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avec un balai contre le latti$ d'un lambris on d'un plafbud pour l'enduire ; c'est aussi jeter du plâtre par aspersion pour faire les panneaux du crépi d'un mur qu'on ravale.
FOUILLE , s. f. Se dit de toute ouverture qu'on fait en terre, soit pour creuser un canal, soit pour former une pièce d'eau , soit }wur bâtir des fondations.
Fouille couverte est celle qui se fait , le plus souvent horizontalement , dans un massif pour le passage d'un aqueduc, par exemple. Telles sont encore celles que font les mineurs.
FOUILLER , v. a. C'est faire une fouille.
Ce mot s'emploie encore dans la pratique de la sculpture pour exprimer l'opération par laquelle le sculpteur «vide des ornemens ou d'autres objets , pour leur donner plus de relief et plus d'effet. On dira d'une draperie, de certaines feuilles, qu'elles sont bien fouillées. Les rosaces des caissons doivent être /baillées, si on veut qu'elles aient de la légèreté et qu'elles se détachent sur leur fond.
FOUR, s. m. Construction do maçonnerie pour servir à la cuisson de différentes matières.
four Je boulangerie on de pâtisserie , ordinairement bâti à hauteur d'appui. Sa forme intérieure est circulaireou elliptique. Sa voûte, surbaissée, est en briques et tuileaux , posés avec mortier de terre franche. Son aire est pavée de grands carreaux de terre cuite , posés avec mortier de chaux et terre glaise. Le dessous sert à mettre la braise éteinte. Tout le reste de la maçonnerie se fait en mortier de sable ou eu plâtre. Ces fours n*ont qu'une seule ouverture pour allumer le feu , pour la sortie île la fumée , et pour y introduire le nain ou la |ùtisscrie.
Il y a des fours de construction différente (tour les autres matières, telles que la chaux, le plaire, la brique, la poterie, etc.
FOURCHETTE , s. f. C'est dans une couverture l'endroit où les petites noues d'une lucarne se joignent à la pente du comble.
FOURNEAU, s. m. Construction faite en forme de four, qui sert à mettre en fusion les métaux , le wrre, etc.
Fourneau Ae cuisine. Bâtisse faite ordinairement en bliques, et pratiquée dans les cuisines, les offices et certains laboratoires, pour faire cuire les aliuiens, préparer les ragoûts, ou faire des expériences. Il y a aussi des fourneaux portatifs. Les uns et les autres doivent autant qu'il est possible se placer devant les fenêtres.
FOURNIL , s. m. C'est le nom qu'on donne à U pièce où le four est construit.
FOURRIÈRE, ». f. C'est, dans l'arriére -cour
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ou basse-cour d'un palais ou d'un grand hôtel , on bâtiment où l'on met par bas le bois , le charbon , et les autres provisions semblables, et où l'on en lait la distribution.
FOURRURE, s. f. On appelle ainsi, dans U charpenterie, les morceaux de bois minces dont on se sert à l'effet d'élever les pièces de bois qui n'ont pas l'ép-iisscur suffisante pour être arasées avec les autres.
FOYER , s. m. Se dit, dans la construction d'une cheminée, de la partie horizontale comprise entre le jambage et le contre -cteur, laquelle est ordinairement pavée de carreaux de terre cuite, et quelquefois couverte d'une plaque de fer coulé. C'est ce qu'on appelle particulièrement Vdtrt. ( Forez ce mol et Chfwi>ée.)
C'est aussi la partie du plancher qui vient en avant des jambages de la cheminée. Lorsque les planchers sont en bois on en parquet, cette partie doit être garnie d'une dalle de pierre ou de marbre.
Foyer . On donne ce nom, dans les salles de spectacles , a une pièce voisine du théâtre , dans laquelle on tient du feu l'hiver, et où, en toute saison, le public se réunit, soit avant, soit après la pièce, soit dans les entr'actes.
FRAGMENT, s. m. Se dit, en architecture, de tout morceau rompu ou décomposé qu'où trouve dans les ruines des édifices; tek août îles chapiteaux, des socles, des débris d'entablement, etc. A Rome on a fait, au \ atican, un recueil de fragmens d'architecture. L'avantage de cette réunion de fragmens , outre celui de conserver des restes précieux , est encore de donner à ceux qui étudient l'architecture et l'ornement , les moyeus faciles de cousidérer de près des ouvrages que leur position éloiguée de la vue, dans les édifices, permet rarement d'avoir sous l'oeil et sous la main pour en examiner le travail et l'exécution.
FRESQUE, s. f. Peinture à l'eau sur un enduit frais {Foj-ez Psi>tube.)
FRETTE , s. f. Cercle de fer dont on arme la couronne d'une pièce ou d'un pilot pour l'empêcher de s'éclater.
Frelter, c'est mettre une frette.
FRIGIDARIUM. Ce mot paroit avoir eu deux acceptions dans le latin, et avoir désigné deux objets, à la vérité réunis entre eux par un emploi commun.
11 paroit qu'on appeloit frigidarium cette pièce des bains que Vitruve appelle aussi loutron , et où l'on prenoit le bain froid , que l'on désignoit encore 1 par le mol apodrterium, lieu où on ae déshabilloit , et que l'on confondoit quelquefois avec le lepidarium. {Foya Bai».)
Frigidarium , d'après la peinture antique des jj ihernics de Tite et les mots qui y sont écrits , étoit le
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nom qu'on donnoit à un dos grands vases qui distribuoient l'eau dan» les bain» : l'un, comme on le voit dans cette peinture, étoit nommé ealdarium; l'antre, tepidarium; le lrotsième,yr/^iV/rtne/m. {forez h l'article Bain ce qui a rapport au frigidarium.)
FRISE , t. t. Ce root vient de l'italien frrgio, ornement, qu'on fait dériver do latin phry-gius, brodeur. Les Italiens ont douné ce nom a la partie de l'entablement qu'on appelle/rflfr, parce qne c'est celle qui reçoit le plus d'ornetnens. C'est par la même raison que les Grecs et les Romainsavoient appelé ce membre d'architecture ^>w>f et zophorus , mots qui signifient partant des figure*.
Dans l'architecture grecque , l'origine de la frise est facile à distinguer; l'espace qu'elle occupe est visiblement relui qu'occupèrent , dans la construction primitive en bois, le» bout» des solives du plancher placées sur l'architrave. L'ordre dorique a conservé les preuves indubitables de cette origine dans les tri* gl\ plies et les métopes, qui sont l'ornement caractéristique de sa frise. ( h'oy. Triolyphes et Métopes.) Vitruvc (liv. iv, ch. il) semble, à la vérité, donner au triglyphc, tel qu'on le sculpte dans l'architecture, une origine un peu différente, en supposant que cet ornement à trois cannelures se rapportoit sur les extrémités des solives. Mais cette opinion, loin de détruire, confirme au contraire le système d'imitation qu'on donne pour base a l'architecture en général , et à la frise en particulier.
La frise dorique , quelle que soit l'hypothèse qu'on adopte , représente doue , dans la distribution des Irigly plies et des métopes, les bouts des •olives et leurs intervalles. Ces deux objets furent peu a peu régularisé» et ornes par l'art. Les méto|>es reçurent de» nrnemen» divers. Dan» plu» d'un temple grec ou y sculpta des sujets de ba»-relief. Tel» sont , au temple de Thésée , le» combats de ce héros contre les Centaures; et au Parthéuon, les combat» des Centaures et des Lapithes.
La frise , dans tous les ordres grecs , existe invariablement comme constituant une des trois parties de l'entablement ; mais elle ne porte pas partout les mômes caractères. La représentation des bouts de solives et de leurs intervalles ne se retrouve plus aux frises des ordres ionique et corinthien. C)n pourmit expliquer cette diversité de la manière dont Vitrnve a prétondu expliqner l'ornement du triglyphr. Il est possible, comme il le suppose, que cet ornement, au lieu d'être sculpté sur l'extrémité de la solive , y ait été surajouté et appliqué pour en cacher la difformité dans les constructions en bois. On peut supposer aussi qu'une des méthodes d'eml>ellir ces constructions aurait consisté à recouvrir avec des planches la totalité de l'espace occupé par les bouts des solives , ce qui aurait produit le genre de Jrises sans triglvphes, et aurait fait disparaître leur indication. Ce genre aurait dan» U suite été affecté aux ordon-
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j naners auxquelles on aurait voulu donner un moindre caractère de force et plus d'agrément.
Dan» les ordres ionique et corinthien , la frise est
I quelquefois laissée lisse et sans aucune sculpture ;
II quelquefois elle reçoit les ornemens les plus riches et les sujets les plus variés. On voit de* frises ornées dans
! toute leur étendue d'une suite de ligures en banrelief, comme a l'édifice appelé Lanterne de Démosthène. Telles sont encore les Jrises de l'arc de triomphe de Titus et de l'édifice qu'on nomme le forum de Nerva. On en voit dont l'espace est occu|ié par des enroulrmcns de feuillages. De ce genre est celle qu'on appelle du frontispice de Néron à Rome. Sur d'autres frises sont sculptés des s v ml «oies divers, des attributs de sacrifices , des emblèmes de toute» sortes d'objets.
l,a frise est la partie de IVdifice qui est le plus ordinairement consacrée à en indiqnerla destination, soit au moyen des signes allégorique* qu'on y sculpte, soit comme étant l'endroit où l'on place les inscriptions.
Il est dans la nature de la frise qne sa surface soit plane : ainsi le veut la convenaucc. Ce|>endaut il y a dans l'antique (et surtout a Spalatro) des exemples de frises dont le front offre une superficie bombée. On rend de ces sortes de frises , ordinairement en marbre , une raison qui eu explique sans en justifier J la forme : on prétend que ce contour liomlié avoit j été laissé comme une sorte de bossage dans lequel le ! sculpteur de\ oit tailler des ornemens, et que ctsfrisrs ne furent jws achevées. Il est possible aussi que , par suite de rot usage, le sculpteur ait taillé des ornemens \ sur ce fond bombé, en laissant subsister une partie de sa courbure. Dans tous les cas, la frise bombée est un vice ou une licence dont on ne traîne guère d'exeroples que sur les monumens des derniers siècles de l'art.
Ou doune assez volontiers le nom de frise à toute surface continue et horizontale , en forme de ban- I deau , qu'on orne «le peintures ou de sculptures , quoique cet espace soit sans rap|<ort avec les ordonnances des colonnes. Telle est , par exemple , la frise régnante sous le péridrome du l'arthcuou ; telle est la belle frise en stuc de Jules Romain, dans le palais du T à Mantoue.
Par suite de la même analogie, on applique le nom de frise à ilivews parties de travaux plus ou moins independau» de l'architecture. On dit :
FaisE ou Gorge de pl.ic.ard. C'est la fisc qui eut entre le chambraulc et la corniche , au-dessus d'une porte à placard.
Frise bomrée, celle dont la surface est courbe en saillie. Il y en a dont le bombement en saillie est en
i haut , comme relui d'une console ; d'antres Tout en ha» , comme un balnstre. Toute» ce» variétés sont des abus nés de certains exemples mal conçus et plus mal
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