ER.M
met aux poteaux comiers d'une encoignure de pan de bois, aux portes de menuiserie, aux assemblages de
fenêtres, et à d'autres ouvr
a° Que si elle est oblique, n projection sera plus courte;
3" Que cette projection dans aucun cas ne peut être plus longue ;
4° Que pour tracer une ligne parallèle ou oblique au plan de l'épure il suffit de deux points, et d'un seul si cette ligne est perpendiculaire à ce plan, parce qu'alors elle se confondra avec les perpendiculaires menées de ses extrémités, et que ces trois lignes n'en formeront qu'une qui ne rencontrera l'épure qu'en un seul point;
5° Que la mesure de l'obliquité d'une ligne sera ! par la différence des perpendiculaires.
EQUARRIR, v. a.
ou une pièce de bois à lcH..nre , forces opposées soient parallèles, et < ligués soient à angle droit.
ÉQUARRÏSSAGE , s. tu. Est le terme dont on se sert pour exprimer la grosseur des bois équarris. On dit, pr exemple, qu'une poutre a 12 pouces sur iG à'équarrissage.
EQUARRISSEMENT, s. m. Est une manière de tracer les pierres sans le secours des panneaux. {Voyez Débordement.)
C'est aussi la réduction d'une pièce de bois en grume à h forme carrée, ce qui fait à peu près moitié de déchet.
ÉQUERRE, s. f. Instrument de fer, de cuivre, ou de bois, composé de deux règles appelées branche» , assemblées perpendiculairement par une de leurs extrémités, et qui sert à tracer ou à vérifier un angle droit.
Le mot équerre dérive, selon les uns, de l'italien squadra, qui signifie la même chose, et scion les autre» du latin quadrans, carré,1
Équem E 1»e ter C'est un lieu de fer coudé qu'on I tique de la
EQIESTRE (Statue) Voyez Statie.
ÉQU1DISTANT, adj. Epilhète par laquelle on désigne des objets également distans et éloignés d'un point donné, et qui sont en ligne parallèle , comme les deux pavillons d'une façade également éloignés du point milieu.
ÉQUILIBRE, .. m. Ce mot exprime, dan. b construction, un état de choses tel que les forces résistantes sont «'-gales aux force» agissantes. Il résulte de là que l'état d'équilibre est insuffisant pour la solidité. Il faut que La puissance qui résiste soit beaucoup plus grande que la puissance qui pousse et qui •git. C'est de ce surcroît de force résistante au-delà du point d'équilibre que provient la solidité des constructions antiques.
Il faut toujours, dans la construction des édifices, réserver une part de solidité pour l'action du temps, pour l'influence des saisons , pour les secousses produites par des évènemen» extraordinaires, et pour toutes les causes de destruction qui échappent aux calculs, et dont la moindre peut déranger l'équilibre des masses. Le seul instinct de la solidité apprend cela aux hommes sans aucune démonstration mathématique. La science rend les constructeurs plus hardis et les constructions plus foibles. On ponrroit affirmer que chex les diflemis peuple» la solidité de La construction se trouve en raison inverse de 1» t
On se sert aussi du mot équilibre nyme d'aplomb. Ou dit d'un mur ou d'un bâtiment nui déverse, qu'Us ont perdu leur équilibre. (Voyez Aplomb.)
ÉQl IPAGE, s. m. On comprend sous ce non général tous le» objets qui servent a la construction des bâtimens, au transport , à l'élévation et à la pose des matériaux , comme les grues , gruaux , chèvres , \indas, rharriots , cl aux machine», ainsi que les échelle*, les balivanx, les dusses, les cordages, le* madriers, écoperchea, boulins, et autrcsobjeU propres à l'échafaudage.
EKAHLE, s m. Bois assez du r dont on se sert princi|ialen>ent pour le» ouvrages qui se font au tour.
ERESTIER. {Voyez Areatier.)
ERIGER, v. a. On n'emploie ce mot que dan*
une acception relevée. On dit dresser un mur, élever une façade, ériger une colonne triomphale, une statue.
ERMOGÈNES. {Voyez Hermoc» ses.)
ERMONTHIS, OC HERMONTIIIS. Ville an- Egypte, où l'on voit
ERVV
antiquités d'un intérêt médiocre, les restes d'un temple qui C»or« la Description de F F. /proie, tom. I) se distingué de tous ceux de la Thébaïde , généralement enfouit ou placés dam un fond. Celui-ci au contraire est entièrement isolé , et n'est dominé par aucune éminciice. L'encombrement du sol est presque nul , et ses colonnes élancées se dessinent sur le ciel avec toute leur élévation.
Ce temple est tourné vers le couchant , a peu près parallèlement au .Nil. Sa longueur, v compris l'enceinte de colonnes, est d'un peu plut de 1 p pieds , sa largeur est de 55 pieds. Les plus grandes colonnes ont 4a pieds de haut , et leur diamètre a plus de 5o pieds. Il est biti en grès, mais d'une nature compacte. Les plafonds sont corn [«ses de pierres énormes qui n'ont pas bougé de place. l-i longueur d'une de ces pierres suffit à couvrir toute la largeur de la terrasse , c'est-à-dire plus de 5tO pieds. Sa largeur est de tj pieds.
Panai les matériaux dont la partie antérieure du temple est construite, il est important de remarquer que l'on trouve des pierres qui avoient déjà servi à une plus ancienne construction, où l'on distingue des hiéroglyphes. L'édifice, en ruines à l'extérieur, offre un intérieur assez bien conservé. Les murailles et leurs sculptures sont presque intactes depuis le plafond jusqu'au sol.
En avant du temple étoit une enceinte de colonnes, dont les six extérieures, plus élevées que lis autres, n'ont jamais été achevées.
Ce qu'on remarque de particulier dans ce temple, c'est l'emploi de trois degrés de colonnes. Celui de la galerie est le plus petit , celui du dehors est le plus grand ; l'ordre de l'enceinte intermédiaire est moyen e ntre les deux autres.
Trois salles forment le dedans du temple. Leur hauteur est d'environ ai pieds. L'intérieur offre une grande régularité dans la distribution de trois rangs de tableaux hiéroglyphiques.
L'ensemble de ce monument n'a point été terminé. Les grandes colonnes de l'entrée n'ont pat été achevées : les chapiteaux ne sont qu'ébauchés.
ERYYIN DE STEINBACH, architecte des treizième et quatorzième siècles, qui mourut en ■ 335. On ne cite point l'année de ta naissance.
C'est sur les dessins A' Enfin que furent terminés la cathédrale et le clocher de Strasbourg, à la con-
Ou tait que U cathédrale de Strasbourg tient un des premiers rangs parmi les églises gothiques. Son goût est à peu près le même que celui des grandes cathédrales de France , telles que celles de Paris et de Reims ; mais il règne a Strasbourg plus de légèreté dans les ornement. La nef, selon les calculs du chevalier de Tarade, dans son parallèle de Saint-Pierre, et des cathédrales de Paris et de Strasbourg , a
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P de 54. La largeur de la croisée est extérieurement M de 35 toises, intérieurement de 3uL La hauteur des voûtes sous-clé est de i(i toises, 2 pieds; l'épaisseur des voûtes de 3 toises. La hauteur jusqu'au-dessous de la boule de la croix est de 79 toises, 1 pouce , 8 lignes.
Le clocher de Strasbourg , dans le parallèle qu'on fait quelquefois des plus hauts édifices de l'Europe, a le prix de l'élévation. Il l'emporte de quelque chose sur la coupole de Saint-Pierre ; mais quel puéril mérite? Ce campanile est carré dans la partie qui tient à la façade de l'église. Les trois cotés qui en sont détachés sont percés a jour. Arrivé au-dessus de la hauteur du portail , il devient octogone . et est percé de toute part. Quatre escaliers extérieurs et à jour le llanquent et l'environne jusqu'à l'endroit on il commence à prendre la forme d'une pyramide par le moyen de sept marches en retraite. Son sommet se termine |iar une espèce de lanterne.
Il y a dans l'édifice un nombre prodigieux de colonnes. A l'intérieur, près du gros pilier de la croisée , est une figure qui représente l'architecte Eru<in, appuyé sur la balustrade du corridor supérieur, et regardant le pilier opposé.
Jean Hilu.de Cologne, fut le successeur A'Erwtn dans la construction de la cathédrale de Strasbourg. Il continua celle du clocher qui , toutefois , ne fut terminé qu'en 1 j [9 , par un architecte de Souabe , dont le nom est inconnu.
ESCALIER , s. m. C'est un assemblage de marches ou de degrés par lesquels on monte ou l'on des-
I cend d'un lieu à un autre.
Les notions que pourroit embrasser cet article, si
| l'on vouloil y renfermer tout ce qui concerne les variétés de formes, de pra tiques et de modes de construction , dépendant soit des matériaux , toit des usages, soit des lieux, soit des pays, devieodroient la matière d'un long traité. N'ayant à envisager ici cette matière que sous le rapport d'architecture , soit chez les anciens, toit dans les temps modernes, nous nout contenterons d'en indiquer les principales variétés en les resserrant sous deux seuls points de vue, l'un relatif à l'antiquité, l'autre relatif aux temps modernes.
Paragraphe I". — Des escaliers antiques.
Nous avons peu de renseignement descriptifs et peu de restes encore subsistant des escaliers chez les anciens. Au mot Degré (voyez cet article), on a rapporté les seules notions qu on trouve dans Yitruve ; mais ces notions ne s'appliquent qu'aux montées des temples, c'est-à-dire de leurs soulkassemens , et aux gradins des théâtres. Il est remarquable que cet écrivain architecte ne fait aucune mention de l'escalier comme étant une partie importante , soit de la construction, toit de la décoration des grands édifices ou des palais. Son silence à cet égard pourroit faire
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croire que le» anciens auraient porte dan* leur* escaliers beaucoup moins de luxe et de magnificence que ne l'ont fait les modernes.
i ruines nombreuses de leurs édifices sont à peu
près aussi stériles a l'égard des droit faire sur cet objet. Bans le fait, les tiers antiques, du genre de ceux < i (induisent à un local supérieur, sont ceux que nous voyons encore aujourd'hui construits dans l'épaisseur du mur formant le pronaos des temples doriques pé- 1 1 (itères , et par où l'on montait jusqu'au faite de l'édifice. Le temple dit de la Concorde à Agrigente en a conservé uu qui est encore entier, et l'on y rante et un degrés. Nous lisons dans I (lib. v, cap. x) qu'il y en avoit de semait temple de Jupiter-Olympien en Elide.
Ce» escaliers sont à vis ou en limaçon pour la plupart. Un en observe quelques restes d'un genre semblable au temple de la Paix et aux thermes de Dioctétien. Mais tous ces escaliers ne sont autre chose que des montées de nécessité, et ce que nous appellerions aujourd'hui des escaliers dérobés.
On aurait pu espérer des ruines de Pompet et des détails intérieurs de ses maisons, la connoissance précise de quelque escalier d'usage ; mais on y en a trouvé fort peu de vestiges, ce qui a confirmé que la plupart de ces maisons a voient leurs appartemens au rei-de-chau**ee , où dans le fait on observe que s'étoit déployé tout l'agrément des distributions, tout le luxe de la peinture décorative. Quant à l'étage, ou aux étages supérieurs, s'il y en avoit plus d'un, de simples escaliers en bois durent suffire à ces bât Uses légères; et après les accidens qui ont ruiné et enseveli cette ville, la conservation d'un escalier en bois serait b chose la plus extraordinaire.
Il y a, comme on le verra dans le paragraphe suivant," entre toutes les divisions que la notion de ce
faire entre l'escalier intérieur des maisons ou des autres genres de bàtimens, et {'escalier extérieur construit dans les villes surtout qui offrent des terrains montucux , comme aussi celui qui sert de soubassement a des édifices.
Tels étoient ceux qui environnoient les temples periptères, et dont les degrés, ordinairement au nombre de trois , comportaient une beaucoup plus grande hauteur que ceux qui doivent servir à l'ascension ordinaire. Winckelmann a exagéré d'à peu près un tiers la hauteur de ces degrés aux temples d'Agrigente et de Pœatum, où ils n'ont qu'a peu près iti pouces d'élévation, dimension toutefois hors de mesure avec des degrés usuels. Il faut observer encore qu'à Pusstutn , pour diminuer cette hauteur, on avoit en quelques endroits adapté entre deux de ces hauts degrés de plus petites marches, ce qu'indiquent certaines entailles qui se trouvent entre les degrés actuels et qui paraissent avoir été destinées à retenir un corps intermédiaire. Ainsi s'accordoit le bon effet
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du soubassement élevé par rapport à la masse du temple, avec la facilité de la montée , en faisant cinq marches de trois , comme l'a fait très-bien observer le P. Paoli {Rovine délia citta diPesto, dissert. 3.) On doit dire encore que les degrés de ces soubasouvoient servir de sièges à la que l'intérieur des naos n'aurait point pn recevoir. Cicéroo {ad Allie., 1. IV, ep. i) parle d'un temple près la porte Capène, sur les marches duquel le peuple s'asséyoit.
Lorsqu'il ne régnoit point de marches il l'entour de l'édifice sacré , ce qui avoit lieu à l'égard des temples circulaires, il y avoit un escalier en perron pratiqué eu face de la porte d'entrée. C'est ainsi qu'est disposé le temple circulaire d'un bas-relief antique qui se trouve maintenant dans la galerie de Florence, et que Piranesi a publié, delta Magnif. di Roma, pl. xxxviti.
Winckelmann donne comme une observation générale que les degrés ou marches, dans les escaliers des anciens, n'aroient point de congé comme on leur en fait aujourd'hui, mais que leur giron formoit un angle droit et aigu. Les marches , dit-il , de la villa Adriana étoient composées de deux dalles égales, en marbre, mises ensemble à angle droit. Les qui régnent autour do ] roissent en cens haute antiquité.
Pour assurer de pareilles choses , il faudrait de plus nombreuses autorités que celles qu'on a. On a remarqué, par exemple, au temple en bas-relief cité tout à l'heure, que ses degrés , an nombre de sept, éprouvent dans leur hanteur un renfoncement sensible. Or, cet usage se pratique encore tous les jonrs, afin de donner plus de giron aux marches. On voit par ce peu de notions combien on est éloigné de connoître ce que les anciens purent faire dans l'intérieur, soit des plais, soit d'autres édifices en matière d' escaliers. Ce n'est en effet que dans de grandes distributions internes que l'art de la construction peut se produire avec tout ce qu'il comporte de difficultés et
portique du Panthéon lui e ne pouvoir être d'une I
irès-
Pabagbaphk II. — Des
Le luxe des escaliers s'est développé assez tard < l'architecture moderne. Il est a croire que ce qu'on appelle la science du trait, d'où dépendent la hardiesse des voûtes et ces coupes ingénieuses de pierres qui permettent de suspendre sans danger des rampes de tout genre , avoit besoin d'arriver à toute sa perfection pour seconder les entreprises des constructeurs.
On peut aussi expliquer, par l'état des mœurs et les usages de la vie domestique , la médiocrité à laquelle on a vu le* escaliers si long-temps borné* jusque dan* le* plu* grandes habitations. Ceux qu'on voit dans les ancien* palais en France sembleraient n'avoir été construits que pour la nécessité, et pour
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l'usage de* gens seul» de la maison. Ils ressemblent à ce qu'on appellerait aujourd'hui escaliers dérobés. Souvent ils sont obscurs , étroits et incommodes. L'Italie , qui a devancé toutes les autres nations dans le luxe des bàtimeos , a aussi , jusqu'à une certaine époque, usé de simplicité, quoique avec plus de grandeur, en cette partie. Les escaliers du Vatican en font foi , si l'on excepte celui qui fut construit par Bramante près du Belvédère , et celni que Bernin a si magnifiquement restauré an bout du vestibule de Saint-Pierre. Les, anciens escaliers du Louvre ont assez d'étendue , mais leur simplicité , la situation de quelques-uns, et leur construction, ne paraissent |»int assez répondre à la richesse extérieure de l'ar-
La magnificence des escaliers a dû au raison des convenances que l'usage a introduites dans les habitations; aujourd'hui que généralement le premier étage est occnpé par les maîtres de la maison , V escalier qui aboutit à cet étage est devenu un objet principal de construction et de décoration.
l-i première convenance a observer est celle qui a rapport à sa situation dans l'édifice. Il semble assez indiffèrent que I', .•/i/,,-rsi.ii placé à la droite ou a la gauche du bâtiment. (On a reconnu que, placé dans le milieu, il obstruoit la vue des jardins. ) Quelques architectes même les ont construits dans les ailes de leurs édifices. Toutefois, il sera plus convenable que Y escalier s'annonce à l'entrée du vestibule , et soit plutôt à droite qu'à gauche. C'est aiusi que les meilleurs architectes, soit habitude, soit préjugé en faveur du côté droit, ont recommandé de le situer.
Quant à la dimension, elle sera relative à celle du bâtiment et à la mesure des pièces auxquelles il devra conduire. C'est à la proportion dn tout ensemble à régler l'étendue de l'escalier.
Par étendue, on entend l'espace qu'occupe sa cage, la longueur des marches , l'espace renfermé entre ce qu'on appelle le mur d'échiffre ou le limon rampant.
ne doit pas entendre seulement la surface qu'occupera l'escalier. L'élévation on la hauteur fait aussi partie de ce que nous appelons ici l'étendue. Cette élévation ne doit jamais être moindre que celle de <leux étages. Mais il convient dans les palais que les rampes s'arrêtent au premier. Au-dessus, et pour les étages supérieurs d'attique ou autres , il suffira d'un escalier particulier et sans apparence. Alors le grand r/ra/icr devient suscrptibled'un beau développement. Du rez-de-chaussée on apercevra mieux le plafond , et ce qui en fait la décoration.
On peut dire que la diversité des formes d'escaliers est aussi grande que celle des bâtiment. Anciennement on les faisoit volontiers circulaire* ; ensuite on les a faits presque tous qnadrangulaires. Aujourd'hui on leur donne indistinctement des formes variées, selon la distribution et les sujétions soit du terrain , soit du plan général. Toujours est-il vrai que les
ESC 5gformes régulières méritent la préférence. Lorsque le* rampes sont irrégulièrement circulaires, les girons des marches se trouvent inégaux , et cela est un grand inconvénient. Notre pas , étant naturellement règle , veut qu'on lui présente de* espace* également réglés, sans quoi celui qui monte ou qui descend est exposé à faire de* faux pas.
Quoiqu'on fasse usage de* escaliers presque autant de nuit que de jour, ou doit tâcher de lenr procurer le plus de lumière naturelle qu'il est possible. Quand on la fait venir d'un seul côté de la cage , le* rampes qui y sont opposée* sont presque toujours obscures. C'est pourquoi, lorsque l'on se trouve sent par l'espace , il convient d'éclairer l'escalier en Unmanière de coupole.
Ce qu'il faut dire en général sur la décoration des escaliers, c'est que , s'ils comportent de la richesse , elle doit être subordonnée à la convenance et du bâtiment, et du rang de ceux qui l'occupent. On doit en général y éviter la profusion de* ornemens. Pour le plus grand nombre, une coupe simple et gracieuse,
de la commodité, de I y doit chercher.
Même dans les plus somptueux core une certaine réserve de déco
voilà tout ce qu'on
^•i r» «fr-
et des richesses de l'ornement. Il y a quelque chose d'inconvenant à prodiguer les marbres , les peintures et des dorures , comme cela s'est ru quelquefois , à des cages d'escalier. En effet, que peut-il y avoir de plus dans les intérieur* et le* appartement? On cite certains palais où l'on n'admire que la richesse de l'escalier. De tels éloges font la critique de l'architecture. On peut «an* doute donner cour* en cette matière à plus d'une iuvention noble et ingénieuse ; mais là comme ailleurs le décorateur ne devra faire que ce que la bienséance comporte.
La partie de toutes la plu* essentielle dans uu escalier sera , comme on le pense bien , celle de la solidité dans sa construction.
La construction de* escaliers se fait en marbre, en
charpente.
Ceux de cette dernière sorte ne se rencontrent que dans les maisons ordinaires, et qui ne comportent point les dépenses qu'exige l'art de l'architecture.
Cet art a plus d'une manière de construire les •#* caiirrs, soit en arc et voussure rampante ou droite , soit en tour creuse , avec des cul de four, de* trompe», etc. Le* grands palliers sont soutenus par des plates-bandes droites en coupe, et par claveaux à tète égale. De quelque genre de matériaux et de construction qu'on fasse usage , il faut rendre la forme des voûtes légère , d'un beau galbe et sans jarrets. On aura soin de pratiquer autant qu'il sera possible des piédroits sous la naissance des rampes , pour en sup-
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porter le poids et la iwmwi . uns néanmoins trop embarrasser le rrr dr rhainnrr t,-..ia fait qne les voûtes soutenues en l'air semblent n'être entretenues que par l'arc du trait.
On doit cependant apporter une sage réserve en ce genre de construction. Quoique la théorie ramure le connoisseur contre le danger qui semble résulter de la hardiesse de ce» voûtes, l'architecte prudent «aura
les productions de l'art du trait, mais surtout dans les escaliers. Les tours de force, partout déplacés, le seront encore pins ici. Il ne faut (tas qu'une montée présente l'idée d'un péril éventuel. Les édifices doivent être élevés |>oiir l'usage matériel des hommes , et non pour satisfaire l'amour-propre de ceux qui les bâtissent. Quand l'art se permet des difficultés , son intérêt devrait être de les cacher.
On fait quelquefois supporter les rampes des esca- Ucrt par des colonnes. On voit à Rome plus d'un exemple de cette pratique. Tel est l'escalier circulaire en pente douce, bâti par Bramante au Vatican, et tel le nonvel escalier de marbre qui conduit au Muséum Pium CtementintuH.
Nous dirons ici peu de choses des escaliers en charpente. Leur construction , si l'on n'envisage que le travail et l'exécution de la matière, semble appartenir plutôt à la charpenterie qu'a l'architecture. Ban* le* grand» palais, on n'emploie ordinairement cette matière qu'aux escaliers dérobés.
st miction des escaliers le bois à la pierre, et de réunir par ce mélange l'économie à une assez belle apparence I.e corps de l'escalier étant en charpente, on pose sur chaque marche en bois des dalles de pierre qui portent la moulure dans leur épaisseur. On peint en couleur de pierre tous les bois apparens des marches, des limons et des courbes rampantes. Apres que la coquille a été ravalée en plâtre et badigeonnée , on marque sur le tout de fausses coupes; on y trace des assemblages qui donnent à ces sortes d'escaliers l'apparence et la beauté des escaliers en pierre. Toutefois on devra user de réserve et < caution à l'égard des dalles de pierre qui les marches de bois, et qui par I sont sujettes à se rompre.
Paragraphe III. — - Escaliers extérieurs.
Nous avons établi dans le paragraphe I", a l'égard des escaliers antiques, une distinction que l'architecture moderne a plus encore le droit de réclamer entre les escaliers d'intérieurs et les escaliers extérieurs ou pratiqués en avant d'édiiiees élevés, ou pour tout autre objet.
On appelle ces escaliers escaliers a perron.
L'art proprement dit de la construction, ou la science du trait, entre pour peu de chose dans l'établissement de ces sortes d'escaliers. Ordinairement
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on les élève sur des massifs de terrains en hauteur. Tel est a Rome celui qui conduit du bas de la place d'Espagne an haut du mont où est située l'église de la Trinité , et qui a donné son nom à cet escalier. Ou ne croit pas qu'il y ait en ce genre une plus grande i , et sans doute elle auroit pu le psroitre », ai l'architecte eût introduit dans les lignes de ses masses moins de divisions et plus de simplicité.
Il est à croire que le Capitole situé sur une hauteur dut offrir jadis aux diverse* parties d'édiiiees qui coiiiposoieut sou ensemble différentes montées dont fit nécessairement partie, si elle ne fut pas la plus importante, celle que l'on appelle aujourd'hui l 'escalier de Y Araceli. Ou croit qu'il se compose encore de plus d'une marche antique eu marbre. Rien de plus simple que cet escalier et son grand effet tieut i sa simplicité. Toutefois, quand il s'agit d'une telle élévation , on doit ménager des paliers ou des repos de distance en distance qui coupent la ligne sans rompre l'unité de son effet.
Un grand ouvrage et de* mieux entendus en te genre est le double escalier de l'Orangerie dans les jardins du château de Versailles. Beauté d'appareil et de construction , grandeur et simplicité de plan et de disposition, on y trouve ce que le besoin et le goût peuvent attendre de semblables entreprises.
Entre les escaliers découverts ou extérieurs et les escaliers intérieurs qui ont fait la division des no-
ticiper des deux espèces. On entendroit parler de ceux qui donnent entrée daus le corps de l'édili< c même , lorsque le sol de ce dernier est plu* élevé que celui de la rue. Ainsi à Paris, le bâtiment qu'on appelle le Palais, offre au fond de la cour uu assez grand escalier extérieur et a découvert , et un autre intérieur et couvert , qui par une succession de jierrons conduit au même point.
Les palais de Gène» offrent , pour la plupart , de» escaliers à la fois intérieurs et extérieurs; il»
qui du dehors donnent une apparence a la (bis magnifique et pittoresque aux cours de ces palais. Les marbres dont se composent leurs drgivs et tout ce qui les accompagne ajoutent à la richesse de leur aspect , et augmentent pour les yeux l'impression qui résulte des
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