FIN
tuaire Donalello. Le» porte* de brome de Saint- Pierre furent commandées par le pa[ie Eugène IV, a peu près dans le même temps que Laurent Ghiberti exécutoit celle* du baptistère de Florence. La réputation de ce* deux ouvrages diffère autant que leur mérite ; celui de Filarète , quoiqu'il occupe la première place que l'architecture moderne ait pu offrir à un artiste , est à peine cité , et le nom de l'auteur est resté obscur.
Filarète paroi t s'être distingué davantage en architecture. On renomme de lui le plan du grand hôpital que François Sforce fit construire à Milan en 1457; cet édifice est un des plus vastes et des plus commodes que l'on connoisse en ce genre. Filarète donna pareillement des plans de la cathédrale de Bergame, monument remarquable a plus d'un titre.
Cet architecte écrivit sur son art. Il dédia a Pierre de Médicis un Traité d'architecture qui eut pendant un temps quelque réputation ; on n'y trouve— roit aujourd'hui que peu de bonnes choses perdues au milieu de beaucoup d'inutiles.
FILE , s. f. Se dit de toute suite d'objets disposés en ligne droite. Ainsi l'on dit une file de colonnes, une file d'arcades.
File de piei'x. C'est un rang de pieux équarris et plantés au bord d'une rivière ou d'un étang, pour retenir le* berges et conserver le» chaussées et terrains d'un grand chemin. La file de pieux est ordinairement couronnée d'un chapiteau arrêté à tenons et mortaises, ou attaché avec des chevilles.
FILET, s. m. Nom qu'on donne à une petite moulure qui eu accompagne une plus grande.
Filet de cm~vEaiTs.E. Petit snlin de plâtre, an haut d'un appentis, pour en retenir les dernières toiles ou ardoises. Ou le compte pour un pied courant sur sa hauteur.
Filet d'eac. On appelle ainsi la petite masse d'eau qu'on peut , selon les cas , employer à faire une fontaine. Souvent un motif ingénieux empêche de s'apercevoir de la disette d'eau. Un artiste florentin, Tribalo, ayant à employer un petit filet d'eau dans une fontaine de Castello, près Florence, imagina une Vénus sortant du bain et pressant ses cheveux , de l'extrémité desquels sort un petit volume d'eau qui tombe dans le bassin au milieu duquel s'élève la statue.
FILIERE DE COMBLE. On donne ce nom aux pannes qui portent les chevrons ou faux combles d'une mansarde.
FILOTIÈRES, s. f. pl. Ce sont, dans les cominrtinien» des vitres, les bordures d'un panneau de forme de vitrail.
FINESSE, s. f. Qualité qui dans les ouvrages
FIN 6*7 j des arts du dessin appartient tantôt à la pensée de | l'artiste, a l'action , à la composition , a l'expression d'un sujet, et tantôt a son exécution. Ainsi l'on trouvera de la finesse d'idée dan» un tableau , et l'on y vantera aussi la finesse du pinceau.
En architecture, la finesse ne trouve guère a se développer que dan) cette partie de l'exécution qu'on appelle l'art de profiler, c'est-à-dire de distribuer avec intelligence tous les détails, de manière à faire valoir le fort par le foible et réciproquement ; a produire enfin une alternative de parties saillantes et douces , dans une combinaison ferme et légère tout à la fois II y a ensuite une finesse d'exécution technique qui tient à la pratique même de l'outil et au sentiment qui le conduit. Ce mérite rentre en grande partie dans les attributions de la sculpture.
FINI. Qui est arrivé à sa fin. {Voyei Fiju».)
FINIR , v. a. Ce verbe est un synonyme des mots achever et terminer. Mais il peut y avoir entre ces trois mots, comme il s'en trouve entre tous les synonymes, quelques nuances de signification.
Achevé, dans le langage de l'art, a souvent la signification de parfait. On dira d'un ouvrage qu'il est achevé, pour dire qu'il ne lui manque aucun genre de mérite. C'est l'omnibus numeris- absolution du latin. Terminé indique plutôt la fin d'une besogne, que la perfection de son travail. Fini semble caractériser particulièrement le genre de mérite qui se rapporte à l'exécution, et emporte avec soi l'idée de soin et de recherche jusque dans les plus petits détails.
Ce* trois mots, pris dans leur sens simple, n'exprimeront le plus souvent, en architecture surtout, autre chose, sinon qu'un ouvrage est arrivé à sa fin. Ce qui est fort ordinaire dans les travaux des autres arts, est un avantage assez peu commun dans les grandes entreprises de l'art de bâtir. Nous trouvons même en Egypte plusieurs temples qui n'avoient pu parvenir à être entièrement finis dans leur ragrément, et dont les colonnes et les chapiteaux (comme à Ermonthis) sont restés en état d'ébauche. Plusieurs des plus célèbres édifices de l'antiquité n'ont été finis qu'après plusieurs siècles. De ce nombre fut le grand temple de Jupiter Olympien a Athènes, commencé par Pisistratc, et fini par Hadrien six siècles après l'époque de sa fondation. Les temps modernes ont ru arriver la même chose à l'égard des plus grands édifices , et il en est résulté un plus grave inconvénient que dans l'antiquité, où l'architecture fut moins exposée aux révolution* du goût. Chez les modernes, ■U contraire, on a vu plus d'un édifice commencé dans un style, finir dans un autre.
Mais fini s'entend dans un autre sens : on veut dire sous le rapport de soin et de recherche , relativement à l'exécution précieuse des détails; et ce fini est un mérite essentiel en architecture. Les anciens nous ont laissé de nombreux exemples de ce mérite ; chez eux les grandes et les petite* parties sont exécutées