FIE
FEUILLÉE , t . f. Espèce de berceau en manière de talon , qu'on fait avec un bâtis de charpente que l'on couvre et qu'on orne par compartiinens de plusieur» branches d'arbre» garnie* de leur» feuilles.
FEUILLURE, s. f. (terme de maçonnerie).
C'est l'entaille en angle droit qui est entre le tableau et l'embrasure d'une porte ou d'une croisée, pour y loyer la menuiserie.
Eu menuiserie , la Jrttillurr est une entaille de demi-épaisseur, sur le bord d'un dormant et d'un guichet, pour garantir des vents coulis. Ou la fait de pluaieurs manières, eu chanfrein, en languette, etc.
FICHE, ». f. Pièce de menus ouvrage» de fer, qui sert a porter et à faire mouvoir les vantaux des porte» , le» guichets et volets de croisées. Il y a de» fiches «impies; il y en a de doubles ou à double» nœuds. On nomme fiches de brisure celles des volet» brisés , et fiches à gonds et à repos celle» qui entrent dans un gond rivé par-dessus, et qui servent jmur le» portes cochère».
FICHER , v. a. C'est faire entrer du mortier, soit avec une lame de fer mince, soit avec une latte, dan» le» joint» de lit de» pierres lorsque celles-ci sont calées; c'est remplir les joints monUns d'un coulis de mortier clair, après avoir bouché avec de l'étoupe les intervalles par lesquels il pourrait s'échapper. On fiche aussi quelquefois les pierre» avec partie» égales de mortier et de plâtre clair. On nomme ficheur l'ouvrier qu'on emploie à couler du mortier entre le» pierre», à les jointoyer cl a refaire le» joints.
FIER ,adj.Ce mot se prend au simple et au figure dan* le langage de l'architecture.
Dans le sens simple, on donne l'épithète de fier a la pierre ou au marbre dont le grain est réfractaire à l'outil , et qui offre une grande difficulté à tailler. On dit , par exemple , que le liais feront («ara PlEa.il e de liais) est une pierre trvi-fiére, a cause de sa grande dureté.
Au sens figuré, le mot fier exprime une manière hardie, une exécution grande et vigoureuse, (/'oyez Fierté.) '
FIERTE, ». f. Se dit, en arch itecture comme dans les autres arts, pour exprimer une qualité synonyme de force et d élévation ; mais comme il n'y a point de véritable synonj me , le mot fierté exprime effectivement une nuance assez distincte de ce qu'on entend par force et par grandeur. L'idée qu'on se forme de h fierté sous le rapport du caractère et des nweur*,est telle qu'elle n'emporte |«s nécessairement le concours de la force et de la grandeur : on peut être fort sans être fier, et être fier sans être fort. Mais ou conviendra que le propre de la fierté coutiste dan» une démonstration extérieure de» qualités qu'on possède.