‹ Dictionnaire historique d'architectureChapitre 217 sur 258 · FIS · texte numérisé non relu

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avec un égal fini. De quelque dimension que fût un ordre , à quelque hauteur que les détails, toit des profils, soit des ornement, fusent portés, ce fut toujuurs la même pureté de forme , la même précision d'exécution comme dans leur sculpture. Un voit en effet que leurs colosses furent finis avec le même soin que les figures destinées à être sous l'œil.

Un mauvais goût, résultat erroné d'un vicieux système d'effet, et emprunté aux ouvrages postiches ou temporaires de la décoration, a fait croire pendant quelque temj» que tout ce qui dans la masse des édifices s'éloignoit de la vue, ne devuit être traité qu'en manière d'ebauchc. L'expérience et le parallèle des ouvrages antiques ont fait recounoilrc le faux d'une méthode qui tendait à appliquer à l'exécution des détails et des ornemens en sculpture dans les édifices, la manière qu'on appelle à l'effet des peintres décorateurs pour les ouvrages éloignés de la vue.

La raison de cette différence est que la peinture , manquant de réalité , est forcée , à mesure que son ouvrage sort d'uu certain point de distance, de supprimer des détails qui d'ahord deviendraient imperceptibles, et qui ensuite détruiraient l'effet de l'ensemble. Toute peinture faite pour être vue de loin n'est plus qu'un prestige de convention qui doit offrir aux yeux les objets non comme ils sont de près, mais comme ils paraissent à leur distance.

Mais l'architecture et la sculpture ont à leur disposition la réalité de la nature, qui agrandit les deuils eu même temps que leur masse au gré de l'oloignement, et sait en conséquence donner a un grand tout de grandes partie*. Dès-lors nulle raison, dans l'cloiguement des masses en architecture et des formes colossales en sculpture, de supprimer ou de traiter en forme d'ébauche des détails qui grandissent avec la forme destinée a les recevoir, ou qui , si les distances du point de vision s'augmentent indéfiniment, disparaissent d'eux-mêmes beaucoup mieux que ne peut en produire l'effet la manière d'ebauebe.

Ou ajoutera que celte mauière de traiter comme simplement ébauchés les détails éloignes et les ornentens de l'architecture, y fait naître nécessairement une apparence ou de confusion ou de lonrdcur désagréable, et qui empêche la lumière d'y produira les effets de ce travail vif et piquant résultat naturel du fini d'e

FISCHER (Jka^-Bebnabd),!

mrt en 1 7 ?-4 - Les plus reniifrquables édifices de Vienne, en Autriche , ont été construits sur les dessins de cet architecte, dont le goût et la manière teuoient à l'école de llorromiui. Les plans de Fischer vavA mixtilignes, ses élévations sont en parties courbes et bombées Son style d'ornement tient de ce genre liâtard qui ne leçon uoît pour régulateur que le caprice du crayon.

On compte parmi ses principaux édifices le palais de Schocubrunn, bâti pour l'empereur Joseph 1", et

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