‹ Dictionnaire historique d'architectureChapitre 193 sur 258 · IV. — Noms divers escaliers · texte numérisé non relu

IV. — Noms divers escaliers

On donne un grand nombre de surnoms aux escaliers en raison de leur forme , de leur position , de leur destination , de leur construction, etc. Ainsi l'on «lit :

Escalier à deux rampes alternatives. — C'est un escalier qui est droit, et dont réchiffre (yorex

ESC

ce mot ) porte de fond. Tel» «ont les grands escaliers du Louvre à Paris , celui du palais Farnese à Home , etc.

Escaliers à deux rampes parallèles. — Escalier où l'on monte par deux rangs de marches qui commencent par un pallier commun, et aboutissent a un pallier particulier, comme sont les escaliers des Tuile nés,

Escalier à deux rampes opposées. — C'est un escalier où l'on monte |rar un perron sur un pallier, d'où commencent deux rampes égales vis-à-vis l'une de l'autre, qui, après un pallier carré, retournent et achèvent la montée, comme celui qu'où appelle Vcscalier du Roi au château de Versailles.

Escalier à girons rampons. — Ou en voit beaucoup de cette sorte à Rome, Uni au dehors que dans l'intérieur des édifice». Telles sont les montées du Capitule , et tels tont les escaliers du Vatican. Les marches de ces escaliers peinent avoir 3 pouces d'élévation et 3 pied* de giron. Leur pente est plus ou moins considérable. Le giron de la marche est pavé en briques posées de champ et en forme d'épi ; le rebord est en pierre. Ces escaliers sont ainsi pratiqués pour que les chevaux puissent y

Escalier à jour. — On comprend sot non-seulement un escalier en galerie qui d'un côté, sans civiséc avec balustrade, mais aussi une vis dont les marches sont attachées à un noyau massif, sans autre cage qu'un appui parallèle à une rampe soutenue par quelques colonnes d'espace en espace , comme les escaliers du clocher de Strasbourg , et l .-s deux jubés de l'église de Saint-Etiennedu-Alont à Paris.

Escalier à péristyle circulaire. — C'est un escalier dont la rampe est portée par des colonnes , comme il s'en trouve à Rome au Vatican ou au|alais Barberiui, et au château de CapraroLi.

Escalier à péristyle droit en perspective. — Escalier qui a sa rampe entre deux rangs de colonnes, lesquels ne sont pas tout-a-fait parallèles. Tel est le grand escalier du Vatican par Rernin.

Escalier à quatre noyaux. — Escalier qui laisse nn vide carré ou barlong, c'est-à-dire rectangle entre ses rampes, et qui porte de fond sur quatre novanx de pierre, ou sur quatre noyaux de bois de fond ou suspendus.

Escalier à quartiers tournons. — Escalier qui a des quartiers tournans simples ou doubles, à nu bout ou aux denx bouts de ses rampes.

Escalier à repos. — Escalier dont les marches droites à deux noyaux sont parallèles, et se terminent alternativement à des pallier*.

Escalier à vis Saint-Gilles carrée. — C'est qui est dans une cage carrée, comme les petit* tiers du palais du Luxembourg à Paris.

Escalier à vis Saint- Gilles ronde. — Escalier dont les marches portent sur une voûte rampante »ur

ESC

le noyau ; comme est l'escalier du prieuré de Saint- Gilles en Languedoc, qui a donné son nom à ht forme d'etcalier dont il «'agit.

Escalier ceint ré. — Celui dont le boutest formé eu demi-cercle ou demi-ellipse; en sorte que les collets de ses marches tournantes sont égaux , pour qu'il n'y ait pas de brise-cou.

Escalier commun. — Escalier rpii sert à deux corps-de-logis par des palliers alternatifs lorsque les étage* ne sont pas de niveau , ou par un pallier de communication lorsqu'il* sont de plein-pied.

Escalier en arc de cloître ( à lunette et à repos.) — C'est un escalier dont les palliers carrés en retour, portés par des voùtrsen arc decloitre, rachèteut de* berceaux ranipan* dont les retombée* sont soutenues

par des arcs aussi remparts , qui portent sur plusieurs piliers ou noyaux de fond. Ce* ( lunettes en décharge <

Escalier en arc de cloître (suspendu et à repos). — Es< raliei dont les rampes et palliers carrés en retour portent en l'air sur une deiui-voùte en arc de cloître, comme l'escalier de l'aile (côté du nord ) au château de Versailles.

Escalier en Jer a cheval. — Espèce de grand perron dont le plan est circulaire, et dont les marches ne sont point parallèles. Tel* sont les escaliers du château de Caprarola.

Escalier en limace. — Celui qui est dans une cage ronde ou ovale , et dont la rampe sans degrés tourne en vis à l'entourd'un mur circulaire percé d'arcades rampantes , comme ceux de l'église de Saint-Pierre à Rome.

Escalier hors-d" œuvre. — Escalier dont la cage en dehors d'un bâtiment y est attachée par un ou deux de ses côté*.

Escalier ovale à noyau {on suspendu). — C'est un escalier qui ne diflere de* escaliers ronds que par ton plan.

Escalier principal (ou grand escalier). — C'est le nom qu'on donne dans tout édifice à Vescalier le plus spacieux ; par exemple , à celui qui dans un palais monte aux principaux appartemeus. Ordinairement il ne passe point le premier étage.

Escalier rond. — Escalier qui est à vis ou en hélices avec un noyau, et dont les marches tournantes droite* ou courbe* qui portent leur délardement tiennent par le collet à un cylindre qui pose de fond, et dont elle* font partie. ,

Escalier rond suspendu. — Escalier qui est sans " h tiennent à une e*pèce de

milieu.

Escalier secret ou dérobé. — Celui qui sert de dégagement.

Escalier triangulaire. — Celui dont la cage et le noyau sont formé* de deux triangle*.

limon en ligne spirale, et

tioo ESP

I .Si )A Pli . s. f. Quelque* auteurs désignent par ce mot un adoucissement qu'on appelle ordinairement congé (voyez ce mot) ; il sert a lier et accorder les Blets supérieurs et inférieurs par lesquels se terminent , dans certaines ordonnances , les fûts des colonnes.

Le mot esvape Tient du latiu scaous, dont Vitrnvc se sert pour indiquer le haut et le bas de la cplonnc, ' i quelquefois la colonne entière.

ESCARPE, s. f. {arehil. mîlît.) Ce mot dérive de l'italien searpa, et veut dire talus. Dans l'art de la fortification, l'e.ir arpe est la partie d'un revêtement ■le fortification qui lait face à la campagne, depuis le fond du fossé jusqu'au cordon. Contrescarpe est le mur qui lui est opposé de l'autre côté du fossé.

KSCARPER , v. a. C'est , en coupant un roc ou un terrain quelconque, lui donner le moins de talus possible. On n'use guère de ce verbe qu'au participe, comme lorsqu'on dit un chemin escarpé.

ESCOPERCHE , s. f. {Voyez Ècoperche.)

ESMILLER, v. a. C'est travailler le grés ou la pierre avec la pointe du marteau.

Esmilter le moellon , c'est en enlever le bousin et l'atteindre jusqu'au vif.

ESNÉ , ville moderne d'Egypte, bâtie sur l'emplacement de l'ancienne Latopolis (V. Latopolis.)

ESPACEMENT, s. m. On appelle ainsi les dislances pratiquées entre les parties qui se répètent à intervalles égaux dans les édifices.

L'on dit espacement des poteaux d'une cloison , des solives d'un plancher, des chevrons d'un comble, de* colonnes d'un péristyle.

{.'espacement n'indique pas toujours des distances égales; car on dit espacer égalcmeut, inégalement, proportionnellement .

En parlant des poteaux ou des solive», on dit qu'ils «>nt espacés tant plein que vide , lorsque l'intervalle est égal à la pièce de bois.

ESPACER , v. a. C'est opérer entre les diverses parties des édifices, comme pilier», colonnes, trighphes, mouillons, deiilirulcs, les espacemens dont on vient de parler. {Voyez Espw:fmf.nt.)

ESPAGNOLETTE, s. f. Espèce de ferrure en usage pour la fermeture de croisées.

Elle consiste en une tringle ronde de 8 à 10 lignes de diamètre qu'on attache sur l'un des montans du châssis par plusieurs lacets ou anneaux places dans sa longueur , et qui laissent à la tringle la liberté de tourner. Les extrémités de celles-ci sont terminées par des crochets disposés de façon à entrer dans des gâches qu'on pratique aux ti-averscs supérieure et inférieure du dormant de la croisée lorsqu'on la ferme, et qui en sortent lorsqu'on ouvre.

Page 1