ne donne point à coonoïtre , et c'est ce qui doit empêcher qu'on puisse généraliser ces règles.
En troisième lieu , il est permis de croire que ^ itruve n'a entendu parler ici des différence* dans la manière d'espacer le* colonnes entre elle* , que par rapport aux temples. Il rapporte toujours , soit aux cérémonies, soit aux portes, soit aux frontons, soit
inconvéniens qui peuvent résulter du plus ou du moin* de largeur dans les tntrtcolonntmrns . Cela ferait penser que ceci n'est point une méthode abstraite ou générale qu'il donne, mais simplement une application des principes de Y enlrtcolonnement aux |ierist\ les des temple», et des temple* seulement.
Celte manière de faire Ytntrecolonnement du milieu de trois quarts de diamètre plu* large que les autres paraît avoir été nn objet trop futil ; car Û s'agit de gâter toute la symétrie d'une ordonnance pour faire apercevoir d'un seul point toute l'ouverture de la baie de la porte. Les Grecs, dans leur» temples, nous offrent des exemples entièrement contraires à cette méthode ; mais , comme on a eu déjà l'occasion de l'observer à l'article dorique, A itruve ne connoissoit point en originaux les temples des Grecs.
Toutefois, on ne saurait le nier, la théorie de* tntrecolonitemens ne peut jamais recevoir de base tellement fixe , qu'on puisse en tirer de* application» incontestables.
Le seul principe de goût qu'on doive poser en ee genre tient à l'effet même de l'architecture et aux impression» qu'elle produit. Or, l'observation et de ces effet* et de ces impression* a appris que des colonne* serrée* affectoient plus et plus énergique ment nos sens que des colonnes Largement espacées. Il est encore une raison qui corrobore cette opinion.
Sons quelque rapport purement intellectuel qu'on veuille considérer l'architecture, il est impossible en réalité de la dégager de son essence matérielle , et par conséquent de ses rapports avec la i lit. produit aussi de forte» i
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Or, le sentiment d'effet qui prônent du ferrement des entrecolonnemens est inséparable de l'idée de solidité, qui est un effet direct de cette disposition. Cria contribue a expliquer la préférence que même , sans faire ces réflexious, le commun des bommes donnera a une disposition sur une autre.
Les modernes ont été dans l'espacement des entrecolonnemens nu-delà même de la liberté que Vitruve semble accorder en ce genre aux architectes. Selon M. Clérisseau, cela a pu venir d'un mauvais choix d'exemples pris inconsidérément dans l'antiquité. « On sait , dit-il , que les colonnes antiques employées à la décoration du palais de Dioctétien étoàent d'une matière précieuse et rare , et que l'architecte ne prit le parti de les écarter aii en trop petit nombre.
.. Ce défaut de proportion , continue— t-il , a été malheureusement trop imité de nos jours. La facilité que nous a donné l'art du trait de faire de grandes plate-bandes nous y avoit entraînés, et nous avoit fait trouver un genre de beauté dans ce défaut. Nous nous flattions même d'avoir surpassé les anciens dans cette partie , et nous regardions alors comme timidité leur sagesse et la justesse de leur goût dans le rapprochement des colonnes. Mais supposons que la nécessité les ait contraints d'en user ainsi , ne sommesnous pas plus frappés de l'heureux effet qui en est résulté. On peut aisément s'en couvainere en considérant les six colonnes du frontispice de l'amphithéâtre de l'Ecole de chirurgie a Paris : elles sont le système des anciens, et tout le
. fois bien convameu. que les colonnes en péristyles ne portent un caractère majestueux que lorsqu'elles sont espacées a deux diamètres un quart au plus, nous conviendrons facilement qu'il faut les supprimer partout où elles ne sont pas de nécessité absolue, et où il est impossible de les employer dans ce rapport.
» Cest à cette justesse de proportion dans leur espacement que les colonnes de la Maison carrée a Nîmes doivent toute leur grâce et le caractère imposant qu'elles portent malgré leur petit diamètre. »
Aux différens articles qui traitent de chaque ordre en particulier, il est fait mention des rapports et des proportions de leur» entrecolonnemens respectifs. Nous ne répéterons pas ici ces détails.
ENTRE-COUPE, t. f. C'est le dégagement qui se pratique dans un carrefour étroit par deux
rois.
E.iTftE-cotrpE double. On appelle ainsi une entrecoupe, lorsque les quatre encoignure* d'un carrefour sont en pan coupé , comme aux quatre fontaines de Tcrmini à Rome.
vocte. C'est le ride qui reste
x pans i char-
ENT
entre deux voûte* sphériques inscrites l'une l'autre depuis l'extrados d'une coupe jusqu'à La douelle du dôme. Les voûtes sont jointes ensemble par les murs de refend au droit des côtes, le tout sans charpente , comme aux églises de Saint-Pierre , de Notre-Dame de Lorctte, devant la colonne Trajane à Rome, etc.
ENTREE , s. f. Terme général qui signifie le passage ou l'ouverture par où l'on entre du dehors d'un lieu dans son intérieur.
En architecture , ce mot s'applique à plus d'ua objet. Ou dit Ventrée d'un palais, d'un chœur, d'une église, d'une ville, etc.
Kntrée, dans tous les cas, signifie moins l'ouverture on le passage pro|>rement dit, que l'ensemble des accessoires ou des objets qui l'accompagnent.
C'est ainsi que Ventrée d'une ville se compose nonseulement de la porte , mais des bàtimcns voisins , des roonumens qui lui servent de décoration, des points de vue adjaccn*, et de ' s'offre aux yeux.
L'entrée d'une ville n'est pas nécessai ordonnée à la condition d'avoir une qu'elle n'est pas entourée de murs ; cependant il bon que quelques monumens qui en tiennent lieu marquent cette entrée.
Une des plus belles entrées de ville est certainement celle de Rome , par la porte appelée drl Popolo. L'obélisque se présente en face, les trois grandes rues alignées qui aboutissent à la place , te* deux temples qui regardent la porte, forment un de* plus beaux aspect* que puisse offrir Ventrée d'une ville.
La ville de Païenne présente dans ses quatre [ autant d'entrées magnifiques, soit par les arcs triomphe qui les décorent , soit par la beUe perspective des rues éloignées et bien bâties qu'on découvre en entrant.
En général , on peut dire que cette partie de la décoration des ville* est la plus rare, surtout dans tes grandes villes. On ne saurait guère la rencontrer que dans celle* qui ont été bâties ou rebâties tout à la fois sur de* plan* régulier*, et dans une I
Presque toute* les villes ont commencé par être de* villages étroits et mal bâtis, et c'est de ce point de centre qu'elle* ae sont étendue* et ('étendent oooti nuellement à une circonférence toujours croissante, et qui se compose de faubourgs : de sorte que la ville finit comme elle a commence , c'est— a -dire en villages. Les entrées des grandes ville* ne «ont ,
que l'indique le mot faubourg, qu'une trans village a la vUle. C'est ce qui fait qu'on oc
entrées, ou que ce* i a peu près en pure perte.
On en a fait l'expérience sur toutes le* routes qui entrée à Paris. En reculant , comme on l'a
ENT
, la circonférence de cette ville par une enttrs, on a imaginé de placer a chacune de des bàtimens affectés an terrice des bar- , et qui
munes depuis que le goût du jardinage irrégulier a prévalu. Elles font un effet agréable dans les jardins.
L'architecture deux manières.
D'abord dans les balustrades en pierre , soit celles qui servent d'appui a des croisées , soit celles dont on forme des rampea d'escaliers ou de tribunes : on y place quelquefois des entrtlat sculptés en pierre ou en marbre. Alors ils tiennent lieu de bal astres. Cela se voit ainsi à plus d'une rampe d'escalier moderne. Toutefois il faut dire que comme on est obligé de donner beaucoup d'épaisseur a ces sortes d'entrelas, et que pour leur procurer de la solidité il faut faire en sorte que les pleins l'emportent sur les vides, cet ornement ainsi sculpté en relief devient lourd, et sort tout-a-fait du caractère de découpure qui Ini est propre. La pierre ou le marbre veulent nécessairement de la solidité. Les découpures en pierre ne peuvent subsister qu'à l'aide d'armatures de fer, comme l'ont
ENTRELAS, s. m. Ornement de meubles, de rampes , de grilles et autres objets semblables, que l'on emploie, soit dans ces divers accessoires, soit dans la sculpture même , dont les membres de l'architecture reçoivent leur décoration.
Le mot entrelas fait lui-même la définition de cette espèce d'ornement. C'est un entrelacement de lignes combinées dans toutes les formes imaginables, et qui produit des découpures dont l'aspect agréable, selon le choix qu'on en fait, donne un caractère de légèreté aux objeU où on l'applique.
D'après les dessins que Chambers nous a donnés des maisons et des meubles des Chinois, il paroit que ce peuple est aussi fécond qu'ingénieux dans la manière de les diversifier. La plupart de ses sièges, de ses tables et de ses balustrades, sont ornés d'entrelas. Il est vrai que les joncs et les bambous, dont se composent presque tous ces meubles , se prêtent à merveille à la légèreté que comporte ce genre d'ornement.
Ventrelas est l'ornement propre à la serrurerie. Le fer ayant une solidité qui permet de tout oser, ou. forme dans les balcons, dans les grilles, dans les rampes d'escaliers, tous les dessins imaginables; et ces dessins sont presque toujours des enfreins. Il y entre, il est vrai , souvent de la confusion , et les variétés de ces contours ne sont pas toujours heureuses.
Le bois ne pouvant pas aussi facilement recevoir toutes les inflexions qu'on donne au fer, dans les balustrades, on se contente ordinairement d'y pratiquer des entrelas à lignes droites , tels , par exemple , que
lustrades de liois a entrelas
ENT
pratiqué les gothiques, et ces bagatelles ne du ressort de l'architecture.
ornement de bas-relief, dans les tores, dans les profils, dans les champs variés que la modénature ou l'art de profiler présente à la sculpture. Il y a de ce genre un assez grand nombre d'entrelas connus, et fixés par l'usage, dont la description seroit fort inutile. Le goût ...... t La— 4 -..i,-„ ,i„
ENTR E-MODI LLON , s. m. C'est l'espace qu'on laisse entre deux modillons. On doit faire les entre— modifions égaux dans le cours d'une corniche.
ENTRE-PILASTRE , s. m. Intervalle qui règne entre deux pilastres. Lorsqu'une ordonnance de pilastres correspond à une ordonnance de colonnes, l'entrecolonnemcnt de celles-ci devient la mesure nécessaire des entre-pilastres. A l'égard des édifices dont les pilastres seuls font la décoration , on y appli-
dan. l'art d'es-
que les règles et les principes parer les colonnes. Il peut régner objet beaucoup plus de liberté. Il y a < relatives à la solidité comme à l'effet des colonnades, et sur lesquelles se fonde la théorie des entrecolonnemens, qui ne sont en rien applicables à la décoration en bas-relief que forment les pilastres.
ENTREPOT, s. m. , vient du verbe entreposer. C'est , dans une ville maritime ou de commerce , une espèce de magasin où l'on dépose provisoirement des marchandises, soit qu'elles soient destinées à être renn barquées, soit que , devant passer plus loin , elles doivent être soustraites aux droits qu'elles paieroient si elles étoient destinées a cette ville.
Entrepôt se dit aussi de tout magasin où des compagnies de négociai» tiennent leurs marchandises.
ENTREPRENEUR , s. m. C'est celui qui convient avec un propriétaire , ou tout autre qui veut bâtir, de lui construire un bâtiment quelconque, suivant les proportions et les qualités de matériaux énoncées dans un devis, moyennant une somme déterminée , soit en bloc , soit à la toise.
Les erreurs naturelles et les fraudes dont tout homme qui prétend bâtir est si facilement victime , l'ignorance où le commun des individus est du prix et des qualités des matériaux , la diversité des objets et desélémens qui entrent dans la composition et la façon des bâumens, bien d'autres causes enfin, ont introduit la nécessité des entrepreneurs.
Cette nécessité s'est accrue encore depuis que les architectes , séparant , et dans leurs études et dans la profession de l'art , les connoissances théoriques des connoissances pratiques , et de la partie mercantile dont celles-ci ne peuvent se passer, sont devenus par le fait et pour la plupart étrangers à tout ce qui regarde la construction.
V entrepreneur est ordinairement un homme versé